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Ethique de la Frappe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
14-01-2007

Personne, dans le village, n’aurait pu trancher qui, du bûcheron ou de sa hache, avait été façonné pour l’autre. Ses mains calleuses, avec le temps, s’étaient sans doute pourvues d’une corne ferme et jaunie, nécessaire pour résister, jour après jour, à la violence répétée des coups. Ses paumes étaient marquées au plus profond du derme par la forme incurvée du manche de bois. Ses bras même, sculptés par un effort quotidien, prolongeaient ledit manche avec la même fermeté, la même robustesse. La logique voulait, pourtant, que ces modifications physiques, charriées par des années d’abattage, de taille et de fente, ne fassent pas oublier qui était l’outil et qui était l’ouvrier.

Rien n’était moins certain pour les enfants du village, en tout cas. Une légende traînait dans les ruelles, selon laquelle l’un des deux avait bourgeonné, puis éclos à l’extrémité de l’autre, tout simplement. La hache née de la paume ou l’homme engendré d’une excroissance du bois – les enfants se divisaient en deux cliques à ce sujet.

Le bûcheron n’était pas de la région, de toute façon. Il était arrivé au premier jour d’un hiver rigoureux, son instrument tranchant à l’épaule, pour proposer ses services. Puis il s’était mis au travail, immédiatement, laissant libre cours aux fantasmes mystiques des gamins. Installé dans une petite cabane à la frontière du village et à l’orée du bois, évidemment, il n’avait jamais lutté contre la fascination qu’il suscitait chez les jeunes écoliers. Il avait fait mine de ne pas les remarquer, lovés qu’ils étaient derrière les bosquets, seuls puis par grappes, dès qu’il donnait son premier coup de hache. Chaque jour avant l’école, chaque soir après les cours, et parfois même à l’heure du déjeuner, de petits garçons venaient s’abreuver, sur place, d’images de violence, de force, d’art et de précision.

Les années avaient passé. Certains enfants avaient grandi, révélant au fil du temps l’objet de leur obsession à leurs parents, tandis que les plus jeunes prenaient leur place à proximité de l’arène, les fesses calées dans l’humus. Les rêves des enfants avaient acquis valeur de légende pour le village entier, au point que plus personne ne les mettait en doute, par bienveillance, par amusement ou par sottise. L’un des deux, hache ou bûcheron, avait façonné l’autre comme un prolongement de lui-même, constituant ainsi cette sorte de binôme parfait qu’on ne croise qu’une fois dans sa vie. Distinguer le créateur de la créature était devenu une entreprise métaphysique et vaine – plus personne ne s’en souciait.

De fait, personne n’avait jamais vu le travailleur lâcher son outil, ne serait-ce qu’une seconde. De fait, lorsque revenaient les beaux jours, le bras du bûcheron prenait l’exacte teinte du bois qui constituait son instrument. De fait, l’éclat de la lame au soleil n’avait rien à envier à la lueur surnaturelle nichée au creux de la pupille de l’artisan, aux dires des rares témoins qui avaient pu, un jour, croiser son regard entre deux tailles.

Le bûcheron ne sillonnait jamais le village. Pour tout dire, une seule personne était autorisée, une fois par semaine, à pénétrer dans la petite cabane : la vieille, à qui plus personne n’osait parler depuis longtemps. Chaque dimanche, à l’heure de la messe, elle glissait vers la petite cahute, un sac de victuailles à la main. Elle en ressortait chargée seulement de quelques bûches fraîchement coupées, prix de son service sans nul doute. Or l’ardente curiosité des villageois ne faisait pas le poids face à l’opprobre collectif auquel ils avaient un jour voué la vieille, sans que plus personne, au demeurant, ne puisse en citer la raison. Nul n’aurait violé la condamnation, sous peine de subir le même sort – mieux valait laisser les fantômes entre eux, après tout.

Ainsi, les parents souffraient d’un cruel manque d’informations sur leur étranger travailleur. Les enfants, quant à eux, bénéficiaient, jour après jour, de cours buissonniers bénévolement proposés par le bûcheron. Les plus assidus d’entre eux avaient appris les multiples utilisations qu’on pouvait faire d’une hache : de l’abattage des arbres à l’ébranchage des troncs, de la taille des bûches au façonnage, au découpage et à la fente de celles-ci, selon le produit auquel on souhaitait parvenir. Rondins, branches élaguées, planchettes, petit bois : dans les mains de l’artiste, un même matériau brut prenait les formes les plus diverses, selon les commandes qui lui étaient faites, selon les saisons, selon les usages souhaités. Chacun, assis face aux cheminées parentales, pouvait ensuite déstructurer mentalement la savante construction réalisée par leur père entre les chenets, pour redonner à chaque type de bois son autonomie, décrypter l’utilité de chacun et se repasser en boucle les étapes nécessaires à leur transformation.

S’il avait parlé aux autres villageois, à son arrivée, ne fut-ce que pour être embauché à leur service, le bûcheron s’était ensuite rapidement complu au statu quo que représentait sa vie d’ermite. Les échanges étaient brefs, utilitaires avant tout, et les relations restreintes au strict minimum nécessaire à l’écoulement du produit de son labeur. Au fil du temps, certains avaient même pu noter un changement d’attitude, qu’ils n’avaient pas tardé à assimiler à du renfrognement. Visiblement, ce résident n’appréciait pas particulièrement leur présence, et ils le lui rendaient au centuple – ce qui avait tracé une croix définitive sur son assimilation à la communauté, à la satisfaction générale. Mais il était utile, productif comme quatre, et pratiquait des prix dérisoires dans la vente de son bois. Taillé comme un roc, de surcroît. Autant de raison d’éviter avec lui un conflit frontal, et de le laisser vivre dans sa bulle végétale.

Certains se plaisaient à diffuser, sous cape, quelques plaisanteries moqueuses à l’égard de cet étrange personnage. Toutes avaient en commun une comparaison un peu facile de l’homme à son outil. Elles puisaient allègrement dans les champs sémantiques du bois, de la rudesse, du métal et de la rugosité ; elles parlaient de visage buriné, d’échanges tranchants comme des lames, de jambes de baobab et d’autres subtiles associations d’idées. Toutes finesses qu’on se gardait bien de proférer aux environs de sa clairière, mais qu’on soupçonnait la vieille commère de lui rapporter lors de ses visites dominicales. Ce qui expliquait, sans doute, l’antipathie croissante qu’il semblait dégager chaque fois qu’une nouvelle délégation de villageois venait lui passer commande.

On en était arrivé, même, à tirer à la courte paille la composition desdites délégations, à étoffer celles-ci de quelques citoyens supplémentaires, par mesure de précaution, et à interdire aux enfants de traîner à proximité de la cabane. Certains gamins, certes, les plus rebelles ou les plus téméraires, outrepassaient encore les interdictions parentales. Pourtant, l’assiduité aux cours forestiers tomba rapidement en chute libre, les groupes d’élèves en maraude se clairsemant jour après jour.

Dans le même temps, les techniques de taille et de coupe du bûcheron atteignaient une perfection totale, celui-ci ayant appris, au fil des années, à pimenter son expertise d’une forme particulière d’art. Les rares jeunes spectateurs encore fidèles purent assister à de véritables démonstrations de talent. Les troncs offraient leurs plus beaux profils, les bûches avaient la consistance du beurre. Plus étrange encore, la hache, dans les mains du bûcheron, acquérait une sorte d’autonomie des moins rationnelles. Au point qu’elle semblait parfois supplanter le libre arbitre de son utilisateur, guidant sa frappe vers des nœuds invisibles du bois, façonnant, transformant ses gestes en une danse païenne. Les éclats de bois, à chaque nouveau coup, jaillissaient comme des étincelles, bondissaient en tous sens, comme libérés d’une prison centenaire.

Passant tour à tour de sa fonction première à celle d’un burin, puis de celle-ci à celles d’un ciseau à bois ou d’un rabot, la hache dévoilait des trésors d’ingéniosité. Les bûches, métamorphosées à leur tour par la même grâce, se déguisaient en sculptures. L’odeur tenace du bois mis à nu et de la sève fraîche faisait office d’encens, plongeant dans une atmosphère quasi-religieuse ces cérémonies occultes.

Les mois défilaient, confirmant toujours plus la raréfaction des jeunes spectateurs. Bientôt, le bûcheron comprit que tous ses efforts, tous les trésors d’invention qu’il déployait pour séduire ses admirateurs ne pouvaient rivaliser contre cette évidente fatalité. Le spectacle confinait à la perfection. Pourtant, il en arrivait à devoir scruter chaque bosquet, à devoir observer de plus en plus attentivement les cercles concentriques qui se dessinaient autour de sa cabane pour dénicher, ô miracle, une petite bouille les yeux écarquillés vers l’arène. Une sorte de cordon sanitaire de plus en plus large ceinturait la clairière, que plus personne n’osait franchir, superstition oblige.

D’ermite, il était devenu paria. Le rituel quotidien de son travail, de la fascination qu’il exerçait sur ses jeunes émules, avait dégringolé dans la tourbe du tabou. On ne s’en délectait plus sous le coup d’une innocente excitation, mais écrasé d’une mauvaise conscience des plus malsaines.

Devenue de fait la nouvelle vieille sorcière du village, la hache en tirait, outre une souffrance profonde, une hargne nouvelle, inédite. Ses coups redoublaient de violence. La subtilité, la grâce, n’étaient plus de mise, dans ces conditions. L’abattage marqua bientôt une tournure définitivement intensive, presque obsessionnelle. La lame avait perdu sa polyvalence créatrice. La lame était redevenue un simple engin tranchant. La lame se revendiquait dorénavant arme de destruction pure et simple.

Le décès de la vieille ostracisée, l’hiver suivant, marqua un point de non-retour. Dès lors, dans la course à l’opprobre communautaire, le bûcheron, son outil, perdaient leur seule rivale crédible... La pauvre femme était morte en pleine nuit, seule devant son âtre. Et il ne s’était trouvé que le croque-mort, contraint et forcé, pour accompagner la dépouille desséchée vers sa dernière demeure, un peu à l’écart du cimetière. Le bûcheron aussi avait suivi cette marche funèbre, à l’abri des chênes enneigés, sa hache négligemment passée sous la ceinture.

Le croque-mort annonça à tout le village que le croque-mitaine avait versé une larme. Il l’avait vu pleurer. Personne ne le crut, cependant. Un ogre ne pleure jamais, même la disparition d’un démon.

Les jours suivants, cependant, tout un chacun dut se rendre à l’évidence : en dépit des lourdes commandes passées ces dernières semaines, le bûcheron ne sortait plus de sa cahute. Un dimanche passa. Puis un autre. Personne n’avait pensé à le visiter, ne serait-ce que pour trouver un nouveau moyen d’assurer sa subsistance, maintenant que sa seule fournisseuse reposait ad patres. Pourtant, quand les cheminées commencèrent à pâtir d’une désolante absence de ravitaillement, quand les soirées sans feu devinrent proprement invivables, le village entier tint conseil. L’hiver était des plus rigoureux, et personne ne pouvait assurer la taille du bois pour toute la communauté.

La décision fut prise. Il fallait aller trouver l’ermite. Il fallait le dénicher dans son repaire. Braver la réserve et la peur. Le décider à reprendre son travail. Et d’ailleurs, de quel droit restait-il dans sa clairière s’il ne s’acquittait même plus de la tâche pour laquelle on le tolérait ? La vie en communauté imposait le respect de certaines lois, tout de même. Mais comme le bras de la justice, sur place, n’était pas armé pour faire respecter ce droit millénaire et informel, seul un déplacement de tous, sans exception, du village à la cabane, aurait peut-être valeur de coercition.

Le bûcheron put donc assister, un beau jour, à l’aube, à l’approche d’un cortège fourni et hésitant vers sa clairière. Attendant patiemment, camouflé derrière sa fenêtre, le stationnement du peloton de tête devant sa porte, il s’empara de sa hache et sourit en silence. Avant que le poignet le moins téméraire ose cogner à la porte, il l’ouvrit en grand, jaillissant tel un démon des ténèbres de son antre, la hache solidement calée sur son épaule. Hirsute, la barbe broussailleuse, sa seule apparition suscita un immédiat mouvement de repli de la part de ses visiteurs. Le mutisme décimait les rangs de ces derniers, pourtant remontés, excités par plusieurs heures de palabres, gonflés comme jamais par la confiance en leur bon droit.

Sans mot dire, le bûcheron tourna le dos à l’assistance médusée, brandit sa hache au zénith, et l’abattit avec puissance sur la porte, qui bondit hors de ses gonds, défoncée de l’extérieur. Puis, se tournant à nouveau vers ses spectateurs, il marqua en silence, d’un sourire, le départ de son ultime représentation.

Les villageois tremblaient, de froid probablement, quand s’engagea le premier acte de la cérémonie. Guidé par la lame de sa hache, le géant entreprit de détruire, planche après planche, les murs qui avaient abrité sa solitude pendant toutes ces années. Le fer, rougi par la colère et l’effort, cognait sans relâche. Pourfendant, un coup après l’autre, chaque fraction de mur, chaque morceau de bois. Le toit ne tarda pas à s’effondrer, dissimulant, broyant à jamais les secrets tapis au cœur de la cabane.

Le bras du bûcheron ne connaissait pas de répit. Le manche effectuait des moulinets au rythme des prises d’élan. La lame hachait menu, murs, planches, rondins, bientôt unis dans leur nouvel état de petit bois. Les étincelles de feu se mêlaient, indistinctement, aux étincelles végétales que les jeunes connaissaient déjà.

Le travail dura plusieurs heures. Personne n’osa s’enfuir, personne n’apprécia de rester. Un nouveau cercle magique cernait la scène, son périmètre empêchant, de fait, toute traversée. Pourtant, cette fois-ci, les villageois se voyaient à leur tour piégés à l’intérieur, et non plus libre de quitter la scène, comme à leur habitude.

Certains enfants pleuraient, mais en silence. Les adultes étaient outrés, mais sans dire un mot. Les jeunes, enivrés, restaient cois.

Le travail dura plusieurs heures. Lorsqu’il fut achevé, lorsque plus un fragment de bois ne ressembla, de près ou de loin, à une bûche, le travailleur reposa la hache contre sa jambe, se frotta les mains et cracha au sol.

Il se retourna une dernière fois, cracha encore aux pieds de son assistance, reprit son outil et quitta le village par le chemin de terre.

Quand il eut disparu, enfin, le cercle magique baissa sa garde, laissant toute la communauté libre de regagner ses pénates.

Mais personne ne bougea, pendant quelques heures encore.

Commentaires
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Franswa P.   |2007-01-14 05:11:05
avatar Tribute à Giono, aux cons, au rejet aveugle et donc, donc, forcément, à la bêtise.

F.
Franswa P.   |2007-01-14 05:43:08
Non, non, Giono n'a pas produit que de la lourdeur classique qui fait mal au ventre.
Lisez la dernière page de "Un roi sans divertissement". Par exemple.
Surprenant de puissance surréaliste... et révolutionnaire.
Franswa P.   |2007-01-14 05:44:09
Putain, je suis en train de commenter tout seul mes textes à 5h43 du matin.
C'est la fête.
Et c'est aussi, et vraiment, n'importe quoi.
tsquaron   |2007-01-14 16:18:38
On est pas loin de la parabole... entièrement d'accord pour Giono : "Le chant du monde" est un des livres qui m'a le plus marqué étant môme...
Franswa P.   |2007-01-15 10:51:14
Thomas, Sophie, merci pour vos encouragements.

Les Français n'aiment les nouvelles - ils n'aiment pas non plus qu'on leur dise en permanence ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas, je crois (je rebondis sur ton "soit-disant", Sophie). Je connais plein de Français qui ne lisent que des nouvelles - je ne sais pas bien d'où sort cet axiome éditorial extrêmement tranché... et persistant... et déprimant, dans mon cas.

Quant à Giono, je n'ai jamais trouvé autant de plaisir dans ses autres bouquins que dans "Un roi..." Ceci dit, je n'ai jamais lu "le chant du mondes"... donc bon.
yannick b   |2007-01-15 11:34:34
ce n'est pas que les gens n'aiment pas lire de nouvelles, c'est que les éditeurs en ont décidé ainsi, dès qu'on propose un recueil de nouvelles, aussitôt on a droit à " et le roman, c'est pour quand? ". Là encore, nos chers éditeurs ont une mentalité très 19ième ( je parle pas de l'arrondissement ). Il faut ajouter que les journaux et les revues n'en publient pas ( contrairement aux USA, où la plupart des écrivains commencent par cette forme ) et que ces fainéants de critiques n'en chroniquent pour ainsi dire jamais, à moins que vous en soyez un de ces empaffés de ricain justement. Bref, tout ça se mord joyeusement la queue, et celui qui est marron c'est le mec qui écrit des nouvelles.
Franswa P.   |2007-01-15 12:03:37
Si les éditeurs chantent "pas de nouvelle bonnes nouvelle" pendant que les critiques fredonnent "pas de nouvelles dans mes colonnes" et que du coup les écrivants tapent du pied sur l'air de "pas de nouvelle ? ben j'vais m'retenir", je suis bien barré, moi, avec mes conneries...
Franswa P.   |2007-01-15 12:06:24
Ca me rappelle un concours que j'avais gagné il y a quelques années, co-organisé par le Dilettante ou par Verticales je sais plus, où on m'avait fait comprendre à demi-mot que "si j'avais quelque chose d'un peu plus conséquent en terme de taille", en gros, ça pourrait vaguement les intéresser à l'avenir.
Super. Il faut que j'envoie mes textes chez un chirurgien esthétique de Floride, du coup.
Sophie K.   |2007-01-15 12:43:18
Remarque, Franswa, les éditeurs français sont spectaculairement incohérents, puisqu'ils détestent aussi les livres trop longs. Ce qui fait qu'à la différence des Amerloques, nos romans (250 pages en moyenne, corps 12 ou 14) ressemblent plus à des nouvelles qu'à des romans... Bref, c'est nul, tout ça.
Franswa P.   |2007-01-15 15:34:21
Liposuccion des romans ou élargissement des nouvelles ?
Tout un débat.
Garrincha     |2007-01-16 16:50:39
Giono, tout à fait !! Un bel hommage.
Et Franswa, la première page du chant du monde est une merveille.
Franswa P.   |2007-01-16 18:14:12
Salut mec. Et merci.
Si je comprends bien, pour résumer l'oeuvre de Giono (version critique positive), il faut prendre la première page du "Chant du...", la dernière page du "Roi sans...", et... disons, entre les deux... cette phrase étrange issue de ce bouquin assez chiant, "le Hussard sur...", qui parle d'un petit enfant mort du choléra... "écrasé au sol comme un vieux fromage blanc". Le déclencheur de l'une de mes crises cauchemardesques les plus atroces...
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