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Interview Tristan-Edern Vaquette - Je gagne toujours à la fin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tadek   
11-06-2007
 
 
 
 
 
 


  Commentaires (229)
Flux RSS des commentaires
 1 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-11 09:19:48
Bon, c'est pas parfait (je reste un amateur) mais j'espere que vous prendrez autant de plaisir à regarder, que j'en ai eu à faire le montage !
 2 Deyer
Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-06-11 09:42:48
C'est très bien, t'inquiètes pas et merci beaucoup! 
 
Je commenterai plus tard, concidérant une fois encore qu'il serait irrespectueux de ne laisser qu'une formule lapidaire. (mais tout vu!)
 3 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-11 10:36:30
Effectivement, il y a là du (bon) biscuit. Heureusement que je me suis levé à cinq heures pour regarder ça avant de filer au travail. 
Comme FOL, je reviendrai réagir un peu plus tard. 
Et ce n'est pas teasing : c'est simplement de l'ensevelissement.
 4 Ecrit par yannick b, le 2007-06-11 10:46:15
oh là là!  
je ( puisque le " je " semble être un critère de modernité ) suis en désaccord presque total avec les propos tenus par le sieur Vaquette ( sympa, au demeurant, mais qu'importe... ) et je m'en tiendrai à ses seuls propos ( je n'ai pas lu son livre, et si jamais je le fais, ce sera pour l'émotion ressentie à l'évocation du champion de natation - ça, c'est aussi pour montrer que j'ai tout regardé. ) 
Vaquette, tu profères de grosses conneries: 
notamment lorsque tu dresses un parallèle entre la résistance lors de la 2è guerre mondiale et le terrorisme en général. Ce sont deux " mouvements " complètement différents et dans un contexte historique différent. L'un, la résistance, vise des cibles précises, militaires le plus souvent ( ou de soutien logistique à l'armée allemande, c'est la même chose ), l'autre, le terrorisme tel qu'il est pratiqué sous toutes les latitudes, ne sert qu'à terroriser le quidam en visant des cibles civiles ( ça parait simple & évident ce que je dis mais c'est la réalité; et je suis un expert en terrorisme ( comme sujet d'étude ) ) 
Ton rapprochement entre le nazisme et ce qui s'est pratiqué pendant la guerre d'Algérie me parait tout aussi faux. 
Ta critique de la politique israelienne est encore simpliste, car tu oublies simplement ce qui lui fait face ( et les formes terroristes, entre autres, de cette confrontation ). 
Tu me fais penser à Vuillemin et à Gourio quand ils ont commis " Hitler = SS ", sales blagues de potaches ne comprenant pas les sous-entendus métaphysiques de leur création ( soit le nihilisme le plus pur sous couvert de déconnade ). 
Car il ne suffit vraiment pas d'être politiquement incorrect, ou porteur d'une voix singulière, originale, pour créer une œuvre. A ce compte-là, ça serait trop facile. C'est comme cet artiste, dont j'ai oublié le nom, qui avait sculpté une vierge Marie en merde et qui pensait faire œuvre de subversion, on est au raz des paquerettes. Ne ressembler qu' " soi " peut mener à faire n'importe quoi ( se faire branler sur scène, c'est l'exhibition et la misère et pour celle qui t'a branlé la misère de l'exhibition ); oui, il y a le poncif de la création " originale " et " intéressante ", sauf que ce qui est original n'est pas forcément intéressant et ce qui est intéressant n'est pas original. Ça me paraît être un peu ton cas, hélas. 
Ce qui m'étonne davantage, c'est lorsque tu vas chercher la caution des cercles philosophiques qui débattent de certains passages de ton bouquin ou de ce mec de l'Ircam, qui a bossé avec Boulez, dont tu es très fier qu'il apprécie la qualité du son et la prod' de ton prochain CD ( le mystère et la beauté du son rock'n'roll ne se trouvent certainement pas dans les caves de l'Ircam, enfin, moi, c'est pas du tout là que j'irais les trouver. ), quel besoin as-tu d'avoir besoin de leur reconnaissance, ça me semble antinomique avec ta " posture ". 
Néanmoins, nous pouvons nous accorder sur Céline, Soral et les Wampas, c'est un début...
 5 Ecrit par Fabien O., le 2007-06-11 10:53:31
dantec, je t'ordonne de sortir du corps de yannick Bourg!
 6 Fabien
Ecrit par yannick b, le 2007-06-11 11:01:59
tu te doutais bien de ma réaction ( psychotronique ), je m'intéresse, je cherche à comprendre, je reste perplexe...
 7 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-11 11:11:19
Hé bé ! Bravo, DeYer. Je m'en vas regarder dès que je peux. Et déjà, vu la réaction de Yannick, je rigole (dans le bon sens, ne vous méprenez pas, c'est du rire joyeux, pas de la moquerie) parce que ça va argumenter secos d'ici peu. Miam.
 8 Ecrit par 2nd Flore, le 2007-06-11 11:23:40
Souvent d'accord sur l'analyse de l'époque, une fois grattée la fine couche de provocation... 
Ensuite je me perds parfois, dans le constant va-et-vient de T-E V. entre l'envie de marquer l'époque hic et nunc et la posture de l'artiste sans concession qui, fier de son oeuvre, estime que l'histoire jugera. 
 
(Ceci dit en toute première analyse et sans avoir lu le livre. Pour l'instant.) 
 
(En tout cas, un homme qui gagne à être connu, à la fin...)
 9 Ecrit par daniel website, le 2007-06-11 14:24:05
"Car il ne suffit vraiment pas d'être porteur d'une voix singulière, originale, pour créer une œuvre." 
 
A ce sujet, TEV serait beaucoup plus crédible en chanteur, s'il se tailladât(!) un peu les cordes vocales... 
Sa voix légère et fluette colle mal avec celle d'un révolté. 
J'écouterais pas tous les jours Tom Waits s'il avait le timbre de vaquette!
 10 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-11 14:32:16
Pas de perplexité pour moi, en revanche. Même si je ne suis pas tout le temps toujours d'accord avec ce que dit TEV, j'aime bien l'humour et l'humilité (et si, n'en déplaise à certains !) du Prince. 
J'aimerais bien savoir, d'ailleurs, ce qu'il (l'IndispensablE)pense d'un écrivain tel que Barbey d'Aurevilly, avec qui, ne me demandez pas pourquoi, je lui trouve des affinités (c'est un compliment de ma part).
 11 Tristan ...
Ecrit par DeYeR, le 2007-06-11 15:28:42
Alors Ami-camarade, on prend pas part au dialogue ?
 12 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-11 16:03:28
(A ta place, DEyEr, je ne m'inquièterais pas trop pour ça. Tout vient à point à qui sait attendre la charrue avant la peau de l'ours mort - tout ça, quoi...)
 13 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-11 17:17:49
(merci de ta compassion Franswa :) )
 14 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-11 17:23:32
(en même temps c'est vrai qu'une vidéo d'une heure, faut que les gents trouvent le temps ...mais bon, avec Flamby on s'est dit que ça valait le coup !)
 15 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-11 17:26:45
Et ça le vaut évidemment. Là, toujours pareil, je suis au boulot. Mais je la re-visionnerai et la commenterai un peu plus pas plus tard que ce soir. 
Mais elle vaut EVIDEMMENT le coup (ne serait-ce que pour le bouquin, dont on ne dira jamais qu'il est franchement excellent, et je pèse mes mots, enfin bref je m'emballe déjà, donc je dis, oui, je le dis, je le hurle presque c'est dire... à tout à l'heure pour quelque chose d'un peu moins plat de ma part, quoique...)
 16 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-11 18:33:31
Tu sais DeYer, comme Jaenada, Tristan est un noctambule, n'oublie pas... :-)
 17 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-11 18:53:45
Allez, ça y est , j'ai enfin trouvé à qui Tristan me fait penser depuis ce matin (je ne l'avais pas vu de près avant) : à Charlie Sheen dans le rôle de "Wild Thing" ("You make my heart sing, etc...") dans le film "les Indians" (à voir, surtout si on aime le Base Ball et les comédies réussies, ce qui est mon cas, personne n'est parfait).
 18 Ecrit par 2nd Flore, le 2007-06-11 20:37:33
Merci Sophie !! 
A moi aussi - un mix entre Charlie Sheen et un ancien copain de classe (je veux dire : qui avait la classe)... 
Et pour l'humilité, je te suis volontiers. J'avais fait un jour une chronique sur le thème "le meilleur rock, c'est un truc prétentieux fait par des types modestes". J'ai perdu le texte (et le fil de ma pensée) - je mets l'idée en débat...
 19 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-11 21:17:29
Ah, merci, Bertrand. Je ne suis pas zinzin, donc, hé hé !
 20 Ecrit par daniel website, le 2007-06-11 22:43:56
Merci Bertrand! 
 
Ça me répond! 
 
C'est comme monsieur Cyclopède... 
 
Qui me fait tic-tac dans la tête...
 21 Bon
Ecrit par Franswa P., le 2007-06-11 22:54:14
Bon, donc. Au risque d'utiliser l'argument le plus putassier jamais utilisé sur un site Internet, un truc qui me fera perdre définitivement le respect de toutes les personnes sensées qui visitent ce site, je vais commencer par une assertion terrifiante de simplicité, mais qui n'en prend pas moins tout son sens dans ce cas précis : 
- cette interview se comprend forcément mieux (au sens fort du verbe "comprendre") après lecture du bouquin de Vaquette, précisément. Ce n'est même qu'à cette condition, sincèrement, qu'elle prend tout son sens. 
Ce qui me permet, puisque nous sommes plongés aujourd'hui dans le VaquetteLand, d'introduire une courte digression en forme de mise en abyme, non de l'interviewé ni de l'objet de l'interview, mais de l'interview en elle-même. Je la trouve bonne d'abord parce qu'elle prend le temps, loin du "sujet" de trois minutes qui, pour avoir le mérite d'exister, n'en est pas moins entâché d'un indéniable et constitutif ras-les-pâquerettisme (à ce propos, l'interview de Sophie Maurer que j'ai passée la semaine dernière en est une bonne incarnation : j'étais clairement frustré, étant donné la solidité du bouquin - mais je l'ai passée quand même, précisément, parce qu'elle avait le mérite d'exister, donc.) 
Je la trouve bonne ensuite parce que, si l'intervieweur (que je ne connais pas bien entendu) n'est pas un pro (ce dont il se cogne sans doute à peu près autant que moi), il est évident qu'il sait de quoi il parle (hallelujah, again) et qu'il n'est englué ni dans l'indifférence snob ("je suis animateur et je t'emmerde"), ni dans la fascination de cour d'école ("trop fort le mec : la preuve, je l'ai vu en vrai" (notez au passage l'absurdité logique de cette phrase), mais animé par un évident respect pour un bouquin et un artiste qui l'ont intrigué - respect qui relève plus de saine curiosité ("qui est ce mec, en fait ?") que de l'avachissement servile. 
Bref. Venons-en au fond. 
Je ne réponds à la place de personne, mais ne suis pas vraiment d'accord avec toi, Yannick, sur au moins un point. A non, sur plusieurs, en fait, mais qui en reviennent tous au même - un point, donc, mettons. 
C'est sur notion de "simplisme", dont tu parles. Autant tu sais très bien que le mec qui sculpte la Vierge Marie en merde ou expose des poils pubiens sur un faire-part de naissance (mettons - je ne sais pas ce qui m'a fait penser à ça, mais il doit bien y avoir un tendanceur à la con qui a trouvé trop cool de faire ça - dans le cas contraire, si ça suscite des vocations, allez-y, je ne revendiquerai jamais la paternité d'une idée aussi naze) ne m'intéresse pas - pire, m'irrite -, dans la mesure où elle n'apporte rien, et relève purement et simplement de la provo de merde (ah ah), la mise en perspective d'évènements divers, surgissant à des moments différents de l'histoire, dans des contextes qu'on peut ou non trouver comparables, me semble n'être rien d'autre qu'une base de réflexion - et en l'occurrence, mais ça me regarde, pas si inepte que ça. Toscani contre Vaquette, si tu veux (et puis, on ne sait jamais, quelqu'un défendra peut-être Toscani, qui aurait sans doute pu sculpter des Madones de merde s'il n'avait pas fait le calcul qu'il y avait plus de bon fric facile à se faire avec Benetton - pardon, avec le "prétexte" de son art, mouais). 
En fait, c'est très très con sans doute, j'entends par là un moyen rapide de susciter l'attention et, qui sait, de faire s'emballer la réflexion (tout le contraire de la connerie, donc, en fait) mais moins simpliste que tu ne le supposes, je pense. Et je ne parle pas de cette histoire de masturbation sur scène, puisque je préfère parler de ce que j'ai vu ou lu que de ce qu'on m'a rapidement esquissé, même dans une brève interview. Sur le "Sieg Heil" aussi, bon, ça peut se discuter évidemment, et pas qu'un peu. C'est d'ailleurs sans doute le but. 
Mais, et puisque je ne veux parler que du bouquin que j'ai lu, je n'ai pas décelé dans celui-ci la moindre trace de provocation facile, et franchement. 
Après, bien sûr, le "prétexte de l'humour" peut lui aussi amener de temps en temps à louper sa cible de temps en temps, et là encore, Yannick, tu sais bien qu'à la différence du même Vaquette, je ne suis pas un trop gros partisan de la provo, qu'elle soit facile ou non (cf le texte "la Provo à l'épreuve du vent", ici-même (oui, je me cite, absolument - une contagion sans doute), dans lequel j'explique plus clairement la distinction que je fais entre la provo gratos et la provocation utile), et qu'elle ne me semble pas forcément le meilleur moyen d'arriver à bien se faire comprendre, mais voilà, dans le bouquin, et je le répète, je n'ai pas lu de provo gratos, et je serai prêt, une fois encore, à le certifier sous serment. 
Cette posture dont tu parles, et dont j'ai parlé aussi au sujet d'autres, et peut-être même au sujet de celui-ci - c'est bien possible -, est plus un positionnement, en fait, qui se définit comme tel, et je reprends ici, sans son autorisation, un rapide résumé du positionnement-Vaquette tel que je l'ai compris grâce au bouquin, et qui me paraît en l'occurrence parfaitement sensé, au sens de, enfin en le bon sens, quoi - un truc que je lui ai écrit après lecture, parce que j'aime bien balancer des conneries au gens, bourré ou non, quand j'ai lu quelque chose de bon sorti de leur crâne ou de n'importe quelle autre partie de leur corps : 
"1. Si quelqu'un pense quelque chose, qu'il le dise ouvertement. 
2. Si quelqu'un croit en quelque chose, qu'il se batte ouvertement pour. 
3. Si un groupe se forme autour d'une idée ou d'une croyance, restons vigilant. 
4. Si un groupe se bat contre un autre groupe pour une idée, restons vigilant, et vraiment encore. Prendre parti ne vaut qu'en fonction de ce qu'on pense, pas en fonction du vent. 
5. Si un groupe soudé s'acharne contre une personne seule, a priori, le groupe se cache derrière sa lâcheté collective, derrière le pouvoir et la puissance illusoires que lui confère sa doctrine de groupe, et donc la personne seule, isolée, et donc victime de la violence collective, mérite au moins qu'on écoute ce qu'elle a à dire... 
6. ... quitte à ce que soit complètement con, et qu'alors on juge son discours comme tel, mais individuellement plutôt qu'en meute." 
C'est sur la base de ce positionnement que j'ai pu mieux comprendre le pourquoi de l'emballement hostile de Vaquette à mon sujet autour de mon papier (et oui, encore) contre l'autre cinglée d'â côté et contre ses pairs (parce qu'il y en a beaucoup) - et même si en l'occurrence je ne suis pas du tout d'accord avec une grosse partie des reproches qu'il m'a fait à ce moment, je comprends mieux, et j'accepte mieux aussi, ce qui l'a poussé à le faire. 
Point. Je suis déjà quarante-cinq mille fois trop long, alors je vais en rester là. Mais il y aurait des tas d'autres trucs à dire. 
Après, il est tout à fait possible que ce type dise des conneries (c'est même certain), possible qu'il soit chiant dans la vie (il le reconnaît lui-même), voire possible que son spectacle (dont on voit quand même de extraits de qualité dans la vidéo, mais trop courts évidemment), et qui sait, sa musique ne soit pas bons, mais sincèrement, là tout de suite, je m'en tape un peu. Et surtout, je n'en sais rien. 
Mais je m'en tape, parce que son bouquin est bien. Et pas qu'un peu.
 22 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-11 23:02:10
Ah non, ça y est, je suis trop con : Vaquette va défendre Toscani contre moi, maintenant. 
Mais quel abruti je suis...
 23 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 00:20:02
:grin (excellent, Franswa !) Sinon, oui, moi aussi, j'ai vraiment aimé le livre, vraiment goûté l'humour et la subtilité de pensée, donc j'abonde. (Evidemment, ça ne sert probablement à rien, je ne suis qu'un moustique, mais je m'en fiche.)
 24 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 00:31:59
Ah ouais, ça c'est du commentaire (pas du commentaire de PD jveu dire)(PD dans le sens fiotte du terme bien sur) ! Moi faut que je me le prenne absolument ce bouquin, moi, durat l'interview il m'avais donné envi de lire son livre, ce que je vais faire à contre coup de l'interview ( comme pour Azima et l'idole, 2 bouquin que j'ai beaucoup aimé)
 25 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 01:12:06
(Flûte. Je peux pas attendre 3 heures du mat' pour lire une éventuelle réponse de TEV, j'ai école demain, ouin. Tant pis.)
 26 Ecrit par Vaquette website, le 2007-06-12 01:35:42
Plaît-il ? Il semblerait qu’on me réclame ici ? Eh bien, soit ! Le public est roi : je commente donc à mon tour ce post. 
Je ne dirai qu’un mot, enfin, plusieurs tout de même car je suis bavard : Dieu qu’elle brille par sa magnificence, cette interview du Prince du Bon Goût ! L’interviewer est parfait (effectivement, c’est un bonheur rare un monsieur qui pose des questions en connaissant son sujet), le montage est remarquable (l’idée de saucissonner le spectacle de l’interviewé comme autant de mises en abyme de ses réponses est brillante, avouons-le), mais surtout, surtout, ledit interviewé, diantre ! fichtre ! foutre ! quelle artiste de génie tout de même ! sachant allier comme nul autre une exceptionnelle intelligence et une modestie qui est immanquablement la marque des plus grands, sans compter cet humour fin et délicat qui type assurément l’homme exquis. Tenez, je vais vous faire ici une confession (nocturne, spéciale dédicace à Diam’s) : je serais une femme charmante, je me précipiterais à l’instant sur ce si beau célibataire (vaquette@anti-spam-a-virer_vaquette.org). 
Vous savez quoi ? C’est pour ma part (car je ne suis pas une femme charmante) sur sa page VPC (Vaquette par correspondance : www.vaquette.org/vpc) que je me précipite pour commander sans plus tarder (et j’incite chacun à en faire autant) son roman ainsi que son DVD – tous deux définitivement IndispensablEs à l’égal, je vous l’assure le plus objectivement du monde – qu’il me fera parvenir avec une rare diligence (d’aucun peuvent en témoigner ici) ainsi que des dédicaces personnalisées qui feront pâlir de jalousie jusqu’à la grande-duchesse de Mettondoilaoujaimondoix qui pourtant possède un t-shirt "Ensemble tout devient possible" dédicacé par Bernard Kouchner en personne. 
 
Un admirateur anonyme
 27 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 01:47:32
:grin
 28 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-12 01:48:08
Dédicace efficace, effectivement, avec de vrais morceaux de "en fait, t'es masochiste SM ou quoi ?" sur DEUX pages - DEUX pages, mon bon monsieur : ce type sait soigner les curieux. 
Et puis un envoi express, avec même une possibilité de négocier les frais de port (mais pas comme je l'ai fait, c'est n'importe quoi vraiment), mais il ne faut pas le dire alors ne le dites pas, d'autant plus qu'en l'occurrence, si vous le dites d'entrée de jeu, ça ne marchera pas parce que bon voilà c'est comme ça et c'est logique, action réaction tout ça, en bref vous croyez que je vous ai rendu un service en vous révélant ce secret et en fait c'est exactement l'inverse. 
Rien à faire, il faut que je me recycle dans la vente de poissons à la criée. Cela dit, si c'est du bon rouget, autant y aller.
 29 Vaquette + Franswa =...
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 01:52:56
...Banane totale, je vais dormir en riant. Cool.
 30 Ecrit par Vaquette website, le 2007-06-12 03:29:46
Plait-il (de nouveau) ? Ce n’est pas ça qu’on attendait de moi mais des réponses aux commentaires déjà postés ?  
Eh bien soit, mais rapidement alors, d’autant plus rapidement que cette interview n’a pas eu l’heur de déclencher une folle polémique pas plus qu’un fol enthousiasme, et pas même une guerre mondiale ou ne serait-ce qu’une émeute en banlieue. La prochaine fois, promis, je me rallie au FN, je déclare péremptoire que l’Islam est la religion la plus conne du monde ou je vitupère les racailles à grand renfort de Kärcher (Tenez, rions un peu avec le Kärcher : http://www.dailymotion.com/video/x1n9gy_lhumour-karcher-de-rachida-dati) 
Bon alors, dans l’ordre : 
- Yannick B. Je ne réponds pas ou je risque (je me connais) de devenir passablement désagréable (et puis aussi et surtout, je suis à peu près certain de perdre mon temps tant manifestement nos façons de, disons poliment, voir la vie sont divergentes). Je me contente donc simplement de te remercier : que quelqu’un qui se permet de balayer d’un revers de main un rien condescendant "Hitler=SS" (à mes yeux l’un des objets les plus fantastiques de ces 20 dernières années – tiens, le chapitre 53 de mon roman s’appelle "Vaquette=SS", en hommage en quelque sorte) tout en faisant l’apologie benoîte (sur un autre post, pour ceux qui n’auraient pas tout suivi) de la Nouvelle Star, que ce monsieur donc ne prise guère ni mon travail (qu’il ne connaît pas d’ailleurs), ni mon discours, ni mon personnage, il y a quelque chose de ragaillardissant là-dedans et d’assurément flatteur, comme lorsque la présidente du fan club de Mylène Farmer m’avait fait l’honneur il y a quelques années d’une critique virulente dans laquelle elle expliquait doctement que je n’étais pas rock’n’roll – je vous jure que c’est authentique (mieux, c’est aisément retrouvable sur le web). 
- 2nd Flore. "Je me perds parfois, dans le constant va-et-vient de T-E V. entre l'envie de marquer l'époque hic et nunc et la posture de l'artiste sans concession qui, fier de son oeuvre, estime que l'histoire jugera." Mais les deux ne sont absolument pas antithétiques ! Tout "vrai" artiste (pas au sens de branleur qui pratique plus ou moins professionnellement le beau métier des arts et du spectacle mais au sens de, pour aller très et probablement trop vite, de celui qui peut légitimement espérer passer le filtre de la "postérité") s’inscrit profondément dans son époque et a pour première ambition de la marquer. Je l’ai écrit ici (dans une autre colonne) et ailleurs à maintes reprises, le snobisme du "si tu fais de la merde, forcément ça marche, mais si tu as du talent, tu es condamné ta vie durant à la marginalité sociale", c’est non seulement une connerie (une contre-vérité patente, si tu préfères) mais aussi une excuse malsaine pour les faignants et les lâches (Didier Wampas : "Si j’ai la force de faire les choses auxquelles je crois vraiment, même les étoiles à mes côtés se battront jusqu’au bout, mais si je suis lâche et paresseux, j’aurais beau crier, m’agiter, si je suis lâche et paresseux, personne ne pourra rien pour moi.") Picasso et Brel ont connu un gigantesque succès de leur vivant, Van Gogh ou Ferré, non. Et alors ? Guitry ou Vian ont été des personnages marquants (socialement j’entends) de leur temps, Sade ou Flaubert, non. Et alors ?Le succès public n’est pas une preuve de talent, dans un sens ou dans l’autre, même si (et je garde en tête ça à chaque instant, puissent mes collègues faire de même) cela n’interdit pas de s’interroger sur la qualité de son travail lorsqu’on remplit Bercy après quelques mois de carrière ou, à l’inverse, lorsque les décennies passant, on reste seul, ou quasiment, à affirmer haut et fort son génie.  
- Daniel. J’ai passé un moment avec une dame il y a deux jours qui m’a donné une définition tout à fait recevable du bourgeois : un être réductible au normatif. "Sa voix légère et fluette colle mal avec celle d'un révolté" : la vacuité de ta remarque me laisse sans voix, fluette ou non. Durant mes brillantes études en physique, j’ai appris une chose : un contre-exemple a valeur de preuve. Didier Wampas, encore lui, est donc une preuve en l’espèce. (Cela étant, je te l’accorde, ma voix telle que tu as pu l’entendre sur des enregistrements un rien obsolètes ne me convient guère, mais ce n’est pas une histoire de timbre et encore moins de boîte normative, mais de maîtrise : va faire un tour sur www.crevez-tous.com et écoute mon dernier morceau en date, j’espère que nous sommes loin de la voix criarde de mes lointains début.) 
- Sophie. Merci pour tout. L’humilité, je suis absolument d’accord avec toi. Je répète ça depuis bien longtemps : l’humilité (qui n’a rien à voir comme le confond chacun avec la modestie que je conchie pour les mêmes raisons que j’aime l’humilité : parce que la deuxième fait avancer lorsque la première est une excuse conforme pour rester en arrière) ce n’est pas de dire "tout se vaut" en se complaisant dans sa médiocrité comme pratiquement font la plupart, c’est l’exact contraire, c’est de développer une énergie formidable pour être à la hauteur de ses ambitions, de ses rêves. Le manque d’humilité, c’est, par exemple, d’écrire des romans médiocres et de s’en contenter (et de cracher sur ceux, trop rares, qui, comme moi, affichent une haute ambition, avec les risques que ça impliquent, en premier lieu celui du ridicule – pas cool Vaquette, pour qui y s’prend ?!). C’est un manque d’humilité parce que, sans vraiment se donner la peine d’essayer d’être Balzac (ou Bernanos ou qui vous voulez, enfin, pas n’importe qui non plus bien sûr), on prétend, par la bande, être aussi, "modestement" (bien sûr…), un écrivain, "un peu" comme Balzac en fait… Moi, je veux être Balzac. Évidemment je ne suis pas un imbécile dupe, mais croyez-moi, essayer d’aller au bout de moi pour me rapprocher au plus près de cette ambition et, pourquoi pas ? de l’atteindre, cela demande plus de travail, de courage, de détermination, d’exigence (mais, au final, ça me permettra peut-être de donner plus à tous, plus au monde) que de me contenter de rester complaisamment là où je suis. C’est simplement ça l’humilité. Ça aussi je l’ai dit et écrit de nombreuses fois, c’est une des mes autres spécificités dans le beau milieu "alternatif" dans lequel je croupis et qui n’est peuplé, pour la plupart, que de ratés trop peu talentueux, c'est-à-dire en grande partie trop lâches, pour être Léo Ferré, et trop faignants même pour être Lara Fabian. Heureusement, pour eux on a inventé la Nouvelle Star : voyez, nous y revenons. 
- Sophie (le retour). Barbey d’Aurevilly. Je ne vais pas te dire que c’est mon auteur préféré, mais oui, évidemment, c’est "ma" famille, ce côté dandy mal-pensant, "anarchiste de droite" diront ceux qui ont toujours besoin d’étiquettes (et de normatif… - là encore nous y revenons) pour éviter de penser par eux-mêmes. Dans cette "bande" fin de siècle, je préfère tout de même en premier lieu Léon Bloy, et en deuxième Villiers de l’Isle-Adam. Allez, parce que c’est toi, je le mets en troisième. 
- Sophie (le retour du retour). Charlie Sheen, tu aurais pu plus mal choisir. 
- 2nd Flore. "Le meilleur rock, c'est un truc prétentieux fait par des types modestes." Remplace modeste par humble et rock par tous les "arts", et oui ! oui ! oui ! et encore oui ! je suis absolument, entièrement, totalement d’accord avec toi (en même temps, tu voulais un débat, là, c’est raté). Tu tiens même là le "secret" et ça rejoint exactement ce que j’écrivais au-dessus sur l’humilité. Tiens, ça me fais penser à une phrase de Jean-Edern Hallier qui est lumineuse et à laquelle je songe très souvent : "C’est justement une affaire de classe, et la Classe ne s’acquiert pas. Cette mystérieuse supériorité technique de la morale – c’est de faire modestement mais avec un orgueil inouï ce pour quoi l’on est fait." No comment. 
- Franswa. Merci. Je ne réponds pas à ton post, je l’ai fait en grande partie en mail perso il y a quelques temps et tu sais donc que, oui, là encore, je suis absolument d’accord avec le résumé que tu fais de ma très "brassensienne" (là-dessus) "posture morale". (Et non, je ne vais pas défendre la sculpture en caca contre toi : ce que tu dis sur la provo, je suis d’accord avec et c’est aussi pour ça que je ne réponds pas à Yannick, l’idée qu’il se fait de mon travail est complètement fausse, et, semble-t-il, cela ne l’intéresse guère de dépenser un peu d’énergie pour la corriger – tant pis pour lui.) 
Ouf ! J’ai fini ! Mais je ne vais pas faire ça tous les soirs ou je vais y condamner mes nuits. Si ? Bon d’accord… (Qu’est-ce que t’es bavard, Vaquette !) 
 
L'IndispensablE – en personne
 31 Ecrit par love15 website, le 2007-06-12 06:50:47
Je ne sais pas vraiment quoi penser de "Hitler=SS" (un peu comme de l'adaptation de "Salo ou les 120 journées de Sodome"), mais je suis content que ça existe. Pas seulement par "tolérance", qui est l'orgueil des égocentriques gentils. 
 
Mais parce que le trouble profond que ça suscite en moi réveille le maelstrom de contradictions que notre sens logique et notre envie d'être droits dans nos bottes musèlent habituellement. Un peu comme le Carnaval au Moyen Age. 
 
Je n'ai pas (encore) lu Vaquette, mais sur ce que j'ai entendu dans l'interview, il rentre plus dans la catégorie des "libres penseurs" que des "maîtres à penser". Confère ses références à Jean-Edern Hallier par exemple. A ce titre, je ne lui demande pas d'avoir toujours raison, mais de titiller mon cerveau. 
 
Tel que j'introduis le concept de "maître à penser", on peut réagir en "surtout pas ça !". J'assume pourtant mon statut de professionnel de mon métier (technique), qui fait de moi un absolu dilettante de la pensée. D'où mon besoin très pragmatique de maîtres à penser, qui m'aident simplement, sans faire de tort à personne, à suivre mon chemin de petit bonhomme. 
 
Quand j'étais petit, beaucoup se référaient à Sartre comme maître à penser. Personnellement, je choisis des gens comme Rocard et Comte-Sponville car lire leurs écrits m'économise une grande partie du cheminement qu'ils ont eux-mêmes réalisés, au contact parfois d'autres maîtres à penser (Mendes-France, Kant), de libres penseurs, et aussi de parfaits enculés qui nous aident à mieux connaître le monde. 
 
C'était un commentaire free style, mais Vaquette a une bonne bouille donc il m'a inspiré du free style, ce matin avant 7 heures.
 32 Ecrit par Franswa P., le 2007-06-12 10:46:58
Bien le bonjour, Love15. J'aime bien quand tu free-style dans le coin. 
 
Vaquette, une petite remarque quand même : cataloguer d'un revers de manche (opération très difficile à effectuer physiquement, au passage) Yannick en fonction de son respect et sa curiosité non pas pour la Nouvelle Star dont tout le monde se fout, mais pour un chanteur qu'il a découvert grâce à cette émission (et dont, en l'occurrence, je me fous un peu mais là n'est pas la question), c'est un peu aussi expéditif, voire bancal comme raisonnement que de juger ton travail uniquement à l'aune de certains propos issus de la vidéo ci-dessus, je pense. 
Restez-en là si vous voulez, l'un et l'autre, mais si ce n'est pas le cas, je pense que vous avez sans doute un peu trop d'intelligence, l'un comme l'autre là encore, voire d'honnêteté tout simplement, pour jouer ce genre de cartes. 
Enfin bon, tout ça vous appartient. Mais en temps que commentateur - pardon, de spectateur -, j'ai quand même le droit de le dire. 
Et effectivement, je n'avais pas fait le lien (quel branleur patologique je suis), mais effectivement, ce sont quasiment les paroles de "Mourir pour des idées", tout ce petit idéal-type que j'ai tracé à gros traits, te concernant. Enfin bref.
 33 Et non.
Ecrit par Franswa P., le 2007-06-12 10:50:19
Et non, je ne me fais pas l'avocat du diable, pas du tout, c'est une illusion de l'esprit. 
 
N'empêche, c'est con que Fabien ne dispose plus d'Internet que par intermittences : je suis curieux de connaître sa position sur les différents points soulevés.
 34 Vaquette
Ecrit par yannick b, le 2007-06-12 11:43:26
je vais essayer de clarifier certains points et, au passage, ma pensée. 
Comme je sais être beau joueur, je te reconnais, au moins, une qualité ( au vu de l'itw ), tu me verses pas dans le cynisme convenu et c'est à mes yeux essentiel ( tu n'es pas Toscani, c'est entendu ). Et nous partageons une attitude ( qui se traduit physiquement, émotionnellement, et dans nos œuvres - n'ayons pas peur, là non plus, des mots ): nous ne craignons pas le ridicule, et c'est un autre trait essentiel. 
Quand tu dis vouloir te mesurer aux plus grands, une fois de plus ( incroyable, c'est la troisième... ) je te suis ( bien que j'adopte de nombreuses identités, il s'agit du verbre " suivre ", n'allons pas trop loin dans le rapprochement ). Ensuite, c'est là où nos chemins divergent. 
Je suis du côté de James Ellroy quand il dit que la critique de la pop-culture n'a pas été faite et qu'il veut édifier une contre-contre-culture. et pour celà il faut bien connaître cette culture. 
C'est justement parce que j'apprécie énormément Vuillemin que je me permets de critiquer ( et pas de façon " un rien condescendant(e) " comme tu sembles le croire ) " Hitler= SS ". Je lui reproche ( et surtout à son scénariste Gourio ) de ne pas avoir saisi les implications de leur projet. Je sais, par ex., qu'ils pensent avoir commis une parodie trash de la revue de propagande nazie, " Signal " ( la couv' de l'album reprend l'imagerie/typo de " Signal "; et l'album, je le possède et n'ai jamais demandé son interdiction ), mais ils ont joué aux sales gosses en détournant des codes qui puaient et quand tu exagères des codes qui puent ( je dépose le brevet ), c'est insupportable ( je suis trop sensible, je sais ). Ça serait facile d'opposer à " Hitler= SS " le " Maus " de Spigelman, mais voilà un individu qui a réfléchi sur le sujet ( et qui connait aussi la culture pop ). Ce n'est pas le sérieux de Spigelman que je privilégie au détriment de la déconnade de Vuillemin, c'est l'engagement intellectuel et émotionnel de l'un, adulte, face à l'immaturité de l'autre. 
C'est un travers - l'immaturité - que je retrouve chez Tarantino ( que tu dois adorer ), qui est un gros con irresponsable ( pour une critique plus détaillée, il faudra se reporter à l'un de mes billets ); et ainsi de suite... 
( Crois-moi, l'alternatif, je connais, et de près ( mon meilleur pote est le fondateur de Stop It Baby records chez Bondage. ) ) 
Tu veux fustiger une société liberticide, aseptisée, sécuritaire, confortable, mais il faut alors porter, au préalable, la critique sur tout ce qui a permis d'en arriver là, soit, selon moi, la culture pop ( dans quoi je mets Hara-Kiri bien sûr ). 
Au final, je partage l'opinion de love15, tu es davantage un " libre penseur " qu'un " maître à penser ". 
 
PS: si tu considères que " Je gagne toujours à la fin " est le meilleur roman français de 2003, moi je te dis, les yeux dans les yeux, que mon roman " Tout ( ce que je sais ) vient du noir " est le meilleur roman français de 2004!
 35 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 12:23:34
Moi chui bon public, j'ai adoré écouter Julien de la Nouvelle Star en faisant le montage de Tristan ... non non vraiment, c'était un plaisir. Je me permets cependant de m'insurger (si peu) contre les petites vies, ou plutôt les gents qui raconte ces petites vies, tout simplement parce que je pense qu’on peu toucher quelque chose d’essentiel par là aussi, j’ai l’intime conviction qu’on peut apprendre de tout le monde, au moins une petite chose ! Cependant et c’est là que moi je mets le Bmolle, c’est souvent un savoir ou une information qui ne m’intéresse pas ! Et c’est là que j’aurais tendance à te rejoindre Mr Vaquette … mais néanmoins, ne serais-ce du fait justement que tant de personne aime ces récits de petites vies, qu’il y aurait une information et quelque chose à apprendre, sur la nature humaine même. Et puis d’ailleurs, si ces gents n’existaient pas, sur qui cracherais-tu, ce contraste justement, t’es aussi permis par eux quelque part, c’est eux qui te permette par leur existence même d’être original ! 
Bon j’aime me faire l’avocats du diable …un peu ( ptit clin d’œillade à Franswa que je rejoins ), mais, bon, par exemple mon filme français préféré est « les enfants du marais », j’aime à penser que l’on peut toucher à l’essentiel même dans une petite vie bien tranquille …
 36 Ecrit par Bengt website, le 2007-06-12 13:34:50
Juste une intervention minime pour phagocyter à nouveau la carcasse de Descartes… JE pense donc je JOUIS… les maîtres à « panser » vaudront ainsi toujours ce qu’ils sont…
 37 Ecrit par 2nd Flore website, le 2007-06-12 14:54:13
Ce que je pointais (maladroitement) dans mon 1er commentaire, c'était la cohabitation d'une volonté artistique sans concession (l'expression est galvaudée, mais en l'occurence elle me semble bien s'apliquer) et le regret, assez perceptible, d'un certain succès immédiat (lequel souvent passe par des concessions). 
C'est encore maladroit, je m'en excuse... 
 
Et sinon, humble et non modeste, bien sûr - me voilà convaincu, je rectifie. 
(et mince, avoir envie de retenir une phrase de J-E Hallier, j'aurais jamais cru que ça m'arriverait)
 38 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 16:25:34
Ah, Deyer, la question est : "comment raconter avec grandeur les vies (petites ou non) des uns et des autres ?" (ce que fit justement Balzac) ; c'est ce point-là que soulève Tristan (je le crois du moins). A l'heure actuelle, beaucoup racontent des "petites vies" sans hauteur de vue et sans réelle qualité de plume, et le reproche est là. La critique est donc destinée aux narrateurs, pas aux thèmes choisis.  
 
Quant à Tarantino, que moi je ne déteste pas (mais je connais les films de la Shaw Bros et les autres films dont il s'est inspiré, et je préfère évidemment ces derniers), je crois qu'il ne vaut pas d'être haï ou adoré. Je ne pense pas que Tristan me contredira. 
 
Enfin, il me semble que TEV ne se pose surtout pas en "maître à penser", cela irait totalement à l'encontre de ses théories. 
Libre penseur est le bon mot...
 39 Sophie
Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 16:28:01
Dans ce ce cas.... je suis tout d'accord :grin
 40 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 16:30:52
Et sinon, aujourd'hui, j'ai pu assister à un truc qu'on ne voit quasiment jamais quand on joue au golf : un trou en un (coup) sur un par 3. Ceux qui tapent la boule blanche comprendront mon émotion : le coup parfait, au golf (comme dans les autres sports d'ailleurs), c'est quasiment de l'art.
 41 Ecrit par yannick b, le 2007-06-12 16:32:56
je poursuis Tarantino pour sadisme, cruauté mentale, cynisme et j'm'en foutisme ( sinon, c'est un bon faiseur; ce que ne sont même pas la majorité des " jeunes " auteurs franchouilles )
 42 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 16:36:26
Ben oui, je sais bien, Yannick. Mais ne perds pas ton énergie pour Tartino, ça vaut pas le coup, ha ha !  
D'autre part, puisque Tristan et toi vous accordez pleinement sur Didier Wampas, il me semble qu'il y a bon espoir que vous trouviez un terrain d'entente (à la fin)... 
(Ah, les mâles dominateurs !) ;-)
 43 TEV est...
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 16:58:12
...CELIBATAIRE ???? 
(dit la misérable fille qui percute 16 heures plus tard, ha ha ha !)
 44 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 17:07:00
Moi j'aime bien tarentino, ça me destresse, pas trop de contenu, un contenant atraillant et légé ... des cadrage et une dynamique de séquence sympatique, de l'humour, Salma Hayek a moitier toute nu, et de l'absurde, que demande le peuple ! :))) 
 
C'est vrai quoi on est pas obligé de TOUT le temps se taper des filmsbielo-russ, sous tité en Yougoslave et doublé en Coréen pour faire croir qu'on est inteligents ! On a la lecture pour ça ;)))
 45 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 17:12:42
Putain... faudrait que je me relise avant de publier des fois :grin
 46 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 17:15:03
:grin DeYer, as-tu vu "Les 36 chambres de Shao-Lin " et autres merveilles produites par les frères Shaw (Hong-Kong) dans les années 60 ? Tu y retrouveras quasi tout Tarentino. Si si. Et c'est encore plus jouissif. Si si. Et les sous-titres, c'est au choix.
 47 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 17:16:03
(Mais y' a pas Salma à moitié nue, évidemment...)
 48 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 17:19:05
Pareil pour des films Japonais géniaux comme "Sword of Doom" (fin des sixties, je crois), pure merveille (images, cadrages, acteurs, histoire)...
 49 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-12 17:20:42
Bah écoute, je dis pas non pour en voir un ou 2, mais je trouve ça en commerce ?
 50 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-12 17:24:23
Normalement oui, j'en ai vu à la Fnac, la série des BabyCart (Japonais, même époque, même talent) y est, par exemple (désolée pour la pub)...
 51 Ecrit par Vaquette website, le 2007-06-13 02:08:07
Pas le courage de poster ce soir. J'essayerai de répondre à tout demain.
 52 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-06-13 08:23:45
Bon, allez, à mon tour de m'y coller, mais pour une fois je sais pouvoir faire long sans complexe ce qui est bien agréable. 
 
Tristan, je ne vais pas tout commenter comme j'en avais eu l'intention au départ, parce que même sans complexe ça m'entrainerait beaucoup trop loin et que les trous de savoir flagrants qui se révèlent au travers de cette ITV m'en découragent. 
 
1) sur la question juive, parce qu'il faut bien appeler un chat un chat, ça me désole. 
d'une parce qu'il n'y a rien de plus convenu ni de plus dans l'air du temps que de dire du mal de la politique israelienne en clamant son rejet de l'antisémitisme (y compris dans la diaspora.)(On monte Céline au festival IN d'Avignon, c'est pour dire!) et puisque cette question vous intéresse tant (j'inclus Fabien pour le coup.) je ne saurais que trop vous enjoindre de lire : 
 
- les penchants criminels de l'europe démocratique de J.C Milner chez Verdier 
-le Juif de savoir du même Milner chez Grasset 
et pendant qu'on y est : le meurtre du pasteur de Benny lévy en poche. 
 
ce qui devrait t'économiser beaucoup d'énergie dans l'écriture de ton nouveau spectacle. 
 
Pour la question de la provocation, puisque Sade fait partie de tes "4 fantastiques" je ne saurais que te renvoyer à la lecture des lettres qu'il adressa au cardinal de Bernis en 1793 alors que la Révolution le tenait enfermée et qu'il regardait le monde changer. 
 
Pour Coste, revenons à Voltaire, et sachons dire que protéger la liberté passe par l'obligation de défendre la liberté d'expression de chacun, y compris celle de notre pire ennemi. 
 
Maintenant il y a un autre point sur lequel je vais m'attarder et qui rejoindra la question juive telle que tu l'abordes et qui est celle de l'irrémédiable incompatibilité entre les "idées progressistes naturellement de gauche" et les idées libertaires.  
 
Mais pour ça il faut prendre le temps d'analyser les conséquences d'un glissement de la prépondérance du "pays légal" à celle du "pays réèl" (si cher à Maurras d'ailleurs; doux paradoxe des hommes de gauches que de ne savoir regarder en face cette évidence.) 
 
si la domination de la loi comporte consubstantiellement un rapport de force inégalitaire, elle laisse toutefois une marge de liberté bien plus grande que l'ultra contractualisation des rapports humains qu'entraîne,de fait, la victoire du "pays réèl"(la société donc) sur le pays légal. 
 
Puisque ce qui n'est pas dans la loi est autorisé alors que ce qui n'est pas dans le contrat n'existe tout bonnement pas. 
 
Ce qui nous renvoie à la définition de la démocration que l'on trouve chez Harendt, Ricoeur ou Lacan : "la même règle pour tous, sauf un" ex: 
Il est interdit de sauter les barrières du métro sans payer. (même règle pour tous) sauf qu'il n'arrive pas systématiquement que celui qui s'adonne à cet exercice hautement subversif se fasse attraper. ça s'appelle la démocratie... 
 
L'ultra contractualisation des rapports humains, qui est le fait de la pensée progressiste (la quête de l'universel) réduit pas à pas le champ de manoeuvre des individus, et en premier lieu celui des libertaires...mais ce qu'il y a à entendre derrière cela, évidemment, c'est la haine des noms, et particulièrement de celui qui ne se dissout pas : le nom Juif.  
 
la quête de l'universel ayant fait dans l'Histoire occidentale un aller-retour du christianisme vers les idées laïques et progressistes pour revenir dans le camp de ce dernier après avoir échoué salement sur les chambres à gaz.  
 
Sur l'Algérie je ne saurais trop te rappeler que sans le refus du contigent de se soumettre aux généraux putchistes le pire n'aurait pas été impossible et il y a là l'expression d'une résistance populaire indéniable. Mais également que de nier l'unicité du nazisme en jouant la carte du comparatisme outrancié est indigne de ton intelligence. il n'y a eu, jusqu'à présent, qu'une seule "industrialisation du meurtre"...tout le reste tient à la barbarie humaine dans son expression commune et récurrente. 
 
Sur l'assertion : "la grande majorité des gens ne choisit pas sa vie "je te répondrais 100% ne choisissent pas leur vie, toi y compris, à moins de balayer d'un revers de la main les découvertes du Dc Freud. La différence entre les uns et les autres tenant à se laisser porter par cet innommable qu'est le Désir, seul véritable déterminisme dont nous avons tous à subir les caprices. certains osent, d'autres, trop terrifiés préfèrent tenter de maitriser leur vie; ce qui, parce qu'une illusion, les entraîne à commettre des actes souvent critiquables. Personnellement, le seul combat que je mène contre ces gens là, est celui de leur interdir autant que faire ce peut de m'être nuisible.(ce qui induit de les combattre très fermement parfois.) pour le reste, je n'ai personne à con-vaincre. 
 
Enfin, pour ce qui est de ton interrogation sur Beigbeder il faut lire son dernier billet posté sur "Lire.fr" et se souvenir de son grand attachement à cette citation de Jules Renard :" oui, oui, je sais tous les grands hommes furent d'abord méconnus; mais je ne suis pas un grand homme, et j'aimerais autant être connu tout de suite." 
 
Pour tout ça, et pour le reste, Tristan, je t'avoue que je préfèrerais que nous puissions trouver l'occasion d'en débattre confortablement attablés devant quelques mets délicats qu'accompagneraient quelques bons vins. Mais ton ITV est publique, postée ici où j'écris également, et je ne pouvais pas ne pas réagir. 
 
Je soulèverais toutefois une dernière chose qui tient à la forme de l'ITV. évidemment, avoir la possibilité de s'exprimer 1h est une chance rare, mais pardoxalement, lorsque cette heure est utilisée à se justifier, elle ne saurait y suffir, parce qu'on ne peut pas "tout dire" et que, de "l'équivoque" du langage on ne sort jamais. 
 
Enfin, en ce qui concerne l'utilisation de l'anachronisme comme outil de forçage ou comme levier, il faut se méfier qu'il ne tourne pas au chronocentrisme qui n'en finit pas, lui, d'alimenter le "tout se vaut" que tu dénonces. 
 
Amicalement.
 53 Ecrit par love15 website, le 2007-06-13 09:56:25
Disons surtout que si la France s'était réellement comportée en Algérie comme l'Allemagne nazie, soit l'Algérie serait restée française, soit on serait rentrée dans la 3ème guerre mondiale. 
 
Que certains généraux français étaient admirateurs des nazis, c'est plus que possible, mais ils n'ont pas remporté la même adhésion, et c'est là toute la différence. 
 
Je considère que pour ma part j'ai des millions de raisons de me flageller, la France en a aussi un bon paquet (no comment sur la "détestation de soi"), c'est pas non plus la peine de forcer le trait pour en ajouter d'autres.
 54 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2007-06-13 12:13:54
Shit...apparemment faut tout lire pour pouvoir commenter sur ce coup là....
 55 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 12:31:27
Ouep, moi j\'ose même plus dire quoi que soit, ça vole trop haut pour moi :upset
 56 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 12:40:01
Quant à moi, je crois que critiquer la politique actuelle d'Israël est une chose que l'on doit pouvoir faire sans se faire aussitôt accuser d'antisémitisme, et je me dis que finalement, seuls ceux qui se sentent coupables de racisme tout au fond d'eux y voient un problème. Israël a eu, a et aura toujours l'immense problème d'exister "contre" le peuple Palestinien (et vice-versa), et dans le sens où l'immaturité de l'humanité (quant au territoires acquis, notamment) est parfaitement bien répandue de part et d'autre des frontières, existe-t-il une solution à ce problème ? Là est la question. Pour le moment, l'attitude des peuples les uns envers les autres ne permet pas de trouver un terrain d'entente et de "construction", et plus il y aura d'actes de terrorisme visant les civils (et moi aussi, je fais la différence entre "résistance" et "terrorisme", je n'y vois moi non plus absolument pas la même chose), plus il faudra, au contraire de ce que fait Israël (mais comment l'en blâmer, et surtout comment lui reprocher de se défendre ?) tenter de chercher des voies permettant un début de discussion. C'est une politique du long terme, une fois pour toutes, qui doit être mise en place, ce qui implique que le plus fort des deux (en l'occurrence Israël, mais je dirais cela des Palestiniens si c'était eux les plus puissants) tende la main au plus faible, y compris quand celui-ci cherche à mordre cette main. Plus facile à dire qu'à faire, évidemment, car le problème est qu'on ne peut pas faire entendre raison à la haine, qui se nourrit de la douleur. 
 
Pour l'Algérie, il me semble évident qu'on ne peut comparer la France d'alors à l'Allemagne nazie, ne serait-ce effectivement que sur le plan politique. La France a pu entendre les voix qui s'élevaient contre l'occupation de l'Algérie, là où la majorité des Allemands des années 30, robotisée et manipulée à l'extrême - hormis quelques résistants courageux (cf. Sophie Scholl) - estimait tout à fait normal de régner sur le monde (j'abrège, vous m'aurez comprise). Nous avions nous, les Français, les moyens d'entendre tous les points de vue, et donc de réfléchir aux conséquences de nos actes en tant que peuple, et nous avons fini par le faire. 
En revanche, individuellement, oui, il y a certainement eu des gens pour s'estimer dans leur droit (!) lorsqu'ils torturaient et tuaient, de même qu'il y a un paquet de "bons" chrétiens qui ont torturé, soumis en esclavage et tué - et c'est encore le cas aux US, cf. les crimes commis à l’encontre des médecins pratiquant l'avortement, par exemple - "au nom de Dieu" hérétiques, Amérindiens et Africains. 
La lutte à mener est donc, toujours et encore, contre tous les dogmes, quels qu'ils soient.  
(Vu comme on est partis, c'est pas demain.)
 57 PS
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 13:04:06
(Et c'est une lutte individuelle, bien entendu, car elle implique le choix de la responsabilité. Celui qui préfère être non-responsable de ses actes devient l'instrument de tous les abus.)
 58 PUB
Ecrit par Bengt website, le 2007-06-13 13:20:53
Dans le registre de ce qui s'évoque ici, mais dans une forme moins tapageuse... Enfin, beaucoup plus pudique mais non moins riche de sens... Sur Aimer-resister, il y a le documentaire sur "Mémoire de ma mémoire" auquel le Sieur FOL participe, qui aspire au total respect... 
 
(Oui ben, j'ai l'exclu... J'en profite, hein ) 
:)
 59 Sophie
Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 13:29:38
Moi honètement, à chaque fois qu'on me parle (pour la énième fois) de ce conflit Israelo-palestinien, je me dit: "mais qu'ils s'entretuent une bonne fois pour toute au lieu de nous les briser, bordel de merde, avec des problemes qui profondément m'indifere!", nfin c'est tout à fait perso, je suis pour l'abolition des religions tels qu'on les connais ...
 60 DeYer :)
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 13:40:57
Ca t'indiffère parce que tu penses que c'est un problème d'un autre temps. Mais tu ne penses cela que parce que tu as eu la chance de vivre dans un pays qui n'a pas été confronté, depuis quarante ans, à un problème de "frontières". 
Pourtant, le conflit Israélo-Palestinien est un conflit universel, pas seulement parce qu'il y a certainement, là-bas, des jeunes gens qui aimeraient vivre une vie comme la tienne plutôt que de se faire tirer dessus, mais parce que ce conflit est en outre, sur le plan théorique et symbolique, un point philosophique essentiel à l'évolution future de l'humanité, et donc à son avenir... Tu es donc malheureusement concerné toi aussi, que tu le veuilles ou non... ;-)
 61 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 13:53:45
C'est bien ce pourquoi je m'insurge ;) de plus je te rappel que la notion de frontière en europe a pu évoluer, non mais franchement quand je voi la connerie issu d'un tel conflit, et surtout celle qui en est la cause ... serieux... ça devrais pourtant pas être si compliquer de vivre tous ensemble ... le problème à la base de tout conflit est la jalousie, pas de jalousie, pas de rapport de force, pas de conflit (je raccourci un peu), ça doit être parceque je ne suis pas d'un naturel trres jaloux, je ne sais pas. 
 
Et puis bon, s'il en sont là, ils l'ont ptêtre cherché ! alors qu'il se débrouille sans moi ! :grin
 62 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 13:57:09
(je regarde même pas les infos .... c'est tout dire :grin )
 63 Ecrit par daniel website, le 2007-06-13 13:57:27
Bon, bin, et la Vaquette dans tout ça? On l'a remise au pré? 
Faut toujours brouter à temps! 
 
Donc pour en revenir au plan esthéthique du combat, je lui reconseille donc de baffrer du chardon. Ça pique et ça irrite bien, pas facile à avaler mais bon, comme disent les wampas, torture toi la trachée et le ciel t'aidera ... 
 
Bon je vous laisse, j'entends les moutons qui bêlent; c'est juste qu'ils sont jaloux je pense, et que c'est pas à cause du loup... 
 
Cet âne se croit malin en se déguisant en rouge et en se faisant des crêtes...
 64 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 14:21:38
Oui, DeYer, bien sûr que c'est insupportable, une guerre sans fin. Si insupportable qu'on a envie de s'en débarrasser l'esprit, vouant au Diable les fautifs... Mais ça, c'est typiquement la politique de l'autruche (t'inquiète, je sais très bien faire l'autruche aussi quand je suis exaspérée devant une situation qui n'évolue pas dans le bon sens, ha ha !) 
Sinon, pour "l'évolution des frontières", 40 ans, un peu plus si on se rapporte à la deuxième guerre mondiale, c'est très court en regard de l'histoire humaine. Rien ne dit qu'on ne replongera pas dans les mêmes errances incessamment, et la guerre en ex-Yougoslavie, très récente, nous le prouve... 
 
Daniel, j'ai beau ne pas être d'accord, moi non plus, avec le choix vestimentaire et capillaire de Tristan (on en avait discuté ici, je pense que ce choix risque de l'enfermer dans un autre carcan que celui qu'il veut combattre), je ne vois pas là une raison de le traiter d'âne. Ca te dessert plus que lui, à l'arrivée. On n'a plus douze ans, quand même. Et le jean- baggy/tee-shirt ou le costard/cravate sont des uniformes codés eux aussi, non ? 
Bon, bref. :zzz
 65 Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 14:34:01
Comme toujours je ne peut (quasiment;)) qu'être d'accord avec toi :grin :p
 66 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 14:35:22
:p Tu m'en vois très touchée, une fois de plus !
 67 Sophie K!
Ecrit par daniel, le 2007-06-13 14:39:54
Je ne traite pas Tristan d'âne!!! NON NON :zzz  
C'était juste pour conclure ma petite histoire de loup...  
En l'occurence ANE doit être entendu comme un qualificatif gentil... 
 
Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que beaucoup prennent systématiquement tout au pied de la lettre... 
 
Plus haut j'ai parlé comme souvent autour de moi: en décalage...en métaphore peut-être... 
 
En gros ce que j'ai dit, et qui recoupe les écrits plus sophistiqués de certains au-dessus: il n'est pas utile de se déguiser pour faire bêler de peur les foules: être LOUP suffit amplement!
 68 Danielowskiwitch
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 14:48:17
Ah bon, ça m'étonnait de toi, aussi... Franck parlait à juste titre "d'équivoque du langage", mais relis-toi, je te promets que ta métaphore n'était pas évidente à comprendre... Tu sais, la grosse difficulté entre humains est là : c'est le manque de clarté (ou de nuances) dans la parole qui engendre en général les quiproquos et les castagnes...
 69 Sophie
Ecrit par d, le 2007-06-13 14:54:52
T'a jamais pensé à être diplomate ... ou médiatrice ?
 70 Sophie
Ecrit par d, le 2007-06-13 14:54:52
T'a jamais pensé à être diplomate ... ou médiatrice ?
 71 Bizard
Ecrit par DeYeR, le 2007-06-13 14:55:49
je suis begue maintenant :grin
 72 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 14:58:01
Mouarf ! Excellent, d ! Ouais, j'ai peut-être raté une vocation, là... Nan, en fait, je pense que certains conflits n'ont pas lieu d'être, ça désamorce les vrais débats et j'aime pas trop... :p
 73 Ecrit par daniel, le 2007-06-13 14:59:29
Ma curiosité m'oblige d'interrompre ma bio... ;)  
 
C'est sûr que mon goût pour les petites phrases, fait que l'incompréhension souyvent les gagne... 
J'ai un verbe de poète mais pas de romancier! 
 
Pourtant en relisant le 63, je le trouve encore très marrant! 
(il a été écrit pour ça) 
Mais bon, je reconnais que cette forme d'humour tient dans un demi département...
 74 Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 15:06:19
Tu sais, Daniel, si tu vas lire les réactions dans les comm's au "bon mot" de Rachida Dati (lien donné par TEV dans la réponse 30), tu t'amuseras de voir comment il a été (ou non) compris par les internautes, en fonction essentiellement de leur histoire perso. C'est vraiment intéressant. :)
 75 PS
Ecrit par Sophie K., le 2007-06-13 15:08:04
(Bon, je dois absolument bosser, @ + !)
 76 Ecrit par daniel, le 2007-06-13 15:51:06
Je l'ai en favoris, la télé libre, mais quand je vois rachida dati qékepar, je me sauve... Pareil pour rama haye... 
 
La femme doit être l'égal de l'homme! Et même pire... et c'est en cela qu'on l'admirera... 
 
Moi je l'aime bien TEV... 
J'ai toujours aimé les marginaux qui s'assument... Je sais pas... Ils m'inspirent confiance... 
 
Par contre je défends le principe qu'avec eux je peux tout me permettre, enfin presque... Je m'en tiens aux vannes et à des provocations dans ce genre... 
:zzz  
 
Bon ma fille doit avoir fini son épreuve d'anglais, de bac... 
Elle m'a dit à 4 heures... 
Alors j'y serai à 4 heures... 
 
Ah ! si j'avais eu un père comme moi! 
 
15 bornes, 10 mn, ça va...
 77 Ecrit par Vaquette website, le 2007-06-14 04:32:31
Je vais essayer de répondre à tout et à tous. Je ne promets pas d’y arriver avant que le sommeil et, qui sait ? la mort ne me terrasse sur mon clavier : Argh ! Strictement confidentiel m’a tuer. 
Je commence par une remarque générale qui me semble judicieuse même si j’espère qu’elle sera une évidence pour chacun (ça rejoint d’ailleurs l’avant dernier paragraphe du post de FOL). Si on s’embête à écrire des livres (ou des spectacles ou des chansons…) plutôt que de se filmer en train de parler puis de diffuser ces vidéos sur le web, c’est qu’en trois cents et quelques pages, des heures passées à les penser, les construire, les écrire, les relire et les corriger, on est plus à même d’exprimer une pensée cohérente dans sa totalité que durant une interview, durerait-elle une heure. D’autre part, lorsqu’on "discute" avec un monsieur (lorsqu’on répond à un interviewer qui connaît son sujet, si vous préférez) qui a lu votre livre et regardé votre DVD, il est compréhensible (peut-être est-ce une faute professionnelle ? je ne crois pas mais j’en accepte la critique au cas où) de ne pas sans arrêt penser que, le spectateur n’ayant aucune idée de notre travail, il est indispensable de préciser une infinité de détails propres aux dits livre et DVD et qui sont des évidences pour l’intervieweur et pour l’interviewé.  
Loin de moi l’idée de me planquer derrière ce long avertissement – je serais terriblement désolé d’être compris comme ça : ce n’est pas le genre de la maison de se planquer – pour plaider un quelconque "c’est pas moi qui l’ai dit", "c’est pas ce que j’ai voulu dire" ou autre "Fabien, bâtard, tu m’as manipulé comme le dernier des enculés de journalistes vérolés, fils de ta mère la pute !" Non. Ce que j’ai dit, je l’ai dit et je l’assume parfaitement, et d’ailleurs, je suis ravi de ma prestation, je n’ai donc aucune raison de la renier ni sur la forme ni sur le fond, bref, j’accepte absolument d’être jugé sur elle. À condition, bis repetita, que chacun ait bien en tête qu’il s’agit d’une interview, d’une discussion à bâton rompu et non d’une prestation mûrement réfléchie et préalablement travaillée. Conséquemment, je tiens à préciser que si sur tel ou tel point j’ai présenté de façon exagérément simpliste une idée qui aurait mérité du temps et du recul pour être développée de façon cohérente et rigoureuse, ben oui ! forcément, c’est une interview (ducon) ! De même, si j’ai pu faire référence, en complicité avec l’interviewer, à telle ou telle partie de mon travail sans me croire obligé de lire le passage en question de mon roman, rejouer l’extrait du DVD ou chanter la chanson en question (déjà que l’interview dure une heure, vous imaginez ?!), même remarque : ben oui ! forcément, c’est une interview (ducon) ! 
Je précise ça, en général, parce que c’est intéressant en soi, il me semble, de rappeler ce préalable, et en particulier parce que ça répond d’un coup d’un seul à tout un tas de commentaires postés ici. Je pense notamment à un malentendu que ça a fait d’entrée naître avec Yannick sur un tout bête point très précis. Lorsque Fabien fait référence à un extrait de mon DVD et que j’embraye en parlant de "me faire branler la bite par une spectatrice", tu (Yannick) as compris (et je comprends bien que tu aies compris ça en ayant entendu simplement cette phrase sans connaître le spectacle en question, comprends en retour qu’au moment où je dis ça, je ne pense pas, dans le feu de l’action, à expliquer précisément à quoi ça correspond réellement sur scène) que je présentais mon sexe nu et en érection à une spectatrice qui pratiquait sur moi une masturbation réelle, et que je trouvais ça d’une extrême subversion pas même un rien revival 70. Or, il ne s’agit pas du tout de ça, il s’agit (va sur www.vaquette.org/grand, regarde la vidéo, en bas de page, "War in the Gulf :…") d’un strip-tease "Chippendales" au second degré, limite café-théâtre lourdingue, et, ce que je dis à cet instant de l’interview, c’est : oui, je suis fier d’être capable sur scène (ou dans le reste de mon travail) d’être à un moment dans la farce la plus relou, d’être un clown bouffon rigolo, et, 5 minutes plus tard, de prendre la tête aux gens avec un cours de philo imbittable, avant de leur tirer une larme lors du chapitre suivant. On peut trouver ça con, pas intéressant, tout ce que tu veux, mais en tout cas, ça dit quelque chose que je revendique absolument, cette singularité, et absolument pas ce qu’il me semble que tu as compris (l’apologie d’une certaine provo). 
Je quitte ce point de détail et je poursuis cette longue introduction (je crois que je ne vais poster que ça, tant pis pour les réponses : j’aurais dû faire technocrate, à la Coluche, tu me poses une question, le temps que je réponde, tu as oublié ta question : trop fort) en vous signalant justement à quel point cette précision est longue ! Je veux juste dire que : qu’on m’interviewe sur un bouquin pour présenter de façon rapide les idées qui y sont développées, là, c’est normal, mais si derrière je suis obligé de réécrire un bouquin pour présenter de façon cohérente les idées développées dans l’interview (c'est-à-dire réécrire le même bouquin, en fait), là, c’est portnawak ! pire, c’est très pervers puisque le moyen s’est transformé en fin (c’est une perversion intellectuelle très répandue, ça, et qui ouvre la porte à toutes les compromissions). La démarche normale, saine, serait plutôt de se dire "Tiens, voilà un monsieur qui à l’air d’avoir quelques idées, une certaine personnalité, ce qui est, dans les deux cas, plutôt rare, je vais essayer de lire son roman ou de regarder son DVD, et je me ferai bien une idée, par moi-même et a posteriori de la seule chose qui compte vraiment : son travail !" Sinon, je le répète, on en arrive à "Machin ? Non, je n’ai jamais lu un de ses bouquins, mais ce qu’il fait j’aime (ou j’aime pas) – si ! je connais ! je l’ai vu à la télé…" Oui, oui, je ne cite pas de noms (je laisse chacun mettre qui il veut ici à la place de Machin), mais vous avez là une des perversions, je le répète, de notre époque. D’ailleurs, il y a quelque temps a été posté ici une vidéo plutôt amusante, un faux reportage sur la police chargée d’arrêter les people faussaires qui ne font rien de leur vie si ce n’est passer bien dans les médias : le constat sous-jacent était juste (évidemment ça marche dans l’autre sens : un auteur qui aurait des tas de choses à dire dans son travail mais qui ne saurait pas le faire passer en interview serait condamné à ne jamais être lu ? – vous avez vu, j’ai mis un conditionnel et un point d’interrogation, comme quoi je suis définitivement optimiste). 
Ouf ! Fini ! Je vous avais prévenu il y a deux jours : je suis un incorrigible bavard. Je vais tenter de poursuivre de façon plus laconique et surtout en essayant de répondre à chacun. Dans l’ordre. 
- Love 15. Libre penseur plutôt que maître à penser ? Oh merci ! Ça me va très très bien. Je considère même souvent mon boulot comme celui d’un "délégitimeur" : celui qui montre les mensonges, les ridicules, les intérêts, la vanité… cachés derrière les vérités indéboulonnables qu’on nous présente et qui ne servent qu’a asseoir les pouvoirs. Je délégitime pour affaiblir les fondations de tous les pouvoirs, comme tout bon libertaire qui se respecte. Après, que ces pouvoir soient légitimes ou non, je revendique le droit, et le devoir même, d’ignorer cette question. Appelons ça la "grâce du non", pour m’auto-citer. En ce sens, je suis entièrement d’accord avec ton "A ce titre, je ne lui demande pas d'avoir toujours raison, mais de titiller mon cerveau." (Et puis, sinon, rien à voir avec ma réponse, mais avec ta remarque, oui, J-E. Hallier, toujours lui, a une jolie expression, il se revendiquait "maître à dépenser".)  
- Yannick. D’accord avec Franswa et avec le ton de ton post : je laisse tomber la stonba, j’lâche l’affaire si t’aimes mieux – tranquille ? ou bien ? (Je te préviens tout de même, je vais avoir du mal, ne m’en veux pas si je n’arrive pas bien à me tenir.) Cela dit, je crains que nos points de vue soient difficilement réconciliables : si "Hitler = SS" est ma BD culte, "Maus" est, pour moi, la pire saloperie puante que je connaisse. L’apitoiement, la bonne conscience, la propagande consensuelle, la doxa dominante dans toute son horreur, le sale truc des curés modernes du droits-de-l’hommisme le plus racoleur et hypocrite, bref, le summum de ce que Dieudonné a appelé "la pornographie mémorielle" : beurk ! vomi ! vomi ! (Oh ! je sens que je vais me faire plein d’amis ici avec cette remarque…) D’ailleurs, tu as raison sur un point, la différence entre nous se situe bien sur le fait que tu préfères (comme tu le dis) "le sérieux à la déconnade". Moi pas. Ou plus exactement, je hais la vanité (la superficialité pour ceux qui parlent mal français), certes, mais je me méfie peut-être plus encore de cet affichage du sérieux qui, comme le dit fort bien La Rochefoucauld, "est un mystère du corps inventé pour cacher les défauts de l’esprit" – allez, il sera dit que je citerai ici J-E. Hallier : "Pour la plupart, le sérieux, c’est l’air sérieux." No comment. (Nous revenons à ce que je disais plus haut à propos de ma singularité : oui, je suis très fier d’être capable d’être à la fois rigolo et profond, il me semble même que l’intelligence, et donc la lucidité, conduit tout à la fois au deux…) Quant à Tarantino, perdu ! Je n’aime pas du tout, ça manque de profondeur, de subversion, de vrai humour… et même techniquement et quant à l’univers, je préfère un milliard de fois Sam Raimi. Après, d’accord avec Sophie, il ne mérite ni excessif éloge ni critique exagérée. Un bon faiseur. Ça ne m’intéresse guère. Dernier point, la critique de la culture pop. Je ne sais même pas ce que c’est. Personnellement, je n’écoute pas les Beatles, passe complètement à côté de la plupart des films américains, quant aux reprises de Madonna par de vrais djeun’s trop cool sur M6, je n’ai pas de télé. Si tu parles en revanche de la critique de la culture iconoclaste, anti-autoritariste qui a accompagné mai 68 comme le réclame notre très saint président, je viens de la faire, sans concession, dans ma dernière "chanson" (de 32 minutes, ça me donne le temps de développer mes idées…), mais, si je fais en partie le même constat que Sarkozy, en revanche, et je pense que ça n’étonnera personne, j’en tire des conclusions opposées. Lui suggère qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain, moi, si je suis d’accord pour constater que l’eau est sale, ça me donne plutôt envie de la changer, de relever mes manches et le bichonner, le bébé, le pauvre qu’on laisse croupir depuis si longtemps dans la boue. 
- DeYeR. Sur les petites vies, je ne réponds pas, Sophie l’a fait parfaitement pour moi : je suis d’accord avec elle (Mme Bovary est un immense roman). 
- 2nd Flore. "…c'était la cohabitation d'une volonté artistique sans concession (l'expression est galvaudée, mais en l'occurrence elle me semble bien s'appliquer) et le regret, assez perceptible, d'un certain succès immédiat (lequel souvent passe par des concessions)." C’est pour ça que mon roman s’appelle "Je gagne toujours à la fin" (en vrai). C’est l’histoire d’un monsieur possédant à la fois "une très grande rouerie et une naïveté plus grande encore" (pour reprendre les termes de Maren Sell qui avait failli à l’époque publier mon roman, n’eût été la peur des procès, du moins c’est la version officielle, mais, comme elle me plaît bien, je ne la remets pas trop en cause) et qui, persuadé que la valeur paye toujours à la fin, pense qu’il peut s’affranchir de tout compromis tant il est brillant. Il ne te reste plus qu’à lire le roman pour savoir si le monsieur en question gagne vraiment à la fin ou si le titre n’est qu’un pirouette d’une ironie mordante… (Tu sauras alors dans quelle mesure je suis plutôt naïf, ou plutôt lucide…) 
- Sophie. Je ne comprends pas tes multiples point d’interrogation derrière ton "célibataire" en majuscules. Cela signifie "Comment un garçon aussi merveilleux peut-il être célibataire ? c’est incroyable !" ou bien "Célibataire ? J’ai bien entendu ? Whaou ! Si c’est vrai, les filles, tayaut ! la chasse est ouverte !" ? (Et sinon, oui, en ce moment je suis célibataire, comme quoi, ça arrive même aux meilleurs – Hugues Grant par exemple, non ?) 
- FOL. Whaou ! Putain, il est tard. Je vais essayer de répondre, mais bon, je ne te promets rien. D’abord, une remarque générale. Elle est valable pour toi, pour d’autres ici, et pour une infinité d’interviews en général. J’a