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Sans connaissance - E. Mc Comber Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
16-05-2007
La littérature québécoise existe, je l'ai rencontrée.
(Mais qui en doutait ?) (Les franchouillards.) (Ah oui d'accord, alors.)
 
Ok, d'accord, ce sous-titre est assurément le plus pourri du monde. Pourquoi ? Parce qu'il insinue subrepticement que la littérature québécoise existerait toute seule, comme un bloc, comme, aussi, un plat de haricots (les haricots ? tous les mêmes !) ou une assiette de croyants (les croyants ? des haricots, ni plus ni moins !). Or, et en bref, la littérature québécoise n'existe pas plus que la littérature française, et franchement : il y a des écrivains québécois - des bons, des mauvais - et des écrivains français - Guy de Maupassant, Florian Zeller. Point.
 
Les uns ne sont pas plus comparables entre eux que les autres, mais il y en a qu'on connaît suffisamment pour pouvoir les classifier sur une échelle complète - de Machant à Trucler, donc -, et d'autres qu'on ne connaît pas assez pour... enfin, tout le monde aura compris. C'est d'ailleurs là tout ce que mon sous-titre veut dire, maladroitement sans doute : jusqu'à aujourd'hui, ou presque, je n'avais jamais lu un auteur originaire du Québec, qui taquine le joual sans ambage (qui mieux est). Donc je me dis, et simplement : ah ben oui, il y a de bons auteurs qui écrivent en français, mais qui ne le sont pas. Attention, je suis un fan de Kourouma, et vraiment, de Mohammed Dib aussi, et du défunt Driss Chraïbi. Mais là n'est pas la question, encore, et vraiment : non, il y a de bons auteurs qui écrivent en français, qui ne le sont pas, et-qui-viennent-d'Amérique-du-Nord (Littell n'étant pas le sujet ici). Donc voilà. D'un coup d'un seul, j'ai heurté une nouvelle francophonie, caractéristique dans ce qu'elle a de plus joliment non-strictement-francophone, de plus joualique, donc (et j'ai casé le terme "francophonie" dans un texte sur le Québec - je suis mort.)

Le joual, c'est cet (quatrième de couverture, merci) "argot populaire québécois souvent méprisé", que Michel Leeb aurait aimé imiter lourdement s'il ne s'était pas, en début de carrière, bloqué l'esprit (dont il n'était pas prodigue) exclusivement sur l'imitation lourdaude des Africains et des Asiatiques parlant français. Les "T'sé", les "tabârnac'", les "crisse de côlisse" et les "j'va conduire mon char loin d'c't'agace-pissette " qui font tellement rire les franchouillards parigoutiers quand ils sont complètement cons (ou ivres, ce qui revient un peu au même).

Et pourtant. Et pourtant le joual, c'est précisément ce qui pousse les Québécois à prononcer, en lieu et place de "notre" "j'y ai perdu des heures", un "j'y ai perdu des arrhes ", nettement moins handicapant pour leur vie sociale. Ah ben oui, aussi, quand on connaît le sens du terme "arrhes", on comprend mieux que "ces gens-là" perdent beaucoup moins de temps que "nous" à en perdre, précisément, avant d'aller au coeur des choses. A se triturer le nombril en espérant qu'il en sortira un jour quelque chose. A se le regarder avec le seul espoir de le voir grandir sous nos yeux, idiots que nous sommes (et faire un jeu de mots nul, déjà, c'est mal, mais en expliquer le sens juste après, c'est pire - belle démonstration, Franswa).
 
Ils perdent moins de temps au niveau du pieu, par exemple et sans doute - d'ailleurs ce bouquin le confirme indéniablement. Mais au niveau du reste aussi. Et franchement, voilà un apprentissage qui justifie qu'on reçoive une ou deux gifles au passage, des gifles qu'en l'occurrence on accueille presque avec le sourire. Eric Mc Comber, en l'espèce, et puisque c'est de lui qu'il s'agit - enfin de son livre, mais bon -, semble avoir écrit son Sans connaissance presque d'une seule traite, tant à aucun moment il ne frôle l'abîme, malgré la conduite sportive qu'il nous propose (ce que je viens d'ailleurs de faire avec cette dernière expression). Or le type s'en sort bien, et personne ne pourra en douter.
 
La preuve (jugez sur pièce !), avec un passage du début (et je vous épargne les passages érotiques, qui sont tous bien écrits, mais tantôt franchement excitants, tantôt non moins répugnants - cette histoire de pépite me reste bien ancrée dans la tête, si vous me passez l'expression ; et comprenne qui pourra) :
 
"On doit expliquer ce qui s'est passé dans le dedans de l'intérieur de notre moi profond pour que nous en soyons venus à manquer ainsi à nos devoirs, à trahir l'union sacrée de la famille. Frérot trouve le truc assez vite. Il s'accuse de tous les pêchés, pleurniche de remords, promet, déchire ses vêtements, s'immole au tapis... Tous les dimanches, il obtient sa libération sur parole. Moi, je ne suis pas pragmatique. Je plaide. Je discute. A la fin, après des heures de faux parlementarisme, neutralisé par leurs outils de psys, je finis par abdiquer, mais moi, je ne pleure jamais. Il y a deux ans, frérot m'a fait une petite blague et j'ai été sévèrement grondé à sa place, pour une sombre affaire de litière renversée. L'injustice me rendait fou. Je criais, je suppliais, je sanglotais. Mon père m'a pointé du doigt :
- Tu brailleras quand t'auras saigné une chaudière de sang.
Alors, je braille plus.
 
Et un autre passage, encore du début, je ne veux rien gâcher (pour info, les parents sont des psys, donc, dont la salle d'attente est ornée de grands coussins mauves, et une "granole" est une "baba-cool" - le narrateur est alors, et encore pour le moment, un môme) :
 
"La granole prend un air sympathique et vient me rejoindre. Elle pue. Sinon, ça serait une super-touffe, la granole. Maigre, mais quelle déesse ! Lui dirais, moi. Lui économiserais trois ans de coussin mauve, pauvre granole. Elle descend tous les samedis de Saint-Hyacinthe en auto-stop. Lui dirais, moi :
- T'arrives pas à garder tes chums ? Mais non, spa parce tu te laisses pas recevoir. St'à cause tu pues. Tu pues des tsours de bras. Personne peut endurer ça !
 
Et on continue, sans trop avancer dans le bouquin (on va croire que je n'ai lu que le début - catastrophe. Je veux être sympa, ne rien livrer et tout, et on va croire que je n'ai pas lu le bouquin. Promis, le prochain passage, il est presque à la fin, tiens - ça va leur faire les pieds, aux détracteurs détraqués) :
 
"Ca se passe comme ça pendant un bon bout de temps. Nous sommes élevés dans la non-violence, dans une sorte de granolisme grandiose catho-colonisé. En fait, à la base, mon frère et moi apprenons à nous prosterner devant les institutions : nos parents... l'Ecole... l'Eglise... les Lois... Le Règlement... les Traditions... Donc, on suit le programme. On se conforme. Il est pour nous tout naturel de nous rouler en boule et de nous laisser tabasser par toutes les brutes crottées autoritaires que recèle le quartier. Nous fuyons. On nous apprend à éviter autant que possible les conflits et à accepter la défaite comme une issue inexorable. Bien qu'à moitié têtes carrées, nos parents nous inculquent soigneusement la tradition canadienne française de la soumission. L'expression en usage pour dire pleutre est "pissou", déformation de pea-soup, terme injurieux utilisé par les Canadiens anglais pour désigner les Québécois."
 
Et puis un dernier, beaucoup plus tardif dans le récit (ah ben oui, j'avais prévenu), et à la fois plus suspens et plus "couleur locale" (l'apprentissage de l'alcool et de la violence sont passés par là, pour caricaturer lamentablement le propos de l'auteur - comme celui du narrateur, au demeurant ) :
 
"Paul pointe un immense revolver. Un calibre à la Dirty Harry ! Je reste bouche bée. Il est fou, mon drummer. Isabelle se tient là, au milieu de la rue. Elle se marre encore, c'est plus fort qu'elle. La tuque se retourne et aperçoit le canon anti-aérien de Paul. Le pied-de-biche tombe sans bruit dans la neige. Je vois enfin son visage. Oh ! C'est Jay Blackbird. Totalement certain que c'est lui ! Il ne m'a pas reconnu. L'atmosphère est apocalyptique, avec le gyrophare de la chenillette qui nous éclabousse de jaune en alternance et les sirènes des souffleuses qui s'activent tout autour dans le quartier, loin derrière le rideau de neige de la tempête. Paul s'approche de lui. Je crois qu'il va tirer... Il tient son pistolet à deux mains. Il a l'air de savoir s'en servir.
- Man ! Sacrament, t'as failli me tuer ! T'as failli nous éffouèrer toué trois ! Mon câlisse, m'as t'mett' hors d'état d'nuire.
 
Et je ne parle même pas, ici, de ce "Ti-crisse de glossaire" franco-joual que l'auteur nous sert dans les dernières pages du livre, et qui vaut la peine au moins pour cinq de ses définitions (je vous laisse découvrir les autres, c'est cadeau) :
 
- "Matante : n.f. Tante (affectueux). On dit également mononc' ; ma matante, mon mononc'. Ecouter sans tarder les disques de l'ineffable Mononc'Serge. L'auteur prévoit que d'ici cinquante ans les petits Québécois ajouteront un autre préfixe affectueux à ce néologisme, ce qui donnera mon momonoc' et ma mamatante. Enfin. L'auteur boit, il est vrai.
 
- "Light-bright : n.m. Jeu complètement débile constitué d'une grille criblée de trous et éclairée par derrière. on comptait que les bambins désoeuvrés des banlieues ficheraient de petites douilles multicolores de plastique translucide dans le tableau, ce qui devait les préparer à devenir junkies au LSD.
 
- "Kickball : n.m. Sport loufoque, rejeton bâtard monstrueux du foot et du baseball, dans lequel les pauvres enfants sont forcés de jouer au baseball avec un ballon de foot pourri à la place de la balle et du batte, généralement dans une cour asphaltée parsemée de petites pierres coupantes. Opération montée selon toute vraisemblance par des agents secrets de la CIA, du FBI, du KGB et du Mossad pour empêcher les jeunes Québécois de se joindre au grand monde du foot, dans le but évident de les humilier, de les isoler sur le plan sportif de la France et du reste du monde. Résultat, les Québécois ont bien été obligés de dominer le hockey sur glace et le patinage sur courte piste, mais n'ont toujours pas de pays.
 
- "Joual : n.m. Ensemble de dialectes et patois populaires québécois. Déformation du mot cheval. Fait l'objet d'une saisissante manifestation de socioschizophrénie affectant tant le cerveau que l'oreille des élites aristo, bobo et apprenti bobo québécoises qui renient tout de go son existence."
 
-  "Crisse : interj. Blasphème. Déformation de "christ"; Appliqué à une personne : vaurien. Veut également dire "très", comme dans "une crisse de grosse torche " : une très grosse salope."
 
Ah ben si, j'en ai parlé, en fait. Désolé. 
 
Sans connaissance, de Eric McComber - traduction Eric McComber. Editions Autrement, 2007. 
 
Commentaires
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Franck-Olivier   |2007-05-16 08:12:53
Peux pas m'empêcher de penser que c'est par là, le Québec, que nous reviennent dans la gueule le pire des déviances psys que les US aient pu produire ces 30 dernières années...Et qu'il n'y a certainement que là-bas qu'il existe un département universitaire consacré à l'étude des tics et manies des écrivains (ou écrivants, hein ?) bref...et que j'ai rencontré il y a 17 ou 18 ans le plus jeune assistant de député du Québec qui me parlait de son bon espoir de voir se concrétiser le rêve d'indépendance qu'il nourrissait...à croire que la neige ralenti tout (sauf les exportations de chanteurs(euses) à voix...merde.)

excellent article Franswa...et je pense que chacun appréciera la résistance dont tu auras fait preuve pour ne point nous parler de la chose!!
yannick b   |2007-05-16 08:43:44
bien, bien, excitant ( malgré que... ), reste une énigme à résoudre. Je lis:
" Sans connaissance, de Eric McComber, traduction Eric McComber"
Traduction?!
Franswa P.   |2007-05-16 08:54:24
Ben oui Yannick. Le type s'est fendu d'un glossaire pour expliquer certains mots, quand même.
Ce "traduction Eric McComber" est donc une "Blague-très-drôle-de-mon-cru" (TradeMark).

Fol, ah oui, j'oubliais que les parents-psys jouant un rôle non négligeable dans la première partie du livre, tu sauterais sur l'occasion. Cela dit, tu sais de quoi tu parles, et c'est toujours appréciable...
Bengt     |2007-05-16 08:55:36
C'est très rigolo cette expertise. Ca fait des lustres que je suis fan de ce dialecte... Autant que les belgicismes d'ailleurs... En plus la vision du "psy" venue outre-atlantique est aussi bigrement interressante et très U.S. à voir la déferlante de coaching machin chose qu'on commence à se prendre dans les dents (TV à l'appui, faut absolument regarder dissmisssed, parental control sur MTV..., c'est d'une exemplarité flagrante)
Franswa P.   |2007-05-16 09:02:01
Allez, comme vous êtes sympas ET enthousiastes, et que vous allez acheter le livre de toute façon, je vous livre un autre item du glossaire :

"Tuque : n.f. Bonnet, chapeau. Etablir sa crédibilité en n'appelant jamais une tuque un bonnet sur le territoire de l'Amérique francophone. Bien prononcer "tsuque". Expression fantastique inexplicablement absente du présent ouvrage. Attache ta tuque ek dla broche : prépare-toi."

(bon, maintenant j'arrête ma mise à sac.)
Bengt     |2007-05-16 09:17:07
Merci, merci, vous êtes trop bon mon cher...
N'empêche que je trouve leur perversion langagière beaucoup plus travaillée que notre langage SMS
yannick b  - Franswa   |2007-05-16 09:23:14
tu me rassures, j'étais déjà en train d'imaginer un truc pervers: le mec écrivant en anglais puis se traduisant lui-même en joual, ou quelque chose d'approchant...
Thea_O  - http://20six.fr/thea_o_   |2007-05-16 09:42:18
:upset
ou la francophonie à l'envers..
pour exemple le verbe écoeurer..
Chez nos amis du Quebec son sens est totalement contraire à celui d'en France..
Tu m'écoeures revient à dire je t'adore..

enfin je passais par là.. bon jour à Tous..
Franswa P.   |2007-05-16 09:47:17
pour Théa : sur les sens divergents, je ne parle pas d'un des bars les plus célèbres de Montréal, qui s'appelle "les Foufounes électriques", "Foufounes" signifiant "fesses" plutôt que enfin-bon-quoi, de l'autre côté de l'Atlantique.

pour Bengt : tiens, en terme de perversion langagière bonne comme du bon pain. "L'agace-pissette", pour dire "allumeuse". Geschenk.

pour Yannick : non, là, tu vas chercher loin. C'est même à ça qu'on te reconnaît.
sophiek   |2007-05-16 11:25:53
avatar Excellent, Franswa. Du coup, immense envie de le lire, Mc Comber. Vite, car ça m'a l'air salvateur (genre "une bonne plâtrée de neige dans la tronche" réveille mieux qu'un café tiède...)
Salut à tous.
Théa, bien reposée ? ;-)
Franck-Olivier   |2007-05-16 12:21:18
Oui, oui, un vrai bordel pour ainsi dire...m...e (mettez les lettres manquantes )
sophiek   |2007-05-16 12:24:35
avatar Enervant. C'est dû à quoi, ce genre de bugs ?
Thea_O   |2007-05-16 12:37:28
Pour sophie K
, les gentils messieurs en blanc m'ont laissé sortir ..
en fait non.. j'ai fait le mur ..
:p
C'est vrai que çà couine pour arriver ici..
Bengt   |2007-05-16 19:09:26
Sophie: Ben apparement vous avez un problème de double flèche dans votre access.php...

M'en demandez pas plus, je débute...
Bengt   |2007-05-16 19:19:01
Ben c'est BBclone, votre outil de statistique qui fiche le bronx dans votre base de données... Ahhhh les joies de l'open source... installer/tester/désinstaller...
KMS   |2007-05-16 19:35:38
BBclone comme c'est mignon... ah ah ah ah
sophiek   |2007-05-16 19:56:58
avatar Bon, je n'y comprends évidemment que pouic, mais merci Bengt ! J'espère que Fab saura corriger ça, ou Banban s'il est dans les parages (salut, Banban )
sophiek   |2007-05-16 20:03:05
avatar (Bengt... Comment, cela dit, comment as-tu pu savoir cette chose ? Tu m'épates.)
sophiek   |2007-05-16 20:04:30
avatar (Comment ça c'est marqué ?!? Ah ouiche, c'est marqué sur le message d'erreur. Quelle prune je fais.)
Fabien O.   |2007-05-17 10:59:53
A y est. Reparé. Oui, BBColne merdait. Bon w-e. Je me tire vers Nantes.
sophiek   |2007-05-17 11:23:29
avatar Merci, Fab ! Bon W-E aussi, donc ! ;-)
Bengt   |2007-05-17 12:17:11
Ben je me demande si le "hic" viendrait pas de votre nom de domaine: Exemple sur google vous êtes pas référencés via à "www"... c'est pitètre une piste :roll

Bon week end quand même
Generation Rose     |2007-05-17 23:37:48
Céline Dion te remercie.
Generation Rose     |2007-05-17 23:41:44
Je confirme que les Québecoises ''perdent moins de temps au niveau du pieu''.

Ça compense pour les moins 40 deg. en Hiver.
Daniel   |2007-05-18 22:20:04
Eho...
Eho...

Y'a plus personne ici?
sophiek   |2007-05-19 10:11:45
avatar Si si, Daniel (en ce qui me concerne, j'ai pas mal de travail, donc je suis moins dispo ces jours-ci, pardon!)
Krichaor   |2007-05-20 12:50:41
J'en profite pour vous signaler l'existence des "têtes à claques", dans la lignée des petites conneries qui eclairent les longues journées de boulot. Le seul rapport c'est que c'est quebecois.
marie-f   |2007-05-22 19:32:34
Franswa (bonjour), si tu découvres vraiment la littérature québecoise, il y a un incontournable (selon moi), Michel Tremblay. Tu as le choix, le monsieur est plus que prolixe. Pièces de théâtre ou romans. La langue et son esprit sont savoureux. Moi, mon préféré, c'est "Un objet de beauté", roman faisant partie des 6 romans qui conforment les "Chroniques du Plateau Mont-Royal". C'est magnifique. Ce qu'il y a d'intéressant en plus, c'est que ces Chroniques constituent une véritable étude sociologique. Mais pas que ça. C'est, comment dire, à la fois plein de réalisme, de folie et de fantaisie.
Franswa P.   |2007-05-22 22:17:06
Alors merci du tuyau, marie-f, si tu me passes l'expression.
Franchement, je note ça à la fois sur mes tablettes et sur mes ardoises.
Car oui, ben oui, j'ai découvert la littérature québécoise avec McComber.
Bon_sens_ne_saurait_mentir     |2007-06-06 11:49:15
Je viens de jeter un coup d'oeil sur tes "cultes" (pas de confusion svp).
J'applaudis à tout rompre pour Selby !!! Wilde, Gary et Bukowski me vont bien aussi. N'empêche que tu aurais pu être plus téméraire... Et afficher des cultes moins... cultes ?!
Amicalement,
Bon-sens
Franswa P.   |2007-06-06 12:26:25
Mon cher Bon sens (si on m'avait dit un jour que j'écrirais cette accroche AVANT d'intégrer un centre de soins intensifs, je n'y aurais pas cru),
Tu as parfaitement raison, sans doute, encore que Egolf n'est pas un bouquin aussi connu que d'autres, encore que je ne suis pas certain que Topor soit aussi culte que ça (je parle en terme d'audience, pas de qualité intrinsèque) et encore que le Garry cité n'est pas le plus connu.
Pour le reste, je te suis assez. Cette liste de "cultes" a été établie auprès des différents participants initiaux du site, à son lancement (c'est à dire il y a six mois). C'est donc un choix collectif, pas vraiment individuel même si chacun était libre d'apporter (ou non) sa petite pierre.
Pour les choses moins connues car plus récentes, la chandelle de droite, pour le coup, sert précisément à ça.
Mais tu as raison, nous avons peut-être eu un peu froid aux yeux dans la chandelle de gauche. Mais alors juste un peu !
Bon-sens  - Someone please call 911     |2007-06-06 14:25:32
J'aime bien les accroches déférentes et élégantes Il est juste qu'avec Marc Edouard Nabe dans la "chandelle" de gauche, les choses s'équilibrent !
Une droite convenue, une gauche sulfureuse... N'est pas cliché ?
;=)
Franswa P.  - Chercher la petite bête à bon sens   |2007-06-06 14:40:56
Mais... mon cher et sérénissime bon sens, ne seriez-vous pas en train de vous emmêler graver les pinceaux en terme de gauche et de droite.
Là encore, et au niveau schizo ça doit être possible, mais à moins de considérer qu'en vous répondant je m'adresse à vous en tant qu'interlocuteur sis en face de moi (et donc en tant qu'être humain qui me fait face, en lieu et place de mon ordinateur), et qu'alors selon votre positionnement Nabe est à votre gauche et Kundera à votre droite, j'avoue que cette histoire de chandelles et l'allégorie qui s'ensuit quant à une séparation droite-gauche qui fait d'ailleurs débat depuis des décennies maintenant perd de sa pertinence, non ?
...
Bordel, ça faisait un bail qu'j'avais pas causé ampoulé comac. Merci mon bon Sens.
Bon-sens     |2007-06-06 15:20:29
Mais c'est vrai ! Je ne me suis pas emmelée les pinceaux mais les lobes !
Sérénissime vous y allez fort (d'autant que l'autre est en train de sombrer)! Mais mon orgueil apprécie le mégasuperlatif ! "Apprenez que tout flatteur
vit aux dépens de celui qui l'écoute".
RaviE de vous faire parler correct
PS : Vous auriez du oser le "come ass" !
Franswa P.   |2007-06-06 15:24:44
"Comac", ça a un côté plus désuet, plus suranné, plus gouailleur, que je préfère, donc. Et en l'occurrence, puisqu'aujourd'hui, ici, on parle correc'.
(d'ailleurs, ça s'écrit sans doute autrement, mais bon, on va pas chipoter.)
bon_sens     |2007-06-06 15:35:31
Clair ! D'autant que là on va virer comme les 2 vieux muppets ! Je reviendrai plus tard car y en a qui bosse !
pbe   |2007-06-06 15:40:06
Je suis morte de rire du coup j'allais oublié de faire part à Franssoua de ma plus vénère admiration....bon je retourne m'occuper DES GOSSES...(à la lettre G dans le glossaire)
Franswa P.   |2007-06-06 15:53:28
Tu as raison, Bon Sens - tu en es donc pleine (mon dieu, que c'est funambulesque). Ah ah, trop drôle, j'en mourrais si ça l'était vraiment.

Quant à PBE, merci, mais nous sommes bien d'accord sur le sens de "gosses" en québécois, non ? N'ayant pas le bouquin sous la main, je rappelle bien qu'en argot du Québec, "gosse" signifie "couille" (métonymie sexiste, sans doute).
Nous sommes donc bien d'accord, non ? Mais alors, je me pose des tas de questions, quand même...
Jo Jaguar  - Excellent bouquin!   |2008-04-17 21:06:08
"Sans Connaissance" de Monsieur McComber est un excellent bouquin, dont je recommande la lecture à tous.
Présentement M. McComber habite dans notre bonne vieille Charente où il goûte depuis quelques temps nos vins et autres spécialité.
Vous pouvez le lire sur ses blogs:
Ici
par exemple.
Jo Jaguar  - Lisez ceci et vous allez avoir envie de   |2009-10-18 13:06:08
C'est ICI
wow power leveling  - dd     |2009-10-23 05:02:50
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