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Tourville - Alex D. Jestaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
23-09-2007
Tourville
[Un livre à la Périphérie - Ah ah ah]
 
Je soupçonne quand même sacrément Jestaire d'avoir tenté le Perec-bis. Je veux dire, c'est vrai, celui qui me dégote une seule virgule à travers ces presque-huit-cents pages, je l'invite à une soirée littéraire pour qu'il puisse, à son tour, contribuer à polluer la planète en rotant du champagne (bien entendu) sur le ramassis de parasites (évidemment) consanguins (allons-y) que nous devenons tous fatalement dès l'instant où l'on accepte l'inacceptable, c'est à dire, bien entendu, se rendre à une soirée où qu'on cause de bouquins parce qu'on aime bien ça et les autres aussi alors c'est bien en fait. En plus, ça me permettra au passage de faire croire que je peux inviter des gens à des soirées littéraires gratuites et ouvertes à tous, ça mange pas de pain. *
 
Voilà. Il n'y a donc pas de virgule dans les presque-huit-cents pages de Tourville. Mais il y a des tirets, le petit malin est un petit malin, mais il ne m'aura pas comme ça quand même. Si vous avez bien suivi le début (qui était déjà pénible, je sais), vous pouvez maintenant poursuivre votre lecture, certes, mais alors vous n'avez pas bien compris tous les tenants et aboutissants de la Conspiration Littéraro-Trop-Méchante (TM) qui sévit sur le monde, et faites attention de pas vous faire bouffer au détour d'un mail d'invitation, moi, c'est tout ce que je vous dis. Bref, pour les plus courageux, c'est là, c'est chaud, on continue, on poursuit, on flanche pas (c'est bien parti pour être léger, ça, comme papier critique, encore une fois).
 
Bon, en gros et pour caricaturer de manière à peu près aussi lamentable que dans le nota-bene-totalement-inutile (TM) que vous pourrez lire à la fin de l'article, le style-Tourville (TM), c'est un peu ça, tant sur le fond que sur la forme.
 
Attendez, je m'arrête une seconde, mesurant juste après l'avoir écrite, l'outrance présomptueuse de la phrase précédente. "Tant sur le fond que sur la forme" - je ne m'interdis rien, moi, et puis en plus on comprend absolument pas ce que ça veut dire. Je vous le dis, ça sent les bonnes études de pipeautage, c'est pas croyable. Mais bon. Poursuivons quand même.
 
Oui, parce que c'est un peu "ça", donc - un truc complètement halluciné, qui part dans tous les sens, mélangeant, sur la forme, le langage parlé et...  le langage super-parlé, en fait. Or ça fonctionne complètement, donc franchement, ça n'est pas du tout un problème sauf que, comme je le répèterai plusieurs fois au fil de cette critique, ça disqualifie quand même un bon volant de lecteurs, à mon avis. Mais il en va de ce point comme de tous les autres, et voilà d'ailleurs qui constituera un peu le second point nodal de ce magnifique papier, il s'agit là visiblement d'un choix parfaitement assumé de l'auteur, qui a tenté avec ce livre tout un tas d'innovations stylistiques, conceptuelles, oniriques et même au niveau de l'intrigue ou des sujets abordés, prenant par là énormément de risques dont j'estime très personnellement qu'il se sort de chacun franchement au pire très honorablement et au mieux impeccablement (c'est un ami, rappelez vous, on a grandi ensemble, et oui, vous avez tout compris, c'est uniquement pour ça que j'écris ça.) Non, sans blague, ce livre en est un très bon selon moi, seulement il est nécessaire de prendre en considération, avant l'assaut, le fait qu'il ne s'adresse sans doute pas, et sans doute malheureusement, à tout le monde (en même temps, citez-moi un seul livre qui s'adresse à tout le monde, hein - un bon livre, j'entends.)
 
Là, normalement, à ce niveau du papier, je vais vous faire un peu peur. Mais je grossis volontairement le trait, ne prenez pas ça pour argent comptant (enfin bon vous êtes grands). Grosso modo, si vous n'êtes pas teufeur et ne connaissez pas de teufeurs (voire si vous ne savez pas ce que signifie le terme "teufeur"), j'imagine que vous allez être confronté, au fil de votre lecture, à quelques passages qui ne vont pas vous paraître limpides-limpides. Idem si vous ne maîtrisez pas un minimum d'argot contemporain ou les titres de quelques jeux vidéos - pour les références people et les termes techniques de l'industrie du cinéma, ça ira mieux, je pense, mais bon quand même. Enfin, si le fait d'ironiser sur certains sujets sensibles comme la pornographie la religion la mort des petits enfants (Lalanne, désolé mais ça va pas le faire) ou l'incroyable quantité de liquides divers et variés qui peut surgir sans crier gare d'une carcasse d'être humain quand elle décide de sauter le pas, d'abandonner les conneries d'âme et d'esprit et de vie et tout ça pour choisir plutôt de porter haut l'étendard de son nouveau statut, exclusif, de carcasse à temps plein, par exemple, ça va coincer à un moment ou l'autre, je vous le dis. Evidemment.
 
Ca y est, normalement, là, vous avez super peur. Et je sais déjà (je sais, parce que je suis différent) ce que vous êtes en train de penser. Très bien. Disséquons donc ça, vos pensées du moment, là, comme ça, à brûle-pourpoint : "ah ouais d'accord, en fait c'est un bouquin écrit djeune's, avec des références télévisuelles à tire-larigot, du name-dropping à toutes les pages, de la provocation facile toutes les deux secondes, et tout et tout." Preuve que je ne suis pas un très bon avocat de la défense (en même temps je ne suis pas vraiment critique littéraire non plus, on l'aura compris), j'aurais tendance à vous répondre quelque chose comme "un peu, oui, mais non". Vous allez donc me dire que je vous prends pour des cons, et je vais essayer à ce moment précis de trouver un super développement qui me permettra de retomber sur mes pieds. Mais là encore, désolé, "oui, mais non". Je ne vais avoir besoin de mobiliser mes super-pouvoirs d'Escroc-Magnifique, en fait, parce que si ce livre peut passer exactement pour ce que vous avez pensé, au premier abord, en fait, il dispose en son sein d'un quelque chose qui lui évite précisément de s'enliser dans toutes les tourbes pénibles, insupportables même, que nous venons d'énumérer ensemble. Et ce quelque chose, précisément, c'est ce qu'on appelle la Littérature voire, rangeons ici les mots-valises, le traitement d'un sujet.
 
Ah ben oui. Toutes les caractéristiques de fond et de forme relevées jusqu'ici, servies en bloc et confinant au racolage pur et simple dans tout un paquet d'écrits divers et variés qui se vendent pourtant très bien en Relais H (et hop, un peu de snobisme au passage), font ici l'objet d'un véritable traitement, d'une mise en perspective à la fois réflexive et, bien souvent, hilarante, il faut bien dire ce qui est. Je n'en prendrai qu'un exemple : le langage, précisément. Certes, il arrivera au lecteur de croiser des passages entiers au sein desquels toutes les sonorités en "qu", j'entends par là les "c" suivis de "a", de "o" ou de "u", et puis les "qu" aussi, d'ailleurs, sont remplacés par des "k". Quelque chose comme "Kand est-ce Kon arrive ?". Bon. Et certains extraits de dialogues sont également rédigés en langage SMS. Bon. S'il n'y avait pas eu de mise à distance, de traitement donc, à ce niveau, j'aurais très certainement lâché le livre, écrit une-bonne-critique parce que Jestaire-est-mon-meilleur-ami et parce que je-suis-une-pute, mais lâché le livre quand même, au point même de me retrouver confronté à une situation très gênante à Noël prochain, quand Jestaire (ah oui, parce qu'il est aussi mon cousin, j'avais oublié - excusez cette opacité) m'aurait demandé si je n'avais pas trouvé la fin un peu trop délirante. Mais ce n'est pas le cas - au contraire, Jestaire joue de l'absurde en insérant du paratexte dans le corps du texte. Mais bon, comme mes piètres compétences en terme de défense d'un accusé quelconque ne sont plus à prouver, j'imagine que l'auteur doit être en train présentement d'exiger de se représenter lui-même, c'est pas possible, qui m'a foutu un baveux pareil - je laisse donc la parole à mon client, avec l'accord de la Cour. Jestaire, c'est à toi (et pour la petite précision d'usage, tous ces extraits forment des dialogues à l'oral, pas à l'écrit - sinon, il n'y a rien de drôle) :
 
- sur la SMSisation du monde, page 126 : "Alors t'as quel âge Coralie ? Elle me fait 16 - et toi Suzanne - elle me fait T con tu oiv bin kon é melju. On se calme les filles - je vois bien que vous jouez avec moi que vous pourriez vous exprimer de manière disons moins cryptique - ou alors il va falloir que je sous-titre." 
 
- sur la contamination du "K" chez les teufeurs, page 273-274 : "et puis c'est quoi stambrouille de mettre des K partout quand vous parlez - il me fait hein de koi tu kauses ? Je lui dis TIENS tu vois tu viens juste de le refaire ! (...) t'es kon - je lui dis tiens voilà c'est l'exemple type - normalement on dit "con", et toi tu dis "kon" - il me dit bien c'est la même chose - je lui dis non la deuxième fois tu l'as dit avec un K - est-ce que c'est normal que tout le monde parle avec des K ? Est-ce qu'on serait pas en train de rentrer dans une sorte de phase tchèque ?"
 
- et, pour la bonne bouche, sur l'assassinat de la langue française, page 216 : "Gabi me demande et c'est quoi ce truc super-important à quoi tu pensais ? Je lui dis je sais pas je me souviens plus - toi par contre tu devrais surveiller ta syntaxe vous parlez le français n'importe comment par ici - mauvaise influence du Loft que tout ça."
 
En gros, on l'aura compris, si le narrateur est de plus en plus sujet lui-même à toutes ces contaminations-incorrections du langage, c'est précisément parce qu'il est de plus en plus coincé dans sa ville natale (Tourville dans le Nord, donc, pour ceux qui suivent), de plus en plus habité par elle, de plus en plus pollué en un mot. Point. Ah oui, tiens, d'aileurs : l'histoire. En deux mots, c'est un type atteint du syndrôme de Korsakoff et passionné de vidéo, fauché et barré, qui revient à Tourville, la ville de son enfance, pour enquêter sur la mort absurde d'un de ses meilleurs amis, parce qu'en fait il n'a pas grand chose d'autre à faire. Rapidement, il réalise que la ville est comme close sur elle-même, au sens propre, c'est à dire que des gens peuvent y entrer mais pas en sortir - à partir de là, il arrive à peu près tout et n'importe quoi à cette petite communauté coupée du monde, des faisceaux extra-terrestres à la technologie futuriste en passant par des épidémies, des délires collectifs, des dérèglements climatiques et des mafias qui s'affrontent (flics contre délinquants, sectes contre armée américaine, des choses comme ça). Le héros, Jean-Louis Nabucco, filme et commente l'ensemble sur une caméra qui émet les films en direct on ne sait où, et son état psychologique général ne s'arrange pas du tout au fur et à mesure de l'histoire.
 
Et voilà le deuxième point. L'intrigue. Ou plutôt, la construction de l'intrigue. Bien évidemment, fidèles à un Lynch qu'ils détestent autant qu'ils l'adulent, sans doute (d'ailleurs ils le disent, je crois), et forts de ce double ressort narratif que constituent d'un côté le fameux syndrôme de Korsakoff (une saleté mémorielle qui empêche celui qui en est atteint de reclasser les séquences d'événements auxquelles il a été confronté, voire d'enregistrer l'ensemble des séquences) et de l'autre, en miroir, la caméra vidéo et son fonctionnement, le narrateur comme l'auteur jouent à nous perdre dans le fil de l'histoire. Mais là encore, point de ficelle trop lourdingue, on se retrouve à nouveau plongé dans le traitement et la mise en abyme. Les sauts de paragraphe, en l'état, focalisent les points de rupture. Jestaire, les projecteurs sont braqués sur toi : 
 
- sur l'explication du syndrôme, page 742 : "OK pour commencer j'ai ce problème que vous connaissez de ne pas arriver à remettre les choses dans l'ordre - une mémoire à court terme j'en ai bien une mais elle marche comme un monteur sous acide enfermé dans une régie avec une vache folle - des fois il manque des bouts des fois y en a plusieurs en même temps. En ce moment alors même que je vous parle je suis aussi sur la scène d'un club échangiste du centre-ville nommé le Kokotier - oui avec deux K je vois que vous connaissez."
 
- sur le jeu de décalage, un exemple symptomatique (ah ah), pages 639-640 : "Je sais pas ce que je fous dans cet endroit mais ça commence à me casser les couilles - allez cons de scénaristes - si on pouvait passer à autre chose ce serait sympa. [saut de paragraphe] Merci - c'est quand même incroyable que j'arrive pas à arracher deux informations cohérentes de suis à ces gens (...) Le timer dit 16h16 - le ciel dit plutôt 19 heures. (...) voilà maintenant que je suis dans le bus - il faudrait que le mec au montage se calme sur la coke."
 
Bon, en gros, vous avez compris l'idée. Et ça fonctionne bien, vraiment. Là encore, à la première apparition de l'effet, on se dit : "oh non, je... il va pas... je... ah si, mais ça va pas passer, c'est... et si. Ca passe." Et les apparitions suivantes se font sans heurt.
 
Rassurez-vous, plus que deux points. Le premier est consacré à la balance généralisée. En gros, tous les groupes sociaux en prennent pour leur grades, et à chaque fois, personnellement, j'ai trouvé ça bien vu, au sens de bien constaté, puis de bien rendu. Ce qui n'est déjà pas mal. En plus, tous ces passages là, je les trouve franchement hilarants. Evidemment, là, ça va être hors contexte, mais bon. Quelques exemples encore, mais il y en a vraiment des tas. Jestaire, je m'éclipse à nouveau :
 
- sur l'écoute du rap dans les groupes d'étudiants intellos, page 224. Pour vous situer la scène, en gros, une poignée de ces étudiants écoutent ensemble le morceau de rap composé par un type présent sur place : "l'air fâché Nathalie me fait chut chut il faut que tout le monde écoute. Les autres meufs bien sûr ne fument pas de beu -ni le frisé à lunettes qui fait genre j'écoute super-concentré - j'analyse ces lyrics hautement polémiques dans une optique camusienne voyons voir."
 
- sur les jeunes néo-nazis satanistes, page 210 : "Ils me disent qu'ils sont documentés tout ce qu'il faut - ils ont un contact bibliothécaire nordique ésotérique - ils ont tous les livres sur le 3e Reich - ils le savent eux qu'il y a eu de la désinformation - que l'holocauste c'était pour détourner l'attention. Diable - j'ai donc affaire à des gens qui se croient cultivés. (...) Eux me disent que je suis qu'un pauvre bouffon - un de ces mecs parisiens permissifs gauche caviar ami des homos qui ont mené ce pays dans la merde où il est maintenant - je leur fais excusez-moi mais une fois encore vous n'avez que seize ans en moyenne -  vous pourriez pas avoir des conversations de jeunes de votre âge ?"
 
- sur les différents groupes dans les teufs, page 229 : "on passe devant des petits groupes - là deux meufs en veste kaki coupes de cheveux cyber piercings tatoos (...) Elle est très bien pleine de rage elektroklash." puis page 240 : "Cadre sur le feu - Gabi à côté de moi - un groupe de petites meufs macramé de gars jah attifés comme des oiseaux des faunes des fées de la Flute enchantée du Songe d'une nuit d'été seulement ils en savent rien - en moyenne ils ont seize ans ils savent à peine lire."
 
- sur les gens qui passent leur vie dans les centres commerciaux à vocation culturelle comme la Fnac, page 335 : "Vous savez moi je m'en fous c'est débile - je peux télécharger la même chose sur le Net pour peau de balle - d'ailleurs je me demande comment ça se fait qu'il y ait encore encore des gens qui viennent ici pour payer ces produits - ils sont stupides ou quoi ? Elle me dit non ils sont comme vous - ils cherchent un endroit où passer la journée ils écoutent les disques ils lisent les bédés ils regardent les pubs et les clips sur les écrans - au café ils mangent des petits gâteaux et des fois ils vont voir un film au multiplexe Pathé à côté - ici c'est un lieu de culture un lieu de vie quoi. Il y a des baffes qui se perdent."
 
- sur la fascination pour les serial-killers, page 404 : "Tourville c'est la ville des copycats. ici les gens sont tellement cons ils ont tellement peu d'imagination que quand ils veulent faire les intéressants ils font du copié-collé de l'actu - sauf qu'au lieu de passer au 20 heures ils passent dans la Voix des Flandres."
 
Enfin, et toujours dans le chapitre "références", mais de manière plus frontale, il faut quand même qu'on parle de David Lynch, Bret Easton Ellis et les Sims. Oui, parce que bon, évidemment, les allusions affleurent (surtout pour le premier et les derniers, en fait), au point qu'on pourrait se demander de temps en temps si ce procès facile, de faire du sous-Machin ou du sous-Truc, ne pourrait pas être intenté à l'auteur. Pourtant, là encore, Jestaire le sait visiblement très bien, qui s'amuse à jouer avec les clins d'oeil plus ou moins appuyés (le Cow-boy Marlboro, personnage récurrent, par exemple). Je n'extrairai qu'une citation pour chaque item parce que le bouquin a beau être mastoc, je vais finir par me faire poursuivre en justice moi, si je continue à éventer le bouquin au hasard des notes que j'ai pu prendre. Jestaire, donc, tu as carte blanche, et pardon :
 
- sur David Lynch, je... non, en fait, y en a trop. Pas besoin de revenir là-dessus.
 
- sur Bret Easton Ellis, page 497 : "Cadre sur la carte - une belle carte de visite avec le liseré doré et tout - enfin bon on va pas en faire une conversation."
 
- sur les Sims, parge 741 : "A présent je réalise que le père Goupil n'était rien d'autre qu'un Sim suiveur - celui de Gonzalez - comme le Belge avait le Chinois et moi Gabi avant Bruno."
 
Voilà voilà voilà. Cette petite critique-trop-longue (TM) vise avant tout à faire en sorte que, que vous achetiez et lisiez ce livre ou pas, vous sachiez dans quoi vous mettez les pieds, et que vous le fassiez donc en connaissance de cause. Quelqu'un m'a dit il y a quelques temps (sans doute un autre écrivain dont je suis le larbin, quelque chose comme ça, sans l'ombre d'un doute) : "Ah oui, tiens, le Jestaire - je me demandais justement si j'allais tenter de le lire." A lui, je dis : "banco, vas-y vieux flingue" (Copyright Tadek).
 
Aux autres je dis comme d'hab' : ben vous faites bien comme vous voulez. 
 
* (nota bene totalement inutile) Ah oui, ah oui, parce que je l'ai rencontré, le Jestaire, on a même partagé une bouteille, c'est dire si vous pouvez arrêter illico votre lecture, me conspuer publiquement, maudire ma famille (qui commence à se demander pourquoi tout le monde la maudit sans raison, au passage) et décreter que ce papier n'est autre qu'un papier de complaisance, quelque chose d'extrêmement putassier qui me permettra, un jour et si j'écris un livre et qu'il est publié puis adapté en anglais au cinéma et que Jestaire dont c'est le métier le traduit pour le marché français, de faire en sorte qu'il ne trahisse pas trop ma pensée, c'est vrai, c'est la famille après tout, la Mafia - c'est bien simple, Jestaire c'est mon frangin, mon poteau, mon manager et mon amant, je le préfère avec les cheveux courts parce que c'est mon idole et que les idoles portent mieux les cheveux courts que les longs (regardez Jésus, et le Père Noël aussi), bref, si j'avais un Myspace je serai son ami sur Myspace et donc nous serions amis dans la vraie vie et on se tirerait la bourre et on rigolerait on marcherait ensemble dans la rue les gens auraient peur de nous nous respecteraient ce serait trop bien mais j'ai pas de Myspace donc en fait non (ceci était un tribute à la jestairisation du monde). 
 
Tourville, de Alex D. Jestaire. Le Diable Vauvert, 2007.  
A ce propos, un petit message à l'éditeur, quand même. Attention à la relecture - c'est nickel sur six cents pages, mais sur la fin, on trouve quand même pas mal, et de plus en plus, d'erreurs non corrigées. Enfin j'dis ça j'dis rien.

  Commentaires (79)
Flux RSS des commentaires
 1 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-09-24 07:38:00
Ah ouais, quand même... 
Bon, j'hésitais à le lire, du coup, je vais m'y mettre.  
Merci pour cette petite fiche de lecture (qui ne fait même pas perdre une demie-heure de sa vie, ni ne nécessite une loupe pour lire certains passages). 
Tu es trop fort! 
(A part ça, je suis en tout point d'accord avec toi.
 2 Ecrit par yannick b, le 2007-09-24 08:04:40
bien reçu. J'y vais. 
En passant, un livre que tout le monde peut aimer: " Alice au pays des merveilles ".
 3 Ecrit par tsquaron, le 2007-09-24 09:51:00
j'établirais bien une comparaison entre DeepCity et Tourville, mais j'ai pas ENCORE lu Tourville, alors... 
(je suis plongé dans "Central Europe" – encore un pavé -, et il faut bien avouer que c'est pas évident évident, et que je comprends ce que Yannick veut dire quand il dit qu’il laisse tomber après quelques chapitres… néanmoins je persévère, on verra bien)
 4 Ecrit par 2nd Flore website, le 2007-09-24 10:48:29
Dis-donc, c'est l'ensemble de la critique qui est un Tribute, non ? ;-) 
 
(et juste un commentaire pour abonder dans ton sens (je te ressers? - oh oui, merci) : j'en suis page 60, et je n'avais pas remarqué l'absence totale de virgule. on verra ça comme un bon signe)
 5 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 11:26:55
Nabucco ? Comme celui de Verdi ?
 6 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 11:29:21
Sinon, oui Thomas, j'y ai pensé aussi, il y a un point commun entre "Fosse commune" et "Tourville", l'enfermement mental, non ?
 7 Ecrit par tsquaron, le 2007-09-24 11:47:26
Oui sans doute. Dans Fosse commune, on ne sait jamais vraiment dire si les événements sont réellement vécus ou s'ils sont le fruit d'un dérèglement mental du personnage (qui n'est pas toujours narrateur), et dont l'enfermement est certainement une composante éminemment pathogène. Il me semble, en fait, que DeepCity comme Tourville "symbolisent" cette atmosphère carcérale, à plus d’un titre (un peu comme Génésistrine aussi, si certains ici voient de quoi je veux parler.)
 8 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 11:52:40
Oui, c'est vrai, tu as raison Deuxièmétage. Au départ, je voulais faire trois versions (ce à quoi vous avez échappé, donc), l'une en mode fiche de lecture simple, l'autre en mode critique un peu plus poussée, l'autre en Tribute. Et en fait, finalement, j'ai tout mélangé, ce qui contribue sans aucun doute à la légéreté générale du texte - mais là encore, effectivement, je pense que comme ça, les curieux peuvent savoir dans quoi ils mettent les pieds. 
Yannick, tu as raison sur Alice - je n'avais pas pensé à la multiplicité des niveaux de lecture, donc oui, évidemment oui. Bien ouèj', tu passes en deuxième semaine. 
 
Tsquaron, oui, franchement j'ai trouvé ça bien. Si je te refile un peu de ma came et toi un peu de la tienne, je pense qu'on peut faire de grandes choses à l'avenir (monter un gang par exemple). 
 
Sophiek, normalement, c'est à ce moment précis, au moment où il s'agit de te répondre, que je passe pour un benêt. "Ah oui, peut-être, c'est bien possible ma foi." 
 
Mandor, oui, tu peux essayer de lire, mais programme un été pour le découper en tranches, quand même, ça te permettra en plus de faire voyager le bouquin. Pour la loupe, je... oui, je confesse - j'ai donc déplacé les éléments. Pour le temps perdu, je... je... je m'étouffe, mais avec le sourire (ce qui est quand même plus télégénique.)
 9 Tsquaron
Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 11:54:47
Et parfaitement d'accord avec toi, encore, Tsquaron, sur ce point. Pas sur Fosse Commune, parce que je ne l'ai pas lu, mais si j'en crois ce que tu en dis, oui, oui, complètement oui. 
Et sur Génésistrine, oui encore, j'y ai pensé tout du long, franchement - d'ailleurs j'en ai parlé au premier intéressé.
 10 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 13:27:57
Non, je disais ça parce que la perte de la maîtrise de l'écriture est le début de la perte de la liberté. L'impossibilité d'exprimer une pensée conduit en général (quasiment toujours, en fait) à la violence.  
Et ces deux livres semblent, chacun à leur manière, dénoncer cette civilisation du tout image qui envahit le moindre recoin des cerveaux désormais "disponibles"...
 11 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 13:42:22
Ca me fait penser à la castagne entre les Bénédictins, qui gravaient la Bible en relief sur les murs, chapiteaux, colonnes, vitraux, etc... de leurs abbayes, histoire d'éduquer le bon peuple illettré, et les Cisterciens, qui estimaient eux que ces gravures et statues et sculptures étaient idolâtres, et qui construisirent donc des abbayes dépouillées, parce que l'image pouvait éduquer, certes, mais déconcentrait aussi. 
Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, ce n'est pas tout à fait en relation avec le thème de Jestaire, mais c'est en lisant plusieurs critiques du web parlant de Babel (la fameuse tour, donc), et de la Babylone de Nabucco (Nabucchodonosor vu par Verdi) que j'ai pensé au kidnapping de l'écrit par les élites (alors scribes et moines). 
Bizarrement, je me dis qu'on y retourne, à ce genre de période. 
Bon bref.
 12 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 13:54:05
C'est aussi pour ça que je gueule autant contre toute réforme de l'orthographe aplanissant les difficultés (idée défendue par une penseuse reconnue comme Christine Bravo, championne de l'image creuse et du décolleté quinqua) parce que c'est encore, à mon sens, un nivellement par le bas qui empêchera quiconque d'affiner sa pensée. 
Le fascisme rampant actuel, donc, outre qu'il aura placé des caméras partout chez vous, qu'il aura fiché votre ADN et compté vos biens, vous interdira en outre d'écrire, donc de penser, donc de vous rebeller. 
(Et non, je n'ai pas pété une durite, hahaha !)
 13 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 14:00:08
(Je sais Piotr, je radote, pardon.) :grin
 14 Ecrit par bank, le 2007-09-24 14:28:08
La simplification de la grammaire, it smells quand même vachement like novlang. 
 
Scary.
 15 Ecrit par KMS website, le 2007-09-24 15:51:30
Dites moi, il n'y aurait un jeu de mots ou un message caché derrière ce pseudo Alex D.Jestaire? 
(jestaire=jester=bouffon?) 
(D.Jestaire = digester comme digest (condensé) digester=condenseur?) 
(cela dit, si c'est le cas quel en est le sens?) 
(En sachant qu'il existe un Alex the jester)(merci gougueule) 
 
 
Ou bien c'est moi qui déraille? 
(c'est possible)
 16 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-09-24 15:55:43
oh papa regarde! Un ovni!  
Et puis, un livre qui a droit à une petite-critique-trop-longue (TM) ne peut pas être tout à fait mauvais ...
 17 KMS :)
Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 17:11:12
Et ben donc nous avons deux pièces de l'échiquier : la Tour et le Fou. Reste plus qu'à trouver Cavalier, Roi, Reine et pions. Une petite partie ? :)
 18 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 17:12:17
(Hello, Lina Locaaaa !) :)
 19 Ecrit par Kiki, le 2007-09-24 17:37:00
Rien à voir avec le livre en question que je n'ai pas lu, juste pour dire qu'il est joli le new look de Stricto avec les slides et tout...C'est toi qui est en train de bosser dans les soutes du site, Sophie? :)
 20 Ecrit par KMS, le 2007-09-24 17:37:02
Oh la vache j'ai vu que vous installé des petites visionneuses pour els images un peu partout je suis impressionné telle la pellicule de base (oui un tel niveau dès le lundi ne laisse rien augurer de bon pour la semaine).
 21 Ecrit par KMS, le 2007-09-24 17:38:20
Damned !!! 
Je me suis fait griller de 2 secondes !!!
 22 Ecrit par Kiki, le 2007-09-24 17:40:17
Salut KMS! Oui, t'as vu ça?! Même pas sûre que je pourrais le refaire! :grin
 23 Ecrit par KMS, le 2007-09-24 17:41:36
Chuis dégoûté :-)
 24 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 17:42:14
Ah non, c'est pas moi, c'est Fabien qui travaille et met plein de jolis trucs qui bougent partout. :) 
Théoriquement, je devrais continuer à faire les liens pour chaque article de chacun dans l'Ours, mais aujourd'hui j'ai la flemme, hum. Hé hé.
 25 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 17:44:11
(En plus, Bertrand G. a verrouillé son portrait comme s'il avait peur qu'on lui dessine de fausses moustaches ou qu'on lui accroche du papier tue-mouches dans le dos.)
 26 Ecrit par Kiki, le 2007-09-24 17:46:19
Ben c'est chouette, Fabien! (J'espère la suite de Romance même si l'été est maintenant terminé...) 
Bonne flemme, Sophie! ;)
 27 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 17:48:51
Merci, ma Kiki ! :) 
Oui, la suite de "Romance", et surtout la fin, bon sang de bonsoir !
 28 Sophie
Ecrit par 2nd Flore website, le 2007-09-24 18:02:36
Eh bien, Sophie, j'ai bien fait de passer à l'heure du goûter, dis-moi ! 
J'ai retiré le cadenas que je m'étais mis en piercing (sans faire exprès, hein ! je devais être enrhumé et j'ai rien senti) 
Bises !
 29 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 18:15:00
Sophiek, "oui, je suis parfaitement d'accord avec toi" pour les commentaires 10, 12, 25 et 27 ; "ah oui tiens donc" pour le commentaire 11 ; "sans doute c'est bien possible" pour le commentaire 13 ; "les cavaliers je pense que ce sont les deux mecs qui essaient à tout prix de quitter la ville, la reine sa copine Nath, le roi Nabucco sans doute ou alors Arthur de la télé et le pion les Sims suiveurs." pour le commentaire 17 et "mais ça va pas ! C'est pas à toi de tout te taper c'est quand même super chiant comme travail, ça !" pour le commentaire 24. 
 
Bank, je te rejoins tellement complètement qu'on se demande même si mon commentaire va présenter une quelconque valeur ajoutée par rapport à ton propos, et en fait non pas du tout. 
 
Linaloca, c'et un bon ovni, franchement, et puis je te remercie pourr le compliment caché-larvé en prime, j'aime bien, ça fait plaisir. 
 
Kiki, KMS (c'est pour vous foutre de la gueule de Nabucco à propos du passage sur les teufeurs que vous mettez des "K" partout ou quoi ?), parfaitement d'accord avec vous, Fabien, c'est franchement bien les slides et tout. Ca fait XXIème siècle à fond et c'est joli classe et tout. 
 
Enfin mon cher Nabucco - sors de ce corps s'il te plaît - j'en ai un peu marre de parler comme toi c'est fatigant je suis piégé mais pourquoi va savoir - je suis quand même né à Creutzwald 57 et pas à Tourville 59 donc je ne comprends pas c'est pourri aussi et plus préiphérique tu meurs mais quand même c'est pas les Flandres c'est la Ruhr ou presque vous me direz c'est pas vraiment mieux et effectivement. 
Mais quand même, sors de ce corps. 
Tiens d'ailleurs pourquoi je suis au Quick moi maintenant en train de me battre avec un serveur macramé va savoir ça doit être le scénario je dois suivre désolé je file.
 30 Deuxièmétage
Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 18:19:14
Ah ok. Secondflore c'est Bertrand Guillot en fait ! 
J'avais pas compris. 
Diantre, on monte d'un cran en copinage puisque je fais une critique du bouquin de Jestaire, que Mandor commente en premier, que Secondflore déboule ensuite et qu'il existe sur la planète numérique du Web une photo qui nous réunit tous les quatre avec en plus un autre auteur qui s'est recyclé dans les photos de charme mais comme il est Corse je dirai pas qui c'est.
 31 Copain partage le pain
Ecrit par 2nd Flore website, le 2007-09-24 18:28:39
Avoir un bon copain 
Voilà c'qui y a d'meilleur au monde 
Oui, car, un bon copain 
C'est plus fidèle qu'une blonde 
Unis main dans la main 
A chaque seconde 
On rit de ses chagrins 
Quand on possède un bon copain 
 
(bon, ça date de 1931 mais je suis sûr qu'on le mettrait dans une sauce Rn'B, ça passerait pour contemporain)
 32 comme Cochon partage le \'chon
Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 18:34:05
J'ai super honte mais voilà. J'ai pas pu m'empêcher.
 33 Tekno whiteRedtrash
Ecrit par Jack London, le 2007-09-24 18:35:57
J'étais encore le first sur le coup, p'tits gars, voir article de oime dans Regards de ce mois ci et les images de la Fête de l'Huma sur son site, au strange guy de Trouville... Allez, c'était un petit coucou en direct de Los Angeles... Je vous laisse, j'ai a date avec Paris... Hilton !
 34 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 18:39:07
Yep yep, Jacky. Tu as parfaitement raison, mais bon aussi c'est pas comme si je m'étais speedé-speedé non plus. 
Je ne suis qu'un modeste amateur, dans tous les sens du terme. 
D'ailleurs, y avait-t-il quelqu'un pour en douter ?
 35 Ecrit par Tadek, le 2007-09-24 18:42:51
Bonjour à tous. Joli pavé. Pour ma part, je terminerai avec l'automne, puis l'hiver
 36 Ecrit par Tadek, le 2007-09-24 18:46:09
Ouech, ouech, Jacko. Franswa a eu la bonne d'idée de finir le livre avant d'enfiler ses gants. La prochaine fois, sitôt le courrier ouvert, que je recois un livre, je lis 10 pages, balance un article, et gueule que c'est moi qui est découvert et poussé le bouquin en premier.
 37 Ecrit par Big G, le 2007-09-24 18:53:54
ça marche !!!! Mes commentaires passent depuis le Mac de mon pote de L.A, alors que ça ne marche pas depuis mon PC de Castelnau d'Estrétefonds, cong ! Vais pouvoir embêter mon ex-p'tit pote de Nantes ! Mais naaaannn, j'déconne. Assez dac avec Franswa sur le côté langage parlé bien maîtrisé de ce diablotin de Jestaire; ça m'a rappelé les diaogues entre Neal Cassady et Kerouac dans les bouqins de ce dernier, ce qui, dans ma bouche (pas molle) est un immense comliment. Hunter.S. Thomson n'est pas loin non plus, c'est frénétque à souhait... mais mais, mais, car il y a souvent un mais qq part : ça manque de poésie et de reflexion usfr le monde, de morale (au bon sens du terme, pas cu-cul béni, une vision du monde) de philo... quoique, c'est p'têt pas le but du livre non plus, donc de l'auteur. Bien vu de parler de ce premier roman de rentrée oulbié pour le moment, parce que c'est plus en phase avec notre société actuelle (et notre belle djeunesse, boudiou !) que bien des auteurs prétentieux mis en exergue par mes collègues et néanmois pas amis... éh éh... C'est bon de se retrouver, hein ! Voyez que je peux être gentil... Allez je vous bise, les wanabee, éh hé, même toi vieux Bourg, et surtout toi la Sophiek (nan, pas ton frère ! beeeuuurrrkkk !!!) j'ai déjà donné... Mais oui toi aussi Ab' Fab', je ne suis pas celui que tu crois, et tu n'es pas celui que tu dis... Je repars sur les pas de Buk, Fante, Chandler, ici c'est Blade Runner, des hélicos dans le ciel chaque nuit dans le ciel de L. A à la recherche de malfrats aux yeux jaunes; c'est électriques; en deux blokcs tu passes de millions de dollars à moins que rien, et j'ai bossé le lendemain de mon arrivée dans une boîte de location de matériel photo : j'ai vu les coulisses d'Hollywood. Retour dimanche, des étoiles dans la tête. Amitiés du big Guy
 38 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 20:43:32
Hé bé ! Un commentaire de Guillaume Chérel en direct de L.A., incroyable. Le oueb est surprenant, décidément...  
Fais gaffe en traversant les highways, et ne gare pas ta Cadillac rose face à la mer si tu vas à San Francisco, Big G. ! (Et @ +, donc.)
 39 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-24 20:45:09
Et sinon, Franswa, comment ça "sans doute c'est bien possible" pour le commentaire 13" ? M'enfin ! :grin
 40 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-24 22:29:56
Oh ben pardon, ça va.  
Je voulais dire "ah oui effectivement, c'est possible mais j'en sais rien en fait." Ca passe mieux, Sophiek ? 
De quoi vas tu m'accuser, quand même, dis donc ?! 
(heu... smiley-qui-rigole aussi.)
 41 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-25 00:20:29
Nan mais c'est vrai, j'ai tendance à radoter. Parfois. Pas souvent. Comme Kimiou, quoi. (Hé hé.)
 42 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-25 02:52:25
Bon, ça n'a un peu rien à voir, et pardon, mais la deuxième deuxième cartographie subjective des blogs de l'ami ouinon.net vient de sortir, et regardez un peu la belle île qu'on s'est taillée à nous tout seuls. 
En plein dans la mer indigne, mais ça claque bien. 
Et hop, un peu d'auto-célébration, ça ne fait pas de mal non plus.
 43 A la carte
Ecrit par 2nd Flore website, le 2007-09-25 09:22:36
Eh bien... Comme la première fois je trouve le projet de ce Ouinon aussi impressionnant que crétin (notamment parce qu'il s'inscrit (involontairement peut-être) dans une mouvance "voyons qui-c'est-qu'a-la-plus-grosse" dont les tenants sont rarement innocents. 
 
Mais que Strictement Confidentiel y soit une île me paraît une bien belle idée.  
(Entre la Mer de Tranquillité et la Mer Indigne: parfait!)
 44 Ecrit par KMS, le 2007-09-25 09:40:26
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
Comment ça je radote? 
Hein? 
 
(oui bon) 
(c'était pour illustrer le propos) 
(au fait personne n'a répondu à mon interrogation sur le pseudo de l'auteur) 
(personne sait)
 45 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-25 10:22:20
Moi je trouve ça marrant de faire une carte comme ça... (J'aime bien la "Mer des Trolls" et le "Détroit d'Auteur".) Ceci dit, quel boulot... ^^
 46 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-25 10:24:26
Sinon, Kimiou, y'a que l'auteur qui pourrait te répondre. En revanche, j'ai vu sur la critique en ligne du Figaro (hé oui, hahaha !) que le journaliste se posait la même question que toi.
 47 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-25 10:26:20
(Bertrand, merci d'avoir enlevé ton piercing.) :)
 48 KMS
Ecrit par Jonas, le 2007-09-25 10:52:15
Si, au moins en partie. 
En fait, moi tout ce que je sais, c'est que le "d" de "Alex D. Jestaire" correspond vraiment à un nom de famille.
 49 Ecrit par KMS, le 2007-09-25 11:09:02
Aaah. 
Faudra que Franswa lui pose la question en fait, puisqu'il le connait, afin de satisfaire ma curiosité.
 50 Sophie...
Ecrit par Daniel D, le 2007-09-26 08:13:14
Radoteuse? 
 
À la façon dont tu t'y est à plusieurs fois reprise, ou répétée, tu pourrais aussi bien raboter! 
 
Car pour cet auguste geste de menuisier, la multitude symbolise la parfaite finition... 
 
Même au bas... 
 
Même sur un plancher! 
(Caillebotte) 
 
:)  
 
C'était hier l'anniversaire à Smiley!
 51 KMS
Ecrit par Franswa P., le 2007-09-26 10:29:07
Bon, j'ai eu confirmation au sujet de cette histoire de nom d'auteur. 
Le "Alex", c'est une abréviation du vrai prénom de l'auteur, le "D." c'est l'initiale de son vrai nom de famille, et le "Jestaire", effectivement, c'est un pseudonyme en référence au "jester", le bouffon (tu avais vu juste, KMS, clap-clap).
 52 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-26 10:32:02
Heu... bon... Je rabote, donc, si tu préfères. 
Mais les autres aussi,hein, ceusses des médias, ils nous rabotent, avec leurs antiennes qui reviennent comme des marronniers...
 53 Ecrit par Sophie K., le 2007-09-26 10:33:10
KMS, t'es le plus fort, moi je dis. :)
 54 Cool !
Ecrit par davidk website, le 2007-09-27 15:26:47
Tu déflores un peu le livre... Mais je suis plutôt d'accord (ou pas) avec toi.
 55 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-27 15:37:43
C'est vrai que je déflores un peu le livre. En même temps pas du tout. Mais un peu. Quoique pas du tout. 
 
Et moi aussi, je ne suis pas en opposition frontale avec l'opinion inverse de celle que tu ne défends pas. C'est donc que nous sommes effectivement d'accord (ou pas, donc). 
... 
Salut à toi, sinon, et bienvenue. Tu avais déjà lu le livre, ou alors tu me détestes vraiment beaucoup, là, tout de suite ?
 56 Ecrit par davidk, le 2007-09-28 10:39:57
Non, j'ai lu le livre... J'en ai un peu parlé aussi... Je crois que c'est le seul livre (avec le Morgiève) de la rentrée que j'ai lu... 
J'ai choisi de le défendre auprès de potes qui sont trés (mais alors trés) durs avec lui... -ou plutôt avec son auteur, voir son éditeur- et ceci malgré ses quelques préciosités... sur l'aspect manque de fond (morale, philo, etc.) soulevé par Big g (bien vu le cassady - Kerouac... j'attends de voir la premuère version du sur la route...), le livre remplace tout par la magie. Et c'est loin d'être un tour de passe-passe... Je crois que t'es passé à côté d'un truc... chaos magic etc. Mais, je t'accorde que çà reste décevant qu'en 700 pages, qu'il le fasse passer entièrement en sous-texte (clin d'oeil, formules etc) et pas de manière assez sensible dans la trame (c'est un un truc un peu wixked que savent faire des gens comme alan moore par exemple en tant que scénaristes). 
 
Moi après ce premier truc, je donne un gros point "crédibilité" à Jestaire... et j'attends beaucoup de ses "nombreux" prochains... Mais sinon, je lui mets pas la pression...  
:grin
 57 Ecrit par Franswa P., le 2007-09-28 11:06:50
Alors je crois que nous sommes tout à fait d'accord, en fait. 
Je ne crois pas avoir parlé de tour de passe-passe, au contraire. Le truc se tient si bien précisément parce que ce n'est pas du flan, de la poudre aux yeux et autres recettes débiles qui font joli. 
Mais va savoir, je ne me suis peut-être pas fait comprendre (ça m'arrive souvent.)
 58 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-01 19:53:04
Tout est dit, vraiment. J'admire l'exercice, et je m'incline :-)
 59 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-01 20:50:31
Merci Arnaud. Content de t'avoir croisé, au passage, camarade de loin-là-bas. J'espère que mon milk-shake n'était pas trop pourri (on ne sait jamais, des fois les gens sont très polis).
 60 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-02 08:19:18
Nan, le milk shake était bien, et le mâcon parfait. J'espère qu'on se remettra ça rapidement, et plus longuement, au Look ou ailleurs... Et cet Estonien suédois, au fait, il est venu?
 61 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-02 11:31:38
C'est un scandale cette virgulophobie. 
Personnellement, je suis contre
 62 Ecrit par yannick b, le 2007-10-02 11:49:24
je conseille à tous les esprits taquins d'aller lire le billet du vil arpenteur sur le rugby c'est un régal. 
( quoi y'a pas de virgules et alors?! )
 63 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-02 12:39:10
L'Arpenteur ! Qu'en voilà une belle (surprise, n'allez pas croire) ! 
Moi, je dis oui, oui et oui. Ne l'écoutez pas quand il défend la virgule (Maître Capello sors de ce corps), mais allez vous ingurgiter une dizaine de ses textes par mois (au bas mot), ça croustille sous la dent et ça claque dans les yeux. Ce type est spécialiste de plein de trucs, mais toujours en vrille, et c'est ça qui est bon. 
 
A.D., comment que tu fais de la pub - mais pour le Mâcon, je confirme (bien que je ne boive jamais pendant mon service bien entendu), et pour le milkshake, je ne peux que te croire (enfin croire ta dame que tu crois a priori, donc c'est un billard à trois bandes cette histoire de croyances par ricochets). 
 
Quant à l'Estonien Finlandais (Finlandais, pas Suédois - va dire à un Finlandais qu'il est Suédois et rendez-vous à la morgue), oui, il est passé et oui, j'ai pu faire mon malin en lui parlant de l'île de Saarema sur la Mer Baltique (un des plus beaux trucs que j'ai vu dans ma vie, juste après mon nombril quand même).
 64 Ecrit par p., le 2007-10-02 13:17:35
t'es pas fou de faire des papier si long toi ô françois J. ?
 65 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-02 13:18:49
Si, complètement. 
Mais là, c'est vrai que j'ai fait péter le score.
 66 Ecrit par p., le 2007-10-02 13:22:29
au moins, on se marre. oui, j'avoue, tu me fais marrer. Chuis con, je sais, mais je peux pas ne pas te le dire, putain, j'ai tout lâché, désolé, faut que je rentre en moi, mon coquillard m'attend, adieu nectar, adieu sifflettes, adieu truies !
 67 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-02 13:37:54
Oh ben tu m'en vois honoré. Si tu as tout lâché, tu es pile-poil dans la ligne.
 68 Dragées Fucas
Ecrit par p., le 2007-10-02 13:42:51
sans virgule, net, cash pistache, suivez la ligne jaune !
 69 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2007-10-02 15:51:57
Mes excuses à TOUTE LA FINLANDE, alors :-)
 70 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2007-10-02 21:54:24
Marrant ça, ce bouquin dont je n’ai par ailleurs jamais entendu parler –un tort assurément- m'a été conseillé voilà peu par un autre François-du-web, lequel est un spécimen de pochtron du peu que je sais, mais c’est un détail bien sûr.  
Bon, évidemment malgré ta force de lèch conviction, comme j'ai fait le serment débile de ne pas lire de nouveauté littéraire, je ne toucherai pas à ce bouquin avant pfiou… Pourtant ma haute culture d’ex bouseuse confite d’ennui champêtre sous picrate et cannabis me permettrait probablement d'aborder avec plus de sérénité que ce vieux schnock de Proust. Mais merci du conseil, ça fera un cadeau super pour Noël aux copains dépressifs qui sont restés là-bas. Puis comme ça je leur piquerai l’an prochain.  
Bon, et puis si tu pouvais demander au taulier s’il était possible d’avoir l’obligeance d’augmenter un poil la taille du texte ce serait gentil parce que ça fait mal aux yeux, un peu.
 71 Claudia :)
Ecrit par Sophie K., le 2007-10-02 23:21:55
Ah ben tiens, quand je dis qu'y faut du 12, j'ai raison (merci Claudia) ! Mais ces jeunes boucs, y s'accrochent à leur corps 9 comme si leur vie en dépendait, et quand on leur dit que c'est trop petit, ils rigolent. Ch'te jure. Déprimant.
 72 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-03 00:51:29
Ah tiens, je note une mutinerie au rayon Tourville. 
Claudia seule, je peux essayer de me défendre. 
Sophiek seule, idem. 
Les deux ensemble, je suis à deux doigts de sortir le drapeau blanc et de battre en retraite. 
(et salut, Claudia ex-impératrice de Pimpoland.)
 73 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-03 10:51:19
Euh... c'est là que je dis merci?
 74 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-03 12:54:46
Ahbennon. 
C'estbiennormal.
 75 Ecrit par olivia, le 2007-10-06 19:35:48
komen c tro bon ta kritik phrawouah Jestaire é en signature à la Librairie d'Odessa le 19 tout comme notre ami 2D Flore d'ailleurs vers 19,20H viendez les bizer!
 76 Olivia
Ecrit par Franswa P., le 2007-10-06 19:57:10
Ah oui, Olivia, j'avais oublié ce détail (qui n'en est pas un pour tout le monde, fort heureusement.) 
Les deux d'un coup, ce serait ballot de s'en priver. 
... 
Puis j'appelle à nouveau ledit Jestaire à ma rescousse, qui a quelque chose à dire on dirait bien ma foi oui c'est ça il a quelque chose à dire : 
"On se calme les filles - je vois bien que vous jouez avec moi que vous pourriez vous exprimer de manière disons moins cryptique - ou alors il va falloir que je sous-titre.
... 
Hum.
 77 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-11-06 15:32:31
je confirme mes dires, "jeune fille", vous me faites rire. (Pitié non, pas de proverbe urbain à répondre...) Commentaire sans intérêt, pour servir ma cause.
 78 Ecrit par Sophie K., le 2007-11-06 17:02:27
Jen, c'est toi (je veux dire Jen, quoi, LA Jen, enfin bon quoi tu vois) ? Tu vas bien ? 
:)
 79 Ecrit par Franswa P., le 2007-11-06 17:35:20
(oui, et je pense que si quelqu'un (du genre moi) vient raconter ici que cette phrase fait référence à une histoire de fessier masculin qui serait (en fait) une jeune fille (pas le jeune homme - le fessier, donc), et j'ai bien dit une jeune fille et pas un fessier de jeune fille, franchement, je pense que plus personne n'y comprendra rien - et que moi-même, ce sera tout juste.)

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