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Performer pour peroxyster - perfoxister, donc : si le néologisme facile vous fait couramment de gros clins d'oeil racoleurs - ce qu'il sait faire de mieux, d'ailleurs -, c'est par ici. Le performing pour les tocardized : si vous trouvez que l'anglicisme pourrave constitue le meilleur accompagnement adipeux de la bouillie verbeuse, suivez la flèche, là encore. Si vous pensez que "perfomiser en ouatisant" est vraiment une super formule pleine d'invention, d'autant plus pleine qu'elle exsude la vacuité, vous avez complètement tort de penser qu'elle est super et pleine, mais, là encore, collez vos yeux au cul du guide, et ne le lâchez pas.
Aujourdhui, on va causer pépère de la "Performance" (TM), cette pratique extrêmement branchée qui coiffe facile au poteau* (oui, oui, c'est un astérisque) la "Glose Narcissique" (TM) dans la course effrénée pour déterminer qui détiendra pour un siècle le titre de "Roi du Vent" (TM). La performance est une excroissance pathologique de l'Art qui fleurit à peu près partout, mais jamais mieux que quand on l'arrose de cocktails improbables, à l'ombre des néons violet-cool d'un quelconque salon VIP. Ou non, mieux encore, au beau milieu d'un bar miteux, investi de hordes de gens pas miteux pour un sou - la preuve, ils sont tous "super", et un sou, pour eux, ça ne veut rien dire (à condition qu'il soit à eux). Nous n'aborderons ici que le cas de la "performance" "littéraire". La performance repose solidement sur quelques axiomes de base. Premièrement, une recette rôdée par des siècles non, par des décennies non, par quelques années de succès (très bon, au passage, le mot barré, pour asseoir la coolitude "signifiante"). Deuxièmement, un public conquis d'avance, parce qu'il n'a rien d'autre à faire à ce moment précis. Troisièmement, et c'est le plus important, une confiance en soi rivée à son torse comme la proue d'une caravelle au torse de ladite carav... oui, bon, enfin comme la proue d'une caravelle, quoi - voire, plus simplement, d'un brise-glace. En terme de recette, c'est très simple. Il y a plusieurs écoles, mais elles sont toutes régies par des règles très simples. Un penchant pour la prose poétique (qui passe mieux en public) ? Pas de problème : scandez des termes sans queue ni tête, quasiment au hasard, en n'omettant jamais de têter toujours aux trois mêmes mamelles : 1. Les mots de la modernité et de la grande consommation, parce qu'On est moderne, d'abord, et parce qu'On vomit sur la modernité, ensuite. C'est même comme ça qu'On existe, enfin. Ce qui nous donne une ligne de bas(s)e de type : "métro traintrain, congélateur Whirlpool, canard en plastique, Donald Duck, plasma dans l'écran, soupe lyophilisée, sèche-cheveux, etc..." - une ligne de base sur du Rien, donc, et n'hésitez pas à puiser dans votre vocabulaire le plus savant pour épater la galerie des horreurs. 2. Une vague évocation, forcément allusive, d'une peine de coeur. Ca ne sert à rien, mais tout le monde se reconnaîtra dedans et se sentira, du coup, comme investi d'une mission religieuse à défaut d'être vraiment divine : continuer à écouter benoîtement. Insérez la par touches moyennes, de type "un sur trois", au détour d'une formule anodine. En suivant notre exemple, ça donne quelque chose comme : "métro traintrain, congélateur Whirlpool, départ précipité, canard en plastique, Donald Duck, tu ne m'as jamais compris(e) vraiment, plasma dans l'écran, soupe lyophilisée, je me souviens de ton dos de ton dos ton dos dos, sèche-cheveux, etc..." 3. Enfin, et c'est là l'ingrédient ultime, saupoudrez votre tourbe verbale, avec parcimonie quand même, de termes lapidaires directement extraits de trois champs lexicaux, tous ressortissants de cette contrée maladive qu'est la "Trashitude Officielle" (TM) : le sexe trash, la violence trash et les déjections trash. Mettez-y du coeur, frappez franchement, n'hésitez pas : c'est sans doute ce qui poussera votre auditoire le moins éclairé à ne pas se dire "c'est de la merde" mais "c'est super profond". Dans notre exemple, avec une fréquence (un peu trop élevée, pour les besoins de la démonstration) de un sur trois : " métro traintrain, congélateur Whirlpool, départ précipité, vomissures en étoiles, canard en plastique, Donald Duck, tu ne m'as jamais compris(e) vraiment, plasma dans l'écran, sexe débridé, scarifications en prime , soupe lyophilisée, je me souviens de ton dos de ton dos ton dos dos, sèche-cheveux, etc..." Bravo, vous êtes au top. Evitez à tout prix le calembour, et filez droit. Vous avez compris. Ah, mais... oui, évidemment, vous préférez le théâtre à la prose poétique ? Oh, ok. Mais désolé, pour vous, pour le théâtre (je veux dire), nul besoin de recette. Votre intervention à elle seule campe la meilleure adaptation possible du Tartuffe, vous ne pouvez pas taper plus haut. C'est quand même beau, d'être branché. Beau comme être un broc vide sans paroi ni cul. * (suite de l'astérisque - cf plus haut) si quelqu'un peut m'expliquer le sens de cette expression, ou me la corriger, je suis preneur.
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Chez Zoë, y a bagarre !!!
Je reviens sur cognée: son tableau presqu...
link:http://www.youtube.com/watch?v=Esbt...
pour entretenir la polémic à Zoe: image:...