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Accueil arrow Humeurs et Textes arrow Notes d humeur arrow La Provo à l'épreuve du Vent
La Provo à l'épreuve du Vent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
08-03-2007
"Provocation (nom masculin) : action de provoquer" (mon dictionnaire - de merde). Super. Merci, mon dictionnaire, j'vais passer pour un gros-gros poisson, moi, sur ce coup-là, d'un coup. Essayons-nous donc plutôt à une extension libre, je vous dispense de la définition de "provoquer" selon le même dictionnaire, qui fait visiblement preuve d'une propension pour, d'abord, s'imaginer qu'un dictionnaire est systématiquement doté d'une queue (oui bon, pourquoi pas), puis pour se la grignoter tranquillement, pendant des heures, anneau après anneau. Une sorte d'onanisme extrême encyclopédique, on va appeler ça comme ça. Quoique non, en fait, l'onanisme n'a rien à faire avec la masturbation, c'est plutôt du coïtus interruptus old-school, si l'on s'en tient à la définition biblique des pratiques sexuelles du dévoué Ônan avec sa belle-soeur. Et dans ce cas, je me refuse catégoriquement à envisager la mise en relation du concept de "retrait" avec le concept de "dictionnaire", ça, je vous le dis tout net : c'est niet.
Voilà voilà voilà. Un premier paragraphe qui parle un peu de sexe, un peu de bible (donc un peu de serpent, forcément), un peu de relations para-incestueuses... Un paragraphe qui ne dit pas grand chose mais qui nous sert déjà à grandes louches, en l'espace de quelques lignes, les termes et expressions tellement affriolants que sont "se la grignoter", "onanisme", "coïtus", "sexuelles" et "retrait"... nous voilà entré de plain-pied dans le joli monde de la provo facile. Et ça tombe bien, d'ailleurs, voilà précisément Notre (de majesté) sujet.

Bon, alors, la provo, c'est quoi, finalement ? Et pourquoi ne pas parler de "provocation", plus proprement ? Pourquoi toujours raccourcir écourter émasculer (et hop, encore un terme racoleur) amoindrir les mots, pourquoi les dégrammaticaliser, au risque de les faire sombrer dans un mode d'utilisation confinant toujours plus à la caricature ? Pas faux. "Provo" peut déjà être utilisé indistinctement en tant qu'adjectif ("il est provo") qu'en tant que substantif ("c'est de la provo"). Et il est quand même devenu extrêmement facile de juger "provo" aussi bien un auteur qu'une publicité, un positionnement général qu'une simple phrase, une thèse plus ou moins nauséabonde qu'une façon de s'habiller un peu originale... "Provo", quoi. Tous provos, tout provo, on s'en fout, de toute façon, être provo c'est-trop-tendance, man (les publicités surjouent la plupart du temps de la provocation, les groupes branchés aussi, des tas de titres de tout et n'importe quoi pas moins, et j'en passe des tonnes - j'en ai mal à la tête tellement j'en passe). Au point qu'il faut le reconnaître, il est devenu quand même un tout petit peu difficile de distinguer, même dans notre mode d'expression, la différence ontologique ("ontologique : adjectif désuet. Ca doit sans doute faire référence à une maladie honteuse, un truc comme ça. Et puis on s'en tape, d't'façon, plus personne n'écrit ça, alors bon.") entre la provocation dadaïste, pensée comme un moyen parmi d'autres de faire réagir le public, et la provo sans écho d'un jeune cool, le tarin gonflé à bloc, qui expulse puis ré-ingère son vomi au cours d'une soirée mondaine parce que... parce qu'il est trop déjanté, trop déglingué comme type, quoi, tu vois ?

Mais bon, partant de ce déprimant constat, j'avoue avoir quand même un peu de mal, pour être franc, à abandonner la provocation aux seules mains des branleurs en général et des pubards en particulier. Alors, faut-il brûler la provocation ? Certes, non. Il faut juste essayer de la remettre trente secondes en perspective, d'en interroger la finalité pour se donner ensuite les moyen de catégoriser les différentes formes qu'elle revêt, selon leurs degrés respectifs de pertinence, d'utilité, voire même d'honnêteté (ou bien, a contrario, de putasserie).

A l'origine était (excusez la grandiloquence de la formule)... à l'origine était, donc, la provo-électro-choc, une provocation qui n'avait de finalité que le réveil des consciences endormies, empâtées, encroûtées. Souvent née d'un sentiment de profonde réaction, au sens noble du terme (réaction, réagir, se lever pour braver un courant puissant), contre une évolution culturelle, sociale ou idéologique, elle s'impose d'elle-même. Les idoles sont brûlées parce qu'elles commencent à rassir dans leurs pénombres mystiques, et les vieilles statues cacochymes jetées au sol, foulées au pied, parce qu'elles ne sont plus les gardiennes que de la poussière s'accumulant sous leurs socles. "J'emmerde les vieux sages." Pas parce que je veux simplement reprendre leurs places, non - mais parce qu'ils sont tout simplement devenus sacrément emmerdants, sacrément paralysants, à force de verrouiller le système, leur système, à grands coups de conservatisme rance et d'inertie perpétuellement réinstaurée... A l'autre extrémité du champ de bataille, les dévoiements nauséabonds d'une interprétation erronée de l'Homme, du Monde ou de la Nature méritent aussi qu'on les boutent hors de nos terres, alors boutons-les donc, à grandes rafales d'éructations électriques... Ah ben oui, on peut se planter, forcément, en provoquant selon ce registre - ça arrive. Mais si l'on essaie sincèrement d'améliorer le monde en s'y prenant ainsi, on fait au moins preuve d'une foi en les autres, en la société, en l'avenir, d'une volonté profonde d'aider l'époque à-devenir-moins-conne, qui sont après tout difficilement condamnables. Ca, c'est pour la bonne provocation.

En marge, le petit frère de ce premier type de provocation (qu'on qualifiera de "politique" par facilité de langage), se tient là, solide, prête à se manifester localement, ponctuellement, et de manière nettement plus fréquente quand même. C'est celle qui pousse la fille d'un couple de bon bourgeois breliens à voter "punk" à l'âge de 15 ans, l'ado cerné de militantisme rouge à fricoter avec des skins nazis, et le descendant d'une lignée d'éleveurs bovins à se révéler végétarien, du jour au lendemain. Ni particulièrement condamnable, ni particulièrement appréciable en soi, il participe, disons, de la construction d'une identité propre, d'une nécessaire ruée-dans-les-brancards équivalant à hurler plus ou moins radicalement à la face de ses parents (version restrictive), de l'environnement ou de la société qui nous ont vu grandir : "ben c'est bon, maintenant, vous êtes gentils mais je crois que... ah oui, effectivement, j'ai vérifié : il est l'heure pour vous d'aller un peu vous faire foutre, et de me lâcher un peu les baskets. A partir de maintenant, je vais être autonome, et vlan." Qu'elle soit cantonnée, comme dans mes exemples, à l'adolescence, ou bien plus généralement liée à tous ces petits débordements intempestifs et dysfonctionnels qui font le sel des relations que nous tissons au fil des ans avec nos parents, patrons, amis, mentors, hommes politiques ou compagnons de route, ces affirmations identitaires parfois violentes relèvent d'une forme de provocation plus auto-centrée, moins messianique, plus directement liée à une affirmation de soi en temps qu'être autonome - non-esclave, donc des carcans sociaux que nous passons autrement la plupart du temps à nous vriller au corps. Appelons là néanmoins provocation d'ado, et passons à la suite.

De ces deux premières formes, nobles ou à tout le moins acceptables, nécessaires, nous en arrivons donc aux catégories dévoyées. C'est à partir de là qu'on peut décemment s'abstenir de conserver le suffixe "-cation" pour identifier la "provo" - un traitement noble n'est en effet plus de mise, dans ces eaux-là. Plus on s'enfonce dans le marais, plus les ambitions collectives, sociales, humanistes s'étiolent, plus la réussite personnelle entre en jeu, plus affleure une stratégie de bouts de ficelles, plus l'opportunisme, le narcissisme et, appelons-la par son nom, la putasserie prennent leurs aises comme une couche de moisi sur un plat succulent, laissé un peu trop longtemps abandonné aux caprices du temps et du Vent.

La provo pour la provo, tout d'abord, qui n'affiche d'autre ambition que celle de marquer le coup ponctuellement, en tapant là où ça fait mal. Simple et efficace. Vous choquez, et c'est gratos (être-remarqué, c'est être-remarqué, après tout). Cette provo ne repose sur aucune conviction initiale, elle est multiforme et protéiforme, elle vous fera raconter tout et son contraire, pourvu que vos interlocuteurs vous regardent d'un drôle d'oeil après que vous l'avez raconté. Elle vous fera défequer en soirée sur une table en verre ou vous promener dans la rue les organes génitaux à l'air. Trois minutes de gloriole auto-décernée, et la crise de transparence est passée, vous revenez à votre petite vie de fils de vitrier.

Ensuite, il y a la provo perverse du paria masochiste, celle qu'apprécient tout particulièrement tous ceux qui pensent qu'être "le différent", c'est être "le seul vivant", en fin de compte. Repérez un groupe de gens qui partagent peu ou prou telle ou telle conception du monde, infiltrez-vous, faites-y vous une place au soleil, puis, après avoir fixé vos crampons, commencez à claironner votre idéologie à vous, tout votre soûl, uniquement pour vous grandir à vos propres yeux en vous octroyant le rôle-titre de "celui qui ne pense pas pareil". Vous êtes le missionnaire, le père-blanc chargé de livrer la bonne parole, et si vous vous faîtes un peu trop rosser, revendiquez donc illico le statut de martyr d'une communauté butée, hermétique, primitive - vous trouverez toujours des gens pour vous plaindre. Ceci dit, avant de pleurnicher, rappelez-vous qu'à la différence de l'ado qui prend le contre-pied systématique de ses parents, vous, vous avez choisi de vous retrouver au coeur d'un cyclone hostile à vos idées, n'allez pas trop, quand même, rejeter la faute sur les autres. Et puis vous aimez bien ça, qu'on vous escarmouche un peu, avouez-le... non ? et ben alors vous arrivez à vous faire avaler de sacrées couleuvres, vous. Mon dictionnaire vous jalouse déjà.

Et puis il y a la dernière, bien entendu, la pire, la plus en phase avec certains circuits promotionnels de notre belle époque. J'ai nommé à la barre, la provo-qui-vend, qui vise avant tout à faire parler de soi en hurlant exactement tout et n'importe quoi, pourvu qu'on soit intimement persuadé que ce qu'on va hurler va faire parler de nous un maximum. Un maximum de visibilité pour un minimum de réflexion. Mais alors, dans ce cas, il ne faut pas hésiter à taper vraiment fort, sans songer aux conséquences. La responsabilité des propos ? Rien à battre. Ouais, champion, tu vas cartonner, moi j'te le dis. "J'adore manger des oeufs pourris, j'aime ça, je n'y peux rien" (ouaaaah, trop dégueu, t'a entendu ce qu'elle a dit, l'autre ? attends, j'appelle Machin, faut que je lui raconte). "Moi, j'aime bien Le Pen, en fait, je le trouve sympa" (+ 200 visites sur votre blog). "Je soutiens les pédophiles contre vents et marées" (+ 45 articles de journaux si vous avez fait publier cette phrase sous votre nom). "On devrait réinstaurer la peine de mort pour les homos" (et hop hop, ton single de merde cartonne). J'arrête là mes exemples, tous les sujets sont bons tant que la "position" que vous "soutenez" est réellement absurde, voire, plus parfaitement encore, parfaitement insoutenable. En plus, c'est bon. Si vous vous reconnaissez encore dans ce type de provo, vous pouvez tranquillement vous reposer : vous êtes devenu(e) parfaitement lamentable, vous avez parfaitement intégré les règles du marketing trash, et surtout, surtout, oui... vous avez fait parler de vous.

Bien entendu, d'un type de provocation à l'autre, les frontières sont ténues - c'est le grand problème de l'idéal-type, d'ailleurs : en fait, il n'existe pas dans la vraie vie. La vraie vie, la vraie attitude, la vraie posture se résument toujours à un cocktail plus ou moins tourbeux des différentes branches d'une typologie donnée. Pourtant, s'il n'existait que deux critères à l'aune desquels n'importe qui pourrait évaluer une quelconque manifestation de provo(cation), ils seraient les suivants : d'abord, le degré de responsabilité de son instigateur par rapport à ses actes ou propos, bien entendu ; ensuite, le degré d'utilité publique de ladite manifestation, sa pertinence, sa finalité, son ambition individualiste ou bien nettement plus sociétale. Cette grille de jugement vaut ce qu'elle vaut, bien entendu, mais en élaborer une, celle-ci ou une autre, s'avère nécessaire précisément parce que, dans notre-belle-société, presque tous ces différents types de provocations disposent de leurs circuits de diffusion propres, de terreaux nécessaires à leur croissance paisible, de publics et de défenseurs ou serviteurs zélés. Vêtements, produits culturels, marques corporelles, sectes d'appartenance, raouts, émissions... tous provos, selon votre bon vouloir. Suffit de demander.

A bien y penser, un seul type de provocation susdécrit peine à conserver encore un réel espace d'expression. Et manque de pot, comme par hasard, c'est justement le plus noble, le seul réellement utile, celui qui a pour ambition autre chose que l'avenir des fesses de celui qui décide de le prodiguer.

Ah ben oui, mais il faut comprendre, aussi : la provocation non-gratuite, ça vend moins bien, forcément.

Commentaires
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yannick b   |2007-03-08 08:57:34
dans les conditions actuelles, le scandale, plus que la provocation, c'est de dire la vérité, de se maintenir dans une position qui exclut le mensonge, le faux-semblant, la stratégie et le cynisme. Pas facile. L'exercice est périlleux et celui qui s'y adonne prend de gros risques car, de façon générale, on perd plus qu'on ne gagne à adopter cette attitude, qui constitue une véritable éthique.
bank   |2007-03-08 10:06:02
Le truc effrayant, c'est qu'en cherchant dans mes souvenirs de jeune adulte (excavatrice, pelle, pioche, tout l'toutim), et bien je ne trouve aucune trace de provocation non-gratuite.

Qu'est ce que c'est donc ?
franck-olivier     |2007-03-08 10:36:31
Oui, d'accord avec Yannick, la seule provocation qui tienne, finalement, c'est celle qui n'en est pas une...Garder son cap éthique contre vents et marées...quelqu'en soit le prix...et tu as raison Yannick, le prix est élevé...

mais je reviendrai dessus plus tard...

Il bien ton texte Franswa...
PBE   |2007-03-08 10:42:32
J'aime bcp le comm de Y.B, donc rien de plus, je sors.
Franswa P.   |2007-03-08 13:14:26
avatar Yannick, je pense qu'en l'espèce, le scandale et la provocation, s'ils ne correspondent pas tout à fait à la même chose, n'en sont pas moins tous deux porteurs d'une multitude de sens divergents - c'est ce que j'essaie de faire ici sur l'un des deux. Ceci dit, effectivement, le critère de la constance dans le positionnement de l'instigateur est effectivement un critère à placer à côté des deux autres suscités, pour juger un acte provocateur donné.

Bank, j'ai été maladroit sur ce coup-là. Par non-gratuite, j'entendais politique (au sens de... oui, bon, ce débat fit l'objet d'un échange antérieur). Effectivement, "non-gratuite", en plus d'être lourdingue, ne veut rien dire. Ca me fait me dire qu'il faudra que je me remette aussi à ce projet amorcé de blog dédié au Trash Officiel, sous-titré "la provo sans les procès" (tout ce qu'on peut dire pour vendre sans risquer l'opprobre public). Bref.

FO, merci, et sinon, cf réponse à Yannick.

PBE, mais non, tu
peux rester. Yunnan Bomb (n'importe quoi) sait fort bien dessiner, écrire et commenter, on a le droit de le dire. En revanche, c'est un zoophile onirique - il faut le rappeler aussi, pour pas qu'il ne prenne la grosse tête.
yannick b   |2007-03-08 13:35:13
Franswa,

essaie d'imaginer ma tête ( pas enflée, non ) quand il a fallu que je raconte ça à l'analyste alors que ce cauchemar ouvrait notre première séance ( ! ).

apprenant à te découvrir peu à peu, j'avoue que je serais assez preneur d'un billet sur le Trash Officiel, en le mettant ( éventuellement ) en balance avec le Trash Underground.
Franswa P.   |2007-03-08 13:42:02
Oh putain, voici une commande qu'elle est dure à honorer...
Je dis donc "banco", du coup, évidemment. Je vais galérer ferme, me vautrer la tronche sur le macadam sans doute, mais ça fait toujours du bien de s'essayer au funambulisme (et ce même sur l'arête d'un trottoir, je souligne - c'est à dire sans prendre trop de risque quand même, ndlr).
C'est donc signé.
Franswa P.   |2007-03-08 13:48:11
- Bonjour.
- Bonjour.
- Monsieur ?
- Monsieur Bourg. Yannick Bourg - avec un "g". Mais oubliez plutôt le "Monsieur". "YannickBourg" en un mot, c'est bien.
- Enchanté, YannickBourg. C'est donc votre première séance ?
- Absolument.
- Alors mettez-vous à l'aise.
- Comme ça ?
- Ben comme vous voulez, en fait. C'est votre aise à vous dont on parle. Moi, je vais m'asseoir sur ce fauteuil, et nous allons commencer, d'accord ?
- D'accord. En fait, je vais me mettre comme ça, plutôt.
- Si vous voulez. Bon, on va démarrer tranquillement. Relaxez-vous, et dites moi ce qui vous passe par la tête.
- Comme quoi ?
- Je ne sais pas. Parlez donc de tout et de rien, d'un détail futile, d'un fait anodin, quotidien, et nous déroulerons l'écheveau au fur et à mesure, ensemble.
- Ah oui, progressivement, donc ?
- C'est ça.
- Bon. Alors voyons...
- ...
- ... ben disons que la nuit dernière, je me suis fait sodomiser par un âne pendant que je dormais.
- ...
franck-olivier   |2007-03-08 15:39:32
bon et alors, cette commande, c'est pour quand ? (provocation gratuite destinée à déséquilibrer celui qui est visé juste pour voir ce que ça fait...hé hé hé)
sophiek   |2007-03-08 15:54:14
avatar Excellente analyse, Franswa, bien jubilatoire ! Sinon, oui Yannick, l'éthique de la vérité, c'est une merveille pour ne pas se fourvoyer, donc rester libre.
yannick b   |2007-03-08 15:58:44
F.O.,

c'est vrai que j'ai connu Franswa plus vif ( histoire de lui enfoncer un clou de cercueil entre les 2 hémisphères cérébraux ).
Gab   |2007-03-08 16:25:01
Joli tecte franswa...
Drole commes certains artistes modernes autoproclamés fils de Duchamp se retrouvent parfois (souvent) dans la provo qui vend.....

Déprimant d'avoir l'impression de lire une description de sa vie professionnelle en lisant "provo perverse du paria masochiste"...
Gab   |2007-03-08 16:26:44
Trois fautes d'orthographe en cinq lignes... bravo...
Franswa P.   |2007-03-08 16:29:09
Boarf ça va, Gab, c'est pas comme si tu faisais psychologue dans la vie, non plus. Donc ça va.
Quant aux fils de Duchamp, je te suis en partie. Comment il s'appelle, l'autre petit petit fils qui casse les reproductions d'urinoirs, déjà, là, ou qui se coupe un doigt en hommage à Ingrid-reviens-Ingrid ?

Sophie, Gab, merci.

FOL, ben ouais, c'est vrai, ça, t'as raison - et d'ailleurs, c'est pour quand ton premier billet ici ? Eh eh.

Yunnan Bomb, je n'ai qu'un hémisphère, donc pas de "entre", et en plus c'est le mauvais (hémisphère) (putain, je me suis foulé pour cette réponse - ça se sent).
sophiek   |2007-03-08 17:21:27
avatar Faut dire que c'est pas évident de ne pas faire de fautes dans ces cases aux dimensions d'un post-it, rôôntudju !
franck-olivier     |2007-03-08 17:41:35
ben euh...j'en ai deux superposés en attente...pis euh...quelques uns qui pourraient se glisser-là...mais comme qui dirait...euh...tu veux pas me donner 30% d'heures suplémentaires/jour (nan, c'est rien, j'essaye juste de me faire bien voir du cabinet Sertaki en quête de recrutement...mais chuuuut, hein ? pas un mot)
Franswa P.   |2007-03-08 17:57:08
Pas de problème.
Unilatéralement, j'augmente tes émolûments de 30%. Allez, même 300% pour la peine.
Ca nous fait donc... ben zéro euro. Tout rond.
Ca te va (j'aime bien régler les tensions sociales dès le départ) ?
sophiek  - Franswa ?   |2007-03-08 17:57:38
avatar "Provocation, nom masculin" ? Tu dis pas UNE provocation, toua ?
:zzz
franck-olivier     |2007-03-08 18:33:35
impec!! ça m'va impec...mais euh...j'aurais surtout besoin d'heures en plus tu vois...24h/jour c'est un peu court en ce moment...7 ou 8 de plus je ne serais pas contre en fait...
Franswa P.   |2007-03-08 18:35:29
Si si, je dis UNE provocation. Mais pas mon dictionnaire,visiblement.
"Mon dictionnaire est un béotien" - un court métrage dans les meilleures salles du monde dès le XXIIème siècle.
sophiek   |2007-03-08 18:43:22
avatar Mais c'est quoi, ce dico-là (allez, une contre-pub, quoi...)???
Franswa P.   |2007-03-08 19:02:30
Non, je peux pas. A ce niveau là, c'est collector. J'aurais trop peur qu'on me le volasse.
sophiek   |2007-03-08 19:08:41
avatar On ne te le volasserais pas, on le brûlasserait, je crois... à moins qu'on ne te le cabinetât.
franck-olivier     |2007-03-08 21:58:25
Comme provocation constructive je propose que nous allions pisser dans les tasses de chocolat chaud (le meilleur de Paris à ce que l'on dit) de quelques pointures de l'a-littérature germano-pratine...nan ? bon...c'est rien...en écho j'entend le p'tit énervé...ça doit être pour ça...hé hé
pbe     |2007-03-08 21:59:19
Je m'ennuie...
Nicolas S m'énerve même plus.Alors je relis "le guide triste de Paris".
sophiek   |2007-03-08 23:33:36
avatar Moi je lis "La Fondation Popa" et c'est un délice...
On se croirait dans un tableau de Magritte.
pimpeleu   |2007-03-09 00:04:42
Il souffle fort et bien ton vent dis donc Franswa.

Ce que je vois pour ma part, outre ton analyse bien remplie, c'est que le précepte "Y'a des limites à la provoc*" semble être dépassé de nos jours. La surenchère est telle que tout acte de dissidence semble désormais impossible. Désormais la provoc est à la rébellion ce que Jackass est à l'humour. (sait pas comment ça s'écrit cette émission crétine)

Une éthique de la vérité, comme vous dites? Pourquoi pas mais j'y crois pas trop, l'éthique de vérité, la soif d'authenticité, on voit ce que ça donne: un ramassis de préoccupation individuelles, tout à fait naturelles, mais pas vraiment dignes d'intérêt. Pour tenter d'être plus claire: j'enrage quand je vois que ce que l'on demande à un président c'est d'être clean avec ses biens immobiliers et sa fiscalité. Pas que j'excuse ceux qui mettent la main dans le pot de confiture, mais quoi de plus banal et de plus humain? Et surtout quelle importance? Un président
représente les citoyens, c'est à ce titre qu'il doit être intègre, en tant qu'individu il n'a aucun intérêt.

*: oué, dans le sud on dit "provoC" et pas "provo"
sophiek  - Hello Pimpeleu !   |2007-03-09 00:13:37
avatar D'accord avec toi, évidemment. L'éthique de la vérité (je ne sais pas si je peux parler pour Yannick) c'est plus une question de philosophie personnelle, pour ma part, et ça n'engage que moi. C'est l'idée, surtout, de chercher en soi une voie qui nous ressemble, de ne pas se cacher nos failles pour, peut-être, espérer les combler. C'est aussi une quête de la sincérité dans les actes, ceux des autres et les siens. Difficile, évidemment, d'appliquer ça aux politiques... Un peu trop idéaliste, oui, sûrement. Mais ça rend, tout compte fait, la vie plus simple.
yannick b   |2007-03-09 08:24:12
sûr que les grandes déclarations de principe tonitruantes sont plus faciles à balancer comme ça qu'à tenir dans la vraie vie réelle.
Cette éthique ( faute d'autre mot ), je la cherche essentiellement dans la création ( en effet, quand on voit, par ex., toutes les impostures de l'art contemporain, on se pose cette question ). J'ai déjà parlé des mobiles de création, que trop peu d'artistes regardent en face. Il y en a trop qui se mentent à eux-mêmes, et leurs œuvres mentent aussi, ajoutant une couche de simulacre ( coucou Baudrillard ) sur le voile de la réalité.
Déchirer l'illusion, sous toutes ses formes, est l'une des tâches primordiales de l'artiste, enfin je prêche pour moi, hein.
Dans la vraie vie réelle, tenter de rester digne, de se comporter en gentleman,de s'occuper des siens, de ne pas céder aux rapports de puissance, c'est déjà pas mal.
yannick b   |2007-03-09 08:24:12
sûr que les grandes déclarations de principe tonitruantes sont plus faciles à balancer comme ça qu'à tenir dans la vraie vie réelle.
Cette éthique ( faute d'autre mot ), je la cherche essentiellement dans la création ( en effet, quand on voit, par ex., toutes les impostures de l'art contemporain, on se pose cette question ). J'ai déjà parlé des mobiles de création, que trop peu d'artistes regardent en face. Il y en a trop qui se mentent à eux-mêmes, et leurs œuvres mentent aussi, ajoutant une couche de simulacre ( coucou Baudrillard ) sur le voile de la réalité.
Déchirer l'illusion, sous toutes ses formes, est l'une des tâches primordiales de l'artiste, enfin je prêche pour moi, hein.
Dans la vraie vie réelle, tenter de rester digne, de se comporter en gentleman,de s'occuper des siens, de ne pas céder aux rapports de puissance, c'est déjà pas mal.
yannick b   |2007-03-09 08:29:51
j'ignore pour quelle raison mon commentaire est passé deux fois. L'inconscient virtuel doit manifester par là que le " message " doit être martelé ( sourire - je refuse d'employer ces petites figures colorées. )
sophiek   |2007-03-09 09:27:13
avatar (Moi j'aime bien, elles me font penser à des Smarties. Miam.)
bank   |2007-03-09 11:00:59
J'aime bien ton analyse, Yannick b. Elle me consolerait presque de ne pas arriver à être un méchant.
(tentative de smiley pas coloré: =))
Franswa P.   |2007-03-09 11:24:42
avatar Pimpeleu, wouw merci (message onomatopéique). Ceci dit, je pense quand même que des formes de limites existent encore, même aujourd'hui, dans la provocation. Certains sujets ne sont pas abordés par les petits provocateurs et abordés avec violence par les plus gros provocateurs-qui-vendent. Mais entre les deux, la provocation intelligente et mesurée sur des sujets éminemment polémiques à la base, franchement, le terrain n'est plus du tout pris, aujourd'hui.

Sophie, YannickYannick (eh eh), putain, et dire que je me suis retenu de parler de l'art contemporain (je chie sur une toile vierge - et ça sert à quoi ? - ben c'est pour dire que la société pue - ah ouais d'accord, combien ? - 250 000 euros. - ok). Mais ce que tu/vous dites est parfaitement vrai, d'ailleurs, l'honnêteté vis-à-vis de soi-même et l'interrogation perpétuelle (ou "automatisée" en référence à un modèle de vie, à une façon d'être vrillée à notre corps) des motivations de chacun de ses actes constitue
précisément, selon moi, ce qui fait la différence entre la provo gratuite et celle qui ne l'est pas.
(je sais qu'on ne parle plus vraiment de la Provo (tribute France du Nord) ni de la Provoc (tribute France du Sud), mais bon, j'avais juste envie de réinjecter un peu du débat de base (j'ai bien écrit "de base" - tout est dit) dans le déroulement du propos.

Bank, j'adore tes cheveux, ils sentent tellement bon.
yannick b   |2007-03-09 11:34:16
Franswa, lâche les chiens sur l'art contemporain, te gêne pas.
( c'est ce qui a valu à Baudrillard d'être pas mal stigmatisé d'ailleurs, quand il a percé les furoncles de l'imposture. )
entre nous, ton concept de " la provocation intelligente et mesurée " me chatouille la réflexion. Intelligente, je te suis, mais la provoc' mesurée, moins ( ne serait-on pas alors dans la réflexion lucide et intransigeante, mais plus dans la provoc'? ), tu vois, je m'interroge...
Franswa P.   |2007-03-09 11:41:35
Tu as parfaitement raison, la mesure n'a rien à faire là dedans, en fait. Non, en fait, je pensais plutôt - mais j'ai utilisé le mauvais terme - à une profonde qui réfléchit à son impact, à ce qu'elle va en faire, et à quoi est censé servir cet impact.
S'il vise à vendre, il peut dégager peinard, rien à foutre dans mes eaux. S'il vise non plus simplement à exprimer sa propre réaction par rapport à quelque chose mais à susciter la réaction des autres, considérés en l'occurrence non pas comme des consommateurs potentiels ou comme des enfants, mais comme des êtres intelligents qui peuvent rebondir, c'est bon.
Mais je le dis officiellement, je retire le "mesuré". Je parlais plutôt de "capable de prendre la mesure de ce qu'elle suscite, et de se considérer comme une base de réflexion plus que comme un simple motif d'auto-promotion" (mais c'est plus long comme adjectif, évidemment).
Bon, si je comprends bien, j'ai deux commandes. Sur le trash officiel et le trash
undergroud, je pense pouvoir faire quelque chose. Sur l'art contemporain, honnêtement, sauf à adopter une pose cynique et moqueuse, dans la mesure où je suis un réel béotien en ce domaine, j'hésite quand même à me la raconter trop sur le sujet.
Je pense que cette posture vis à vis de l'art-con / art-com sera plutôt injectée à petite dose dans le texte sur le trash-o / trash-u.
Franswa P.   |2007-03-09 11:42:40
Le lapsus du jour, ligne 2 de mon précédent commentaire : "une profonde" au lieu de "une provo".
Merci clap clap. En fait, je suis super fort en lapsus, on dirait.
yannick b   |2007-03-09 11:56:53
tu pensais peut-être à " gorge ", mais notre bon F.O. aurait certainement son mot à dire à ce sujet...
Franswa P.   |2007-03-09 12:03:56
(je ne veux même pas essayer de deviner à quoi je pensais - d'ailleurs, c'est l'avantage des lapsus : on ne les pense pas, et c'est même là leur raison d'être).
Sinon, Yannick, fais gaffe, y a un âne qui te fait de l'oeil, là-bas. Un seul conseil : ne fais pas de sieste aujourd'hui. PAS DE SIESTE, ok ?
franck-olivier     |2007-03-09 12:08:04
'jour tout le monde!!

ben, sans rentrer dans l'analyse proprement dite des lapsus écrits de Franswa, ça n'est qu'un exemple venant conforter ce que je disais sur le dernier texte de Sophie...le lapsus écrit existe, la "faute" d'orthographe n'est pas sans sens...d'où l'inutilité absolue de désosser le mamouth orthographique et grammairien français, parce que ces "ratés" qui n'en sont évidemment pas, ne feront que se déplacer...

toujours la même histoire de vouloir s'attaquer à ce que l'on croit être la cause quand, au mieux, il ne s'agit que de l'expression du symptôme...
Franswa P.   |2007-03-09 12:12:45
(oui, merci FOL, on ne va pas "rentrer dans l'analyse proprement dite des lapsus écrits de Franswa" - c'est plutôt cool, je le souligne.
Nan parce que bon, faut pas croire mais j'ai un casier chargé, à ce niveau-là.)
Franck-olivier     |2007-03-09 12:18:01
C'est un exercice auquel je me refuse catégoriquement, sauf à réunir tous ceux que j'ai collecté (miens y compris) depuis un an et demi de blogosphère pour pondre une démonstration (sans dire de qui ni d'où ils proviennent, évidemment)

remarque, ça fait 6 ou 7 mois que je dis qu'il faudrait que je le fasse et ça n'est pas encore fait...donc..hé hé
franck-olivier     |2007-03-09 13:25:44
Tiens, pour rebondir sur le débat, en prenant l'axe art contemporain, tout le monde a entendu parler, je suppose, de cette association de protection de l'enfance qui intente u procès à certains artistes contemporains pour leurs oeuvres qualifiées d'atteinte à l'intégrité de l'enfant...etc etc...

parmi ces oeuvres il y en a une (je ne sais plus de qui, ça va me revenir) qui représente un arbre de noël jonché de petites culottes(aujourd'hui nous sommes le 9 les gars, nous avons récupéré nos droits donc hé hé)

Moi, à la place de l'artiste, qui n'y a mis que des culottes de vieilles femmes (selon sont propre propos) j'aurais collé des strings pour gamines de 9-10-11 ans...Parce que quitte à provoquer pour dénoncer, il y a quand même là un paradoxe incroyable à hurler au loup de la pédophilie tout en poussant nos gamines à porter des strings et à se maquiller pire que des camions volés à moins de 12 ans (mon côté sudiste dirait même 20 ans mais bon, je me retiens hé
hé)

tout ça pour dire que l'idée d'une société où la provocation véritable, soit celle produisant de l'effet, serait impossible puisque noyée par la masse des provocations gratuites et récupérée achoppe sur ce point de Vérité exprimé par Yannick en premier commentaire...non ?
pimpeleu   |2007-03-09 13:30:59
Yannick, et puis tous, je vois ce que tu veux dire, et je ne pensais pas spécialement à une démarche artistique bien qu'elles relèvent elles aussi d'une idéologie. Mais pour autant, il existe un monde entre la déclaration de principe tonitruante lancée dans le vide et la vérité en toute chose, en tout procédé comme en tout résultat. Selon moi un équilibre est à trouver entre la démarche (puis le mode de vie du mec, son éthique au quotidien et tutti quanti) et le résultat de son action. Il serait illusoire de penser que le résultat (l'oeuvre, le discours, le boquuin ou ce que vous voulez) est directement lié à la démarche. Une "éthique de vérité" me paraît être un cadre bien trop rigide, et plutôt illusoire, une troisième voie est peut-être à trouver entre la langue de bois et l'authentique pour l'authentique, et cette voie y'a pas forcément besoin de la conceptualiser.

Franswa, oui, oui, je suis pas optimiste (mais j'ai encore l'excuse de mes maux de dents)
sophiek  - FOL   |2007-03-09 16:39:53
avatar Oui, mais c'est justement parce qu'elles ne savent plus comment marquer leurs différences face à des parents "trop copains" (dixit une de ces ados révoltées) que les mômes de 14 ans veulent porter des strings et se faire "piercer". Evidemment, la mode, jamais en reste de récup', a suivi, et après, ça a été string obligatoire pour toutes. Du coup, les mêmes mômes, pas cons, n'en veulent plus. Du coup, y'a plus que les bourges lipposucées qui portent des strings (bien fait pour elles !)
Bon, en fait, je disais ça parce que je crois qu'il ne faut pas y accorder trop d'importance. A mon époque, c'était coiffures de mohicans et épingles à nourrice. Pas forcément mieux, hein...
Franswa P.   |2007-03-09 16:43:01
avatar (Euh...Sophie, je crois quand même que tu rêves un peu sur le degré de restriction du public actuel des strings - c'est tout ce que j'ai à dire.)
sophiek   |2007-03-09 16:45:35
avatar (Cela dit, franchement, le coup de l'arbre à culottes, ça craint de vacuité, à mon sens. Ca veut dire quoi ? Ca évoque quoi ? Je suis contre la censure, mais bon, l'art contemporain me laisse de plus en plus souvent perplexe...)
sophiek  - Franswa   |2007-03-09 16:49:20
avatar Bah... Les filles de trente piges en portent aussi, c'est ça que tu dis ? Bon, moi je te crois. Ce que je sais, c'est que la môme que j'ai citée, elle, n'en porte plus. Elle a du passer aux gaines de grands-mères, avant d'attaquer l'année prochaine les caleçons longs fluos...)
Franswa P.   |2007-03-09 16:57:16
avatar Ah ah.
(oui oui, le présent "ah ah" est classé en tant que "commentaire", au même titre que tous les commentaires précédents. C'est beau la modernité, quand même.)
Quant à l'arbre à culottes, c'est pas éloigné de ma création-art-contemporain-à-moi (TM), aka la peinture-à-la-merde.
Bref, ça ne vaut rien, parfaitement d'accord. Vacuité. Voilà le mot qui compte.
sophiek   |2007-03-09 17:08:36
avatar Tu veux que je te dise ? Pour moi, c'est pas de l'art parce que c'est FACILE. L'effet type. Je plante des balais à l'envers dans un pot plein de sable et je fais un discours imbitable sur la nécessaire remise en question de l'artiste face à la poussière du temps, puis je vends ça à un abruti de banquier qui s'emmerde, avec, quand même, un certificat d'authenticité (déjà, le coup du certif' façon Buren, vous trouvez pas ça suspect ?) et voilà je suis une ârtiste hyper-top-conceptuelle. J'ai plus qu'à aller m'acheter des lunettes à montures d'écaille et à me faire teindre les cheveux en violet et c'est tout bon.(Nan, je suis pas de mauvais poil. Juste un peu énervée.)
franck-olivier     |2007-03-09 17:23:00
Sophie, je ne disais pas attention blablabla...je moquais les petites contradictions d'époque, la chasse aux sorcières pédophiles frisant la paranoïa à un temps, et dans ce même temps, l'explosion de la mode tendencieuse, non pour les ados de 14 ans...mais les petites filles de 9 ans, habillées et maquillées par leurs maman...

Quant à "l'arbre à culotte " il n'est dévolu à la base qu'à dénoncer Noël que le sieur déteste...mais il est au tribunal , attaqué par cette association pour atteinte blablabla...même la vacuité n'appelle pas à ça...où alors...
Franswa P.   |2007-03-09 17:35:01
avatar Ah non, je trouve surtout que c'est un très bon exemple du fameux : "le vide attire le vide".
Un mec "crée" un truc vide. Une asso y "voit" quelque chose qui la "choque". Elle "attaque" le mec. Un "tribunal" le juge, avec un "jury", et un "système de défense". Tu vas voir qu'il va y avoir des "articles" de "journaux" et que plein de gens vont donner leur "avis" sur l'histoire.
J'adore. Qui peut encore, par rapport à des trucs comme ça, me raconter que le Vide n'existe pas ? Il domine un sacré royaume, quand même.
franck-olivier     |2007-03-09 17:47:55
oui oui, ça été dèjà extrêmement médiatisé, d'autant que les tribunaux ont même pousuivis des artistes décédés...hé hé hé
sophiek  - Fol   |2007-03-09 19:28:41
avatar Bien sûr, FO, j'avais pigé, t'inquiète, je réagissais juste sur le truc. Ces jours-ci, le vide prend un peu trop de place, je trouve. Ca pompe l'oxygène, par essence.
sophiek  - GRUMPF   |2007-03-09 19:33:33
avatar 1/ J'aime pas Noël.
2/ Je trouve nul qu'on coupe des sapins pour une fête obligatoire.
3/ Je trouve nul qu'un gars coupe un sapin pour dénoncer une fête obligatoire, et la décore de culottes;
4/ Je trouve nul qu'une assoc' d'andouilles s'énerve et l'attaque en justice.

.... Je m'appelle Chloé, je suis hyper-grognon et je suis copine avec Jack Bauer.
franck-olivier     |2007-03-09 22:01:34
hé hé...la copine de Jack
marie-f   |2007-03-10 00:22:17
A propos d'art et de vide, c'est pas toujours facile de déterminer si la démarche d'une personne est "valable", de prendre une décision.

Il y a quelques mois, j'assistais à la fête d'anniversaire d'un copain. Tout le monde s'agitait, virevoltait, buvait des coups, riait beaucoup,parlait quantité. J'ai repéré un mec qui m'a paru étrange. Il était d'autant plus repérable qu'il ne s'intégrait à aucun sous-groupe. Il était planté là tout seul, parfois à un endroit, parfois à un autre. Il avait pas l'air d'être mal à l'aise du tout.
Intriguée, j'ai fini par m'approcher, profitant d'un moment où il se servait un verre et je lui ai demandé tout de go et pas très finement: t'es qui toi? J'étais pas vraiment dans mon état normal pour oser faire un truc pareil.
Il est long mon préambule hein, en plus il sert pas à grand chose mais j'aime bien planter le décor. Mais ça y est, j'y arrive. Il m'a répondu le plus naturellement du monde. Au bout d'un petit moment, j'ai su qu'il
était peintre et qu'il employait pour peindre uniquement des matières ou des sécrétions humaines: sang, merde, cire des oreilles, sperme... Il en parlait d'un air pénétré et j'étais partagée, je dois bien le dire, entre le dégoût et la fascination. Je me suis gardée de lui demander s'il exposait prochainement, j'ai la narine délicate, je crois l'avoir déjà mentionné.
Qu'est-ce vous pensez de cette démarche? J'ai du mal à la qualifier de vide mais je ne saurais pas expliquer pourquoi. Il y a quelque chose là-dedans qui m'a impressionnée, qui m'a touchée.
marie-f   |2007-03-10 01:26:50
C'est malin, ils sont tous partis vomir. Et après, ça vous cause de provocation! On m'y reprendra plus.
Franswa P.   |2007-03-10 01:38:37
Eh eh. Salut Marie F.
Rassure toi, je ne vomis pas.
Mais ta question demande un peu plus de réflexion que tu ne le penses. Et je suis HS.
Mais promis, j'y réponds demain.
(Demain, demain, ils disent tous la même chose.)
sophiek  - Marie- F   |2007-03-10 11:37:02
avatar Ha ha ! Non, moi je n'ai pas vomi... Je suis comme toi, je me demande aussi non pas si la démarche est utile, mais pourquoi un tel choix. C'est drôle, on parlait hier d'Yves Klein avec un ami, qui me rappelait l'époque des "impressions" de corps féminins sur toiles. L'ami en question faisait le lien avec les empreintes de mains que tu retrouves dans nombre de grottes paléolithiques, mais on réfléchissait sur l'idée de Klein, sans mettre en doute sa sincérité. As-tu senti que le type avec qui tu parlais était sincère ? Je ne sais pas dans quelle mesure ce qu'il fait est, ou non, de l'art. Je me dis que peut-être, à force de tout confondre (obsessions personnelles, déclarations de principes, réflexions philosophiques), on s'éloigne du fait qu'une oeuvre est censée "parler" à celui qui la regarde. Ce que cet homme fait "parle"-t-il ? Y a-t-il un échange avec celui qui regarde ? Le mieux serait de voir son travail (avec un pince-nez)...
mais j'ai quand
même l'impression qu'on oublie désormais un peu trop la technique (dans le bon sens du terme) pour le "message" (dans le sens "lourdingue" du terme)... Compliqué.
sophiek  - PS - oui, Bank , hé hé ;-)   |2007-03-10 11:39:50
avatar En tout cas, ça va faire une bonne réserve d'ADN pour la postérité, tout ça...
marie-f   |2007-03-10 15:41:35
Tu tapes juste là Sophie. C'est parfois difficile, et prétentieux, de disqualifier de démarche. Surtout comme celle-ci, bien personnelle etqui touche à l'humain aussi rudement, qui lui enlève un vernis de "civilisation". On doit pouvoir dissocier la démarche- qui peut être sincère, du domaine du Désir et peut-être même nécessaire sur le plan individuel - du résultat et de l'intérêt qu'il présente pour autrui.
Oui, le mec avait l'air tout à fait sincêre. je dirais même "pénétré". C'est peut-être pour ça, (en plus d'une vague crainte, comme une peur de me "salir" que je n'ai pas osé lui poser la seule question qui aurait valu la peine, celle du pourquoi.
Quant à voir le travail en question, je n'en ai vraiment pas eu envie: pendant qu'il parlait, j'imaginais ses toiles assaillies par les mouches, les fourmis, les cafards. C'est surtout à cause des cafards que je n'en ai pas eu le courage.
moi   |2007-12-19 11:29:05
:cry igh :zzz :grin :upset :eek :roll :? c tro dégeulace
sophiek   |2007-12-19 11:51:30
avatar Oh, un comm' "tro bi1" !
Bonjour, piti lut1 "kikoo j compren ri1" !
p.   |2007-12-19 18:33:13
"dans les conditions actuelles, le scandale, plus que la provocation, c'est de dire la vérité, de se maintenir dans une position qui exclut le mensonge, le faux-semblant, la stratégie et le cynisme. Pas facile. L'exercice est périlleux et celui qui s'y adonne prend de gros risques car, de façon générale, on perd plus qu'on ne gagne à adopter cette attitude, qui constitue une véritable éthique."

TRÈS CLASSE monsieur B. Très juste aussi. Très proche. Bref, très.
yannick b   |2007-03-08 08:57:34
dans les conditions actuelles, le scandale, plus que la provocation, c'est de dire la vérité, de se maintenir dans une position qui exclut le mensonge, le faux-semblant, la stratégie et le cynisme. Pas facile. L'exercice est périlleux et celui qui s'y adonne prend de gros risques car, de façon générale, on perd plus qu'on ne gagne à adopter cette attitude, qui constitue une véritable éthique.
bank   |2007-03-08 10:06:02
Le truc effrayant, c'est qu'en cherchant dans mes souvenirs de jeune adulte (excavatrice, pelle, pioche, tout l'toutim), et bien je ne trouve aucune trace de provocation non-gratuite.

Qu'est ce que c'est donc ?
franck-olivier     |2007-03-08 10:36:31
Oui, d'accord avec Yannick, la seule provocation qui tienne, finalement, c'est celle qui n'en est pas une...Garder son cap éthique contre vents et marées...quelqu'en soit le prix...et tu as raison Yannick, le prix est élevé...

mais je reviendrai dessus plus tard...

Il bien ton texte Franswa...
PBE   |2007-03-08 10:42:32
J'aime bcp le comm de Y.B, donc rien de plus, je sors.
Franswa P.   |2007-03-08 13:14:26
avatar Yannick, je pense qu'en l'espèce, le scandale et la provocation, s'ils ne correspondent pas tout à fait à la même chose, n'en sont pas moins tous deux porteurs d'une multitude de sens divergents - c'est ce que j'essaie de faire ici sur l'un des deux. Ceci dit, effectivement, le critère de la constance dans le positionnement de l'instigateur est effectivement un critère à placer à côté des deux autres suscités, pour juger un acte provocateur donné.

Bank, j'ai été maladroit sur ce coup-là. Par non-gratuite, j'entendais politique (au sens de... oui, bon, ce débat fit l'objet d'un échange antérieur). Effectivement, "non-gratuite", en plus d'être lourdingue, ne veut rien dire. Ca me fait me dire qu'il faudra que je me remette aussi à ce projet amorcé de blog dédié au Trash Officiel, sous-titré "la provo sans les procès" (tout ce qu'on peut dire pour vendre sans risquer l'opprobre public). Bref.

FO, merci, et sinon, cf réponse à Yannick.

PBE, mais non, tu
peux rester. Yunnan Bomb (n'importe quoi) sait fort bien dessiner, écrire et commenter, on a le droit de le dire. En revanche, c'est un zoophile onirique - il faut le rappeler aussi, pour pas qu'il ne prenne la grosse tête.
yannick b   |2007-03-08 13:35:13
Franswa,

essaie d'imaginer ma tête ( pas enflée, non ) quand il a fallu que je raconte ça à l'analyste alors que ce cauchemar ouvrait notre première séance ( ! ).

apprenant à te découvrir peu à peu, j'avoue que je serais assez preneur d'un billet sur le Trash Officiel, en le mettant ( éventuellement ) en balance avec le Trash Underground.
Franswa P.   |2007-03-08 13:42:02
Oh putain, voici une commande qu'elle est dure à honorer...
Je dis donc "banco", du coup, évidemment. Je vais galérer ferme, me vautrer la tronche sur le macadam sans doute, mais ça fait toujours du bien de s'essayer au funambulisme (et ce même sur l'arête d'un trottoir, je souligne - c'est à dire sans prendre trop de risque quand même, ndlr).
C'est donc signé.
Franswa P.   |2007-03-08 13:48:11
- Bonjour.
- Bonjour.
- Monsieur ?
- Monsieur Bourg. Yannick Bourg - avec un "g". Mais oubliez plutôt le "Monsieur". "YannickBourg" en un mot, c'est bien.
- Enchanté, YannickBourg. C'est donc votre première séance ?
- Absolument.
- Alors mettez-vous à l'aise.
- Comme ça ?
- Ben comme vous voulez, en fait. C'est votre aise à vous dont on parle. Moi, je vais m'asseoir sur ce fauteuil, et nous allons commencer, d'accord ?
- D'accord. En fait, je vais me mettre comme ça, plutôt.
- Si vous voulez. Bon, on va démarrer tranquillement. Relaxez-vous, et dites moi ce qui vous passe par la tête.
- Comme quoi ?
- Je ne sais pas. Parlez donc de tout et de rien, d'un détail futile, d'un fait anodin, quotidien, et nous déroulerons l'écheveau au fur et à mesure, ensemble.
- Ah oui, progressivement, donc ?
- C'est ça.
- Bon. Alors voyons...
- ...
- ... ben disons que la nuit dernière, je me suis fait sodomiser par un âne pendant que je dormais.
- ...
franck-olivier   |2007-03-08 15:39:32
bon et alors, cette commande, c'est pour quand ? (provocation gratuite destinée à déséquilibrer celui qui est visé juste pour voir ce que ça fait...hé hé hé)
sophiek   |2007-03-08 15:54:14
avatar Excellente analyse, Franswa, bien jubilatoire ! Sinon, oui Yannick, l'éthique de la vérité, c'est une merveille pour ne pas se fourvoyer, donc rester libre.
yannick b   |2007-03-08 15:58:44
F.O.,

c'est vrai que j'ai connu Franswa plus vif ( histoire de lui enfoncer un clou de cercueil entre les 2 hémisphères cérébraux ).
Gab   |2007-03-08 16:25:01
Joli tecte franswa...
Drole commes certains artistes modernes autoproclamés fils de Duchamp se retrouvent parfois (souvent) dans la provo qui vend.....

Déprimant d'avoir l'impression de lire une description de sa vie professionnelle en lisant "provo perverse du paria masochiste"...
Gab   |2007-03-08 16:26:44
Trois fautes d'orthographe en cinq lignes... bravo...
Franswa P.   |2007-03-08 16:29:09
Boarf ça va, Gab, c'est pas comme si tu faisais psychologue dans la vie, non plus. Donc ça va.
Quant aux fils de Duchamp, je te suis en partie. Comment il s'appelle, l'autre petit petit fils qui casse les reproductions d'urinoirs, déjà, là, ou qui se coupe un doigt en hommage à Ingrid-reviens-Ingrid ?

Sophie, Gab, merci.

FOL, ben ouais, c'est vrai, ça, t'as raison - et d'ailleurs, c'est pour quand ton premier billet ici ? Eh eh.

Yunnan Bomb, je n'ai qu'un hémisphère, donc pas de "entre", et en plus c'est le mauvais (hémisphère) (putain, je me suis foulé pour cette réponse - ça se sent).
sophiek   |2007-03-08 17:21:27
avatar Faut dire que c'est pas évident de ne pas faire de fautes dans ces cases aux dimensions d'un post-it, rôôntudju !
franck-olivier     |2007-03-08 17:41:35
ben euh...j'en ai deux superposés en attente...pis euh...quelques uns qui pourraient se glisser-là...mais comme qui dirait...euh...tu veux pas me donner 30% d'heures suplémentaires/jour (nan, c'est rien, j'essaye juste de me faire bien voir du cabinet Sertaki en quête de recrutement...mais chuuuut, hein ? pas un mot)
Franswa P.   |2007-03-08 17:57:08
Pas de problème.
Unilatéralement, j'augmente tes émolûments de 30%. Allez, même 300% pour la peine.
Ca nous fait donc... ben zéro euro. Tout rond.
Ca te va (j'aime bien régler les tensions sociales dès le départ) ?
sophiek  - Franswa ?   |2007-03-08 17:57:38
avatar "Provocation, nom masculin" ? Tu dis pas UNE provocation, toua ?
:zzz
franck-olivier     |2007-03-08 18:33:35
impec!! ça m'va impec...mais euh...j'aurais surtout besoin d'heures en plus tu vois...24h/jour c'est un peu court en ce moment...7 ou 8 de plus je ne serais pas contre en fait...
Franswa P.   |2007-03-08 18:35:29
Si si, je dis UNE provocation. Mais pas mon dictionnaire,visiblement.
"Mon dictionnaire est un béotien" - un court métrage dans les meilleures salles du monde dès le XXIIème siècle.
sophiek   |2007-03-08 18:43:22
avatar Mais c'est quoi, ce dico-là (allez, une contre-pub, quoi...)???
Franswa P.   |2007-03-08 19:02:30
Non, je peux pas. A ce niveau là, c'est collector. J'aurais trop peur qu'on me le volasse.
sophiek   |2007-03-08 19:08:41
avatar On ne te le volasserais pas, on le brûlasserait, je crois... à moins qu'on ne te le cabinetât.
franck-olivier     |2007-03-08 21:58:25
Comme provocation constructive je propose que nous allions pisser dans les tasses de chocolat chaud (le meilleur de Paris à ce que l'on dit) de quelques pointures de l'a-littérature germano-pratine...nan ? bon...c'est rien...en écho j'entend le p'tit énervé...ça doit être pour ça...hé hé
pbe     |2007-03-08 21:59:19
Je m'ennuie...
Nicolas S m'énerve même plus.Alors je relis "le guide triste de Paris".
sophiek   |2007-03-08 23:33:36
avatar Moi je lis "La Fondation Popa" et c'est un délice...
On se croirait dans un tableau de Magritte.
pimpeleu   |2007-03-09 00:04:42
Il souffle fort et bien ton vent dis donc Franswa.

Ce que je vois pour ma part, outre ton analyse bien remplie, c'est que le précepte "Y'a des limites à la provoc*" semble être dépassé de nos jours. La surenchère est telle que tout acte de dissidence semble désormais impossible. Désormais la provoc est à la rébellion ce que Jackass est à l'humour. (sait pas comment ça s'écrit cette émission crétine)

Une éthique de la vérité, comme vous dites? Pourquoi pas mais j'y crois pas trop, l'éthique de vérité, la soif d'authenticité, on voit ce que ça donne: un ramassis de préoccupation individuelles, tout à fait naturelles, mais pas vraiment dignes d'intérêt. Pour tenter d'être plus claire: j'enrage quand je vois que ce que l'on demande à un président c'est d'être clean avec ses biens immobiliers et sa fiscalité. Pas que j'excuse ceux qui mettent la main dans le pot de confiture, mais quoi de plus banal et de plus humain? Et surtout quelle importance? Un président
représente les citoyens, c'est à ce titre qu'il doit être intègre, en tant qu'individu il n'a aucun intérêt.

*: oué, dans le sud on dit "provoC" et pas "provo"
sophiek  - Hello Pimpeleu !   |2007-03-09 00:13:37
avatar D'accord avec toi, évidemment. L'éthique de la vérité (je ne sais pas si je peux parler pour Yannick) c'est plus une question de philosophie personnelle, pour ma part, et ça n'engage que moi. C'est l'idée, surtout, de chercher en soi une voie qui nous ressemble, de ne pas se cacher nos failles pour, peut-être, espérer les combler. C'est aussi une quête de la sincérité dans les actes, ceux des autres et les siens. Difficile, évidemment, d'appliquer ça aux politiques... Un peu trop idéaliste, oui, sûrement. Mais ça rend, tout compte fait, la vie plus simple.
yannick b   |2007-03-09 08:24:12
sûr que les grandes déclarations de principe tonitruantes sont plus faciles à balancer comme ça qu'à tenir dans la vraie vie réelle.
Cette éthique ( faute d'autre mot ), je la cherche essentiellement dans la création ( en effet, quand on voit, par ex., toutes les impostures de l'art contemporain, on se pose cette question ). J'ai déjà parlé des mobiles de création, que trop peu d'artistes regardent en face. Il y en a trop qui se mentent à eux-mêmes, et leurs œuvres mentent aussi, ajoutant une couche de simulacre ( coucou Baudrillard ) sur le voile de la réalité.
Déchirer l'illusion, sous toutes ses formes, est l'une des tâches primordiales de l'artiste, enfin je prêche pour moi, hein.
Dans la vraie vie réelle, tenter de rester digne, de se comporter en gentleman,de s'occuper des siens, de ne pas céder aux rapports de puissance, c'est déjà pas mal.
yannick b   |2007-03-09 08:24:12
sûr que les grandes déclarations de principe tonitruantes sont plus faciles à balancer comme ça qu'à tenir dans la vraie vie réelle.
Cette éthique ( faute d'autre mot ), je la cherche essentiellement dans la création ( en effet, quand on voit, par ex., toutes les impostures de l'art contemporain, on se pose cette question ). J'ai déjà parlé des mobiles de création, que trop peu d'artistes regardent en face. Il y en a trop qui se mentent à eux-mêmes, et leurs œuvres mentent aussi, ajoutant une couche de simulacre ( coucou Baudrillard ) sur le voile de la réalité.
Déchirer l'illusion, sous toutes ses formes, est l'une des tâches primordiales de l'artiste, enfin je prêche pour moi, hein.
Dans la vraie vie réelle, tenter de rester digne, de se comporter en gentleman,de s'occuper des siens, de ne pas céder aux rapports de puissance, c'est déjà pas mal.
yannick b   |2007-03-09 08:29:51
j'ignore pour quelle raison mon commentaire est passé deux fois. L'inconscient virtuel doit manifester par là que le " message " doit être martelé ( sourire - je refuse d'employer ces petites figures colorées. )
sophiek   |2007-03-09 09:27:13
avatar (Moi j'aime bien, elles me font penser à des Smarties. Miam.)
bank   |2007-03-09 11:00:59
J'aime bien ton analyse, Yannick b. Elle me consolerait presque de ne pas arriver à être un méchant.
(tentative de smiley pas coloré: =))
Franswa P.   |2007-03-09 11:24:42
avatar Pimpeleu, wouw merci (message onomatopéique). Ceci dit, je pense quand même que des formes de limites existent encore, même aujourd'hui, dans la provocation. Certains sujets ne sont pas abordés par les petits provocateurs et abordés avec violence par les plus gros provocateurs-qui-vendent. Mais entre les deux, la provocation intelligente et mesurée sur des sujets éminemment polémiques à la base, franchement, le terrain n'est plus du tout pris, aujourd'hui.

Sophie, YannickYannick (eh eh), putain, et dire que je me suis retenu de parler de l'art contemporain (je chie sur une toile vierge - et ça sert à quoi ? - ben c'est pour dire que la société pue - ah ouais d'accord, combien ? - 250 000 euros. - ok). Mais ce que tu/vous dites est parfaitement vrai, d'ailleurs, l'honnêteté vis-à-vis de soi-même et l'interrogation perpétuelle (ou "automatisée" en référence à un modèle de vie, à une façon d'être vrillée à notre corps) des motivations de chacun de ses actes constitue
précisément, selon moi, ce qui fait la différence entre la provo gratuite et celle qui ne l'est pas.
(je sais qu'on ne parle plus vraiment de la Provo (tribute France du Nord) ni de la Provoc (tribute France du Sud), mais bon, j'avais juste envie de réinjecter un peu du débat de base (j'ai bien écrit "de base" - tout est dit) dans le déroulement du propos.

Bank, j'adore tes cheveux, ils sentent tellement bon.
yannick b   |2007-03-09 11:34:16
Franswa, lâche les chiens sur l'art contemporain, te gêne pas.
( c'est ce qui a valu à Baudrillard d'être pas mal stigmatisé d'ailleurs, quand il a percé les furoncles de l'imposture. )
entre nous, ton concept de " la provocation intelligente et mesurée " me chatouille la réflexion. Intelligente, je te suis, mais la provoc' mesurée, moins ( ne serait-on pas alors dans la réflexion lucide et intransigeante, mais plus dans la provoc'? ), tu vois, je m'interroge...
Franswa P.   |2007-03-09 11:41:35
Tu as parfaitement raison, la mesure n'a rien à faire là dedans, en fait. Non, en fait, je pensais plutôt - mais j'ai utilisé le mauvais terme - à une profonde qui réfléchit à son impact, à ce qu'elle va en faire, et à quoi est censé servir cet impact.
S'il vise à vendre, il peut dégager peinard, rien à foutre dans mes eaux. S'il vise non plus simplement à exprimer sa propre réaction par rapport à quelque chose mais à susciter la réaction des autres, considérés en l'occurrence non pas comme des consommateurs potentiels ou comme des enfants, mais comme des êtres intelligents qui peuvent rebondir, c'est bon.
Mais je le dis officiellement, je retire le "mesuré". Je parlais plutôt de "capable de prendre la mesure de ce qu'elle suscite, et de se considérer comme une base de réflexion plus que comme un simple motif d'auto-promotion" (mais c'est plus long comme adjectif, évidemment).
Bon, si je comprends bien, j'ai deux commandes. Sur le trash officiel et le trash
undergroud, je pense pouvoir faire quelque chose. Sur l'art contemporain, honnêtement, sauf à adopter une pose cynique et moqueuse, dans la mesure où je suis un réel béotien en ce domaine, j'hésite quand même à me la raconter trop sur le sujet.
Je pense que cette posture vis à vis de l'art-con / art-com sera plutôt injectée à petite dose dans le texte sur le trash-o / trash-u.
Franswa P.   |2007-03-09 11:42:40
Le lapsus du jour, ligne 2 de mon précédent commentaire : "une profonde" au lieu de "une provo".
Merci clap clap. En fait, je suis super fort en lapsus, on dirait.
yannick b   |2007-03-09 11:56:53
tu pensais peut-être à " gorge ", mais notre bon F.O. aurait certainement son mot à dire à ce sujet...
Franswa P.   |2007-03-09 12:03:56
(je ne veux même pas essayer de deviner à quoi je pensais - d'ailleurs, c'est l'avantage des lapsus : on ne les pense pas, et c'est même là leur raison d'être).
Sinon, Yannick, fais gaffe, y a un âne qui te fait de l'oeil, là-bas. Un seul conseil : ne fais pas de sieste aujourd'hui. PAS DE SIESTE, ok ?
franck-olivier     |2007-03-09 12:08:04
'jour tout le monde!!

ben, sans rentrer dans l'analyse proprement dite des lapsus écrits de Franswa, ça n'est qu'un exemple venant conforter ce que je disais sur le dernier texte de Sophie...le lapsus écrit existe, la "faute" d'orthographe n'est pas sans sens...d'où l'inutilité absolue de désosser le mamouth orthographique et grammairien français, parce que ces "ratés" qui n'en sont évidemment pas, ne feront que se déplacer...

toujours la même histoire de vouloir s'attaquer à ce que l'on croit être la cause quand, au mieux, il ne s'agit que de l'expression du symptôme...
Franswa P.   |2007-03-09 12:12:45
(oui, merci FOL, on ne va pas "rentrer dans l'analyse proprement dite des lapsus écrits de Franswa" - c'est plutôt cool, je le souligne.
Nan parce que bon, faut pas croire mais j'ai un casier chargé, à ce niveau-là.)
Franck-olivier     |2007-03-09 12:18:01
C'est un exercice auquel je me refuse catégoriquement, sauf à réunir tous ceux que j'ai collecté (miens y compris) depuis un an et demi de blogosphère pour pondre une démonstration (sans dire de qui ni d'où ils proviennent, évidemment)

remarque, ça fait 6 ou 7 mois que je dis qu'il faudrait que je le fasse et ça n'est pas encore fait...donc..hé hé
franck-olivier     |2007-03-09 13:25:44
Tiens, pour rebondir sur le débat, en prenant l'axe art contemporain, tout le monde a entendu parler, je suppose, de cette association de protection de l'enfance qui intente u procès à certains artistes contemporains pour leurs oeuvres qualifiées d'atteinte à l'intégrité de l'enfant...etc etc...

parmi ces oeuvres il y en a une (je ne sais plus de qui, ça va me revenir) qui représente un arbre de noël jonché de petites culottes(aujourd'hui nous sommes le 9 les gars, nous avons récupéré nos droits donc hé hé)

Moi, à la place de l'artiste, qui n'y a mis que des culottes de vieilles femmes (selon sont propre propos) j'aurais collé des strings pour gamines de 9-10-11 ans...Parce que quitte à provoquer pour dénoncer, il y a quand même là un paradoxe incroyable à hurler au loup de la pédophilie tout en poussant nos gamines à porter des strings et à se maquiller pire que des camions volés à moins de 12 ans (mon côté sudiste dirait même 20 ans mais bon, je me retiens hé
hé)

tout ça pour dire que l'idée d'une société où la provocation véritable, soit celle produisant de l'effet, serait impossible puisque noyée par la masse des provocations gratuites et récupérée achoppe sur ce point de Vérité exprimé par Yannick en premier commentaire...non ?
pimpeleu   |2007-03-09 13:30:59
Yannick, et puis tous, je vois ce que tu veux dire, et je ne pensais pas spécialement à une démarche artistique bien qu'elles relèvent elles aussi d'une idéologie. Mais pour autant, il existe un monde entre la déclaration de principe tonitruante lancée dans le vide et la vérité en toute chose, en tout procédé comme en tout résultat. Selon moi un équilibre est à trouver entre la démarche (puis le mode de vie du mec, son éthique au quotidien et tutti quanti) et le résultat de son action. Il serait illusoire de penser que le résultat (l'oeuvre, le discours, le boquuin ou ce que vous voulez) est directement lié à la démarche. Une "éthique de vérité" me paraît être un cadre bien trop rigide, et plutôt illusoire, une troisième voie est peut-être à trouver entre la langue de bois et l'authentique pour l'authentique, et cette voie y'a pas forcément besoin de la conceptualiser.

Franswa, oui, oui, je suis pas optimiste (mais j'ai encore l'excuse de mes maux de dents)
sophiek  - FOL   |2007-03-09 16:39:53
avatar Oui, mais c'est justement parce qu'elles ne savent plus comment marquer leurs différences face à des parents "trop copains" (dixit une de ces ados révoltées) que les mômes de 14 ans veulent porter des strings et se faire "piercer". Evidemment, la mode, jamais en reste de récup', a suivi, et après, ça a été string obligatoire pour toutes. Du coup, les mêmes mômes, pas cons, n'en veulent plus. Du coup, y'a plus que les bourges lipposucées qui portent des strings (bien fait pour elles !)
Bon, en fait, je disais ça parce que je crois qu'il ne faut pas y accorder trop d'importance. A mon époque, c'était coiffures de mohicans et épingles à nourrice. Pas forcément mieux, hein...
Franswa P.   |2007-03-09 16:43:01
avatar (Euh...Sophie, je crois quand même que tu rêves un peu sur le degré de restriction du public actuel des strings - c'est tout ce que j'ai à dire.)
sophiek   |2007-03-09 16:45:35
avatar (Cela dit, franchement, le coup de l'arbre à culottes, ça craint de vacuité, à mon sens. Ca veut dire quoi ? Ca évoque quoi ? Je suis contre la censure, mais bon, l'art contemporain me laisse de plus en plus souvent perplexe...)
sophiek  - Franswa   |2007-03-09 16:49:20
avatar Bah... Les filles de trente piges en portent aussi, c'est ça que tu dis ? Bon, moi je te crois. Ce que je sais, c'est que la môme que j'ai citée, elle, n'en porte plus. Elle a du passer aux gaines de grands-mères, avant d'attaquer l'année prochaine les caleçons longs fluos...)
Franswa P.   |2007-03-09 16:57:16
avatar Ah ah.
(oui oui, le présent "ah ah" est classé en tant que "commentaire", au même titre que tous les commentaires précédents. C'est beau la modernité, quand même.)
Quant à l'arbre à culottes, c'est pas éloigné de ma création-art-contemporain-à-moi (TM), aka la peinture-à-la-merde.
Bref, ça ne vaut rien, parfaitement d'accord. Vacuité. Voilà le mot qui compte.
sophiek   |2007-03-09 17:08:36
avatar Tu veux que je te dise ? Pour moi, c'est pas de l'art parce que c'est FACILE. L'effet type. Je plante des balais à l'envers dans un pot plein de sable et je fais un discours imbitable sur la nécessaire remise en question de l'artiste face à la poussière du temps, puis je vends ça à un abruti de banquier qui s'emmerde, avec, quand même, un certificat d'authenticité (déjà, le coup du certif' façon Buren, vous trouvez pas ça suspect ?) et voilà je suis une ârtiste hyper-top-conceptuelle. J'ai plus qu'à aller m'acheter des lunettes à montures d'écaille et à me faire teindre les cheveux en violet et c'est tout bon.(Nan, je suis pas de mauvais poil. Juste un peu énervée.)
franck-olivier     |2007-03-09 17:23:00
Sophie, je ne disais pas attention blablabla...je moquais les petites contradictions d'époque, la chasse aux sorcières pédophiles frisant la paranoïa à un temps, et dans ce même temps, l'explosion de la mode tendencieuse, non pour les ados de 14 ans...mais les petites filles de 9 ans, habillées et maquillées par leurs maman...

Quant à "l'arbre à culotte " il n'est dévolu à la base qu'à dénoncer Noël que le sieur déteste...mais il est au tribunal , attaqué par cette association pour atteinte blablabla...même la vacuité n'appelle pas à ça...où alors...
Franswa P.   |2007-03-09 17:35:01
avatar Ah non, je trouve surtout que c'est un très bon exemple du fameux : "le vide attire le vide".
Un mec "crée" un truc vide. Une asso y "voit" quelque chose qui la "choque". Elle "attaque" le mec. Un "tribunal" le juge, avec un "jury", et un "système de défense". Tu vas voir qu'il va y avoir des "articles" de "journaux" et que plein de gens vont donner leur "avis" sur l'histoire.
J'adore. Qui peut encore, par rapport à des trucs comme ça, me raconter que le Vide n'existe pas ? Il domine un sacré royaume, quand même.
franck-olivier     |2007-03-09 17:47:55
oui oui, ça été dèjà extrêmement médiatisé, d'autant que les tribunaux ont même pousuivis des artistes décédés...hé hé hé
sophiek  - Fol   |2007-03-09 19:28:41
avatar Bien sûr, FO, j'avais pigé, t'inquiète, je réagissais juste sur le truc. Ces jours-ci, le vide prend un peu trop de place, je trouve. Ca pompe l'oxygène, par essence.
sophiek  - GRUMPF   |2007-03-09 19:33:33
avatar 1/ J'aime pas Noël.
2/ Je trouve nul qu'on coupe des sapins pour une fête obligatoire.
3/ Je trouve nul qu'un gars coupe un sapin pour dénoncer une fête obligatoire, et la décore de culottes;
4/ Je trouve nul qu'une assoc' d'andouilles s'énerve et l'attaque en justice.

.... Je m'appelle Chloé, je suis hyper-grognon et je suis copine avec Jack Bauer.
franck-olivier     |2007-03-09 22:01:34
hé hé...la copine de Jack
marie-f   |2007-03-10 00:22:17
A propos d'art et de vide, c'est pas toujours facile de déterminer si la démarche d'une personne est "valable", de prendre une décision.

Il y a quelques mois, j'assistais à la fête d'anniversaire d'un copain. Tout le monde s'agitait, virevoltait, buvait des coups, riait beaucoup,parlait quantité. J'ai repéré un mec qui m'a paru étrange. Il était d'autant plus repérable qu'il ne s'intégrait à aucun sous-groupe. Il était planté là tout seul, parfois à un endroit, parfois à un autre. Il avait pas l'air d'être mal à l'aise du tout.
Intriguée, j'ai fini par m'approcher, profitant d'un moment où il se servait un verre et je lui ai demandé tout de go et pas très finement: t'es qui toi? J'étais pas vraiment dans mon état normal pour oser faire un truc pareil.
Il est long mon préambule hein, en plus il sert pas à grand chose mais j'aime bien planter le décor. Mais ça y est, j'y arrive. Il m'a répondu le plus naturellement du monde. Au bout d'un petit moment, j'ai su qu'il
était peintre et qu'il employait pour peindre uniquement des matières ou des sécrétions humaines: sang, merde, cire des oreilles, sperme... Il en parlait d'un air pénétré et j'étais partagée, je dois bien le dire, entre le dégoût et la fascination. Je me suis gardée de lui demander s'il exposait prochainement, j'ai la narine délicate, je crois l'avoir déjà mentionné.
Qu'est-ce vous pensez de cette démarche? J'ai du mal à la qualifier de vide mais je ne saurais pas expliquer pourquoi. Il y a quelque chose là-dedans qui m'a impressionnée, qui m'a touchée.
marie-f   |2007-03-10 01:26:50
C'est malin, ils sont tous partis vomir. Et après, ça vous cause de provocation! On m'y reprendra plus.
Franswa P.   |2007-03-10 01:38:37
Eh eh. Salut Marie F.
Rassure toi, je ne vomis pas.
Mais ta question demande un peu plus de réflexion que tu ne le penses. Et je suis HS.
Mais promis, j'y réponds demain.
(Demain, demain, ils disent tous la même chose.)
sophiek  - Marie- F   |2007-03-10 11:37:02
avatar Ha ha ! Non, moi je n'ai pas vomi... Je suis comme toi, je me demande aussi non pas si la démarche est utile, mais pourquoi un tel choix. C'est drôle, on parlait hier d'Yves Klein avec un ami, qui me rappelait l'époque des "impressions" de corps féminins sur toiles. L'ami en question faisait le lien avec les empreintes de mains que tu retrouves dans nombre de grottes paléolithiques, mais on réfléchissait sur l'idée de Klein, sans mettre en doute sa sincérité. As-tu senti que le type avec qui tu parlais était sincère ? Je ne sais pas dans quelle mesure ce qu'il fait est, ou non, de l'art. Je me dis que peut-être, à force de tout confondre (obsessions personnelles, déclarations de principes, réflexions philosophiques), on s'éloigne du fait qu'une oeuvre est censée "parler" à celui qui la regarde. Ce que cet homme fait "parle"-t-il ? Y a-t-il un échange avec celui qui regarde ? Le mieux serait de voir son travail (avec un pince-nez)...
mais j'ai quand
même l'impression qu'on oublie désormais un peu trop la technique (dans le bon sens du terme) pour le "message" (dans le sens "lourdingue" du terme)... Compliqué.
sophiek  - PS - oui, Bank , hé hé ;-)   |2007-03-10 11:39:50
avatar En tout cas, ça va faire une bonne réserve d'ADN pour la postérité, tout ça...
marie-f   |2007-03-10 15:41:35
Tu tapes juste là Sophie. C'est parfois difficile, et prétentieux, de disqualifier de démarche. Surtout comme celle-ci, bien personnelle etqui touche à l'humain aussi rudement, qui lui enlève un vernis de "civilisation". On doit pouvoir dissocier la démarche- qui peut être sincère, du domaine du Désir et peut-être même nécessaire sur le plan individuel - du résultat et de l'intérêt qu'il présente pour autrui.
Oui, le mec avait l'air tout à fait sincêre. je dirais même "pénétré". C'est peut-être pour ça, (en plus d'une vague crainte, comme une peur de me "salir" que je n'ai pas osé lui poser la seule question qui aurait valu la peine, celle du pourquoi.
Quant à voir le travail en question, je n'en ai vraiment pas eu envie: pendant qu'il parlait, j'imaginais ses toiles assaillies par les mouches, les fourmis, les cafards. C'est surtout à cause des cafards que je n'en ai pas eu le courage.
moi   |2007-12-19 11:29:05
:cry igh :zzz :grin :upset :eek :roll :? c tro dégeulace
sophiek   |2007-12-19 11:51:30
avatar Oh, un comm' "tro bi1" !
Bonjour, piti lut1 "kikoo j compren ri1" !
p.   |2007-12-19 18:33:13
"dans les conditions actuelles, le scandale, plus que la provocation, c'est de dire la vérité, de se maintenir dans une position qui exclut le mensonge, le faux-semblant, la stratégie et le cynisme. Pas facile. L'exercice est périlleux et celui qui s'y adonne prend de gros risques car, de façon générale, on perd plus qu'on ne gagne à adopter cette attitude, qui constitue une véritable éthique."

TRÈS CLASSE monsieur B. Très juste aussi. Très proche. Bref, très.
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