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[ouais, bah ça s'arrange pas, mes titres - si je me mets aux jeux de mots lamentables, nous sommes tous mal barrés. La preuve.] Raaaah. Que n'est-il pas bon de tenter l'exposition, d'apparaitre un instant, comme ça, même délaissé sur un coin de table, dans l'immensité numérique ou entre deux plats (ce qui revient un peu au même, finalement), au vu et au su de tout le monde, présent dans tout le volume d'espace squaté par notre corps alvéolaire, existant, un individu, respirant, une totalité, proposant, un guide furtif. Mais pourquoi apparaitre, pourquoi sous cette forme forcément réductrice, pourquoi ici plutôt que là, pourquoi comme ci plutôt qu'avec ça ? Pour la gloriole ? Dieu merci non. La gloriole est une catin mal préparée. Elle minaude déjà, sans savoir encore ce que ses sourires appellent à grands cris. La grande consommation, la casserole, l'illusion d'être unique au beau milieu d'une foule compacte. Pour la gloriole, non. Ou alors y a longtemps. Ou bien j'ai oublié. En tout cas, je sentais pas bon. Pour la gloriole, non. Mais alors, faut-il avoir honte, parfois, de s'exposer, de sortir d'un néant dont personne ne nous a demandé de sortir, faut-il se recroqueviller comme une anémone de mer, se cloitrer en son for intérieur, jouer du tambour seulement, pour soi-même seulement, avec les osselets de son oreille ? Boum boum tzing, mais pour moi seulement. Dans ma solitude et dans ma tristesse. Non, bien sûr. Il est une raison, une seule peut-être, qui peut, qui doit nous pousser à sortir du bois, à surgir là où personne ne nous attend, à tambouriner comme un dingue en rameutant la foule, enfin, pour ne pas lui vendre que du cabillaud pané ou des chaises produites en série. Une seule, et c'est la suivante : proposer quelque chose.
Sera-t-on payé en retour ? Certainement pas. Doit-on le faire quand même ? Sans l'ombre d'un doute. Doit-on baisser les bras ? Jamais. Quelle heure est-il ? Vingt-trois heures trente mais tout cela n'a rien à voir avec le sujet. Gagne-t-on plus à s'exposer qu'à grenouiller dans l'ombre? Peut-être pas. Ce doute doit-il nous scier les ailes ? Bien sur que non.
J'ai parlé ailleurs, enfin ici mais à un autre moment (donc ailleurs, en quelque sorte, l'espace n'étant pas le seul critère de l'ailleurs, fort heureusement), de ceux qui faisaient quelque chose, de ceux qui proposaient quelque chose, de ceux qui se contentaient, même, d'essayer de proposer quelque chose, et j'en ai parlé, à l'époque (l'espace-temps numérique va très vite, c'est un fait), en applaudissant a priori des deux mains, en saluant les porteurs de projets (de revues littéraires, en l'occurrence) sans distinction de la qualité de ce qu'ils proposaient. A priori, vraiment. Pourquoi l'ai-je fait ? Parce que je suis un vendu, bien sûr, un ignoble escroc désireux de réussir vite et facilement, de monter en grade, de me faire connaître, en flattant tous ceux qui peuvent servir mes intérêts - en bref, parce que je suis un arriviste suintant de morgue et d'ambition (je tente ici le concept du texte en kit : ceux qui le souhaitent peuvent découper le passage souligné, ci-avant, selon les pointillés, et le coller dans un de leurs papiers, franchement, c'est libre de droit - et en plus, comme ça, je suis assuré que l'insulte qui me sera faite passera par des circonvolutions plus tolérables que celles par lesquelles elle serait passée autrement.) D'accord, mais au-delà de ça ? Au-delà de ça, donc et bien entendu, je l'ai fait parce que je pensais, naïvement peut-être à l'époque, donc, mais avec d'autant plus d'assurance aujourd'hui, que proposer quelque chose, quoi que ce soit, valait un peu mieux que de se contenter d'être à l'affut, la goutte au front et le fusil à l'épaule, des nouveautés surgissantes, d'attendre qu'elles ne s'extirpent pour crier "pooooool" et pour tenter de les dézinguer avec plus ou moins de grâce et de compétence. J'étais naïf, sans doute et je le répète - mais alors, je le suis plus encore aujourd'hui, surtout après avoir pu recueillir à la source, c'est à dire de la bouche même de certains de ces porteurs de projets, la plus ou moins longue narration des raisons pour lesquelles ils avaient songé, peu après le lancement, à cesser toute affaire courante, et à pointer à nouveau au grand bureau de la passivité, à se terrer seuls, loin, très loin, des croque-mitaines dont les sécateurs obsessionnels n'avaient semble-t-il qu'une seule raison d'être : leur trancher les ailes, les renvoyer fissa à l'enfer terrestre, et démonter pièce à pièce tout ce qu'ils avaient pu entreprendre. Ceux qui s'exposent décident de mettre leur cul sur la commode, à la vue de tous, donc. Et les conséquences de cet incroyable acte de sortie-du-bois ne tardent généralement pas à venir. La renommée rapide, le succès immédiat, la carrière fulgurante, pensez-vous... Pensez-vous, précisément ! Pensez-vous ! Les tartes à la crème arrivent toujours plus rapidement que les hourras, les coups de surins abondent, de toutes parts, et s'acharnent encore à poignarder un corps sanguinolent, affalé à terre depuis des heures déjà. On crache sur la dépouille, on pisse sur le cadavre, on applaudit la puissance destructive collective qui nous a permis, enfin et à plusieurs, sans même sortir de chez soi ni de son sacro-saint anonymat (ah oui, qu'un "fils de pute", qu'un "espèce de merde", qu'un "pauvre tâche" bien sentis, extirpés du néant et sous couvert d'opacité absolue, de brouillage de cartes numérique, fait du bien quand on est pas grand chose !). Enfin, je suis quelque chose (un anonyme), à défaut d'être quelqu'un (quelqu'un, donc), j'existe à plusieurs, je suis un rouleau compresseur surgissant de nulle part pour y retourner bientôt, un spectre sans queue ni tête, mais tellement efficace à force de violence gratuite (les ténèbres me l'autorisent enfin) et d'acharnement thérapeutique (comme c'est facile d'être quelqu'un, quand on n'existe pour personne, finalement). La puissance de la foule. Le cadavre est lynché, pendu à un poteau, mais personne ne peut m'accuser parce que, d'une part, nous étions des tas, et d'autre part, je n'ai laissé aucune trace - personne ne pourra me dénicher. Mais comme c'est facile. Comme c'est bon. Comme c'est médiocre. En plus, il y a des précédents, c'est super - la cagoule a toujours bien fonctionné, et elle fonctionnera encore, tranquillement, pendant des lustres et des siècles. A ce moment là de mon propos, en toute logique (et je vous remercie d'être arrivé jusque là), vous devez vous poser plusieurs questions : 1. Mais de quoi parle-t-il, ce cave ? 2. Mais qu'est-ce qu'on lui a fait ? Et effectivement, ces questions se posent. Mais pour une fois, et vous m'en saurez gré, j'en suis certain, je ne parle aucunement de moi. Non, franchement, j'ai été bien ménagé dans ces eaux-là, pas grand chose, des escarmouches trop grotesques pour être vraiment pénibles - je touche du bois. Mon propos est plus général. Mais prenons un cas d'école, purement théorique bien entendu, pour mieux illustrer le propos. Un ensemble de personnes (deux, trois, dix, cent, une seule, on s'en fout) lance une revue littéraire. Cette revue se propose de publier des nouvelles sélectionnées par un comité de lecture constitué en bonne et due forme (je ne sais pas - disons un éditeur, un écrivain, des lecteurs qui ont fait leurs preuves en tenant des blogs de lecteur, précisément, un chômeur rigolo, un labrador, une truite, un poulet, un paquet de nouilles chinoises, par exemple. Un appel à textes est donc lancé (il existe des tas de projets comme ça, pas même la peine d'essayer de savoir de qui je parle précisément - notamment parce qu'on s'en fout royalement, c'est vrai. Si, si, c'est vrai. Votre insistance devient même un peu suspecte, pour tout dire.) Imaginons que cent personnes y répondent, envoyant des textes qui, par définition j'imagine, sont directement connectés à leurs tripes. Et c'est là que le bât blesse, précisément. Jusqu'ici, tout est normal. Mais quand même, le bât blesse déjà - c'est dire si c'est triste. Dix textes, sur les cent, sont publiés. Le comité de lecture a discuté, s'est rapidement mis d'accord sur cinq textes qui sortent clairement du lot, puis s'est battu à coups de poings et d'arguments pour déterminer les deux, puis trois, puis quatre, puis... l'un des membres du comité vient de le quitter, un autre se résigne à contre-coeur, le troisième gît dans un caniveau, deux balles dans la nuque... un cinquième. Les dix sont réunis. Le onzième, qui n'était pas prévu, obtient un plébiscite général qui lui permet, en outsider, de figurer tout de même dans la sélection finale - le cahier des charges n'étant pas respecté mais tant pis, il faut aussi faire preuve d'un peu de souplesse. Onze pour cent des textes envoyés ont donc été sélectionnés. Quinze, vingt, vingt-cinq peut-être méritaient qu'on les honorasse, mais voilà, les impératifs sont ce qu'ils sont, et il faut bien trancher à un moment ou l'autre. Restent donc, si vous me suivez bien, quatre-vingt-neuf textes en carafe, dont, mettons, dix qui ont été refusés de très peu. Considérons maintenant les réactions des différents cent auteurs de ces cent textes, de manière, là encore, purement théorique mais quand même avérée par les faits que j'ai pu recouper dans les différentes déclarations des différents porteurs de projets. 1. Les soixante-dix-neuf auteurs refusés dès le départ. Parmi eux, cinquante vont estimer qu'effectivement, leur texte n'était pas assez abouti, vont se remettre en question et se dire quelque chose comme "bon, ben, je ferai mieux la prochaine fois", ou encore "ouais - bon, mon texte ne convient pas trop à cette plate-forme-ci - je vais en essayer une autre." Bon, normal. Vingt vont estimer que les porteurs de projets sont des branques, qu'ils n'ont rien compris, et vont donc essayer, là encore, de passer par un autre média. En restent neuf, dont quatre vont demander des explications ("mais qu'est-ce que vous n'avez pas aimé, en fait ? Il y a un truc qui a merdé, que vous n'avez pas compris ? Laissez-moi vous expliquer, quand même...") et cinq vont se contenter, en toute mauvaise foi, d'insulter copieusement le fameux comité de lecture voire, mieux encore, le ou la personne référente dont ils ont le nom, le mail, le numéro de téléphone ou autre. Mais alors bien, hein. Violemment. En gros, l'idée est la suivante: "je n'ai pas à me remettre en cause - vous êtes des tanches, des cons, des nazes, des merdes, des parvenus, des arrivistes, vous avez voulu vous créer une petite notoriété ex-nihilo et j'en fais les frais. Vous êtes donc des cons, des nazes, etc." Pour ceux-là, rassurez-vous, pour ces cinq là, faites leur confiance, ils feront feu de tout bois : vous avez donné votre nom de famille ? Ils vont le tourner en mauvais calembour, comme à la maternelle. Vous avez publié un livre ? Ils vont détruire pièce après pièce ce bouquin, le jeter au feu et lui vomir dessus, à grands renforts d'arguments plus ou moins solides (et ce, bien entendu, même s'ils ne l'ont pas lu.) Vous connaissez machin ? Il vont préférer truc. Vous aimez les fraises ? Ils vont vous affirmer que les mangeurs de fraises sont tous des ordures. Vous avez un chien? Vous êtes donc zoophile. Etc. Cinq sur soixante-dix-neuf, c'est peu, mais c'est beaucoup, parce que ces cinq-là vont s'avérer vos plus farouches détracteurs, et y aller à la truelle pour vous emmurer, faites-leur confiance. Ils auront considéré, avant même le verdict, qu'ils vous ont fait une fleur en vous envoyant une partie de leurs tripes (ce qui n'est pas totalement faux, d'ailleurs, mais "il faut quand même raison garder, bordel de merde", comme le disait si subtilement Alfred de Musset quand il était ivre mort) et que, si vous n'en avez pas aimé l'odeur, ou la forme, c'est vous qui êtes une merde (allez comprendre - la logique digestive n'est, en l'occurrence, pas au centre de la méditation, qui n'a d'ailleurs et de toute façon pas vraiment de centre, dans la mesure où elle n'est pas vraiment une méditation.) 2. Les dix auteurs refusés après d'âpres discussions au sein du jury. Là encore, et même si la population est plus restreinte, vous aurez, grosso modo, sept auteurs qui se diront "bon, tant pis, j'essaie ailleurs", deux auteurs qui essaieront d'en savoir un peu plus, et un qui rejoindra le lot des cinq précédents, avec la même hargne, mais vis-à-vis de laquelle vous aurez d'autant plus de mal à vous défendre qu'en plus, vous saurez, profondément, qu'effectivement, il n'est pas passé loin. 3. Quarante autres personnes, sorties d'on ne sait où. Ah oui, parce que ceux-là existent aussi. Démolisseurs professionnels, plus anonymes encore que les précédents (parce que ne s'étant mouillés à aucun niveau), ils seront d'autant plus violents. Pour eux, en gros, votre entreprise est une vaste fumisterie, votre idée une connerie, votre visage un réceptacle à crachats et votre mère une pute vérolée. Difficile de transiger. Idiot aussi, de s'y risquer : plus vous avancerez dans votre argumentation, plus ils feront feu de tout le bois que vous aurez bien voulu lâcher dans vos réponses pour, à l'encontre de toute logique, fabriquer votre cercueil. - "Votre entreprise transpire le parisianisme." Oui, mais j'habite en province. Pas grave, c'est encore pire : "votre entreprise transpire donc le parisianisme d'un provincial qui veut parvenir rapidement." - "Vous vous faites du pognon sur les ventes de la revue." Euh... mais la revue est uniquement diffusée sur Internet. Pas grave, c'est encore pire : "Vous ne vous faites même pas de pognon sur les ventes de la revue, vous êtes un amateur, d'où tirez-vous la légitimité qui vous permet de juger le travail des autres?" 4. Les onze auteurs dont la nouvelle sera parue. Aucun problème avec eux... hum... ouais, bon, je plaisante, évidemment. Alors que la bataille fera rage, que vos quarante-six contempteurs (recomptez si vous voulez, j'ai bon), bien remontés, vous pourriront à titre personnel sur toutes les plate-formes d'échanges, tous les médias à leur portée, vous imaginerez un instant, naïf, que ces onze-là vous soutiendront pour affronter le tsunami. Eh ben non, bien entendu. Et c'est normal, aussi : ils ne vous doivent rien, rentrez-vous bien ça dans la tête. De fait, ils ne vous doivent rien : vous avez lancé une idée, ils y ont répondu, leurs textes vous ont plu, vous les publiez. Le deal est clean, personne ne doit vénérer personne. Vous voulez acheter de la salade ou des oeufs - votre épicier vous propose de la salade ou des oeufs de qualité - vous les achetez et les mangez. Votre épicier ne vous doit rien. Vous avez payé pour la came. Oui, évidemment. Oui, mais quand même. Sur les onze, allez savoir pourquoi, deux vont vous défendre avec enthousiasme, trois vous défendront mollement, et six siffloteront en regardant en l'air. Vous n'avez, pour le coup, aucun droit d'en vouloir à ces six derniers. Mais êtes en droit, pourtant, d'apprécier le soutien des deux, voire des cinq qui auront intercédé en votre faveur, ici ou là. Résultat des courses, et je vous promets que mes chiffres ne sont pas purement abstraits : sur cent personnes au départ, et onze textes publiés, six vous insulteront abondamment, six vous demanderont poliment des comptes, quatre-vingt-trois (publiés ou non) n'interviendront pas, trois vous défendront mollement et deux feront de leur corps une barrière, contre vents et marées. Ca irait, s'il n'y avait pas les quarante détracteurs psychopathes et oisifs, toujours à l'affût d'une bonne baston, qui font très clairement basculer la balance (merci, Internet - pour ça, merci, vraiment). Avec, finalement, quarante-six tueurs à gages contre deux alliés francs, vous risquez très rapidement de vous poser à vous-même une question très simple : "mais bordel, qu'est-ce que je suis allé foutre dans cette galère ? Pourquoi je m'y suis mis, pourquoi est-ce-que j'ai proposé quelque chose, au lieu de faire mes petites affaires dans mon coin ?" Ah ben oui, pourquoi ? Alors vous baissez les bras, dégoûté de ce manque d'allant, de cette tristesse mortifère qui dévore tout sur son passage, de cet incendie léthargique qui n'accepte la nouveauté que tant qu'elle peut servir son petit intérêt. Et vous avez tort, bien entendu. Parce que vous aurez publié onze bons textes, parce que vous vous serez fait deux amis à la plume aguerrie. Parce que, enfin, on ne peut pas soigner une population déjà dévorée de l'intérieur par la frustration, l'aigreur et la bassesse. Parce qu'outre vos deux amis, vous aurez pu constater, quelle que soit la violence des attaques sociopathes, que cent personnes auront répondu à votre proposition, et que sur ces cent, quatre-vingt-trois seront restés discrètes, respectueuses de votre décision, parce qu'elles savent bien, toutes, soit qu'elles n'ont pas été bonnes dans leur production, soit que vous n'avez pas été pertinents dans votre jugement, mais que, voilà, les choses sont comme ça : il y a des gens qui ouvrent des brèches, d'autres qui tentent de s'y glisser, et qu'après ça, tout est subjectif, et voilà. Et si malgré tout ça, vous hésitez encore à vous lancer, à répondre à un appel ou à en lancer un, suivez cette dernière parabole, mine de rien : A envoie un texte. B le reçoit, le trouve bon, mais relève en son sein quelques fautes et faiblesses. Si B propose à A : "ça t'ennuie, si on corrige ce passage là, un peu lourd, ensemble, toi et moi ?" A répondra : "Ca va pas, ou quoi ? Qu'est-ce que c'est que cette ingérence ? Mon texte est un Tout. Tu le prends ou non, mais tu ne le retouches pas." Et si B annonce à A : "désolé, ton texte était bon, mais il y avait quelques passages un peu maladroits, donc on ne l'a pas pris." A répondra : "Quoi ? Mais on aurait pu modifier certains passages, bordel. C'est débile de dégager un texte de quatre cents lignes parce que cinq lignes ne vont pas, quand même." C'est dire si le fil est étroit. Et si ça peut vous rassurer, n'oubliez pas : personne ne naît funambule. Mais des gens qui proposent sincèrement des choses, c'est encore plus rare.
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Chez Zoë, y a bagarre !!!
Je reviens sur cognée: son tableau presqu...
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pour entretenir la polémic à Zoe: image:...