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Accueil arrow Humeurs et Textes arrow Notes d humeur arrow Le droit au Mon-Livre-à-Moi opposable
Le droit au Mon-Livre-à-Moi opposable Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
08-05-2007

Parmi tout un tas d'autres égarements plus ou moins passagers, il m'est arrivé de faire un peu d'ethnologie. De l'ethnologie de la parenté, précisément. Je ne le hurle pas sur les toits, non par honte (l'ethnologie, c'est bon, mangez-en, et puis ça peut servir, tout le temps), mais plutôt pour trois raisons simples : d'abord parce que je n'ai suivi cet enseignement que pendant un an ; ensuite parce que c'était à Nanterre (ethnologie = drogue ; ethnologie + Nanterre = gauchiste drogué ; bouh, pas beau, pas moderne, une chimère encrassée jusqu'aux tréfonds de son démoniaque trognon) ; enfin parce que tout le monde est en droit de s'en foutre, royalement et légitimement, du fait que j'ai pu suivre un enseignement d'ethnologie de la parenté pendant un an à Nanterre.

Pourtant, on apprend une chose très très rapidement, dans ce genre de discipline - au-delà de l'inanité du concept même de discipline, - c'est qu'un glissement structurel, tant culturel que sémantique, s'est fait jour, avec le temps et dans nos sociétés, par rapport à la procréation. Quelque chose de très simple : le passage du devoir d'enfanter au droit de posséder son enfant. Pardon - au droit à l'enfant.

Ah oui, quand même, tout ça pour ça ?! Oui, je sais, j'ai honte. Parce que c'est effectivement quelque chose de très simple, qu'on apprend tout au plus à illustrer d'exemples (en seulement un an, quoi, aussi). Mais quelque chose de révélateur quand même. Le devoir d'enfanter, c'est ce qui pousse la morale religieuse à n'excuser l'acte de chair (quelle-jolie-expression) qu'à condition qu'il ne vise qu'à produire un nouveau soldat. Le devoir d'enfanter, c'est également ce qui a poussé certaines femmes stériles de certaines sociétés à choisir entre être écartelées sur la place publique... ou devenir des hommes. Absolument, des hommes. La stérilité vécue comme une honte, socialement soumise à l'opprobre populaire, et bien évidemment attribuée aux seules femmes. Une femme étant déjà, par définition, une sirène abjecte, une Lilith en puissance, elle se métamorphose immédiatement en ignoble succube improductive si elle ne sert même pas à porter dans son ventre la descendance, mâle de préférence. Le devoir d'enfanter, c'est enfin cette spécificité sémantique qui a attribué, en certains points du Globe, le même vocable pour désigner la femme et pour désigner... un sac.

A partir de là, les différents groupes s'organisent à leur façon, et si la lapidation des infertiles s'impose parfois (il faut bien que le bon peuple se détente), si le viol collectif apparaît de-ci de-là comme un châtiment mérité, il existe aussi des endroits où une femme stérile devient de facto un homme, puisqu'elle ne peut pas porter d'enfant. Terriblement logique, quand on y pense. Là où les choses deviennent amusantes, si vous me passez l'expression et sur cette base, c'est que, devenue homme, elle bénéficie enfin des prérogatives masculines propres au règne du patriarcat (qui ne connaît pas, je le rappelle, d'alternative en quelque endroit du monde : qu'on se le dise, le matriarcat n'existe pas - les sociétés matrimoniales, oui, mais pas le matriarcat, entendu comme l'autorité suprême et exclusive attribuée aux femmes).

Bref, je m'égare, mais peu importe. Mon sujet a changé en cours de route, mais mes mouchoirs sont assez vastes pour recouvrir tout et n'importe quoi - le privilège des vrais Lâches, sans nul doute. Disons que je m'emballe, que mon introduction était trop essentielle dans son sujet pour faire l'objet d'une instrumentalisation stylistique, et rangeons le dossier. Conservons malgré tout le titre "Le droit au livre opposable", comme pour souligner l'extrême anomie régnant sous ma capillarité toujours plus abusive/anarchique, et poursuivons.

Donc, la femme stérile devient homme, et puis voilà. A ce titre, il/elle peut prendre femme, sans que le moindre soupçon d'homosexualité ne pèse sur lui/elle. Une femme, si elle devenue homme, ne peut pas être taxé(e) d'homosexualité si il/elle partage sa couche avec une femme - logique, encore. Pour mémoire, rappelons au passage que les Grecs antiques condamnaient ouvertement l'homosexualité, contrairement à ce qu'on pense trop vite aujourd'hui. Là encore, une logique, qu'on qualifierait d'hypocrite de nos jours, certes, sous-tendait culturellement les rapports humains. Et cette logique disait, peu ou prou : "l'homosexualité, c'est un homme qui couche avec un homme [les femmes étant alors regroupées dans des gynécées, nul n'est question d'elles entre elles, bien évidemment] ; or un esclave ou un enfant n'est pas un homme. Coucher avec un esclave, ou avec un jeune garçon, ce n'est donc pas être homosexuel." (Socrate, disons). Mouais. Bref. Cela dit, les mots ne se revêtent que des fringues qu'on leur refourgue, ne l'oublions jamais.
Et c'est tout ce que je voulais rappeler.

Donc, la femme stérile devient homme, et à ce titre, "prend femme"; comme on dit. Mais le problème de la stérilité, vous en conviendrez, n'est pas résolu pour autant. Et même pas du tout, en fait. Or le devoir d'enfanter joue encore à plein. Un couple normal se doit d'avoir des enfants. Que se passe-t-il alors ? Rien ; en fait, c'est très simple. La femme-homme peut librement envoyer sa femme-femme séduire (la femme est une succube, rappelons-le) un quelconque berger un peu niais (le berger est niais, c'est là aussi une règle de base), s'installer chez lui, procréer tranquillement dans son lit, et fonder son foyer. Et après ? Et après, rien. C'est simplement la règle du preum's qui joue à plein régime, tout simplement. La femme-homme débarque, montre ses papiers sur lesquels on a rayé à la va-vite la mention "sale succube (droit de fermer sa gueule)" pour la remplacer par la mention "fier guerrier solitaire (droit de vote, droit de frapper sa femme, droit de la tromper mais discrètement quand même, ou pas, etc.)", s'attribue la paternité des enfants, et repart avec femme et progéniture, conscient(e) du devoir social bien fait... et laissant le pauvre berger (car le berger est pauvre) seul avec ses chèvres (car le berger... oui, bon).

Le devoir d'enfanter peut mener à ça. Précisément parce que le mot "devoir", comme les mots "femme" ou " homosexuel" sus-cités, sont toujours compris à un moment donné comme on veut bien les comprendre et que pour le reste, hein, l'intendance suivra, comme le disait le pénultième président-militaire de la Vème République. Autre variante : le lévirat. Une madame épouse un monsieur. C'est la fête. Malheureusement, on ne peut juger des potentialités en terme de fertilité du monsieur, parce qu'il meurt avant d'avoir mis sa femme enceinte (très belle expression, d'ailleurs, au passage). La pauvre veuve éplorée se voit donc imposer le frère de monsieur, qui glisse ses valises et le reste dans le lit conjugal, en espérant que des enfants naîtront de cette belle union (pardon, j'émets un jugement, ce qui est totalement interdit en ces disciplines, et à raison sans doute). Si c'est le cas, de qui sont les enfants nés de cette nouvelle union ? Du monsieur mort, en fait, parce que dans ce cas, il n'y a pas eu de nouvelle union. L'union initiale n'a pas varié son cours, le mari n'a pas changé puisque l'individu passe derrière le devoir d'enfanter, et au petit aîné, appelons le Kevin, on expliquera que son papa est mort trois ans avant sa naissance, mais que c'est son papa quand même. Et tonton alors ? Oh non, tonton, on s'en fout. Tonton, c'est papa aussi. Enfin, c'est le prolongement de papa. Enfin, file dans ta chambre, et va jouer à la Playstation, au lieu d'emmerder les adultes. Tu as vu l'heure ?
Bref.

Pourquoi tout ce laïus introductif pénible ? Pour rien, en fait, je me suis dit que j'allais être super malin, et esquisser ensuite un parallèle intelligent et futé entre le passage du devoir d'enfanter au droit de posséder son enfant, au passage actuel du devoir d'écrire-pour-les-autres au droit de posséder son livre-à-soi, qu'on-a-écrit-soi-même, ou qui porte au moins son nom sur la couverture, et induit donc toute la petite gloriole onaniste qui va avec. Mais là, franchement, ce serait quand même super indécent. Donc j'en parlerai à un autre moment.

Ou pas.

Disons simplement que puisque l'enfant est devenu un droit inaliénable que, si les conditions physiologiques ne le permettent pas, la technologie se chargera de faire respecter (ce que je ne juge pas, là encore, mais qui est quand même un fait), il n'est quand même pas plus étonnant que ça que l'accès à la propriété soit devenu un droit inaliénable, que la libre possession de sa voiture propre soit devenue un droit inaliénable (et puis les commissions de surendettement sont là pour ça), que la libre possession d'un doberman dans son douze mètres carrés à Paris soit devenue un droit inaliénable (et puis un animal, ça ne ressent pas d'émotion, soyons sérieux - ah bon, d'accord), et que, par un non moins grotesque prolongement, tout un chacun puisse être écrivain un jour. Avoir son nom sur un livre, quoi (parce qu'en fait, c'est ça être écrivain - ah bon, d'accord) ; un livre qu'il a écrit (même s'il n'a rien à dire, ou aucun style) ou qu'il a fait écrire (s'il est passé plus de deux fois à la télévision, et/ou qu'il et/ou que son éditeur en a les moyens).

Et zut, j'ai été indécent, du coup. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Evidemment, que les deux évolutions ne sont pas assimilables en l'état, et qu'il est déjà dégueulasse d'esquisser seulement un tel parallèle. Evidemment que je ne juge pas les couples qui ont recours aux innovations technologiques, ou à l'adoption, pour pallier à la stérilité de l'un ou de l'autre des individus qui les composent, évidemment que les drames psychologiques qui sous-tendent ces situations n'ont que peu à faire de mes condamnations arbitraires (ou considérées comme telles).
Bien sûr que non.
Sur ce coup-là, je souligne une évolution - je ne lapide personne.

Pour être vraiment franc, je me suis dit un beau jour de benoîterie ordinaire qu'au moment de ma vie où j'aurais fait un enfant et écrit un livre, j'aurais accompli quelque chose sur terre. Voire que je pourrais m'en retirer fièrement, sur la pointe des pieds quoique au son des trompettes. Or je n'ai encore produit aucun de ces deux caprices (passez-moi l'expression, par pitié - je ne parle que de moi), pour tout un tas de raisons qui me regardent. Mais qui, pour ne parler que de celles liées à l'écriture, se résument principalement au fait que j'estime encore qu'une oeuvre, dans son style, dans le fond comme dans la forme de ce qu'on livre au monde, est porteuse d'une responsabilité, d'une exigence, et d'un travail d'arrache-pied que je ne bâclerai pas sous prétexte de vouloir aller trop vite en besogne.

Et que c'est un peu valable pour tout le reste, aussi. Les choses ne se font pas à la légère. Celle-ci pas plus que celle-là.
Ce qui explique sans doute à la fois mes attaques contre les critiques qui aiment tout, celles contre les écrivants qui veulent aller plus vite que la musique (avant de s'être même relu une première fois) et celles contre les systèmes bien rôdés reposant exclusivement sur une bonne connaissance du sens du vent.

Qu'est-ce que je suis chiant, moi, quand je m'y mets.

Commentaires
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daniel   |2007-05-08 22:09:17
En fait parles tu tout simplement de ta stérilité actuelle d'écrivain?
Fais gaffe quand même, parce qu'au cas où tu choisirais qu'on te dépose dans ton utérus sensoriel un embryon congelé dont tu ne saurais ni de père ni de mère, d'où et comment il a été concu, au vu des modes actuelles, tu risques de te retrouver avec un braillard façon Dantec qu'après t'aurais pas mal de difficultés à reconnaitre...
daniel   |2007-05-08 22:14:36
J'ai cité Dantec, mais ce pourrait être aussi n'importe qui d'autre!

Les braillauds en couches-culotte c'est pas ce qui manque!
KMS     |2007-05-08 22:24:57
Oh putain malheureux tu as prononcé le mot qu'il ne fallait : Dantec !!!
Phil.S   |2007-05-08 22:33:23
Non, je ne trouve pas que tu sois chiant, au contraire! Mais le lévirat ça existe aussi en littérature? ( si on fait le parallèle...)...
Thea_O   |2007-05-08 23:44:23
Chiant ?
Ah lalala oh combien que non..
Certes c'est acrobatique mais quelles toupies pertinents..
l'air de rien...
Et le tout servi avec une certaine truculence..
:-)
Franck-Olivier   |2007-05-08 23:48:12
En fait, Franswa, il y a plusieurs niveaux de réponses possibles à ton texte...je ne dirais pas une infinité, mais presque...

Si je m'arrête à considérer ce texte comme la tentative de poser les fondements d'une Ethique, la tienne, à partir de laquelle tu souhaites bâtir ta vie, je dis bravo...parce que c'est de plus en plus rare...

Après, si je commence à vouloir interroger ce qu'il s'y dit de la volonté de maîtrise (ou volonté de pouvoir.) quelque chose de l'ordre du "deviens ce que tu es" nietzschéen...je me dis que tu risques, soit d'avoir quelques surprises (et heureusement.) soit de sérieuses déconvenues...parce que la maîtrise c'est une foutue illusion... Et que pour vivre, les temps de duperie sont absolument nécessaires. "seuls les non-dupes errent" écrivait Lacan.

On ne sait le Désir (tout au moins ses expressions qui nous mènent en tel lieu ou à tel acte(y compris les plus fous comme aimer éperdument et faire un enfant, ou se retirer du
monde et écrire un livre que l'on aurait jamais ne serait-ce qu'imaginer pouvoir écrire.).) qu'a postériori...c'est un peu la même chose avec l'écriture...soit tu veux (et pense) que le sens est (doit être) antérieur à l'écriture (et là l'exemple le plus caricatural qui me vient à l'esprit c'est B.Werber qui construit ses scénarios et dit, "le style on s'en fout du moment que le scénario est bon.".)(et ceux-là, pour ma part sont à considérer comme totalement responsables des merdes qu'ils produisent.)
soit tu penses que le sens ne surgit que dans l'acte d'écrire...et là, à un moment où un autre il faudra bien laisser aller...abandonner la maîtrise donc...

En ce qui concerne faire un enfant ( il me semble tout de même que tu omets la question purement biologique et atavique de la reproduction de l'espèce (qui passe avant "l'utilité sociale" de l'enfant où là je te rejoins sur les "bienfaits de ces chères institutions religieuses qui ne sont jamais que
ça, des institutions.) )ce qui dépasse souvent les gens qui les font, ça participe du même, sauf que tu ne sais jamais vraiment ce que ça signifie avant qu'il soit là...Sauf les cas exceptionnels où la stérilité(le corps qui fait symptôme donc.) a résolu la question de l'expression du Désir en s'y opposant et qui là, par voies de conséquences, fait entrer en résonnance le "droit opposable au bonheur" (et surtout la caricature qu'en donnent les institutions religieuses ou politiques.) et cette volonté d'en avoir un à tout prix...puisqu'il ou elle fait partie de la panoplie et que donc, la société nous/leur doit...

bref...

j'aime bien les chemins de réflexions, et surtout les liens que tu essayes de faire...
sophiek   |2007-05-08 23:50:21
avatar Oui, j'adhère aussi et l'acrobatie me plaît. Et j'aime le fait d'accepter d'être patient...
sophiek  - Franck   |2007-05-08 23:58:19
avatar Ce que tu écris sur la maîtrise est passionnant (c'est un truc qui me pose des problèmes depuis un bon bout de temps, la maîtrise), surtout par rapport à l'acceptation de l'abandon face à l'écriture (ou autre, la peinture, le dessin, etc...).
C'est une chose très compliquée que de vouloir d'un côté maîtriser la technique, et de l'autre, se laisser aller à être "surpris".
Et sinon, les "non-dupes errent"... Les noms du père, les "non" du père, hum, intriguant...
;-)
sophiek   |2007-05-09 00:20:03
avatar (J'ai l'impression que Franswa n'est pas là ce soir. J'ai mis son texte en ligne parce qu'il était prêt, mais il a dû aller boire un coup avec des copains, à dix contre un. Sorry, Franswa.)
Franck-Olivier   |2007-05-09 00:24:43
Ah c'est toi qu'il l'a mis Soph ? j'me disais aussi que c'était étrange qu'il ne réponde pas...

tu Soph, dans le fond, je n'arrête pas d'en parler, texte après texte, parce que finalement ça nous occupe tous cette histoire...comme le "tout dire" qui est impossible, mais avant de le savoir...
sophiek   |2007-05-09 00:32:01
avatar Oui, c'est toujours le même sujet de fond, bien sûr. Mais cela a à voir aussi avec la confiance en soi, ou bien la crainte, toujours, d'atteindre son (enfin, dans mon cas, hein ?) niveau d'incompétence. Un peu comme quelqu'un qui avance les bras tendus dans une pièce plongée dans l'obscurité la plus totale. Ceux qui avancent trop vite se prennent un mur, et les plus prudents mettent 5 heures à franchir un mètre...
pimpeleu   |2007-05-09 00:33:01
Non puis l'avantage avec un bouquin c'est que t'as pas besoin de rééducation périnéale. Quoi que, ça dépend de la maison d'édition peut-être.
Thea_O   |2007-05-09 00:41:00
"seuls les non-dupes errent"

Les noms du père...

ou non...
Oui...
Pensive...

Sourires..
SophieK, Franck_O vous êtes des oiseaux de nuit

Interressant ton commentaire sur l'abandon de la maîtrise sophieK
Rebelote Pensive..

rires... je vais me faire un café moi...
Franswa P.   |2007-05-09 02:50:52
Désolé, en fait... et vraiment.
J'étais allé boire un coup, en fait - et donc, effectivement, et avais demandé à Sophie si le texte était publiable ou non, en l'état.
Elle a tranché, j'en suis ravi, comme on disait au XIXème siècle.
Même si elle l'a donc publié plus vite que je ne le souhaitais. Mais peu importe, vraiment.
Je le pense, et pas qu'un peu.
Franswa P.   |2007-05-09 03:09:01
avatar Comment Pimpeleu, et je le demande franchement, et sincèrement, peut-elle être aussi marrante et si bizarre à chaque fois ?
C'est un peu comme Claude.
C'est là, et tu es content que ça y soit.
C'est ça, le talent, en fait ? Et au fond ?
Generation Rose     |2007-05-09 03:35:45
J'ai rien compris.

Tu veux un enfant ?
daniel   |2007-05-09 08:13:12
FOL relève justement l'instinct "atavique" du désir d'enfant.
Par expérience personnelle, je sais qu'il existe autre chose. Comme d'essayer de réparer quelques erreurs. Contrairement aux principes qui disent que les parents reproduisent ou transfèrent leur vécu sur leur descendance.
C'est très difficile à d'échapper à cette solution "généraliste", et pourtant je suis sûr de mon fait et de ce qui a motivé profondément mon désir d'enfant. D'ailleurs je m'en suis obligé à la vie de couple, mais là j'ai dû me tromper!

Enfin, pour ce que j'en sais de la psychologie...
yannick b   |2007-05-09 08:15:57
Une des questions-clé que tu soulèves est celle du temps, du moment propice.
L'écriture a ceci de formidable que si tu publies un bouquin à 40 balais tu seras un jeune auteur, alors que si tu empoignes une guitare électrique et que tu montes sur scène tu auras l'air d'un vieux ( je ne rajoute pas " con ", car on peut être digne et bon comme un bluesman septuagénaire ).

( en terme d'énergie pompée sur les adultes, les enfants se révèlent de merveilleux incubes/succubes. )

PS: Daniel, tu sais ce qu'il te dit, avec le sourire, l'ami de Dantec...
Franswa P.   |2007-05-09 09:01:37
Bon, alors donc, me revoilà (à nouveau) sur pied.
- Daniel, Generation Rose, non, le fait de vouloir un enfant ou non n'est pas le sujet du papier, en fait. Même si ce thème monopolise 95% dudit papier. On appelle ça un contre-feu, sans doute (ou alors un effet de loupe, ou alors un ratage de porte, dans un slalom).
- Phil S., Pimpeleu, vous m'ouvrez effectivement des perspectives : le lévirat et la rééducation périnéale appliqués à la littérature. Une autoroute, donc.
- Thea_O, et re-Sophie, merci (merki tidsuite, comme on dit à côté). Mais oui, Sophie, être patient sans être inerte - c'est le grand écart nécessaire à mon avis.
- FOL, je réponds aux différentes strates : 1/ merci pour l'éthique, tu as tout bon - 2/ sur la volonté de maîtrise/contrôle, je sais bien que je me le reprendrai rapidement dans la tronche (le contrôle est un boomerang, donc). - 3/ parfaitement d'accord, et d'ailleurs tu en reviens au point 2, et je prends ça comme un encouragement. - 4/
parfaitement d'accord avec toi aussi : parler du "avoir un enfant" sans en avoir un, c'est comme parler du "être résistant" quand il n'y a pas de guerre. De l'a priori pur, donc.
- Yannick B., exactement, c'est encore une fois une question de temps que je pose (pardon, ça fait pompeux - c'est encore le sujet, disons). Quant aux enfants-succubes, ça me rappelle les "succubes lumineuses" auxquelles tu t'adresses dans la dédicace d'un de tes livres. Mais bref.
garrincha     |2007-05-09 09:11:25
La bonne nouvelle, c'est que comme ton nouveau-président-à-toi-que-t'as-et-à-qui-tu-vas-t'unir a décidé que le droit opposable c'était vachement bien et que du coup il en ferait un pour les places en crèche, ton parallèle (irréfutable) entre le droit inaliénable à l'enfant et le droit inaliénable à l'oeuvre littéraire légitime pleinement ton prochain recours devant le TGI de Paris. Tu veux un avocat ?
Franswa P.   |2007-05-09 09:15:11
Tu es avocat, Garrinch' ?
Sur le reste, tu as parfaitement raison, mais... tu es avocat, Garrinch' ?
(ceci dit, je me fous pas de ta gueule, hein - un avocado, ça peut toujours servir (pour vous, pour nous, (et surtout) pour demain)).
Franswa P.   |2007-05-09 09:16:38
(et effectivement, je pense qu'il va m'unir fissa, c'est sûr - et profond, en plus).
secondflore     |2007-05-09 09:28:14
Je souscris. A la note et à son commentaire éthique par FOL.
Pas facile de mettre des mots dessus - au fond il s'agit dans les deux cas de ce qu'on laisse sortir de soi en sachant (espérant) qu'ils auront un jour leur petite vie autonome, qu'ils nous prolongeront...
... et nous permettront de partir sur la pointe des pieds, j'aime bcp cette image.
Laissons le quotidien aux avocats et aux publicitaires, et voyons plus loin.

(tu savais que cette note était incommentable, me dit mon alter ego
- oui, je savais
- et alors, pourquoi tu te lanc...
- pour me permettre cette parenthèse en hommage à l'auteur de la note, et d'ailleurs je t'emm
- ok, ok, je me rends
- merci)
sophiek   |2007-05-09 09:35:59
avatar Ou alors nous désunir façon Damien sous Louis XV...(Je rappelle que Damien fut écartelé en place publique pour cause de tentative de régicide.)
...
Bon j'exagère encore.
Franswa P.   |2007-05-09 09:38:52
Deuxièmétage, ah ah ah (je ris de ta parenthèse, hein, pas de ce qu'il y a avant quand même.)
Sophiek, quoi ?! Le régicide est interdit ? Et merde.
sophiek   |2007-05-09 09:46:30
avatar En même temps, quand tu vois combien d'auteurs un peu connu en leur temps sont tombés dans un oubli profond, fait qui n'a pas toujours à voir avec leur talent, tu relativises.
Et quand tu réalises qu'un enfant, même le tien, peut : 1/ Ne pas être un génie, (et même être un sacré con) ; 2/ Te bouffer tout ton temps en accumulant les problèmes; 3/ Te foutre en maison de retraite sans te demander ton avis simplement parce qu'il n'a plus besoin de toi et que tu l'encombres, là aussi, tu relativises.
Je ne dis pas ça "contre" les enfants en général, mais un enfant échappe au contrôle de ses créateurs. La matière d'un livre, en revanche, peut-être pas, mais sa "destinée" (vente, succès, pérennité) si.
Claude     |2007-05-09 09:55:50
Cet article s'ouvre comme un accordéon, oui il se déplie (se déploie avec talent) sur un quantité d'idées qui poussent comme autant de boutons (sur l'accordéon, un nombre incalculable de boutons, bien plus que de doigts).
La patience, et au loin la vague notion de mérite qui l'accompagne comme une ombre.
Savoir attendre.
Savoir comprendre.
Savoir attendre, savoir construire son talent, son enfant.
Franswa P.   |2007-05-09 10:16:48
(mes idées poussent comme des boutons - je retiens la belle image, Claude.)
Franswa P.   |2007-05-09 10:16:49
(mes idées poussent comme des boutons - je retiens la belle image, Claude.)
Franswa P.   |2007-05-09 10:17:37
Oula. J'écris double.
Une grande première, désolé.
Franck-Olivier  - Daniel   |2007-05-09 10:28:48
Le désir atavique de préservation de l'espèce prend bien des masques...la question qui reste entière en fin de compte est celle-ci : quelles que soient mes motivations conscientes et inconscientes, suis-je ou serais-je en mesure de laisser à mon/mes enfants, une place qui ne sera QUE la leur ?

De les reconnaître comme sujet et non comme objet de telle ou telle lubie qui n'appartient qu'à moi...faire des erreurs ça n'est pas grave, ce qui l'est, en revanche, c'est de recommencer. la perfection n'existant non seulement pas, mais en prime, étant sans aucun doute possible, le pire cadeau que des parents puissent faire à leur(s) enfant(s)...il n'y a que dans nos "trous", nous absences, nos faiblesses, qu'il(s) trouve(nt) l'espace de se construire...
Franck-Olivier  - Ps   |2007-05-09 11:09:57
je suis d'une impolitesse absolue...Bonjour tout le monde!! (voilà, c'est réparé.)

Franswa:
ps1: tu peux déverrouiller mon dernier texte en coulisses stp ?

ps2 : il me semble que dans tes projets tu as oublié de dire que tu comptais aussi planter un arbre (mais là je te soupçonne fortement d'attendre que certains aient fini de "dépaver" la place de la Bastille pour pouvoir le planter !! hé hé )

Et puis une petite anecdote sur la question du temps juste avant de filer chercher mon loupiot...

Il y a quelques années j'ai pris en charge un jeune homme qui n'allait pas très bien. Très jeune il s'était marié avec une jeune femme plus âgée que elle était déjà mère. Il assuma très bien son rôle de papa d'adoption...au bout de deux ou trois ans, sa compagne et lui-même envisagèrent de faire un enfant "à eux"...bien que jamais il ne se déroba à la tache, rien n'y fit...impossible d'avoir cet enfant. il n'était pas prêt, loin s'en faut, à être
père...très vite il se persuada qu'il était stérile...les choses se dégradèrent entre lui et sa compagne, il fit une sorte de crise d'adolescence à retardement. ils se séparèrent. lorsqu'il attérit chez moi, un ou deux ans après, cette idée fixe ne l'avait pas quitté. il était stérile, point à la ligne. Ayant retrouvé ses esprits, le goût de vivre, de nouveaux projets à mener il partit. Quelques temps après il rencontra une autre femme dont il tomba éperdument amoureux. Persuadé d'être stérile, il la convainquit de ce fait...elle ne prit donc aucune précaution...à la première période de fécondation, elle tomba enceinte...le juste temps était advenu...
Thea_O   |2007-05-09 12:50:55
Bonjour aussi tout,

Franck_O, pour suivre un peu sur l'anedocte...
De la puissance de l'esprit non-conscient et inconscient sur le corps...
Le vouloir et le pouvoir ne sont pas toujours les seuls maîtres de nos comportements.

( Il existe des études menées à travers le monde sur les comportements du choix du partenaire en fonction soit de la simple attirance sexuelle soit en fonction du but reproductif. Et il est de constater qu'en fonction de ces buts nous ne choisissons pas le partenaire au hasard. C'est très peu poétique..mais d'une certaine façon cela interroge aussi sur ce que nous sommes fondamentalement : une espèce animale parmi les autres et tout autant sujette à l'évolution des espèces ( sauf si on s'atomise l'espèce avant)...
bien entendu, ces études ne sont pas parole de vérité scientifique.. donc criticables sur divers points..mais quand même.. çà laisse perplexe.
Franck-Olivier   |2007-05-09 13:31:46
Thea, elles en oublient que nous sommes avant tout des parlêtres...des êtres de langage...c'est là que réside la poésie que vous cherchez Thea...sans cette dimension, effectivement, nous tombons dans Schopenhauer et Houellebecq.
Ce qui, pour sembler les armes idéales du cynisme sous couvert de l'évidence scientifique n'en reste pas moins que la dissimulation d'une lacheté...le fait que le langage soit en jeu dans cette histoire n'en suprime pas pour autant la question de la femme-symptôme et l'homme-ravage, la question pour l'homme qui aime une femme d'avoir à faire l'expérience de la castration...

Ce qui vient juste explorer les terres de l'incompréhension que soulève le "choix" dans ces histoires d'Amour que nous conte la littérature depuis qu'elle existe...Je pense là, en l'occurrence, à Joyce et Stendhal...mais on pourrait aussi aller explorer du côté de Bataille et de son incessant affrontement avec l'impossible...le Réel, dans sa définition paradoxale
donnée par J.Lacan...
Thea_O   |2007-05-09 13:45:21
Sourires...

Et oui, quelque soit le questionnement scientifique ou non d'ailleurs il s'effectue toujours en fonction d'un cadre de références.. Mais L'histoire, l'épistémologie nous montrent bien que nos systèmes de pensée ne s'arguent, s'appuient jamais que sur la "vérité" de ce cadre de référence..puisqu'elle n'est qu'une représentation d'un mode de pensée en place ( accrochée dure)et seul recevable à une époque donnée , dans une société donnée..
d'où bien des glissements... biais... et patati et patata

donc... rien d'absolu ( sauf en poésie, en imaginaires divers.. Elans... Heureusement )


( je préfère les grandes glissades improvisées , luges en carton ,sur l'herbe qd j'avais dix ans... trop de la wouachh rires..)
daniel   |2007-05-09 14:00:37
Mr FOL, vous n'êtes pas très clair(du moins en écriture) pour un non initié(n°34). A peine ai-je pu comprendre que si Shop & Houellebec sont dans un bateau sans moteur, ces deux sots auraient jeté les rames à l'eau.

Faudra que je me fasse "étudier", aimer ainsi la boutade cache quelquechose.

Sinon je suis pas mécontent de ma première réaction(à la boutade forte)en n°1: ils s'agissait bien d'écriture et non d'enfantement.
Franck-Olivier  - Daniel   |2007-05-09 14:09:26
Ah ah ah, c'est à peu de chose tout à fait ça!! Ah ah

Thea, en tout cas pas de vérité une qui serait tout...
Franswa P.   |2007-05-09 14:25:56
Effectivement, Daniel, nous ne nous sommes jamais aussi bien compris qu'aujourd'hui.
(je glisserais bien ici un petit smiley clin d'oeil, pour sous-entendre que je déconne, tout ça, mais en fait non, c'est contre ma religion pardon à tous pardon je ne vaux rien.)
KMS     |2007-05-09 15:36:56
Non mais surtout que les gosses ça peut servir quand même :
http://diablogues.over-blog.com/article-6573788-6.html#anchorComment

(c'est comme les liens)(ça peut servir aussi)(j'dis ça j'dis rien)(d'ailleurs je ne l'ai même pas dit)(même si je l'ai déjà dit)(Sophie va finir par me lyncher)
G.Rose     |2007-05-09 15:47:17
Franswa, je sais que tu veux pas avoir d’enfant (en fait, j’espére).
Mon premier commentaire, c’était moi qui essayais j’insiste sur le essayais) de faire de l’humour.

Plus sérieusement, ton texte m’a fait penser a l’entrevue que j’ai fait avec un jeune auteur récemment.
Ce type assez talentueux vient d’être édité et je lui ai demandé quel était la différence pour lui entre être édité sur papier et avoir un livre en librairie et juste écrire sur Internet, numériquement, bénévolement.

En effet, si le but d’écrire est de partager des émotions et de toucher le lecteur, pourquoi se battre pour être publié dans l’espoir de se faire lire par 1000 ou 2000 personnes (quand on sait que pour un jeune auteur, 2000 exemplaires vendus c’est déjà beaucoup) quand il peut avoir quotidiennement le même nombre de lecteurs sur un blog ou un site.

Bien sur la question ne se pose pas dans le cas d’un roman mais pour les auteurs de nouvelles, de courts textes ou de poèmes c’est autre
chose……..
Claude     |2007-05-09 16:28:02
Je ferai remarquer, comme ça.... l'air de rien que si une femme stérile peut devenir un "homme", l'inverse est impossible (soyons logique, hein, si j'ai bien suivi votre propos d'ethnologue).
La femme peut passer du statut de "sac" à celui de chef de famille (quelle promotion!)mais il semblerait que la stérilité masculine ne soit pas envisagée dans le cadre des sociétés patriarcales, ainsi un homme qui n'a pes d'enfants change simplement de sac, heu, de femme sans jamais soupçonner que les siens de sacs sont peut être vides (d'espoirs de paternité)....
Franck-Olivier  - Génération rose   |2007-05-09 17:06:49
Tiens, ça me fait penser que parmi les nombreuses choses que j'ai à faire, je voudrais rédiger un papier sur cette question...lorsque tu dis "1000 ou 2000" tu es large puisqu'on sait très bien que pour un premier roman les maisons d'éditions tablent plus surement sur 500 à 800 et considère 1500 à 3000 comme un réel succès...

Mais il est passionnant à creuser se rapport au livre...Je pense à "Ron l'infirmier " par exemple qui a ou doit publier alors qu'il fait 5000 ou 6000 visiteurs jours...ou "Max" dont le livre fut un flop...bref...
sophiek  - KMS :)   |2007-05-09 17:26:08
avatar Ben non, Kimiou, je ne veux pas te lyncher du tout. Je ne sais pas pourquoi Joomla n'accepte pas les liens (je ne suis pas ouebmaestro ni experte en Joomla); c'est vrai que c'est bizarre, mais il y a peut-êre une explication logique à tout cela.
Bon, je sors de réunion, je suis sonnée comme une cloche de Pâques. Un grand kawa, je ne vois que ça.

Oui, Fol, mais ça pose une fois de plus le problème du "comment vivre de sa plume"... On ne peut pas toujours écrire en mode "don total". (Personnellement, ça ne me gêne pas de payer pour lire de même que je le fais pour manger ou m'habiller.)
sophiek  - PS   |2007-05-09 17:27:50
avatar (Oulà, désolée pour les tournures de phrases alambiquées, les réunions annihilent mes capacités mentales.)
sophiek   |2007-05-09 17:46:03
avatar (Si seulement ça pouvait être l'inverse...)
Franck-Olivier     |2007-05-09 17:51:08
Ben justement Sophie, je pense que tu poses exactement le problème qu'il faut...de ce qu'engendre la gratuité du web...de ce qu'engendre de jouissance d'avoir autant de lecteur/jour...tout est là, j'suis bien d'accord (d'autant que je pense que le don total est une illusion et qu'il ne rend service à personne, ni aux auteurs, ni aux lecteurs.)
Franswa P.   |2007-05-09 19:17:06
KMS, oui, j'avais vu le truc chez Boultan (Boultan ?), enfin sur les diablogues. Très bon, bien cynique, comme d'hab'.

Generation Rose, FOL, effectivement, le débat vaut le coup d'oeil. Mais je pense que si on évalue le public non plus quantitativement mais qualitativement (par tranche d'âge, par exemple), peut-être que ça amènera de l'eau (apportera de l'eau, d'ailleurs, plutôt) à notre moulin.

Claude, tu as parfaitement raison. Un homme stérile ne pose pas forcément problème, dans ces cas bien spécifiques, puisque (attention, argumentaire pointu)... puisque c'est la faute de la femme (évidemment). Bref, n'importe quoi. Mais c'est comme ça. Ceci dit, et pour redevenir sérieux, il existe quand même des cas où l'homme stérile est aussi exclu socialement, j'ai évidemment appuyé le trait sur le cas inverse (prise de position, donc, et c'est mal je sais).

Sophie, une bonne nouvelle quand même : nos journées de réunions sont maintenant derrière nous, c'est déjà ça. Wouw.
sophiek   |2007-05-09 21:15:31
avatar (Ouaip. La mienne était assez passionnante ceci dit. C'est moi qui renâcle comme un vieux cheval de labour en ce moment, peux pas me concentrer plus de deux minutes sans avoir besoin d'une intra-veineuse de jus de neurones. Donc trois heures de réunion, t'imagines.
sophiek   |2007-05-09 21:16:15
avatar Parenthèse à fermer, encore une fois.)
Merci Sophie.
Franswa P.   |2007-05-10 16:16:56
Wouw, ce site est vraiment calme comme...
...
... disons, comme une orange...
...
... aujourd'hui.
cassiopée  - T\'inquiète petit Franswé     |2007-05-10 17:43:17
A ton âge, moi non plus, je n'avais rien pondu, ni livre ni bébé.
Quelques années plus tard .. de livre toujours pas, par contre les bébés, héhé, j'ai pas chomé. Si tu te sens inutile sur cette terre, il y a un proverbe chinois qui dit que si tu plantes un arbre, tu gagnes une vie (ou un truc avoisinant), et quand on y réfléchis, écrire un livre, c'est un peu l'inverse ...
Franswa P.   |2007-05-10 17:45:29
Quand tu plantes un livre, tu vis la gagne ?
...
Ouais, bon. Mais ce papier n'est pas un truc larmoyant, hein - ne vous méprenez pas, quand même.
Je ne m'inquiète donc pas, au contraire. Au risque de sortir un gros poncif proverbial, je dis seulement que tout vient bien à qui sait attendre (c'est sympa, on est sur les adages, là.)
...
un gros poncif proverbial, donc, comme annoncé.
cassiopée  - Mais non!     |2007-05-11 15:37:30
Mais pour faire des livres, il faut couper des arbres, donc c'est contraire au principe de la vie. Ils devraient avoir honte les écrivains qui publient un max ;-)
daniel   |2007-05-08 22:09:17
En fait parles tu tout simplement de ta stérilité actuelle d'écrivain?
Fais gaffe quand même, parce qu'au cas où tu choisirais qu'on te dépose dans ton utérus sensoriel un embryon congelé dont tu ne saurais ni de père ni de mère, d'où et comment il a été concu, au vu des modes actuelles, tu risques de te retrouver avec un braillard façon Dantec qu'après t'aurais pas mal de difficultés à reconnaitre...
daniel   |2007-05-08 22:14:36
J'ai cité Dantec, mais ce pourrait être aussi n'importe qui d'autre!

Les braillauds en couches-culotte c'est pas ce qui manque!
KMS     |2007-05-08 22:24:57
Oh putain malheureux tu as prononcé le mot qu'il ne fallait : Dantec !!!
Phil.S   |2007-05-08 22:33:23
Non, je ne trouve pas que tu sois chiant, au contraire! Mais le lévirat ça existe aussi en littérature? ( si on fait le parallèle...)...
Thea_O   |2007-05-08 23:44:23
Chiant ?
Ah lalala oh combien que non..
Certes c'est acrobatique mais quelles toupies pertinents..
l'air de rien...
Et le tout servi avec une certaine truculence..
:-)
Franck-Olivier   |2007-05-08 23:48:12
En fait, Franswa, il y a plusieurs niveaux de réponses possibles à ton texte...je ne dirais pas une infinité, mais presque...

Si je m'arrête à considérer ce texte comme la tentative de poser les fondements d'une Ethique, la tienne, à partir de laquelle tu souhaites bâtir ta vie, je dis bravo...parce que c'est de plus en plus rare...

Après, si je commence à vouloir interroger ce qu'il s'y dit de la volonté de maîtrise (ou volonté de pouvoir.) quelque chose de l'ordre du "deviens ce que tu es" nietzschéen...je me dis que tu risques, soit d'avoir quelques surprises (et heureusement.) soit de sérieuses déconvenues...parce que la maîtrise c'est une foutue illusion... Et que pour vivre, les temps de duperie sont absolument nécessaires. "seuls les non-dupes errent" écrivait Lacan.

On ne sait le Désir (tout au moins ses expressions qui nous mènent en tel lieu ou à tel acte(y compris les plus fous comme aimer éperdument et faire un enfant, ou se retirer du
monde et écrire un livre que l'on aurait jamais ne serait-ce qu'imaginer pouvoir écrire.).) qu'a postériori...c'est un peu la même chose avec l'écriture...soit tu veux (et pense) que le sens est (doit être) antérieur à l'écriture (et là l'exemple le plus caricatural qui me vient à l'esprit c'est B.Werber qui construit ses scénarios et dit, "le style on s'en fout du moment que le scénario est bon.".)(et ceux-là, pour ma part sont à considérer comme totalement responsables des merdes qu'ils produisent.)
soit tu penses que le sens ne surgit que dans l'acte d'écrire...et là, à un moment où un autre il faudra bien laisser aller...abandonner la maîtrise donc...

En ce qui concerne faire un enfant ( il me semble tout de même que tu omets la question purement biologique et atavique de la reproduction de l'espèce (qui passe avant "l'utilité sociale" de l'enfant où là je te rejoins sur les "bienfaits de ces chères institutions religieuses qui ne sont jamais que
ça, des institutions.) )ce qui dépasse souvent les gens qui les font, ça participe du même, sauf que tu ne sais jamais vraiment ce que ça signifie avant qu'il soit là...Sauf les cas exceptionnels où la stérilité(le corps qui fait symptôme donc.) a résolu la question de l'expression du Désir en s'y opposant et qui là, par voies de conséquences, fait entrer en résonnance le "droit opposable au bonheur" (et surtout la caricature qu'en donnent les institutions religieuses ou politiques.) et cette volonté d'en avoir un à tout prix...puisqu'il ou elle fait partie de la panoplie et que donc, la société nous/leur doit...

bref...

j'aime bien les chemins de réflexions, et surtout les liens que tu essayes de faire...
sophiek   |2007-05-08 23:50:21
avatar Oui, j'adhère aussi et l'acrobatie me plaît. Et j'aime le fait d'accepter d'être patient...
sophiek  - Franck   |2007-05-08 23:58:19
avatar Ce que tu écris sur la maîtrise est passionnant (c'est un truc qui me pose des problèmes depuis un bon bout de temps, la maîtrise), surtout par rapport à l'acceptation de l'abandon face à l'écriture (ou autre, la peinture, le dessin, etc...).
C'est une chose très compliquée que de vouloir d'un côté maîtriser la technique, et de l'autre, se laisser aller à être "surpris".
Et sinon, les "non-dupes errent"... Les noms du père, les "non" du père, hum, intriguant...
;-)
sophiek   |2007-05-09 00:20:03
avatar (J'ai l'impression que Franswa n'est pas là ce soir. J'ai mis son texte en ligne parce qu'il était prêt, mais il a dû aller boire un coup avec des copains, à dix contre un. Sorry, Franswa.)
Franck-Olivier   |2007-05-09 00:24:43
Ah c'est toi qu'il l'a mis Soph ? j'me disais aussi que c'était étrange qu'il ne réponde pas...

tu Soph, dans le fond, je n'arrête pas d'en parler, texte après texte, parce que finalement ça nous occupe tous cette histoire...comme le "tout dire" qui est impossible, mais avant de le savoir...
sophiek   |2007-05-09 00:32:01
avatar Oui, c'est toujours le même sujet de fond, bien sûr. Mais cela a à voir aussi avec la confiance en soi, ou bien la crainte, toujours, d'atteindre son (enfin, dans mon cas, hein ?) niveau d'incompétence. Un peu comme quelqu'un qui avance les bras tendus dans une pièce plongée dans l'obscurité la plus totale. Ceux qui avancent trop vite se prennent un mur, et les plus prudents mettent 5 heures à franchir un mètre...
pimpeleu   |2007-05-09 00:33:01
Non puis l'avantage avec un bouquin c'est que t'as pas besoin de rééducation périnéale. Quoi que, ça dépend de la maison d'édition peut-être.
Thea_O   |2007-05-09 00:41:00
"seuls les non-dupes errent"

Les noms du père...

ou non...
Oui...
Pensive...

Sourires..
SophieK, Franck_O vous êtes des oiseaux de nuit

Interressant ton commentaire sur l'abandon de la maîtrise sophieK
Rebelote Pensive..

rires... je vais me faire un café moi...
Franswa P.   |2007-05-09 02:50:52
Désolé, en fait... et vraiment.
J'étais allé boire un coup, en fait - et donc, effectivement, et avais demandé à Sophie si le texte était publiable ou non, en l'état.
Elle a tranché, j'en suis ravi, comme on disait au XIXème siècle.
Même si elle l'a donc publié plus vite que je ne le souhaitais. Mais peu importe, vraiment.
Je le pense, et pas qu'un peu.
Franswa P.   |2007-05-09 03:09:01
avatar Comment Pimpeleu, et je le demande franchement, et sincèrement, peut-elle être aussi marrante et si bizarre à chaque fois ?
C'est un peu comme Claude.
C'est là, et tu es content que ça y soit.
C'est ça, le talent, en fait ? Et au fond ?
Generation Rose     |2007-05-09 03:35:45
J'ai rien compris.

Tu veux un enfant ?
daniel   |2007-05-09 08:13:12
FOL relève justement l'instinct "atavique" du désir d'enfant.
Par expérience personnelle, je sais qu'il existe autre chose. Comme d'essayer de réparer quelques erreurs. Contrairement aux principes qui disent que les parents reproduisent ou transfèrent leur vécu sur leur descendance.
C'est très difficile à d'échapper à cette solution "généraliste", et pourtant je suis sûr de mon fait et de ce qui a motivé profondément mon désir d'enfant. D'ailleurs je m'en suis obligé à la vie de couple, mais là j'ai dû me tromper!

Enfin, pour ce que j'en sais de la psychologie...
yannick b   |2007-05-09 08:15:57
Une des questions-clé que tu soulèves est celle du temps, du moment propice.
L'écriture a ceci de formidable que si tu publies un bouquin à 40 balais tu seras un jeune auteur, alors que si tu empoignes une guitare électrique et que tu montes sur scène tu auras l'air d'un vieux ( je ne rajoute pas " con ", car on peut être digne et bon comme un bluesman septuagénaire ).

( en terme d'énergie pompée sur les adultes, les enfants se révèlent de merveilleux incubes/succubes. )

PS: Daniel, tu sais ce qu'il te dit, avec le sourire, l'ami de Dantec...
Franswa P.   |2007-05-09 09:01:37
Bon, alors donc, me revoilà (à nouveau) sur pied.
- Daniel, Generation Rose, non, le fait de vouloir un enfant ou non n'est pas le sujet du papier, en fait. Même si ce thème monopolise 95% dudit papier. On appelle ça un contre-feu, sans doute (ou alors un effet de loupe, ou alors un ratage de porte, dans un slalom).
- Phil S., Pimpeleu, vous m'ouvrez effectivement des perspectives : le lévirat et la rééducation périnéale appliqués à la littérature. Une autoroute, donc.
- Thea_O, et re-Sophie, merci (merki tidsuite, comme on dit à côté). Mais oui, Sophie, être patient sans être inerte - c'est le grand écart nécessaire à mon avis.
- FOL, je réponds aux différentes strates : 1/ merci pour l'éthique, tu as tout bon - 2/ sur la volonté de maîtrise/contrôle, je sais bien que je me le reprendrai rapidement dans la tronche (le contrôle est un boomerang, donc). - 3/ parfaitement d'accord, et d'ailleurs tu en reviens au point 2, et je prends ça comme un encouragement. - 4/
parfaitement d'accord avec toi aussi : parler du "avoir un enfant" sans en avoir un, c'est comme parler du "être résistant" quand il n'y a pas de guerre. De l'a priori pur, donc.
- Yannick B., exactement, c'est encore une fois une question de temps que je pose (pardon, ça fait pompeux - c'est encore le sujet, disons). Quant aux enfants-succubes, ça me rappelle les "succubes lumineuses" auxquelles tu t'adresses dans la dédicace d'un de tes livres. Mais bref.
garrincha     |2007-05-09 09:11:25
La bonne nouvelle, c'est que comme ton nouveau-président-à-toi-que-t'as-et-à-qui-tu-vas-t'unir a décidé que le droit opposable c'était vachement bien et que du coup il en ferait un pour les places en crèche, ton parallèle (irréfutable) entre le droit inaliénable à l'enfant et le droit inaliénable à l'oeuvre littéraire légitime pleinement ton prochain recours devant le TGI de Paris. Tu veux un avocat ?
Franswa P.   |2007-05-09 09:15:11
Tu es avocat, Garrinch' ?
Sur le reste, tu as parfaitement raison, mais... tu es avocat, Garrinch' ?
(ceci dit, je me fous pas de ta gueule, hein - un avocado, ça peut toujours servir (pour vous, pour nous, (et surtout) pour demain)).
Franswa P.   |2007-05-09 09:16:38
(et effectivement, je pense qu'il va m'unir fissa, c'est sûr - et profond, en plus).
secondflore     |2007-05-09 09:28:14
Je souscris. A la note et à son commentaire éthique par FOL.
Pas facile de mettre des mots dessus - au fond il s'agit dans les deux cas de ce qu'on laisse sortir de soi en sachant (espérant) qu'ils auront un jour leur petite vie autonome, qu'ils nous prolongeront...
... et nous permettront de partir sur la pointe des pieds, j'aime bcp cette image.
Laissons le quotidien aux avocats et aux publicitaires, et voyons plus loin.

(tu savais que cette note était incommentable, me dit mon alter ego
- oui, je savais
- et alors, pourquoi tu te lanc...
- pour me permettre cette parenthèse en hommage à l'auteur de la note, et d'ailleurs je t'emm
- ok, ok, je me rends
- merci)
sophiek   |2007-05-09 09:35:59
avatar Ou alors nous désunir façon Damien sous Louis XV...(Je rappelle que Damien fut écartelé en place publique pour cause de tentative de régicide.)
...
Bon j'exagère encore.
Franswa P.   |2007-05-09 09:38:52
Deuxièmétage, ah ah ah (je ris de ta parenthèse, hein, pas de ce qu'il y a avant quand même.)
Sophiek, quoi ?! Le régicide est interdit ? Et merde.
sophiek   |2007-05-09 09:46:30
avatar En même temps, quand tu vois combien d'auteurs un peu connu en leur temps sont tombés dans un oubli profond, fait qui n'a pas toujours à voir avec leur talent, tu relativises.
Et quand tu réalises qu'un enfant, même le tien, peut : 1/ Ne pas être un génie, (et même être un sacré con) ; 2/ Te bouffer tout ton temps en accumulant les problèmes; 3/ Te foutre en maison de retraite sans te demander ton avis simplement parce qu'il n'a plus besoin de toi et que tu l'encombres, là aussi, tu relativises.
Je ne dis pas ça "contre" les enfants en général, mais un enfant échappe au contrôle de ses créateurs. La matière d'un livre, en revanche, peut-être pas, mais sa "destinée" (vente, succès, pérennité) si.
Claude     |2007-05-09 09:55:50
Cet article s'ouvre comme un accordéon, oui il se déplie (se déploie avec talent) sur un quantité d'idées qui poussent comme autant de boutons (sur l'accordéon, un nombre incalculable de boutons, bien plus que de doigts).
La patience, et au loin la vague notion de mérite qui l'accompagne comme une ombre.
Savoir attendre.
Savoir comprendre.
Savoir attendre, savoir construire son talent, son enfant.
Franswa P.   |2007-05-09 10:16:48
(mes idées poussent comme des boutons - je retiens la belle image, Claude.)
Franswa P.   |2007-05-09 10:16:49
(mes idées poussent comme des boutons - je retiens la belle image, Claude.)
Franswa P.   |2007-05-09 10:17:37
Oula. J'écris double.
Une grande première, désolé.
Franck-Olivier  - Daniel   |2007-05-09 10:28:48
Le désir atavique de préservation de l'espèce prend bien des masques...la question qui reste entière en fin de compte est celle-ci : quelles que soient mes motivations conscientes et inconscientes, suis-je ou serais-je en mesure de laisser à mon/mes enfants, une place qui ne sera QUE la leur ?

De les reconnaître comme sujet et non comme objet de telle ou telle lubie qui n'appartient qu'à moi...faire des erreurs ça n'est pas grave, ce qui l'est, en revanche, c'est de recommencer. la perfection n'existant non seulement pas, mais en prime, étant sans aucun doute possible, le pire cadeau que des parents puissent faire à leur(s) enfant(s)...il n'y a que dans nos "trous", nous absences, nos faiblesses, qu'il(s) trouve(nt) l'espace de se construire...
Franck-Olivier  - Ps   |2007-05-09 11:09:57
je suis d'une impolitesse absolue...Bonjour tout le monde!! (voilà, c'est réparé.)

Franswa:
ps1: tu peux déverrouiller mon dernier texte en coulisses stp ?

ps2 : il me semble que dans tes projets tu as oublié de dire que tu comptais aussi planter un arbre (mais là je te soupçonne fortement d'attendre que certains aient fini de "dépaver" la place de la Bastille pour pouvoir le planter !! hé hé )

Et puis une petite anecdote sur la question du temps juste avant de filer chercher mon loupiot...

Il y a quelques années j'ai pris en charge un jeune homme qui n'allait pas très bien. Très jeune il s'était marié avec une jeune femme plus âgée que elle était déjà mère. Il assuma très bien son rôle de papa d'adoption...au bout de deux ou trois ans, sa compagne et lui-même envisagèrent de faire un enfant "à eux"...bien que jamais il ne se déroba à la tache, rien n'y fit...impossible d'avoir cet enfant. il n'était pas prêt, loin s'en faut, à être
père...très vite il se persuada qu'il était stérile...les choses se dégradèrent entre lui et sa compagne, il fit une sorte de crise d'adolescence à retardement. ils se séparèrent. lorsqu'il attérit chez moi, un ou deux ans après, cette idée fixe ne l'avait pas quitté. il était stérile, point à la ligne. Ayant retrouvé ses esprits, le goût de vivre, de nouveaux projets à mener il partit. Quelques temps après il rencontra une autre femme dont il tomba éperdument amoureux. Persuadé d'être stérile, il la convainquit de ce fait...elle ne prit donc aucune précaution...à la première période de fécondation, elle tomba enceinte...le juste temps était advenu...
Thea_O   |2007-05-09 12:50:55
Bonjour aussi tout,

Franck_O, pour suivre un peu sur l'anedocte...
De la puissance de l'esprit non-conscient et inconscient sur le corps...
Le vouloir et le pouvoir ne sont pas toujours les seuls maîtres de nos comportements.

( Il existe des études menées à travers le monde sur les comportements du choix du partenaire en fonction soit de la simple attirance sexuelle soit en fonction du but reproductif. Et il est de constater qu'en fonction de ces buts nous ne choisissons pas le partenaire au hasard. C'est très peu poétique..mais d'une certaine façon cela interroge aussi sur ce que nous sommes fondamentalement : une espèce animale parmi les autres et tout autant sujette à l'évolution des espèces ( sauf si on s'atomise l'espèce avant)...
bien entendu, ces études ne sont pas parole de vérité scientifique.. donc criticables sur divers points..mais quand même.. çà laisse perplexe.
Franck-Olivier   |2007-05-09 13:31:46
Thea, elles en oublient que nous sommes avant tout des parlêtres...des êtres de langage...c'est là que réside la poésie que vous cherchez Thea...sans cette dimension, effectivement, nous tombons dans Schopenhauer et Houellebecq.
Ce qui, pour sembler les armes idéales du cynisme sous couvert de l'évidence scientifique n'en reste pas moins que la dissimulation d'une lacheté...le fait que le langage soit en jeu dans cette histoire n'en suprime pas pour autant la question de la femme-symptôme et l'homme-ravage, la question pour l'homme qui aime une femme d'avoir à faire l'expérience de la castration...

Ce qui vient juste explorer les terres de l'incompréhension que soulève le "choix" dans ces histoires d'Amour que nous conte la littérature depuis qu'elle existe...Je pense là, en l'occurrence, à Joyce et Stendhal...mais on pourrait aussi aller explorer du côté de Bataille et de son incessant affrontement avec l'impossible...le Réel, dans sa définition paradoxale
donnée par J.Lacan...
Thea_O   |2007-05-09 13:45:21
Sourires...

Et oui, quelque soit le questionnement scientifique ou non d'ailleurs il s'effectue toujours en fonction d'un cadre de références.. Mais L'histoire, l'épistémologie nous montrent bien que nos systèmes de pensée ne s'arguent, s'appuient jamais que sur la "vérité" de ce cadre de référence..puisqu'elle n'est qu'une représentation d'un mode de pensée en place ( accrochée dure)et seul recevable à une époque donnée , dans une société donnée..
d'où bien des glissements... biais... et patati et patata

donc... rien d'absolu ( sauf en poésie, en imaginaires divers.. Elans... Heureusement )


( je préfère les grandes glissades improvisées , luges en carton ,sur l'herbe qd j'avais dix ans... trop de la wouachh rires..)
daniel   |2007-05-09 14:00:37
Mr FOL, vous n'êtes pas très clair(du moins en écriture) pour un non initié(n°34). A peine ai-je pu comprendre que si Shop & Houellebec sont dans un bateau sans moteur, ces deux sots auraient jeté les rames à l'eau.

Faudra que je me fasse "étudier", aimer ainsi la boutade cache quelquechose.

Sinon je suis pas mécontent de ma première réaction(à la boutade forte)en n°1: ils s'agissait bien d'écriture et non d'enfantement.
Franck-Olivier  - Daniel   |2007-05-09 14:09:26
Ah ah ah, c'est à peu de chose tout à fait ça!! Ah ah

Thea, en tout cas pas de vérité une qui serait tout...
Franswa P.   |2007-05-09 14:25:56
Effectivement, Daniel, nous ne nous sommes jamais aussi bien compris qu'aujourd'hui.
(je glisserais bien ici un petit smiley clin d'oeil, pour sous-entendre que je déconne, tout ça, mais en fait non, c'est contre ma religion pardon à tous pardon je ne vaux rien.)
KMS     |2007-05-09 15:36:56
Non mais surtout que les gosses ça peut servir quand même :
http://diablogues.over-blog.com/article-6573788-6.html#anchorComment

(c'est comme les liens)(ça peut servir aussi)(j'dis ça j'dis rien)(d'ailleurs je ne l'ai même pas dit)(même si je l'ai déjà dit)(Sophie va finir par me lyncher)
G.Rose     |2007-05-09 15:47:17
Franswa, je sais que tu veux pas avoir d’enfant (en fait, j’espére).
Mon premier commentaire, c’était moi qui essayais j’insiste sur le essayais) de faire de l’humour.

Plus sérieusement, ton texte m’a fait penser a l’entrevue que j’ai fait avec un jeune auteur récemment.
Ce type assez talentueux vient d’être édité et je lui ai demandé quel était la différence pour lui entre être édité sur papier et avoir un livre en librairie et juste écrire sur Internet, numériquement, bénévolement.

En effet, si le but d’écrire est de partager des émotions et de toucher le lecteur, pourquoi se battre pour être publié dans l’espoir de se faire lire par 1000 ou 2000 personnes (quand on sait que pour un jeune auteur, 2000 exemplaires vendus c’est déjà beaucoup) quand il peut avoir quotidiennement le même nombre de lecteurs sur un blog ou un site.

Bien sur la question ne se pose pas dans le cas d’un roman mais pour les auteurs de nouvelles, de courts textes ou de poèmes c’est autre
chose……..
Claude     |2007-05-09 16:28:02
Je ferai remarquer, comme ça.... l'air de rien que si une femme stérile peut devenir un "homme", l'inverse est impossible (soyons logique, hein, si j'ai bien suivi votre propos d'ethnologue).
La femme peut passer du statut de "sac" à celui de chef de famille (quelle promotion!)mais il semblerait que la stérilité masculine ne soit pas envisagée dans le cadre des sociétés patriarcales, ainsi un homme qui n'a pes d'enfants change simplement de sac, heu, de femme sans jamais soupçonner que les siens de sacs sont peut être vides (d'espoirs de paternité)....
Franck-Olivier  - Génération rose   |2007-05-09 17:06:49
Tiens, ça me fait penser que parmi les nombreuses choses que j'ai à faire, je voudrais rédiger un papier sur cette question...lorsque tu dis "1000 ou 2000" tu es large puisqu'on sait très bien que pour un premier roman les maisons d'éditions tablent plus surement sur 500 à 800 et considère 1500 à 3000 comme un réel succès...

Mais il est passionnant à creuser se rapport au livre...Je pense à "Ron l'infirmier " par exemple qui a ou doit publier alors qu'il fait 5000 ou 6000 visiteurs jours...ou "Max" dont le livre fut un flop...bref...
sophiek  - KMS :)   |2007-05-09 17:26:08
avatar Ben non, Kimiou, je ne veux pas te lyncher du tout. Je ne sais pas pourquoi Joomla n'accepte pas les liens (je ne suis pas ouebmaestro ni experte en Joomla); c'est vrai que c'est bizarre, mais il y a peut-êre une explication logique à tout cela.
Bon, je sors de réunion, je suis sonnée comme une cloche de Pâques. Un grand kawa, je ne vois que ça.

Oui, Fol, mais ça pose une fois de plus le problème du "comment vivre de sa plume"... On ne peut pas toujours écrire en mode "don total". (Personnellement, ça ne me gêne pas de payer pour lire de même que je le fais pour manger ou m'habiller.)
sophiek  - PS   |2007-05-09 17:27:50
avatar (Oulà, désolée pour les tournures de phrases alambiquées, les réunions annihilent mes capacités mentales.)
sophiek   |2007-05-09 17:46:03
avatar (Si seulement ça pouvait être l'inverse...)
Franck-Olivier     |2007-05-09 17:51:08
Ben justement Sophie, je pense que tu poses exactement le problème qu'il faut...de ce qu'engendre la gratuité du web...de ce qu'engendre de jouissance d'avoir autant de lecteur/jour...tout est là, j'suis bien d'accord (d'autant que je pense que le don total est une illusion et qu'il ne rend service à personne, ni aux auteurs, ni aux lecteurs.)
Franswa P.   |2007-05-09 19:17:06
KMS, oui, j'avais vu le truc chez Boultan (Boultan ?), enfin sur les diablogues. Très bon, bien cynique, comme d'hab'.

Generation Rose, FOL, effectivement, le débat vaut le coup d'oeil. Mais je pense que si on évalue le public non plus quantitativement mais qualitativement (par tranche d'âge, par exemple), peut-être que ça amènera de l'eau (apportera de l'eau, d'ailleurs, plutôt) à notre moulin.

Claude, tu as parfaitement raison. Un homme stérile ne pose pas forcément problème, dans ces cas bien spécifiques, puisque (attention, argumentaire pointu)... puisque c'est la faute de la femme (évidemment). Bref, n'importe quoi. Mais c'est comme ça. Ceci dit, et pour redevenir sérieux, il existe quand même des cas où l'homme stérile est aussi exclu socialement, j'ai évidemment appuyé le trait sur le cas inverse (prise de position, donc, et c'est mal je sais).

Sophie, une bonne nouvelle quand même : nos journées de réunions sont maintenant derrière nous, c'est déjà ça. Wouw.
sophiek   |2007-05-09 21:15:31
avatar (Ouaip. La mienne était assez passionnante ceci dit. C'est moi qui renâcle comme un vieux cheval de labour en ce moment, peux pas me concentrer plus de deux minutes sans avoir besoin d'une intra-veineuse de jus de neurones. Donc trois heures de réunion, t'imagines.
sophiek   |2007-05-09 21:16:15
avatar Parenthèse à fermer, encore une fois.)
Merci Sophie.
Franswa P.   |2007-05-10 16:16:56
Wouw, ce site est vraiment calme comme...
...
... disons, comme une orange...
...
... aujourd'hui.
cassiopée  - T\'inquiète petit Franswé     |2007-05-10 17:43:17
A ton âge, moi non plus, je n'avais rien pondu, ni livre ni bébé.
Quelques années plus tard .. de livre toujours pas, par contre les bébés, héhé, j'ai pas chomé. Si tu te sens inutile sur cette terre, il y a un proverbe chinois qui dit que si tu plantes un arbre, tu gagnes une vie (ou un truc avoisinant), et quand on y réfléchis, écrire un livre, c'est un peu l'inverse ...
Franswa P.   |2007-05-10 17:45:29
Quand tu plantes un livre, tu vis la gagne ?
...
Ouais, bon. Mais ce papier n'est pas un truc larmoyant, hein - ne vous méprenez pas, quand même.
Je ne m'inquiète donc pas, au contraire. Au risque de sortir un gros poncif proverbial, je dis seulement que tout vient bien à qui sait attendre (c'est sympa, on est sur les adages, là.)
...
un gros poncif proverbial, donc, comme annoncé.
cassiopée  - Mais non!     |2007-05-11 15:37:30
Mais pour faire des livres, il faut couper des arbres, donc c'est contraire au principe de la vie. Ils devraient avoir honte les écrivains qui publient un max ;-)
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