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Asthmes - S. Maurer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
05-04-2007

 

Mon compte est bon. Déjà, je connais (un peu) Sophie Maurer, et je critique son bouquin. Donc, hop-hop-hop, cet article illustre parfaitement la théorie-du-copinage (TM) : ma parole n'est parée d'aucune crédibilité, je suis un infect parasite (et en plus, je mesure moins d'un mètre soixante-dix, faites-moi rire). "Si quelqu'un que tu connais publie un livre, n'en parle pas, ou alors pour le démonter sauvagement sur la place publique" (Zarathoustra, bourré). Ah d'accord. J'ai donc tout faux.

Ensuite, Asthmes, puisque c'est de lui qu'il s'agit, plus que de Sophie Maurer elle-même ou, pire encore, du pauvre insecte rachitique que je suis (manquerait plus que ça), Asthmes, donc, est un roman de moins-de-cent-pages - quel tocard, vraiment. Poster ça juste après le papier de Stéphane ; mon attitude confine définitivement à la mission-suicide.

Enfin, et pire que tout, ce livre est une splendide perle, la langue y est ciselée parfaitement, et il ne raconte pas une histoire anodine mais dix fragments d'histoires bouleversantes. Oui oui, une splendide perle. J'aurais tellement aimé qu'il soit mauvais, je vous assure, sur ma tête. J'aurais aimé ne pas pouvoir le lire vraiment, devoir me résoudre à envoyer un minable mail à Sophie, en lui disant que bon, oui mais non, là, ça ne va vraiment pas être possible, j'ai parlé trop vite, mais que sans doute, il y aura sur terre des (vrais) critiques (professionnels) qui les apprécieront, elle et son bouquin, que moi je n'aurais rien pu faire, que je ne pèse rien, que je suis un misérable moustique dans ce beau monde peuplé de gens beaucoup plus sérieux , etc. Allez, je le confesse entièrement : j'ai presque prié pour que cet Asthmes soit une bouse pathétique - j'aurais gardé des amis, mon honneur eut été sauf, et, qui sait, j'aurais pu enfin faire quelque chose de ma vie.

Mais non. Sophie Maurer, je te le dis les yeux dans les yeux : tu n'aurais pas pu faire un effort pour en faire moins, justement ? Franchement ? Par pur copinage, là encore ? Je ne sais pas, Sophie, fais comme tout le monde, la prochaine fois : raconte d'insignifiantes histoires de soirées branchées, de poudre et de foutre, glisses-y des phrases entières en langage SMS, arrête donc de te prendre la tête question style : tout le monde s'en fout. N'essaie plus de remuer ton lecteur, la prochaine fois. Par pitié.

Non, tu n'as décidément rien compris à la littérature moderne - la preuve, tu as décidé d'en faire, et de la bonne en plus. Malheureuse insouciante.

Mais recentrons-nous quelque peu, dring-dring, il est temps que je me livre en pâture aux lions - là, maintenant. Grâce à toi, merci. Donc, Asthmes est un roman divisé en dix parties (mais sans chapitre) : une femme se balade dans la rue, en quête de quelqu'un, elle croise un type la tête ailleurs. Le type croise une gamine qui flippe sa mère (je ne revendique pas du tout ce jeu de mots, au passage), la gamine passe à côté d'un agent d'entretien sans le voir (qui repèrerait un agent d'entretien dans la foule, entre nous ?), et ainsi de suite. Vous avez compris. On saute de tête en tête, de préoccupations en préoccupations, de drames en drames, de douleurs en résignations, de fatigues en abandons.

"Ah ouais d'accord, un peu comme dans un Lelouch ?"

Ouais, c'est ça, "comme dans un Lelouch", gnagnagna. Toi mon gars, tu vas tout de suite ranger ton Lelouch dans sa boîte et repasser tes mitaines : il faudra qu'on cause, tous les deux, vers deux heures du matin et au quatrième sous-sol du parking. Lelouch. Bordel, mais t'es à la ramasse sur ce coup-là, t'as même pas idée. Les destins croisés, t'as tout compris, vraiment. Sauf que là, les destins ne se croisent pas du tout, précisément. Chaque personnage n'ose pas accoster le suivant, s'il le remarque, et puis, dans la plupart des cas, il ne le remarque même pas, de toute façon. Tout imprégné par sa propre asphyxie. Trop de monde, chacun sa merde, chacun sa bulle.

"Ah bon, ok. Mais c'est quand même super glauque, alors."

Super. Effectivement, t'as pas tort sur ce coup-là : aucun personnage n'est trop cool ni trop fun - la hype, je crois qu'aucun de ces dix-là ne la kiffe, pas plus que la vibe ni quoi que ce soit, et y en a même pas un seul sur les dix qui gobe des cachetons trop chanmax en matant les petits culs qui se dandinent sur la piste de danse trop trendy dans sa tête, tu vois. Bon, ça suffit. Virez-moi ça, tout de suite, par pitié - je vais faire un malheur. Ce bouquin n'est pas un livre drôle, et des calembours, je n'en ai même pas vu - c'est dire si c'est un livre chiant. D'accord d'accord d'accord. Et la porte, c'est juste par là.

Et non seulement, l'intrigue n'est pas du tout trop-funky-tu-vois, mais même la langue - la langue, quand même ! -, franchement, j'ai l'impression qu'elle a été travaillée. Je me trompe peut-être, hein, je croise les doigts : mais c'est l'impression que ça donne, en fait. Et pas qu'un peu, en plus. Cet auteur est vraiment trop vieux-jeu, c'est vrai. Elle travaille ses phrases, vous vous rendez compte ? Non seulement elle parvient à nous dire quelque chose, mais en plus elle arrive à nous mettre des gifles stylistiques en nous les présentant. N'im-por-te quoi. Au lieu d'écrire quelque chose comme "elle venait encore de prendre sa raclée", elle écrit "Toujours immobile au milieu du trottoir, une fois de plus, elle pensait à cette fois, celle du bain, parce que c'est ça, avec les coups, pour s'en souvenir, on leur donne des noms, la fois du téléphone, la fois du bol, la fois du café, tous ont des noms comme ça et parfois, la nuit, elle se réveille et c'est comme un catalogue, elle les passe tous en revue, pour être sûre de n'en oublier aucun et de soigner sa haine."

Et ça continue, sur des pages et des pages. A propos de l'agent d'entretien : "De temps en temps, il pensait  le village, encore un peu, pour faire le beau encore un peu, et après, ça ira, je retournerai écouter les histoires du Marocain qui nettoie les tags, qui travaille autant que moi mais qui a moins de fatigue parce qu'il ne croit plus qu'il aurait dû avoir davantage. On parlera un peu de nos fils inquiétants et de nos filles plus fortes que tout, et à voix plus basse, de la peur qu'un jour ce soit l'inverse." A propos de la prof : "Et le regard alors, c'est à ça que chaque fois elle pense longtemps après, le regard quand d'un seul coup il comprend tout, qu'en fait si, les pentes, justement, c'est aussi pour lui et qu'il va devoir rejoindre ses frères après la traîtrise, dire bon, j'y ai cru et c'était idiot parce qu'évidemment ça ne pouvait pas marcher mais maintenant je sais qu'il y en a pour qui c'est possible et ceux-là il va falloir les haïr bien et longtemps pour que ça passe un peu, pour digérer et penser que ça va quand même", puis plus loin : "Il fallait du coup rester, et dire au gamin tout est fait pour que tu rates sauf toi, tu en fais ce que tu veux." Comme ça, sur des pages et des pages (enfin moins de cent, quand même). Ah oui parce que oui, la Sophie, son style change selon la personne dont elle nous livre les pensées. Incroyable, non ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? N'importe quoi, vraiment.

Je le dis donc officiellement, publiquement : Sophie Maurer, ne me fais plus jamais un coup comme ça.

Ou alors quand tu veux, sinon.

Asthmes, de Sophie Maurer. Le Seuil, 2006. 

Et les autres, vous êtes encore là ? Allez, hop hop hop, on s'active, le bouquin est sorti aujourd'hui même en librairie.
Et oui, bien entendu, pour ceux auxquels ça peut faire plaisir : c'est signé, je suis un vendu. Je me débecte, même, des fois.

Commentaires
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cassiopée  - Prem !!!     |2007-04-06 00:08:55
Mon ptit Franswa (tu permets que je t'appelle mon petit Franswa (bon même si tu permets pas, m'en fous, trop tard)), je disais donc, mon ptit Franswa, ben je suis dégoutée, ouaih carrément ....

koi tu mesures moins d'un mètre 70??? Moi qui ne fantasme QUE sur les grands, c'est bien ma veine (oui je sais, je suis petite, et après, qu'est-ce qui reste aux filles grandes qui veulent pas manger la soupe sur la tête de leur mec...).

Sinon, l'a vraiment l'air très bien le livre de Sophie. Très belle critique. Quand je serai publiée (une blogueuse célèbre a dit que je devrais bien l'être dans les 10 ans tant j'étais lèche-popotin, y a de l'espoir) je te demanderai d'en faire la critique, héhé.
Franswa P.   |2007-04-06 00:16:27
(Ca m'apprendra à raconter ma vie, tiens. Je l'ai cherché.)

Bon sinon, pour en revenir au sujet, c'est de notoriété publique : je ne critique QUE les bouquins des amis (ah ben oui, je suis un vendu, aussi, c'est bien connu). Si nous sommes potes au moment de ta publication (chez Héloïse d'Ormesson... eh eh), alors du coup, oui, je ferai la carpette sans problème.
C'est bien simple : j'adore ça.
sophiek   |2007-04-06 00:28:04
avatar N'oublie pas Franswa : c'est pas parce qu'on est haut... qu'on est grand !
M'a l'air costaud, le petit livre de Sophie Maurer. Ce que j'en ai lu hier m'a beaucoup plu. Et moi, je ne la connais pas, ha ha ! (Bon, évidemment, je m'appelle Sophie aussi, mais ça vaut pas, ça, si ?)
PhJ.   |2007-04-06 02:59:02
Je pense à un truc (pardon Franswa, grand bonhomme, ça n'a rien à voir) : et la suite de la vidéo de Joncour, Fabien ? Et la vidéo de Vaquette ? Dis ? Eh ? Faby, eh ? Et puisqu'on parle de ça, quel est le prénom de ta mère ? (Sérieux.)
KMS   |2007-04-06 07:58:11
Je ne vois vraiment pas en quoi le fait de faire moins d'1m70 puisse faire rire, VRAIMENT PAS.
Sinon il fait envie, le livre (mais non pas toi Franswa). Un jour, quand je ramasserai du temps perdu oublié dans la rue...
Kiki     |2007-04-06 08:11:21
Vous rigolez mais attention quand même, le post-it express de la blogueuse en série cite Dylan Klebold, un grand de la littérature, guère épais mais bien con et méchant, un de ces 4 elle va p't-être se pointer dans un cocktail éditorial parisien avec son UZI à défaut de pouvoir y entrer avec son AZERTY... allez, salut, les copains! ;-)))
cassiopée     |2007-04-06 14:40:01
Kiki, tu me fais peur :-/. J'avais jamais fait gaffe, ce Dylan machin-chose, je croyais que c'était un super écrivain brit. C'est juste un des deux pois-chiche-men de Colombine, argh.
Sinon, Franswa, t'es bien renseigné ;-). Mais euh, finalement je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup de chance aux EHO, quand j'ai été poster mon manuscrit là-bas, il y avait une fille avec un bazooka devant la boîte aux lettre qui m'a dit que je lui donne et qu'elle le posterait. Elle avait une tête qui me disait vaguement qqchose. Je me suis pas trop posée de questions, je lui ai laissé. Je ne sais pas si j'ai bien fait ... à suivre
A.D.     |2007-04-06 14:57:06
Il a vraiment l'air bien, ce roman-passage-de-témoin (si j'ai bien tout compris). Hop, je vais me l'acheter pour les vacances... Quant à cette histoire de taille, bah, je serais mal placé pour... (on dépose les statuts d'une assoc' de petits blogueurs?)
lucieDL   |2007-04-06 17:17:23
:zzz Que du bonheur, cette critique! Eclats de rire et l'envie de lire ce livre.

Et puis: "Ce qui est petit est joli". (Sauf le zizi.) :p
sophiek   |2007-04-06 17:30:09
avatar Ah ben voilà, Lucie ! Je ne te félicite pas. Tu participes là à l'entretien de cet énorme complexe masculin dont "ils" nous rebattent les oreilles depuis 6000 ans (au moins). Pssss !
Franswa P.   |2007-04-08 23:14:29
@Sophie K. (1/2) : merci de me le rappeler.

@PhJ : "grand bonhomme", bon, hein, bon.

@KMS : ce bouquin ne se marie pas très bien avec du "temps à perdre".

@Kiki : mais la porte lui est grande ouverte (ah non, j'oubliais, "tous des ordures tant que je n'en suis pas".)

@Cassiopée : tu as été naïve sur ce coup là. Tu l'avais déposé à la SGDL, ton texte ?

@lucieDL : 1/merci - 2/ça va pas ou quoi ?

@Sophie K. (2/2) : cette histoire d'oreilles me plonge dans une perplexité picturale qui ne connaît pas de limite.
sophiek   |2007-04-09 01:06:53
avatar :grin
Franck-Olivier   |2007-04-09 09:44:49
Franswa, encore une fois j'ai beaucoup aimé ta critique, l'air de ne pas y toucher...ils sont bien traités, les livres qui passent entre tes mains...et je ne parles pas des auteurs, hein? non, parce qu'eux aussi doivent se sentir aimés...et je ne vois pas bien ce qu'un auteur peut espérer de mieux, que d'être aimé, ne serait-ce qu'un peu...
Franswa P.  - Merci FOL   |2007-04-10 00:14:06
Merci pour ta remarque. En fait, j'aime assez ce sport, que je n'avais pas pratiqué jusqu'ici. Mais quand je regarde la pile qui s'accumule à côté de mon lit (je parle de livres, bien entendu), je crois que question travaux pratiques, j'ai encore pas mal de taf' devant moi...
Fabien O.  - Philippe   |2007-04-10 07:19:30
Bon je comble mon retard, au fur et à mesure.
La vidéo de Joncour, c'est pour bientôt, la vidéo de Vaquette, c'est pour bientôt. je dois voir mon pote chaque weekend et chaque fois on se voit pas.
Mais bon, ça va venir. Pas question que ça passe à l'AS.

Et c'est Marie-Christine, le prénom, comme dans la chanson de Nougaro (merci Philippe, classe de te souvenir)
Phj.   |2007-04-10 14:36:08
Noté, ça part jeudi.
Au fait, je tiens à informer les lecteurs de ce site, qui prennent probablement Fabien Ory pour un jeune homme pur plongé du soir au matin dans la culture et la méditation, que je l'ai croisé samedi au jardin de Luxembourg avec trois de ses potes au regard trouble, assis en brochette interlope sur des chaises vertes à l'endroit le plus passant (près du bassin), parfaitement immobiles et silencieux, détaillant méticuleusement les filles qui défilaient, inconscientes du danger, à portée de leurs langues ruisselantes, tels quatre lions dans une usine d'antilopes.
Franswa P.   |2007-04-10 14:39:15
Euh... "brochette interlope", c'est déposé à l'INPI, ou je peux te le piller sans vergogne (c'est pas pour moi, c'est pour un pote).
Ceci dit, je sais pas si vous l'avez lu, mais j'ai terminé la semaine dernière un bouquin très bien. Ca s'appelle Asthmes, de Sophie Maurer.
Je vous le conseille.
Ces débats liminaires m'intéressent peu (t'as des photos, Philippe, sinon ?).
Phj.   |2007-04-10 14:55:55
Brochette interlope, je te l'offre pour Pâques.
Asthmes, oui. Mais je viens de recevoir de Yannick une série de conseils à propos des polars américains des années 50, donc je reviendrai à la littérature française des années 07 à Noël.
Je n'ai pas de photos, les types étaient sur le qui-vive, tendus et acérés, ils auraient détruit mon appareil dans la seconde.
Garrincha     |2007-04-11 06:07:26
des conseils sur les polars américains des fifties, ca se partage ça non ?
Franck-Olivier     |2007-04-11 07:33:22
Décidemment, que le Luxembourg est mal fréquenté de nos jours...vivement que les services de maintenances prennent le pouvoir, ils vont nous récurer ça vite fait bien fait!! non mais...(PHJ, t'aurais pas remarqué si c'était inscrit dans leurs gènes, "brochette interlope" nan parce que...)

Franswa, une pile de livres ? ah bon...moi qui croyais benoîtement qu'il s'agissait d'une pile d'auteureeeees...que tu payais au moins un peu de ta personne, là, tout de suite, j'suis un peu déçu (mouarf)
Fabien O.   |2007-04-11 09:27:25
Calomnie Philippe, nous dissertions phénoménologie. Tu as entrevu quelques uns de mes amis de la fondation « Sartre is not dead ». Tu es passé au cours de notre étape de recueil, ce qui explique le silence profond qui nous tenait.

(quand je pense que des pères de famille, à court d’idées, et désireux d’aller se rincer l’œil dans ce genre de jardin, y trainent leur fiston par la force et se permettent ensuite de jeter le trouble sur des philosophes aux idées pures et nobles)
yannick b   |2007-04-11 09:57:05
le polar ricain des 50's ( ou alentour des ), les fondamentaux ( je passe sur les précurseurs Hammett & Chandler ):

les Jonathan Latimer: " La corrida chez le prophète ", " L'épouvantable nonne ", " Gardénia rouge "...
les William Burnett: " Quand la ville dort ", " Le petit César ", " Rien dans les manches ", " Donnant donnant ", " Good-bye Chicago "...
les Jim Thompson et les David Goodis, bien évidemment...
la série des Ed Mc Bain, celle du 87e commissariat d'Isola ( le flic Carella )

" Il gèle en enfer " d'Elliott Chaze
" Une nuit pas comme les autres " de William P. McGivern
" Les énergumènes " de John McDonald

liste non exhaustive, comme on dit.

tout ça doit se trouver en poche, disséminé dans différentes collec' ( voir en priorité en Folio Policier )
sophiek   |2007-04-11 10:49:09
avatar Les "Chroniques du 87e District" (McBain), on les trouve chez Omnibus.
Franswa P.   |2007-04-11 11:52:09
Laissons donc PhJ et Fabien O. déterminer si cette furtive interaction Lucosienne était à placer sous le signe de la philosophie sartrienne ou du matage-de-petits-culs, voire de la philosophie-sartrienne-des-petis-culs.
D'ailleurs, "brochette interlope" - cette expression relève-t-elle de la poésie ou de la pornographie ? Va savoir. En tout cas, cet oeuf de Pâques me sied à ravir.
Quant à Yannick, merci pour ta manne, je prends tout ça en note, et... mais putain, il y en a plein ! Bon, je prends tout ça en note, donc, et nous en reparlons en 2008-2009.
fabien O.   |2007-04-11 15:37:43
(merci pour l'envoi PPhilippe. j'avais oublié)
Phj.   |2007-04-11 15:47:12
L'envoi ? T'as reçu un truc, déjà ?
Fabien O.   |2007-04-11 16:44:31
(lenvoi qui part jeudi donc...)
yannick b  - Fab\', Phil J   |2007-04-11 17:06:49
vous vous envoyez des messages cryptés à caractère pornographique,ou quoi?
Fabien O.   |2007-04-11 17:32:11
Les sanglots long... je répète Les sanglots longs...

Mirabelle appelle eglantine. répondez Eglantine.
Garrincha     |2007-04-12 16:02:09
Merci bien. J'y cours.
secondflore   |2007-05-26 17:22:45
Lu! Et aimé. Beaucoup.
Et du coup, relu cette critique, avec plaisir aussi. Seul point de désaccord, je ne trouve pas que le style change beaucoup avec les personnages. La voix narrative l'emporte, je trouve, et c'est elle qui done son unité. Une belle voix, d'ailleurs.
On en reparle bientôt.
cassiopée  - Prem !!!     |2007-04-06 00:08:55
Mon ptit Franswa (tu permets que je t'appelle mon petit Franswa (bon même si tu permets pas, m'en fous, trop tard)), je disais donc, mon ptit Franswa, ben je suis dégoutée, ouaih carrément ....

koi tu mesures moins d'un mètre 70??? Moi qui ne fantasme QUE sur les grands, c'est bien ma veine (oui je sais, je suis petite, et après, qu'est-ce qui reste aux filles grandes qui veulent pas manger la soupe sur la tête de leur mec...).

Sinon, l'a vraiment l'air très bien le livre de Sophie. Très belle critique. Quand je serai publiée (une blogueuse célèbre a dit que je devrais bien l'être dans les 10 ans tant j'étais lèche-popotin, y a de l'espoir) je te demanderai d'en faire la critique, héhé.
Franswa P.   |2007-04-06 00:16:27
(Ca m'apprendra à raconter ma vie, tiens. Je l'ai cherché.)

Bon sinon, pour en revenir au sujet, c'est de notoriété publique : je ne critique QUE les bouquins des amis (ah ben oui, je suis un vendu, aussi, c'est bien connu). Si nous sommes potes au moment de ta publication (chez Héloïse d'Ormesson... eh eh), alors du coup, oui, je ferai la carpette sans problème.
C'est bien simple : j'adore ça.
sophiek   |2007-04-06 00:28:04
avatar N'oublie pas Franswa : c'est pas parce qu'on est haut... qu'on est grand !
M'a l'air costaud, le petit livre de Sophie Maurer. Ce que j'en ai lu hier m'a beaucoup plu. Et moi, je ne la connais pas, ha ha ! (Bon, évidemment, je m'appelle Sophie aussi, mais ça vaut pas, ça, si ?)
PhJ.   |2007-04-06 02:59:02
Je pense à un truc (pardon Franswa, grand bonhomme, ça n'a rien à voir) : et la suite de la vidéo de Joncour, Fabien ? Et la vidéo de Vaquette ? Dis ? Eh ? Faby, eh ? Et puisqu'on parle de ça, quel est le prénom de ta mère ? (Sérieux.)
KMS   |2007-04-06 07:58:11
Je ne vois vraiment pas en quoi le fait de faire moins d'1m70 puisse faire rire, VRAIMENT PAS.
Sinon il fait envie, le livre (mais non pas toi Franswa). Un jour, quand je ramasserai du temps perdu oublié dans la rue...
Kiki     |2007-04-06 08:11:21
Vous rigolez mais attention quand même, le post-it express de la blogueuse en série cite Dylan Klebold, un grand de la littérature, guère épais mais bien con et méchant, un de ces 4 elle va p't-être se pointer dans un cocktail éditorial parisien avec son UZI à défaut de pouvoir y entrer avec son AZERTY... allez, salut, les copains! ;-)))
cassiopée     |2007-04-06 14:40:01
Kiki, tu me fais peur :-/. J'avais jamais fait gaffe, ce Dylan machin-chose, je croyais que c'était un super écrivain brit. C'est juste un des deux pois-chiche-men de Colombine, argh.
Sinon, Franswa, t'es bien renseigné ;-). Mais euh, finalement je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup de chance aux EHO, quand j'ai été poster mon manuscrit là-bas, il y avait une fille avec un bazooka devant la boîte aux lettre qui m'a dit que je lui donne et qu'elle le posterait. Elle avait une tête qui me disait vaguement qqchose. Je me suis pas trop posée de questions, je lui ai laissé. Je ne sais pas si j'ai bien fait ... à suivre
A.D.     |2007-04-06 14:57:06
Il a vraiment l'air bien, ce roman-passage-de-témoin (si j'ai bien tout compris). Hop, je vais me l'acheter pour les vacances... Quant à cette histoire de taille, bah, je serais mal placé pour... (on dépose les statuts d'une assoc' de petits blogueurs?)
lucieDL   |2007-04-06 17:17:23
:zzz Que du bonheur, cette critique! Eclats de rire et l'envie de lire ce livre.

Et puis: "Ce qui est petit est joli". (Sauf le zizi.) :p
sophiek   |2007-04-06 17:30:09
avatar Ah ben voilà, Lucie ! Je ne te félicite pas. Tu participes là à l'entretien de cet énorme complexe masculin dont "ils" nous rebattent les oreilles depuis 6000 ans (au moins). Pssss !
Franswa P.   |2007-04-08 23:14:29
@Sophie K. (1/2) : merci de me le rappeler.

@PhJ : "grand bonhomme", bon, hein, bon.

@KMS : ce bouquin ne se marie pas très bien avec du "temps à perdre".

@Kiki : mais la porte lui est grande ouverte (ah non, j'oubliais, "tous des ordures tant que je n'en suis pas".)

@Cassiopée : tu as été naïve sur ce coup là. Tu l'avais déposé à la SGDL, ton texte ?

@lucieDL : 1/merci - 2/ça va pas ou quoi ?

@Sophie K. (2/2) : cette histoire d'oreilles me plonge dans une perplexité picturale qui ne connaît pas de limite.
sophiek   |2007-04-09 01:06:53
avatar :grin
Franck-Olivier   |2007-04-09 09:44:49
Franswa, encore une fois j'ai beaucoup aimé ta critique, l'air de ne pas y toucher...ils sont bien traités, les livres qui passent entre tes mains...et je ne parles pas des auteurs, hein? non, parce qu'eux aussi doivent se sentir aimés...et je ne vois pas bien ce qu'un auteur peut espérer de mieux, que d'être aimé, ne serait-ce qu'un peu...
Franswa P.  - Merci FOL   |2007-04-10 00:14:06
Merci pour ta remarque. En fait, j'aime assez ce sport, que je n'avais pas pratiqué jusqu'ici. Mais quand je regarde la pile qui s'accumule à côté de mon lit (je parle de livres, bien entendu), je crois que question travaux pratiques, j'ai encore pas mal de taf' devant moi...
Fabien O.  - Philippe   |2007-04-10 07:19:30
Bon je comble mon retard, au fur et à mesure.
La vidéo de Joncour, c'est pour bientôt, la vidéo de Vaquette, c'est pour bientôt. je dois voir mon pote chaque weekend et chaque fois on se voit pas.
Mais bon, ça va venir. Pas question que ça passe à l'AS.

Et c'est Marie-Christine, le prénom, comme dans la chanson de Nougaro (merci Philippe, classe de te souvenir)
Phj.   |2007-04-10 14:36:08
Noté, ça part jeudi.
Au fait, je tiens à informer les lecteurs de ce site, qui prennent probablement Fabien Ory pour un jeune homme pur plongé du soir au matin dans la culture et la méditation, que je l'ai croisé samedi au jardin de Luxembourg avec trois de ses potes au regard trouble, assis en brochette interlope sur des chaises vertes à l'endroit le plus passant (près du bassin), parfaitement immobiles et silencieux, détaillant méticuleusement les filles qui défilaient, inconscientes du danger, à portée de leurs langues ruisselantes, tels quatre lions dans une usine d'antilopes.
Franswa P.   |2007-04-10 14:39:15
Euh... "brochette interlope", c'est déposé à l'INPI, ou je peux te le piller sans vergogne (c'est pas pour moi, c'est pour un pote).
Ceci dit, je sais pas si vous l'avez lu, mais j'ai terminé la semaine dernière un bouquin très bien. Ca s'appelle Asthmes, de Sophie Maurer.
Je vous le conseille.
Ces débats liminaires m'intéressent peu (t'as des photos, Philippe, sinon ?).
Phj.   |2007-04-10 14:55:55
Brochette interlope, je te l'offre pour Pâques.
Asthmes, oui. Mais je viens de recevoir de Yannick une série de conseils à propos des polars américains des années 50, donc je reviendrai à la littérature française des années 07 à Noël.
Je n'ai pas de photos, les types étaient sur le qui-vive, tendus et acérés, ils auraient détruit mon appareil dans la seconde.
Garrincha     |2007-04-11 06:07:26
des conseils sur les polars américains des fifties, ca se partage ça non ?
Franck-Olivier     |2007-04-11 07:33:22
Décidemment, que le Luxembourg est mal fréquenté de nos jours...vivement que les services de maintenances prennent le pouvoir, ils vont nous récurer ça vite fait bien fait!! non mais...(PHJ, t'aurais pas remarqué si c'était inscrit dans leurs gènes, "brochette interlope" nan parce que...)

Franswa, une pile de livres ? ah bon...moi qui croyais benoîtement qu'il s'agissait d'une pile d'auteureeeees...que tu payais au moins un peu de ta personne, là, tout de suite, j'suis un peu déçu (mouarf)
Fabien O.   |2007-04-11 09:27:25
Calomnie Philippe, nous dissertions phénoménologie. Tu as entrevu quelques uns de mes amis de la fondation « Sartre is not dead ». Tu es passé au cours de notre étape de recueil, ce qui explique le silence profond qui nous tenait.

(quand je pense que des pères de famille, à court d’idées, et désireux d’aller se rincer l’œil dans ce genre de jardin, y trainent leur fiston par la force et se permettent ensuite de jeter le trouble sur des philosophes aux idées pures et nobles)
yannick b   |2007-04-11 09:57:05
le polar ricain des 50's ( ou alentour des ), les fondamentaux ( je passe sur les précurseurs Hammett & Chandler ):

les Jonathan Latimer: " La corrida chez le prophète ", " L'épouvantable nonne ", " Gardénia rouge "...
les William Burnett: " Quand la ville dort ", " Le petit César ", " Rien dans les manches ", " Donnant donnant ", " Good-bye Chicago "...
les Jim Thompson et les David Goodis, bien évidemment...
la série des Ed Mc Bain, celle du 87e commissariat d'Isola ( le flic Carella )

" Il gèle en enfer " d'Elliott Chaze
" Une nuit pas comme les autres " de William P. McGivern
" Les énergumènes " de John McDonald

liste non exhaustive, comme on dit.

tout ça doit se trouver en poche, disséminé dans différentes collec' ( voir en priorité en Folio Policier )
sophiek   |2007-04-11 10:49:09
avatar Les "Chroniques du 87e District" (McBain), on les trouve chez Omnibus.
Franswa P.   |2007-04-11 11:52:09
Laissons donc PhJ et Fabien O. déterminer si cette furtive interaction Lucosienne était à placer sous le signe de la philosophie sartrienne ou du matage-de-petits-culs, voire de la philosophie-sartrienne-des-petis-culs.
D'ailleurs, "brochette interlope" - cette expression relève-t-elle de la poésie ou de la pornographie ? Va savoir. En tout cas, cet oeuf de Pâques me sied à ravir.
Quant à Yannick, merci pour ta manne, je prends tout ça en note, et... mais putain, il y en a plein ! Bon, je prends tout ça en note, donc, et nous en reparlons en 2008-2009.
fabien O.   |2007-04-11 15:37:43
(merci pour l'envoi PPhilippe. j'avais oublié)
Phj.   |2007-04-11 15:47:12
L'envoi ? T'as reçu un truc, déjà ?
Fabien O.   |2007-04-11 16:44:31
(lenvoi qui part jeudi donc...)
yannick b  - Fab\', Phil J   |2007-04-11 17:06:49
vous vous envoyez des messages cryptés à caractère pornographique,ou quoi?
Fabien O.   |2007-04-11 17:32:11
Les sanglots long... je répète Les sanglots longs...

Mirabelle appelle eglantine. répondez Eglantine.
Garrincha     |2007-04-12 16:02:09
Merci bien. J'y cours.
secondflore   |2007-05-26 17:22:45
Lu! Et aimé. Beaucoup.
Et du coup, relu cette critique, avec plaisir aussi. Seul point de désaccord, je ne trouve pas que le style change beaucoup avec les personnages. La voix narrative l'emporte, je trouve, et c'est elle qui done son unité. Une belle voix, d'ailleurs.
On en reparle bientôt.
wow power leveling  - `WOW GOLD     |2009-05-21 04:39:07
Such as the Burning wow gold and wow power leveling wow gold
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