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Ennemis mortels / l'escalator qui monte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
05-09-2007
Ah oui d'accord. On m'avait pas dit, aussi. On me l'avait laissé pressentir, on me l'avait inspiré, on me l'avait appris, tous les jours, en marge des réalités scolaires, estudiantines et professionnelles (en marge de la vie, quoi), mais on ne me l'avait jamais dit. Jamais formulé comme ça.

escalatorDétester tout un paquet de monde, en fait, c'est super facile à faire.
On peut les classer par groupes, selon des critères qui ne sont pas forcément ceux auxquels vous êtes présentement en train de penser. Je veux dire, pas forcément des critères de race, de religion, de sexe ou de couleur de cheveux. Pas forcément des choses qui finalement sont toutes "naturelles" (pour la religion, ça se discute, mais quasiment pas, en fait, quand on y pense), pas forcément des déterminismes, même, socio-économiques ou culturels. Non, rien de si "élaboré" que ça (c'est à dire classé comme "motif légitime quoique condamnable évidemment (la discrimination, c'est vraiment dégueulasse, ah ah ah) de haine farouche").
 
Sérieusement, vous n'avez jamais croisé, en dévalant un escalator, placide et décontracté, les regards haineux de ceux qui montent l'échelle au moment précis où vous la descendez ? Sa Majesté des Mouches, l'aléatoire maître de la constitution du groupe (ceux qui montent à 18h34 / ceux qui descendent à la même heure), la bêtise maîtresse des regards ("putain, ils sont en train de descendre, ces enculés, alors que je monte. Je vais me les faire." - je vous assure qu'on lit des choses comme ça dans les regards de ceux qui escaladent le sous-sol quand le destin nous a poussé à nous plonger dans ses entrailles, comme ça - pas parce qu'on a particulièrement envie de le faire, juste parce qu'on doit le faire.)
 
Eh oui, là, oui, vous êtes en train de vous dire, légitimement, en tant que lecteur : "et merde, ça sent la bonne vieille digression lénifiante qui va durer des heures, tout ça." Lecteur, je te le dis les yeux dans les yeux : tu es sacrément malin, effectivement. Je m'exécute donc, par respect pour toi. Digression-lénifiante (qui-dure-des-heures), donc, rien que pour toi, une injection rapide et efficace dans les bas-fonds de ton coeur malin.
 
Ah oui d'accord, donc... blablabla... ah oui, ça y est, j'ai retrouvé le fil. En fait, tout ça a commencé dimanche dernier, alors que je m'acharnais, gros Benoît comme devant, à jouer au fameux jeu du "pingouin sur une dalle de pierre déchaussée" (TM). Jeu très simple, en fait : dalle déchaussée, donc instable - un pied de chaque côté de la bête - et on alterne la pression relative de notre musculature relative aussi sur l'un, puis l'autre, des côtés, pour créer un basculement fort réjouissant lorsqu'on est totalement vide au soleil. Bam. Toc. Bam. Toc. Quelque chose comme ça. Du Ravel, en somme, ou quasiment.
 
J'étais donc posté sur une dalle d'une maison de Chambéry (la patrie de cet infect Parisien qu'est l'un des deux créateurs de la Revue En Attendant l'Or - "ah oui, mais s'il est Chambérien, c'est donc qu'il n'est pas Parisien, si ?" - Très bien vu, jeune padawan ; cela dit, ça ne gêne personne de le penser. - "Ah oui, d'accord ; mais c'est un connard de Parisien parisianisan ou pas, en fait ?" - jeune Padawan, le seul fait que tu te poses la question, et que tu me l'infliges donc par effet de ricochet, est quand même un peu inquiétant quant à ton intelligence - "oui, d'accord, je comprends ; mais des tas de gens le pensent, quand même." - Très bien ; super ; et pour gagner à "Une famille en or", il y a dix ans, il ne fallait pas fournir la Bonne réponse mais la réponse la plus couramment fournie par un panel de cent Français. - "oui, et donc ?" - Et donc rien ; mais je t'informe quand même que le Général de Gaulle est le premier président de la IVème République, et qu'Alfred de Musset et Victor Hugo ont couché ensemble au XVIème siècle avant Jésus-Christ, à ce rythme-là. - "Ah bon ?" - Mon ami, je sens que tu es définitivement perdu pour la cause ; je veux dire par là - pour n'importe quelle cause.)
 
Bref, je pingouinais sur ma dalle de pierre déchaussée, solitaire et donc un peu cow-boy, quand me sont revenus en tête tout un paquet de souvenirs plus ou moins détestables de parc public et de jardins géants. De jeux d'enfants. De balancelle, en particulier. Ce qui m'a poussé un beau jour (idéalement, je dirais "le jour de mes quatre ans", pour faire joli, mais en fait, je n'en sais rien  - j'en avais peut-être dix-huit alors, mais on s'en fout), à me dire que ce jeu, là, la balancelle ou je ne sais quoi, ce jeu stupide qui pousse un enfant à s'asseoir à une extrémité d'une sorte de poutre, l'autre de l'autre, et à descendre quand l'autre monte, puis à monter quand l'autre descend, par un simple effet de gravité, était quand même complètement lamentable dans son principe (oui, bon, j'avais sans doute moins de dix-huit ans, quand même - j'ai ma dignité). Je ne sais pas si vous êtes un mec, vous, lecteur, ou si, à tout le moins, vous avez déjà assisté au spectacle détestable de deux mecs en train de jouer à la balancelle, mais c'est proprement traumatisant.
 
En fait, très rapidement, le principe de base n'est plus de monter puis de descendre, en alternance, en osmose, en négatif, en collaboration avec le joueur d'en face, mais, quand on est un mec, de descendre le plus rapidement possible, le plus violemment possible, pour que l'autre gamin s'envole dans les airs quand il atteint le zénith - et, dans l'autre cas, de lui démettre la colonne vertébrale en se faisant le plus léger possible au moment où il repose le cul de sa poutre dans le sable du parc. Ejecter, ou briser. Le type est en face, la dissociation est l'évidence puisqu'elle constitue la base du jeu, et pourtant, rapidement, et même à quatre ans, le principe ludique se transforme très rapidement en pulsion de mort ou bien, restons tranquille, en pulsion de bobos dégueulasses, de genoux en sang, de cervicales âbimées et de désir de revanche.
 
Et c'est à ça qu'on est formé dès notre plus jeune âge. Une balancelle, support anodin de la haine la plus radicale. Et puis on grandit. On pratique  un sport, tranquille, le judo la danse le volley-ball, et puis un beau jour, on vous annonce que si vous voulez gagner vos échelons, il va vous falloir commencer à battre des gens. Sur un tatami, lors d'une prestation municipale ou sur un terrain. Battre l'autre. L'écraser. Lui mettre une Fannette dans le meilleur des cas, une victoire absolue alors même qu'on ne lui a pas laissé l'occasion de marquer un seul point. Le bonheur.
 
Personnellement, je suis ceinture jaune de judo, gant bleu de boxe française, drapeau orange ou rouge de voile, j'ai joué au hand-ball en équipe, au foot un temps extrêmement succinct, j'étais assez fort en barres parallèles à une époque et le roi du saut en hauteur en Terminale - mais je n'ai jamais été classé nulle part, simplement parce que dès qu'on me dit : "bon, ben c'est bon, maintenant tu es chaud, tu vas pouvoir commencer à affronter des gens parce que tu as toutes les bases pour le faire.", je me tire en courant. Je n'ai jamais très bien compris pourquoi il fallait à tout prix écraser des crânes pour monter en grade, et c'est d'ailleurs pour ça que je ne suis très fort en aucun sport. Et que professionnellement, je... oui, enfin bon.
 
Et puis on grandit, encore. L'école, le collège, le lycée, les études et toutes ces conneries indispensables. On est là, posé, peinard, à bosser chez soi le soir, dans le seul but de passer l'étape, de sauter l'obstacle et puis voilà - mais personne ne l'entend vraiment comme ça. Non. Il ne faut pas simplement passer en CM1, en 5ème ou en deuxième année de Sciences Po, mais humilier publiquement celui qui est devant nous. Il faut se lancer dans la statistique, peser le pour et le contre, évaluer les progressions, annihiler les futurs rivaux dans l'oeuf et balancer le maximum de croches-pied aux patrons du peloton, pour qu'ils se ramassent à leur tour, libérant ainsi leur sacro-sainte place. Celle qu'on convoite non parce qu'elle est plus confortable, non parce qu'elle permet de mieux ressentir le monde, de mieux le comprendre, mais simplement parce que si on l'annexe, ça veut dire que personne d'autre ne s'en est emparé.
 
Tu es vingtième de ta classe, mon fils ? Attaque le dix-neuvième, j'ai entendu qu'il trichait en maths - dénonce le au besoin, au prochain contrôle. Tu es dixième de ta classe, mon fils ? Grâce à ce cours particulier payé rubis sur l'ongle, je te donne trois mois pour étouffer de tes deux mains, mon fils, les gorges verdoyantes de ces peigne-culs. Tu es deuxième, mon fils ? Attends, je sors la caisse. Tu m'as dit où habitait le premier de la classe - je pense pouvoir le renverser en pleine rue, en anonyme, puis lui rouler aller-retour sur les rotules ; je suis sûr que tu seras premier si j'arrive à faire en sorte qu'il devienne, comme ça, sur un aléa du destin, tétraplégique ou alors, mieux encore, juste mort.
 
Allez, tiens, trois poils sur le pubis, trois poils sur la gueule, et on grandit encore. On tombe amoureux, mais la vulgate ambiante nous susurre des choses à l'oreille,  qu'on n'hésite pas ensuite à prendre pour soi, à s'approprier à l'envi, des choses comme : "ouais, bon, ok, je l'aime, c'est ma meuf et tout. Mais faudrait pas qu'elle en arrive à me faire chier, parce que le patron, quand même, c'est moi un peu, aussi, et même carrément, bordel de merde - ressers m'en une, Gégé." (je sais plus, tu es un mec ou pas, lecteur ?) Des choses, aussi, comme : "putain, j'ai envie de pleurer - mais ça va, ça va, je peux me retenir." Des conneries comme ça. Bordel, mon ami, si tu arrives à te retenir de pleurer, tiens le toi pour dit, ça veut dire deux choses : d'abord, que tu es un vrai gagnant, que tu es super, que tu vas pouvoir faire du fric en humiliant un paquet de monde, etc. Ensuite, que tu es une pauvre tâche, vraiment (si, vraiment), et que je te souhaite très sincèrement de trouver un jour quelqu'un pour te faire bouffer ta merde juste que, pour une fois, tu saches de quels arômes elle se compose. C'est ce qui peut t'arriver de mieux.
 
Et puis alors, après, le vrai bonheur commence. Vraiment, je veux dire. La vie professionnelle. Ah là, oui. Evidemment. Tu as ton salaire à toi, ton salaire à toi que tu as gagné juste pour toi, ton téléphone portable professionnel pourquoi pas, ou alors même une voiture, ou alors même une maîtresse, ou alors même des subordonnés. La fête, quoi. La vie professionnelle, en deux mots. Grrrr... Ca fait rêver, bordel. Toi aussi, tu vas pouvoir être complètement abruti au quotidien, donner des ordres stupides ou alors obéir à des ordres iniques, en souriant, fier de ce que tu es devenu capable de faire pour gratter les quelques piècettes qui te permettront de vivre presque vivant un mois de plus. Ca, c'est beau. 
 
Et dans le meilleur des cas, ou alors dans le pire (ça dépend du point de vue), tu vas pouvoir te taper les heures de pointe, le métro, le bonheur. Les escalators qui montent (il est neuf heures du matin et ces mecs les descendent - quelle bande de loosers), la rame de métro (putain, on dirait que ce mec rentre de soirée alors qu'on est mardi, quelle grosse merde pathétique), la rue Machin (les gens que tu croises sont par définition des tocards, parce qu'ils vont dans la direction opposée à la tienne), puis, le soir, les escalators qui descendent (il est dix huit heures et ces psychopathes déprimants les montent - pauvre France.) 
 
A partir de là, crois-le bien, ou alors constate-le juste, mais les choses sont bien profondément inculquées dans les tréfonds de ton esprit de battant (qui ne voulait même pas forcément se battre au départ, mais peu importe après tout), dans ton esprit de malade, dans ton esprit de poulet élevé à la graine sauvage de la compétition permanente. Que tu le veuilles ou non, des choses sont là, des antagonismes, des jugements de valeurs parfaitement grotesques existent, se reproduisent et essaiment, tu es capable, inconsciemment, de classer tout et n'importe quoi d'un simple et furtif coup d'oeil - tu es une machine à condamner et, mieux encore, tout le monde autour de toi semble trouver ça parfaitement normal.
 
Les HEC haïssent les Sciences Po. Les élèves de "grandes écoles" détestent les étudiant de l'université, qui le leur rendent bien. Ceux qui ont fait des études supérieures méprisent les apprentis. Les travailleurs manuels raillent les intellos. Les gothiques détestent les hippies, les fans des Stones les fans des Beatles, les rappeurs les rockeurs, les passionnés de littérature les sportifs, les piercés les non-tatoués, les côté pile les côté face, les mains droites les mains gauches (qui a décrété un jour que les sinistres étaient moins nobles que les dextres ? Le corps social, dans tout son ensemble, avec pour seule conséquence le fait que les droitiers se sentent dans leur bon droit tandis que les gauchers se sentent enrichis par cette seule spécificité minoritaire - alors qu'en fait, et franchement, tout le monde se fout royalement de savoir qui signe, qui joue au tennis ou qui se pignole de la main droite ou de la main gauche, franchement).
 
Ca doit être pour tout cet ensemble de raisons diverses, de conditionnements plus ou moins subrepticement injectés dans nos cervelets, que je déteste tellement le concept même de compétition. Au point de préférer sincèrement me faire vomir au visage par des gagnants  auto-proclamés (je me vengerai quand même - j'ai les noms) plutôt que d'espérer écraser des gens que je ne connais pas du tout, mais au sujet desquels on me raconte qu'ils sont plus cons, plus gros, plus simples, plus laids ou plus je-ne-sais-pas-quoi-de-pas-très-cool que moi. Bien sûr, tout cela peut paraitre extrêmement naïf (et ça, perso, je m'en tape royal) et, pire, il est évident que tout un chacun qui me connait un tantinet peut sans doute me donner un exemple d'un jour où j'ai été méprisant, dominant, dégueulasse, malade-donc, vis-à-vis d'un plus imbécile, d'un plus disgracieux ou d'un plus pas-cool que moi (je ne suis qu'un protozoaire, au même titre que tout le monde, après tout).
 
Mais voilà. J'ai toujours pensé que sans faire d'effort, on ne pouvait jamais espérer vivre en s'extirpant d'un "groupe de population" représentant grosso modo (qualitativement, pas quantitativement), 1% de la population sillonnant notre monde : des gens plus ou moins comme nous, mais vis-à-vis desquels on peut se trouver des divergences, des oppositions (parce qu'il faut bien que le relativisme serve à quelque chose, après tout), alors qu'ils ne sont rien d'autre que nos clones les plus parfaits, sans même qu'on puisse en douter. Grosso modo, là encore, je reste intimement persuadé que si j'avais grandi sur une planète peuplée seulement par dix personnes, j'aurais trouvé mon ennemi juré et mon meilleur ami dans ce petit échantillon - comme tout le monde. Et que si, du jour au lendemain, les dix étaient devenus mille, j'aurais là encore trouvé un meilleur ami et un pire ennemi, qui ne seraient sans doute pas les mêmes.
 
Ah oui, et je n'ai pas tout à fait terminé mon entreprise de peinture à gros traits de la misère hostile qui nous entoure. Sans faire d'efforts, donc, on ne fraie qu'avec 1% des types d'individus peuplant la planète. Mais si on fait des efforts, me direz-vous, si l'on accepte de s'oublier sincèrement pour tenter de brasser au maximum, de s'ouvrir format grand large, de ranger ses préjugés au placard, quelle proportion quantitative de la population seront nous amenés à rencontrer ? Malheureusement, la proportion n'est pas très élevée non plus. Je dirais, là encore à la louche, 5% si on se casse le cul, et 10% si on s'oublie vraiment.
 
Ca laissera toujours 90% des types de gens définitivement hors d'atteinte. Mais c'est déjà ça. Obsessionnel à ce niveau, et depuis longtemps, je peux dire décemment, pour la petite liste, que j'ai déjà été franchement ami avec des élèves de grandes écoles, avec des médecins, avec des artistes, avec un cambrioleur, avec des RMIstes, avec un tueur psychopathe en devenir, avec des libraires, avec des barmen, avec des avocats, avec des chercheurs, avec des alcooliques, des suicidaires et des écrivains, et même avec un travesti et avec une prostituée, mais que je ne pourrais jamais brasser l'ensemble des champs, notamment parce que toutes ces dénominations ne veulent rien dire, et que je les emmerde toutes du plus profond de mon âme. Et aussi parce que quoi que je fasse, je ne peux pas dépasser le monde tel qu'il existe, et le monde tel qu'il existe... est un monde sans pitié.
 
Ah oui, un dernier truc : je déteste aussi qu'on me plonge la tête sous l'eau, pour rigoler. Ca relève exactement de la même bêtise compétitive. Tenez-vous le pour dit, là encore.
Commentaires
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Dahlia     |2007-09-06 08:17:27
Tu te desprogises de jour en jour mon cher Franswa
Franswa P.   |2007-09-06 08:49:01
Aoutch. Je sais pas du tout comment je dois le prendre.
Je ne me bigardise pas, c'est déjà ça (toujours penser positif, toujours) - Desproges, y a pire quand même.
Je prends.
Dahlia     |2007-09-06 08:52:13
Nan mais c'est un compliment, enfin! Desproges quoi!
Franswa P.   |2007-09-06 08:57:28
Nan, je sais. Enfin j'espérais. Enfin je m'en doutais ou je sais pas quoi.
...
Mercialorscestcool.
Daniel D     |2007-09-06 08:59:59
Oui, oui... Un compliment.

Pourrait faire plus court aussi...ça ferait encore plus proche de Desproges...

Plus c'est long, plus c'est bon, peut-être..., mais la plus courte étant la meilleure, on peine à d'atteindre la moyenne...
2nd Flore   |2007-09-06 09:09:21
Ah oui, Desproges, tiens. Sur le fond, oui.
Et encore, tu n'as pas parlé des gens qui se contorsionnent (ou bousculent, c'est plus simple) pour doubler les autres sur la gauche de l'escalator...

Je te conseille "La barbarie douce", de J. Le Goff (ou comment l'école est devenu une pouponnière de jeunes compétiteurs). Mais qqch me dit que tu l'as déjà lu.
Franswa P.   |2007-09-06 09:17:02
Eh eh. Je sais, Daniel, c'est ma grande maladie, ça, l'épanchement.
J'arrive pas à m'en empêcher.

Sinon, ce qui m'a donné l'envie d'écrire ce truc-super-long (TM), c'est à la fois bien sûr la dalle déchaussée, donc, mais aussi le regard proprement hallucinant de mon "ennemi de l'escalator d'en face", lundi matin, dont je pensais très sincèrement, en le croisant, qu'il espérait du plus profond de son corps que j'allais très rapidement me faire renverser par un douze tonnes aux pneus garnis de clous plongés dans l'acide.

Une expérience troublante.

Du coup, je me suis dit, aussi, qu'il fallait que j'aille lire enfin le Hors Jeu de Bertrand Guillot, parce qu'il paraît que ça parle de dominant/dominé, donc ça me cause forcément (et je vous dis même pas le court-circuit mental-publicitaire que je viens de vous infliger dans cette dernière phrase : on se croirait à la grande époque de Thomas Clément, je veux dire "Ah tiens, hier midi j'ai mangé des oeufs "Fermiers de Loué" avec des lardons "Monoprix gourmet" (ils sont pas trop beaux, là, les lardons en photo ?), et ça m'a fait penser à mon livre parce que mon livre, il s'appelle les Lardons du Téflon et vous pouvez l'acheter en cliquant ici, ici ou alors là, parce qu'en fait il est super bien" - un must). Mais moi, je n'ai pas de livre, alors je rabats ma promotionnalité sur ceux des petits copains. Logique.
Franswa P.   |2007-09-06 09:18:38
Mais-euh. Deuxièmétage, normalement, tu devrais pas me regarder pendant que je te vend à la criée.
C'est presque malpoli, ce que tu fais là.
Et non, je n'ai jamais lu Le Goff. Mais si tu le dis, j'abonde.
Franswa P.   |2007-09-06 09:21:58
Bon, allez, il faut que j'aille croiser deux flux contraires hyper remontés à République, moi.
Ah ben oui, on est jeudi, aussi.
Et République, au niveau "je force ton troupeau de hyènes tueuses à croiser quatre fois le troupeau de squales psychopathes qui marche en sens inverse, quelle que soit la correspondance visée", je pense qu'on fait pas mieux de nos jours.
En même temps, c'est vrai, tout le monde s'en fout de mon histoire de correspondance, là, tout de suite.
yannick b   |2007-09-06 09:37:45
la balancelle, ou quel que soit le nom que l'on donne à ce jeu, prend toute sa dimension ( et se savoure ) quand on la pratique avec un enfant, parce qu'il y a, dans cet échange, tout un art de l'équilibre, très fragile, à maintenir.
ta métaphore dite de " la balancelle " est précieuse, on devrait la garder à l'esprit lorsqu'on dialogue avec autrui.
Sur les amis, tu es très optimiste.
Pourtant, il existe des individus que l'on n'a jamais rencontrés et avec lesquels on se sent plein d'affinités et que l'on considère comme des amis. Des amis invisibles et très présents, cette pensée me réconforte.
Alors que je viens d'apprendre qu'un ami que je n'ai jamais rencontré ( et que j'ai vraiment très, très peu de chances de croiser un jour ), vient de faire une tentative de suicide. C'est un acteur américain, Owen Wilson, et je l'aime beaucoup, je pense aussi à lui.
Dahlia     |2007-09-06 10:02:57
Tiens je sais pas si ça a un rapport mais vous avez vu l'émission de télé-réalité qui commence bientôt aux USA?
Jonas   |2007-09-06 10:21:30
Ouais, j'avais entendu vaguement parler de ce truc bien bien grotesque. Ca fait rêver quand les gens n'ont tellement plus d'idées qu'ils recyclent en les dévoyant des bouquins dont la portée était quand même un tout petit plus ambitieuse.
Le passage de "tiens, je vais écrire une petite parabole sur le sectarisme des groupes" à "ouah regarde, le gosse là, le petit brun, il s'est fait dessus tellement il a eu peur ah ah ah c'est trop funky trop crados", est franchement flippant.

Demain, sur vos écrans : "il est seul, victime d'une erreur administrative qui le transforme aux yeux du pouvoir en ennemi public numéro un. Des caméras de vidéosurveillance le surveillent 24 heures sur 24, il ne comprend rien à sa ville et on l'enferme trois heures par jour, devant vos yeux, pour lui répéter que deux et deux font cinq et que tant qu'il sera pas d'accord, il restera pourchassé par toutes les polices de la planète."

Ca fait rêver.
Jonas   |2007-09-06 10:26:58
(ah ben oui, parce qu'on peut mélanger les films et les bouquins, aussi, pour trouver des idées de télé-réalité.)

Sinon, Yannick, moi je veux bien tenter de traîner en manteau long dans les jardins publics et autour des jeux d'enfants, en demandant aux lardons s'ils veulent bien que je joue avec eux à la balancelle et tout. Mais avec ma gueule en ce moment, tout ça, je pense que si je m'y essaie, la taule me pend aux poils du nez (Christophe, sors de ce corps s'te plaît merci).

Sinon, désolé pour ton poteau. Mais je pense que dans le texte, le concept "d'ami" était à prendre dans son sens le plus large, genre ami-à-la-myspace, c'est à dire des gens qu'on croise virtuellement ou réellement, comme ça, et avec lesquels on se découvre un intérêt commun. Des friends, quoi, qui ne veulent pas dire grand chose mais qui au moins existent, peu ou prou, à un instant donné dans notre environnement.
yannick b   |2007-09-06 10:36:36
ami Franswa, à coup sûr, je me suis mal fait comprendre. Owen Wilson, je ne le connais pas du tout. Ou du moins, je ne le connais qu'à travers ses prestations d'acteur. C'est une figure sur un écran, une apparition, un fantôme en quelque sorte. Mais rien n'empêche de communiquer avec les fantômes, ou avec les morts. Que fait-on quand on lit le livre d'un auteur trépassé? On rentre dans l'esprit d'un mort. Mais ce mort est vivant à l'instant de la lecture. Nos bibliothèques sont remplis de morts et pleines de vie. C'est la beauté de l'art, je crois.
Jonas   |2007-09-06 11:13:28
Ah oui, d'accord. Mais comme je suis nul en acteurs américains, j'avais pas capté. En même temps, je me doutais bien que parmi tes super pouvoirs, tu disposais des options "parler avec les morts" et "tailler le bout de lardon" avec des spectres.
Je le savais.

(mais qui est ce Franswa dont tu parles, Yannick - au passage, quelle idée bizarre de transformer un "-çois" en "-swa", c'est vraiment grotesque, non ? Je ne vois pas du tout qui c'est.)
garrincha   |2007-09-06 11:14:15
Owen Wilson, c'est le blondinet comique ? Moi mon pote ce serait plutôt son frangin (?) Luke Wilson, avec sa tête d'ahuri. Croisé dans la Famille Tenenbaum, notamment.

Et sinon, Franswa, tu sais bien qu'on partage pas mal ça. Mais il y a derrière tout ça une petite ambiguïté : on aime bien, finalement, pouvoir théoriser notre rapport à la compétition et notre abandon de (la plupart) des formes qu'elle revêt. Mais ce faisant, notre détachement est aussi une forme de supériorité, non ?
Jonas   |2007-09-06 11:21:18
Ah ben non, copain. Je me permets ici de parler pour ce Franswa-que-je-ne-connais-pas parce que je suis très comme ça, toujours, moi. C'est mon style, de parler pour les autres.
Bref. Je ne crois pas que ce détachement, tout ça, soit une forme de supériorité, précisément parce que dans mon cas, en fait, détachement il n'y a point du tout. Enfin, si, par pointillés, mais moi aussi, même si je déteste ça, je suis un con de compétiteur la plupart du temps (je vais détester un mec parce que son boulot a l'air plus intéressant que le mien, envier quelqu'un parce qu'il a du pognon, foncer dans un type qui marche en sens inverse parce merde, c'est MON couloir de métro, après tout, bordel - des choses comme ça).
Donc, si on doit parler de supériorité, cantonnons nous à un sentiment de supériorité qui, même s'il est occasionnel (puisque le détachement est lui aussi occasionnel quand même, cqfd), est quand même la meilleure preuve du fait que, précisément, le détachement n'est qu'occasionnel (hein, quoi ? Cqfd cqfd.)
...
Woutch. C'est la bouillie dans mon crâne, là, tout de suite. Ca se sent ?
2nd Flore   |2007-09-06 12:08:25
Détachement occasionnel, je souscris.
Supériorité (très) occasionnelle, un peu aussi - mais bien sûr le sentiment de supériorité est encore dans l'ordre de la compétition.
Mais avancer tranquillement sans comparer/envier/grimper/essayer-de-gagner... Ben c'est pas si facile ;-)
sophiek   |2007-09-06 12:29:36
avatar Franswa, finalement, tu manques d'ambition sociale. Comme moi. Tu es un "hors-nid", dirait Jodorowski. C'est pour ça que je t'aime, tiens.

Yannick, je suis aussi en plein accord avec ce que tu as dit (moi aussi je papote assez souvent avec les morts).
KMS  - Hey Deuxième étage     |2007-09-06 12:38:14
Bonne fête.
(si,si)
sophiek   |2007-09-06 13:42:53
avatar Mais tu vois, Daniel, moi je ne le trouve pas trop long, ce texte. Ca fait du bien aussi de laisser se développer une pensée un peu plus loin que les "brèves" auxquelles on nous habitue de plus en plus.
Il y a un juste milieu entre le billet trop court et la logorrhée, question de tempo personnel souvent. Je trouve que Franswa a trouvé le sien.
Daniel D     |2007-09-06 14:07:06
C'était pour la comparaison desprogienne: en effet, du moins ceux en ma possession, les textes du petit Pierre étaient plutôt courts...

Ce que j'ai dit n'était pas une critique en propre du texte de Jonas, heu... Franswa !

C'est vrai qu'un petit sous-entendu quelquefois... ça dérange pas...

...

Poil de suspension !

(pfffouuu!)
sophiek   |2007-09-06 14:14:31
avatar (Durs à choper à l'épileuse, les poils de supension, non ?)
Jonas   |2007-09-06 15:25:44
Bon,ben je crois qu'on peut le dire : ma couverture est la couverture la plus rapidement bio-dégradable et la plus parsemée de trous gros comme des fromages du monde.

Sinon, KMS, c'est la Saint Deuxièm' aujourd'hui ?

Tout le monde, merci, je vous aime comme un fou comme un soldat comme une movie-star de cinéma télévisé.
(bon, ben ça va de mieux en mieux, moi).
sophiek   |2007-09-06 14:58:23
avatar T'as une lettrine d'amour de Piotrasse sous "Fante", Jonas-si-je-t'attrape-je-te-mords...
Jonas   |2007-09-06 15:03:13
Ouais, j'ai vu. C'est coolichon tout plein.
sophiek   |2007-09-06 19:09:01
avatar C'est des escalators d'aéroport, ceux de la photo. A dix contre un. Je reconnais les poteaux qu'on met exprès pour emmerder ceux qui ont des grosses valises et les obliger à sinuer en haletant.
Ca me fait le même effet que les serpentins de la poste.
(Je déteste les poteaux et les serpentins.)
sophiek   |2007-09-06 19:13:19
avatar (Comme les tourniquets + portes rabattantes du métro. Un piège anti-vieilles-dames-à-cabas, étudiant-à-carton-à-dessin, mère-de-famille-à-poussette ou voyageur-à-valise.)
sophiek   |2007-09-06 19:14:58
avatar (Et je ne parle même pas des voyageurs qui auraient le mauvais goût de vouloir prendre le métro alors qu'ils sont en fauteuil roulant.)
Phj.   |2007-09-06 19:18:50
Yannick, en tant que grand spécialiste de la vie des stars, profondément introduit dans les milieux autorisés, je te livre un petit scoop : Owen Wilson, ce ne serait pas une tentative de suicide. Juste une bonne grosse od maquillée. (Je ne sais pas si c'est un bon calcul, mais enfin, lui et ses agents savent ce qu'ils font, j'imagine.)
sophiek   |2007-09-06 19:24:29
avatar J'espère que tu prends toutes tes précautions, Philippe...
yannick b   |2007-09-06 19:25:00
merci de cette précision, Phil J., elle n'est pas inutile.
Mais l'usage abusif des drogues ( licites & illicites ), c'est pas une forme d'autodestruction?
Generation Rose     |2007-09-06 21:13:05
Ah bon, elle est passée la grande époque de Thomas Clément ?
Franswa P.   |2007-09-07 03:27:31
Tu as parfaitement raison, Sophiek. Ces escalators sont des escalators d'aéroport - totalement hors sujet, donc.
Mais j'aime bien la photo.

Philippe, Yannick, bien sûr que la drogue (ou l'alcool d'ailleurs) sont des palliatifs à la misère autodestructrice. Enfin des palliatifs, on se comprend.

Gen'Pink', c'est vrai, il est au top le chacal.

Bon, sinon, là, je reviens de chez colèremachin, parce que l'un des procès publics qui s'est engagé de manière totalement gratuite (et je ne parle même pas de celui contre Anne-Sophie de la Lettrine ou autres, accusés d'aimer Walt Disney parce qu'ils n'appréciaient pas trop le cul trash gratos et racoleur (c'est vous dire le niveau, là encore)) reprenait mot pour mot les attaques fallacieuses contre une revue que je n'ai personnellement jamais lue (pardon), "En attendant l'or", et, pire encore, contre l'un de ses deux fondateurs, juste parce que bon, être dedans c'est bien, mais avoir été rejeté c'est quand même mieux :
on peut vomir sur le palier, c'est normal, et traiter tout le monde comme de la merde dominante, ça rassure et ça soulage.
Monde de merde.
azazel     |2007-09-07 08:04:10
Tu vois j'savais même pas que les races existait chez l'homme, je pensais "tous de la même race, je pensais même pas d'ailleurs...
bon ça soulage...écrire tous ces trucs qu'on vomit, mais après faut vivre, moi j'ai de la chance je peux pas descendre les escalators, alors je connais pas le regard de l'autre par contre ,je les monte, mais je vois pas les yeux, les dos c'est pas mal aussi....
salut ce blg et tous que je connais pas bien encore.
tsquaron   |2007-09-07 10:05:21
Bang, bang, bang
Franswa a tué tout le monde chez Irae Women...
Tu es habité par l'Esprit de l'Escalator, cher ami...
IN MEDIO STAT VIRTUS
À bas les cons !
sophiek   |2007-09-07 11:04:56
avatar Hello, Azazel. Hello, tous !

Je vais aller voir le carnage de Franswa...
sophiek   |2007-09-07 11:26:28
avatar Vu. Je tiens à dire à Stéphane (pas mon frère, le garçon qui commente chez Wrath entre deux censures), que je ne connais pas, que le fait qu'il cite Jacques Ellul (en plus de la pertinence de ses commentaires) fait de lui, à mes yeux, un vrai copain.
Je le dis ici, car, allez savoir pourquoi, moi je ne peux pas poster de commentaires chez Wrath, vu que je suis considérée comme un spam-à-pinces-empoisonnées.

Franswa, l'Esprit et la Lettre, oui !
Franswa P.   |2007-09-07 11:27:52
Non mais réglo, on s'en fout. En tout cas, cette petite saynette grotesque est quand même une bonne preuve de ce qu'on échangeait hier dans les lignes mêmes de ces commentaires : la supériorité de fait, on l'a pas toujours - et la bêtise haineuse, la compétition la guerre, tout ça, le sang la hargne la bave aux lèvres, personne n'est à l'abri de se la choper au retour d'une maraude quelconque.
Comme ça, sans prévenir.

Bel exemple.

Et salut à toi, Azazel (ce serait pas un truc gothique ou quoi, ça). Rassure-toi, mes crises de haine guerrière (je crois qu'on doit pouvoir trouver un truc sur la folie meurtrière du nain dans je ne sais plus quel "Donjons", mais enfin ce serait de circonstance) sont rares et éphémères. En plus, elles ne ciblent que la bonne vieille bêtise bien assumée.
Ca rassure.

Fin de la parenthèse (ah oui d'accord, c'était une parenthèse, alors ?).
bank   |2007-09-07 11:33:46
Esprit de l'escalablog ?

Hmpfa. J'l'aime bien, le Franswa. Surtout quand il maltraite du petty.
sophiek   |2007-09-07 11:46:15
avatar (En même temps, les râleurs ne l'assument pas trop, leur posture, vu qu'ils se planquent bien derrière leurs pseudos, en général...)

Et salut Bank !
bank   |2007-09-07 12:02:02
Yo, Soph !

Si j'avais un truc à ajouter, je crois que ce serait une réflexion intelligente. (pataphysique)
Franswa P.   |2007-09-07 12:03:18
Et je n'ai aucune idée de ce que peut bien vouloir dire ce "non mais réglo" qui introduit le commentaire 39. Aucune idée. Désolé.

Tsquaron, enfin, oui, je suis le tueur de l'Escalator de l'espace, même que j'avais écrit Eskalator au lieu d'Escalator, l'ami Jestaire aurait pu m'accuser de plagiat ah ah ah (je vous dis même pas le niveau "private joke" du truc, là, c'en est au point que je ne sais même pas si j'ai en main moi-même tous les éléments pour la comprendre - c'est dire.)
Ou escalablog, oui, Bank. Les gars, vous êtes super forts pour trouver des noms pourraves de supers héros, et ça ça vaut cher en ce moment.
Jonas   |2007-09-07 12:09:29
J'adore les tempêtes dans un verre de vase. Ou alors les tempêtes dans un vase vert (putain Raymond Devos, sors de ce corps, t'es trop gros pour moi. En plus, t'es mort.)
Benoit FAPM     |2007-09-10 19:53:41
Ouaouhhh. Excellent monsieur Franswa P. Je pense que je vais me l'imprimer pour la relire. Je souscris. 100%. A part, bien sûr, quand tu veux faire bouffer la merde au monsieur. Non, faut pas éxagérer. Tu peux lui faire vomir ses viscères, sucer de la pisse de gnou ou sniffer de la poudre d'yeux de morues, mais bouffer de la merde, tout de même...
La biz
Franswa P.   |2007-09-10 20:47:01
Salut Benoît. Et bienvenue dans le coin.
Merci pour ça.
Au passage, j'apprécie le zèle avec lequel vous apposez tous consciencieusement le fameux "FAPM" après vos noms. Vous êtes des braves, au sens guerrier du terme (j'entends, pas au sens clébard bien sûr).
Quant à bouffer de la merde, je... non, je passe.
Effectivement.
Daniel D     |2007-09-10 21:29:32
Tu peux lui faire vomir ses viscères, sucer de la pisse de gnou ou sniffer de la poudre d'yeux de morues

____________________

Ça frise le littéraire ce genre de commentaires...

Ça défrise l'aimable commentateur qui au fond, n'en a rien à faire...
Benoit FAPM     |2007-09-10 23:17:21
Au sens guerrier, oui, je préfère ! Disons que c'est notre quète de l'inutile ;-)
sophiek   |2007-09-11 00:21:42
avatar J'aime bien quêter l'inutile, moizaussi.
Franswa P.   |2007-09-11 10:36:08
Boarf, Daniel, ça n'est ni plus ni moins littéraire que tout le reste. Je veux dire, qu'est ce qui est littéraire et qu'est ce qui ne l'est pas (bonne chance pour la réponse, dans la mesure où elle n'existe absolument pas.)
Quant à toi, Benoît, roi de la pose naturiste avec accessoire sportif et décor d'escalier (photo disponible sur tout le net du Web mondial d'Internet du troisième millénaire), tu as beau te balader en permanences avec tes deux portes-couteaux corses Ange et Teodoru (ce qui te donne un air flippant, ne tournons pas autour du pot), tu es un guerrier de l'inutile et ça me va aussi comme ça.
Dahlia     |2007-09-06 08:17:27
Tu te desprogises de jour en jour mon cher Franswa
Franswa P.   |2007-09-06 08:49:01
Aoutch. Je sais pas du tout comment je dois le prendre.
Je ne me bigardise pas, c'est déjà ça (toujours penser positif, toujours) - Desproges, y a pire quand même.
Je prends.
Dahlia     |2007-09-06 08:52:13
Nan mais c'est un compliment, enfin! Desproges quoi!
Franswa P.   |2007-09-06 08:57:28
Nan, je sais. Enfin j'espérais. Enfin je m'en doutais ou je sais pas quoi.
...
Mercialorscestcool.
Daniel D     |2007-09-06 08:59:59
Oui, oui... Un compliment.

Pourrait faire plus court aussi...ça ferait encore plus proche de Desproges...

Plus c'est long, plus c'est bon, peut-être..., mais la plus courte étant la meilleure, on peine à d'atteindre la moyenne...
2nd Flore   |2007-09-06 09:09:21
Ah oui, Desproges, tiens. Sur le fond, oui.
Et encore, tu n'as pas parlé des gens qui se contorsionnent (ou bousculent, c'est plus simple) pour doubler les autres sur la gauche de l'escalator...

Je te conseille "La barbarie douce", de J. Le Goff (ou comment l'école est devenu une pouponnière de jeunes compétiteurs). Mais qqch me dit que tu l'as déjà lu.
Franswa P.   |2007-09-06 09:17:02
Eh eh. Je sais, Daniel, c'est ma grande maladie, ça, l'épanchement.
J'arrive pas à m'en empêcher.

Sinon, ce qui m'a donné l'envie d'écrire ce truc-super-long (TM), c'est à la fois bien sûr la dalle déchaussée, donc, mais aussi le regard proprement hallucinant de mon "ennemi de l'escalator d'en face", lundi matin, dont je pensais très sincèrement, en le croisant, qu'il espérait du plus profond de son corps que j'allais très rapidement me faire renverser par un douze tonnes aux pneus garnis de clous plongés dans l'acide.

Une expérience troublante.

Du coup, je me suis dit, aussi, qu'il fallait que j'aille lire enfin le Hors Jeu de Bertrand Guillot, parce qu'il paraît que ça parle de dominant/dominé, donc ça me cause forcément (et je vous dis même pas le court-circuit mental-publicitaire que je viens de vous infliger dans cette dernière phrase : on se croirait à la grande époque de Thomas Clément, je veux dire "Ah tiens, hier midi j'ai mangé des oeufs "Fermiers de Loué" avec des lardons "Monoprix gourmet" (ils sont pas trop beaux, là, les lardons en photo ?), et ça m'a fait penser à mon livre parce que mon livre, il s'appelle les Lardons du Téflon et vous pouvez l'acheter en cliquant ici, ici ou alors là, parce qu'en fait il est super bien" - un must). Mais moi, je n'ai pas de livre, alors je rabats ma promotionnalité sur ceux des petits copains. Logique.
Franswa P.   |2007-09-06 09:18:38
Mais-euh. Deuxièmétage, normalement, tu devrais pas me regarder pendant que je te vend à la criée.
C'est presque malpoli, ce que tu fais là.
Et non, je n'ai jamais lu Le Goff. Mais si tu le dis, j'abonde.
Franswa P.   |2007-09-06 09:21:58
Bon, allez, il faut que j'aille croiser deux flux contraires hyper remontés à République, moi.
Ah ben oui, on est jeudi, aussi.
Et République, au niveau "je force ton troupeau de hyènes tueuses à croiser quatre fois le troupeau de squales psychopathes qui marche en sens inverse, quelle que soit la correspondance visée", je pense qu'on fait pas mieux de nos jours.
En même temps, c'est vrai, tout le monde s'en fout de mon histoire de correspondance, là, tout de suite.
yannick b   |2007-09-06 09:37:45
la balancelle, ou quel que soit le nom que l'on donne à ce jeu, prend toute sa dimension ( et se savoure ) quand on la pratique avec un enfant, parce qu'il y a, dans cet échange, tout un art de l'équilibre, très fragile, à maintenir.
ta métaphore dite de " la balancelle " est précieuse, on devrait la garder à l'esprit lorsqu'on dialogue avec autrui.
Sur les amis, tu es très optimiste.
Pourtant, il existe des individus que l'on n'a jamais rencontrés et avec lesquels on se sent plein d'affinités et que l'on considère comme des amis. Des amis invisibles et très présents, cette pensée me réconforte.
Alors que je viens d'apprendre qu'un ami que je n'ai jamais rencontré ( et que j'ai vraiment très, très peu de chances de croiser un jour ), vient de faire une tentative de suicide. C'est un acteur américain, Owen Wilson, et je l'aime beaucoup, je pense aussi à lui.
Dahlia     |2007-09-06 10:02:57
Tiens je sais pas si ça a un rapport mais vous avez vu l'émission de télé-réalité qui commence bientôt aux USA?
Jonas   |2007-09-06 10:21:30
Ouais, j'avais entendu vaguement parler de ce truc bien bien grotesque. Ca fait rêver quand les gens n'ont tellement plus d'idées qu'ils recyclent en les dévoyant des bouquins dont la portée était quand même un tout petit plus ambitieuse.
Le passage de "tiens, je vais écrire une petite parabole sur le sectarisme des groupes" à "ouah regarde, le gosse là, le petit brun, il s'est fait dessus tellement il a eu peur ah ah ah c'est trop funky trop crados", est franchement flippant.

Demain, sur vos écrans : "il est seul, victime d'une erreur administrative qui le transforme aux yeux du pouvoir en ennemi public numéro un. Des caméras de vidéosurveillance le surveillent 24 heures sur 24, il ne comprend rien à sa ville et on l'enferme trois heures par jour, devant vos yeux, pour lui répéter que deux et deux font cinq et que tant qu'il sera pas d'accord, il restera pourchassé par toutes les polices de la planète."

Ca fait rêver.
Jonas   |2007-09-06 10:26:58
(ah ben oui, parce qu'on peut mélanger les films et les bouquins, aussi, pour trouver des idées de télé-réalité.)

Sinon, Yannick, moi je veux bien tenter de traîner en manteau long dans les jardins publics et autour des jeux d'enfants, en demandant aux lardons s'ils veulent bien que je joue avec eux à la balancelle et tout. Mais avec ma gueule en ce moment, tout ça, je pense que si je m'y essaie, la taule me pend aux poils du nez (Christophe, sors de ce corps s'te plaît merci).

Sinon, désolé pour ton poteau. Mais je pense que dans le texte, le concept "d'ami" était à prendre dans son sens le plus large, genre ami-à-la-myspace, c'est à dire des gens qu'on croise virtuellement ou réellement, comme ça, et avec lesquels on se découvre un intérêt commun. Des friends, quoi, qui ne veulent pas dire grand chose mais qui au moins existent, peu ou prou, à un instant donné dans notre environnement.
yannick b   |2007-09-06 10:36:36
ami Franswa, à coup sûr, je me suis mal fait comprendre. Owen Wilson, je ne le connais pas du tout. Ou du moins, je ne le connais qu'à travers ses prestations d'acteur. C'est une figure sur un écran, une apparition, un fantôme en quelque sorte. Mais rien n'empêche de communiquer avec les fantômes, ou avec les morts. Que fait-on quand on lit le livre d'un auteur trépassé? On rentre dans l'esprit d'un mort. Mais ce mort est vivant à l'instant de la lecture. Nos bibliothèques sont remplis de morts et pleines de vie. C'est la beauté de l'art, je crois.
Jonas   |2007-09-06 11:13:28
Ah oui, d'accord. Mais comme je suis nul en acteurs américains, j'avais pas capté. En même temps, je me doutais bien que parmi tes super pouvoirs, tu disposais des options "parler avec les morts" et "tailler le bout de lardon" avec des spectres.
Je le savais.

(mais qui est ce Franswa dont tu parles, Yannick - au passage, quelle idée bizarre de transformer un "-çois" en "-swa", c'est vraiment grotesque, non ? Je ne vois pas du tout qui c'est.)
garrincha   |2007-09-06 11:14:15
Owen Wilson, c'est le blondinet comique ? Moi mon pote ce serait plutôt son frangin (?) Luke Wilson, avec sa tête d'ahuri. Croisé dans la Famille Tenenbaum, notamment.

Et sinon, Franswa, tu sais bien qu'on partage pas mal ça. Mais il y a derrière tout ça une petite ambiguïté : on aime bien, finalement, pouvoir théoriser notre rapport à la compétition et notre abandon de (la plupart) des formes qu'elle revêt. Mais ce faisant, notre détachement est aussi une forme de supériorité, non ?
Jonas   |2007-09-06 11:21:18
Ah ben non, copain. Je me permets ici de parler pour ce Franswa-que-je-ne-connais-pas parce que je suis très comme ça, toujours, moi. C'est mon style, de parler pour les autres.
Bref. Je ne crois pas que ce détachement, tout ça, soit une forme de supériorité, précisément parce que dans mon cas, en fait, détachement il n'y a point du tout. Enfin, si, par pointillés, mais moi aussi, même si je déteste ça, je suis un con de compétiteur la plupart du temps (je vais détester un mec parce que son boulot a l'air plus intéressant que le mien, envier quelqu'un parce qu'il a du pognon, foncer dans un type qui marche en sens inverse parce merde, c'est MON couloir de métro, après tout, bordel - des choses comme ça).
Donc, si on doit parler de supériorité, cantonnons nous à un sentiment de supériorité qui, même s'il est occasionnel (puisque le détachement est lui aussi occasionnel quand même, cqfd), est quand même la meilleure preuve du fait que, précisément, le détachement n'est qu'occasionnel (hein, quoi ? Cqfd cqfd.)
...
Woutch. C'est la bouillie dans mon crâne, là, tout de suite. Ca se sent ?
2nd Flore   |2007-09-06 12:08:25
Détachement occasionnel, je souscris.
Supériorité (très) occasionnelle, un peu aussi - mais bien sûr le sentiment de supériorité est encore dans l'ordre de la compétition.
Mais avancer tranquillement sans comparer/envier/grimper/essayer-de-gagner... Ben c'est pas si facile ;-)
sophiek   |2007-09-06 12:29:36
avatar Franswa, finalement, tu manques d'ambition sociale. Comme moi. Tu es un "hors-nid", dirait Jodorowski. C'est pour ça que je t'aime, tiens.

Yannick, je suis aussi en plein accord avec ce que tu as dit (moi aussi je papote assez souvent avec les morts).
KMS  - Hey Deuxième étage     |2007-09-06 12:38:14
Bonne fête.
(si,si)
sophiek   |2007-09-06 13:42:53
avatar Mais tu vois, Daniel, moi je ne le trouve pas trop long, ce texte. Ca fait du bien aussi de laisser se développer une pensée un peu plus loin que les "brèves" auxquelles on nous habitue de plus en plus.
Il y a un juste milieu entre le billet trop court et la logorrhée, question de tempo personnel souvent. Je trouve que Franswa a trouvé le sien.
Daniel D     |2007-09-06 14:07:06
C'était pour la comparaison desprogienne: en effet, du moins ceux en ma possession, les textes du petit Pierre étaient plutôt courts...

Ce que j'ai dit n'était pas une critique en propre du texte de Jonas, heu... Franswa !

C'est vrai qu'un petit sous-entendu quelquefois... ça dérange pas...

...

Poil de suspension !

(pfffouuu!)
sophiek   |2007-09-06 14:14:31
avatar (Durs à choper à l'épileuse, les poils de supension, non ?)
Jonas   |2007-09-06 15:25:44
Bon,ben je crois qu'on peut le dire : ma couverture est la couverture la plus rapidement bio-dégradable et la plus parsemée de trous gros comme des fromages du monde.

Sinon, KMS, c'est la Saint Deuxièm' aujourd'hui ?

Tout le monde, merci, je vous aime comme un fou comme un soldat comme une movie-star de cinéma télévisé.
(bon, ben ça va de mieux en mieux, moi).
sophiek   |2007-09-06 14:58:23
avatar T'as une lettrine d'amour de Piotrasse sous "Fante", Jonas-si-je-t'attrape-je-te-mords...
Jonas   |2007-09-06 15:03:13
Ouais, j'ai vu. C'est coolichon tout plein.
sophiek   |2007-09-06 19:09:01
avatar C'est des escalators d'aéroport, ceux de la photo. A dix contre un. Je reconnais les poteaux qu'on met exprès pour emmerder ceux qui ont des grosses valises et les obliger à sinuer en haletant.
Ca me fait le même effet que les serpentins de la poste.
(Je déteste les poteaux et les serpentins.)
sophiek   |2007-09-06 19:13:19
avatar (Comme les tourniquets + portes rabattantes du métro. Un piège anti-vieilles-dames-à-cabas, étudiant-à-carton-à-dessin, mère-de-famille-à-poussette ou voyageur-à-valise.)
sophiek   |2007-09-06 19:14:58
avatar (Et je ne parle même pas des voyageurs qui auraient le mauvais goût de vouloir prendre le métro alors qu'ils sont en fauteuil roulant.)
Phj.   |2007-09-06 19:18:50
Yannick, en tant que grand spécialiste de la vie des stars, profondément introduit dans les milieux autorisés, je te livre un petit scoop : Owen Wilson, ce ne serait pas une tentative de suicide. Juste une bonne grosse od maquillée. (Je ne sais pas si c'est un bon calcul, mais enfin, lui et ses agents savent ce qu'ils font, j'imagine.)
sophiek   |2007-09-06 19:24:29
avatar J'espère que tu prends toutes tes précautions, Philippe...
yannick b   |2007-09-06 19:25:00
merci de cette précision, Phil J., elle n'est pas inutile.
Mais l'usage abusif des drogues ( licites & illicites ), c'est pas une forme d'autodestruction?
Generation Rose     |2007-09-06 21:13:05
Ah bon, elle est passée la grande époque de Thomas Clément ?
Franswa P.   |2007-09-07 03:27:31
Tu as parfaitement raison, Sophiek. Ces escalators sont des escalators d'aéroport - totalement hors sujet, donc.
Mais j'aime bien la photo.

Philippe, Yannick, bien sûr que la drogue (ou l'alcool d'ailleurs) sont des palliatifs à la misère autodestructrice. Enfin des palliatifs, on se comprend.

Gen'Pink', c'est vrai, il est au top le chacal.

Bon, sinon, là, je reviens de chez colèremachin, parce que l'un des procès publics qui s'est engagé de manière totalement gratuite (et je ne parle même pas de celui contre Anne-Sophie de la Lettrine ou autres, accusés d'aimer Walt Disney parce qu'ils n'appréciaient pas trop le cul trash gratos et racoleur (c'est vous dire le niveau, là encore)) reprenait mot pour mot les attaques fallacieuses contre une revue que je n'ai personnellement jamais lue (pardon), "En attendant l'or", et, pire encore, contre l'un de ses deux fondateurs, juste parce que bon, être dedans c'est bien, mais avoir été rejeté c'est quand même mieux :
on peut vomir sur le palier, c'est normal, et traiter tout le monde comme de la merde dominante, ça rassure et ça soulage.
Monde de merde.
azazel     |2007-09-07 08:04:10
Tu vois j'savais même pas que les races existait chez l'homme, je pensais "tous de la même race, je pensais même pas d'ailleurs...
bon ça soulage...écrire tous ces trucs qu'on vomit, mais après faut vivre, moi j'ai de la chance je peux pas descendre les escalators, alors je connais pas le regard de l'autre par contre ,je les monte, mais je vois pas les yeux, les dos c'est pas mal aussi....
salut ce blg et tous que je connais pas bien encore.
tsquaron   |2007-09-07 10:05:21
Bang, bang, bang
Franswa a tué tout le monde chez Irae Women...
Tu es habité par l'Esprit de l'Escalator, cher ami...
IN MEDIO STAT VIRTUS
À bas les cons !
sophiek   |2007-09-07 11:04:56
avatar Hello, Azazel. Hello, tous !

Je vais aller voir le carnage de Franswa...
sophiek   |2007-09-07 11:26:28
avatar Vu. Je tiens à dire à Stéphane (pas mon frère, le garçon qui commente chez Wrath entre deux censures), que je ne connais pas, que le fait qu'il cite Jacques Ellul (en plus de la pertinence de ses commentaires) fait de lui, à mes yeux, un vrai copain.
Je le dis ici, car, allez savoir pourquoi, moi je ne peux pas poster de commentaires chez Wrath, vu que je suis considérée comme un spam-à-pinces-empoisonnées.

Franswa, l'Esprit et la Lettre, oui !
Franswa P.   |2007-09-07 11:27:52
Non mais réglo, on s'en fout. En tout cas, cette petite saynette grotesque est quand même une bonne preuve de ce qu'on échangeait hier dans les lignes mêmes de ces commentaires : la supériorité de fait, on l'a pas toujours - et la bêtise haineuse, la compétition la guerre, tout ça, le sang la hargne la bave aux lèvres, personne n'est à l'abri de se la choper au retour d'une maraude quelconque.
Comme ça, sans prévenir.

Bel exemple.

Et salut à toi, Azazel (ce serait pas un truc gothique ou quoi, ça). Rassure-toi, mes crises de haine guerrière (je crois qu'on doit pouvoir trouver un truc sur la folie meurtrière du nain dans je ne sais plus quel "Donjons", mais enfin ce serait de circonstance) sont rares et éphémères. En plus, elles ne ciblent que la bonne vieille bêtise bien assumée.
Ca rassure.

Fin de la parenthèse (ah oui d'accord, c'était une parenthèse, alors ?).
bank   |2007-09-07 11:33:46
Esprit de l'escalablog ?

Hmpfa. J'l'aime bien, le Franswa. Surtout quand il maltraite du petty.
sophiek   |2007-09-07 11:46:15
avatar (En même temps, les râleurs ne l'assument pas trop, leur posture, vu qu'ils se planquent bien derrière leurs pseudos, en général...)

Et salut Bank !
bank   |2007-09-07 12:02:02
Yo, Soph !

Si j'avais un truc à ajouter, je crois que ce serait une réflexion intelligente. (pataphysique)
Franswa P.   |2007-09-07 12:03:18
Et je n'ai aucune idée de ce que peut bien vouloir dire ce "non mais réglo" qui introduit le commentaire 39. Aucune idée. Désolé.

Tsquaron, enfin, oui, je suis le tueur de l'Escalator de l'espace, même que j'avais écrit Eskalator au lieu d'Escalator, l'ami Jestaire aurait pu m'accuser de plagiat ah ah ah (je vous dis même pas le niveau "private joke" du truc, là, c'en est au point que je ne sais même pas si j'ai en main moi-même tous les éléments pour la comprendre - c'est dire.)
Ou escalablog, oui, Bank. Les gars, vous êtes super forts pour trouver des noms pourraves de supers héros, et ça ça vaut cher en ce moment.
Jonas   |2007-09-07 12:09:29
J'adore les tempêtes dans un verre de vase. Ou alors les tempêtes dans un vase vert (putain Raymond Devos, sors de ce corps, t'es trop gros pour moi. En plus, t'es mort.)
Benoit FAPM     |2007-09-10 19:53:41
Ouaouhhh. Excellent monsieur Franswa P. Je pense que je vais me l'imprimer pour la relire. Je souscris. 100%. A part, bien sûr, quand tu veux faire bouffer la merde au monsieur. Non, faut pas éxagérer. Tu peux lui faire vomir ses viscères, sucer de la pisse de gnou ou sniffer de la poudre d'yeux de morues, mais bouffer de la merde, tout de même...
La biz
Franswa P.   |2007-09-10 20:47:01
Salut Benoît. Et bienvenue dans le coin.
Merci pour ça.
Au passage, j'apprécie le zèle avec lequel vous apposez tous consciencieusement le fameux "FAPM" après vos noms. Vous êtes des braves, au sens guerrier du terme (j'entends, pas au sens clébard bien sûr).
Quant à bouffer de la merde, je... non, je passe.
Effectivement.
Daniel D     |2007-09-10 21:29:32
Tu peux lui faire vomir ses viscères, sucer de la pisse de gnou ou sniffer de la poudre d'yeux de morues

____________________

Ça frise le littéraire ce genre de commentaires...

Ça défrise l'aimable commentateur qui au fond, n'en a rien à faire...
Benoit FAPM     |2007-09-10 23:17:21
Au sens guerrier, oui, je préfère ! Disons que c'est notre quète de l'inutile ;-)
sophiek   |2007-09-11 00:21:42
avatar J'aime bien quêter l'inutile, moizaussi.
Franswa P.   |2007-09-11 10:36:08
Boarf, Daniel, ça n'est ni plus ni moins littéraire que tout le reste. Je veux dire, qu'est ce qui est littéraire et qu'est ce qui ne l'est pas (bonne chance pour la réponse, dans la mesure où elle n'existe absolument pas.)
Quant à toi, Benoît, roi de la pose naturiste avec accessoire sportif et décor d'escalier (photo disponible sur tout le net du Web mondial d'Internet du troisième millénaire), tu as beau te balader en permanences avec tes deux portes-couteaux corses Ange et Teodoru (ce qui te donne un air flippant, ne tournons pas autour du pot), tu es un guerrier de l'inutile et ça me va aussi comme ça.
wow power leveling  - `WOW GOLD     |2009-05-21 04:53:06
if wow power leveling and wow power leveling wow gold
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