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Mon Ange - Guillermo Rosales Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franck-Olivier Laferrère   
09-10-2007
 
Mon angeIl y a des livres qui nous choisissent plus que nous ne les choisissons, c'est ainsi. Vous ne savez pas trop comment ni pourquoi vous vous dirigez vers celui-ci plutôt que celui-là, tout au moins sur le coup. Après, une fois les premières pages ouvertes, vous savez qu'il a été écrit pour vous, que c'est de ce livre-là et d'aucun autre dont vous aviez besoin, ce jour-là, à cet endroit précis lorsqu'il vous a sauté dessus. 
 
Bibliothèque, librairie, il n'y a pas vraiment de règle. Il arrive même parfois que ce soit dans une gare ou un aéroport, chez un ami, un parent ou même dans cette satanée bibliothèque dont vous étiez persuadé de connaître chaque livre, chaque recoin…et pourtant.

Ce qui est certain, c'est  qu'au milieu de centaines, voire de milliers d'autres, c'est lui qui s'est imposé.

Tel fut le cas pour moi de Mon Ange de Guillermo Rosales.

Évidemment, cinq ans après, avec le recul, je sais pourquoi ce livre m'a choisi dans les travées de La Procure, ce soir de novembre, quelques jours après que je sois revenu ici, encore hésitant quant à mes choix récents, pas encore tout à fait dans ma nouvelle vie, plus assez dans la précédente, en proie aux doutes ravageurs qui s'immiscent dans chaque interstice que vous leur cédez, fourrageant jusqu'au plus profond de votre être comme certains parasites africains qui s'installent sous la peau de leurs hôtes jusqu'à les coloniser tout à fait.


Je n'avais jamais entendu parler de ce livre, moins encore de son auteur. Qui, ici, en avait entendu parler, alors même que dans son propre pays, sa propre communauté exilée à Miami, durant des années, ce livre ne s'échangea que sous le manteau et même, un temps, fut totalement introuvable dans sa langue d'origine ?

C'est à l'obstination de Reinaldo Arenas, sans laquelle ce livre aurait sans doute déjà été oublié, n'ayant probablement jamais existé sous sa forme d'objet commercialisable, que nous devons de le connaître ici, que je dois d'avoir pu le lire, cette même nuit de novembre où il s'est décidé à entrer dans ma vie.

Longtemps instrumentalisé par les deux camps, réduit au rang d'outil à règlement de comptes politiques, l'histoire de sa publication, à elle seule pourrait suffire à ce que je vous le recommande. Et d'autant plus aujourd'hui, année du quarantième anniversaire de la mort du Che, alors que la polèmique a repris de plus belle autour de sa figure controversée, chaque camp arrachant à l'Histoire les lambeaux de faits qui suffisent à édifier un piedestal ou un bûcher.

Pourtant, si ce livre est un grand livre, c'est justement parce qu'il échappe absolument à ce manichéisme. Ni bon camp, ni mauvais camp, seulement sa douleur devenue folie et l'abjection absolue dont sont capables les hommes, quelle que soit leur origine, leur religion, la couleur de leur peau…

J'écris qu'il n'y avait pas de bon ni de mauvais camp pour Guillermo Rosales, parce qu'il n'existe qu'un seul camp pour les écrivains, le leur, juste à l'orée du monde, là où, finalement, ils ne savent pas vivre, où, même lorsqu'on les lit, on ne les comprend pas, ne les supporte pas, les obligeant à s'enfoncer toujours plus loin dans leur nuit, à vivre reclus au milieu des autres, solitaire malgré le bruit et la fureur ambiants.

« …Je la comprends. J'ai été enfermé dans trois asiles de fous depuis que je suis ici, dans cette ville de Miami où je suis arrivé il y a six mois pour fuir la culture, la musique, la littérature, la télévision, les évènements sportifs, l'histoire et la philosophie de l'île de Cuba. Je suis un éxilé total ; Je me dis parfois que si j'étais né au Brésil, en Espagne, au Vénézuela ou en Scandinavie, j'aurai fui tout autant leurs rues, leurs ports, leurs prairies. »

« …On pouvait lire boarding home sur la maison. Une de ces maisons qui recueillent la lie de la société. Des êtres aux yeux vides, aux traits anguleux, aux bouches édentées, aux corps malpropres. Je crois que de tels lieux n'existent qu'ici, aux Etats-Unis… » «…Ce ne sont pas des établissements publics. N'importe quel particulier peut en ouvrir un à condition d'obtenir la licence de l'État et de suivre un stage paramédical. »

« Je m'appelle William Figueras. À quinze ans, j'avais lu le grand Proust, Joyce, Hesse, Miller et Mann. Ils furent pour moi comme les saints pour un dévot chrétien. Il y a vingt ans, à Cuba, j'achevais un roman. C'était une histoire d'amour entre un communiste et une bourgeoise, qui finissait par le suicide des deux héros. Ce roman ne fut jamais publié, le grand public ne connut jamais mon histoire d'amour. Les spécialistes littéraires du régime dirent que mon roman était morbide, pornographique et, en outre, irrévérencieux, car il traitait le parti communiste avec dureté. Après quoi, je devins fou. »

À lire, absolument, en attendant que je parvienne à lui donner une autre vie. Mais ça, c'est une autre histoire…

Mon Ange, de Guillermo Rosales - traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane Hasson. Actes Sud (Collection Babel), 2002 et 2004.


  Commentaires (47)
Flux RSS des commentaires
 1 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-09 17:41:59
Quel article! Bravo ! Ma curiosité est piquée, je ne sais pas si l\'envie est là...elle viendra peut-être...je suis à la fois tentée et effrayée...bizarre.
 2 Ecrit par KMS website, le 2007-10-09 18:02:10
Oui mais faut arrêter avec les livres qui donnent envie j'en ai déjà trop en attente :-)
 3 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-09 18:50:38
Salut Miss-Lucy, content de te lire par ici :-) Oui, je te comprends, c'est un livre dont on ne ressort pas indemne...
 4 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-09 18:53:26
Ah ah Kimiou!! promis, dès que j'ai le temps je fais un papier sur ceux qu'il ne faut Absolument pas lire!!  
 
(nan, en fait je dis ça, mais même ceux que je n'ai pas aimé, je considère souvent qu'il faut les lire pour pouvoir en dire quelque chose...c'est foutu je le crains ! )
 5 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-09 19:26:35
Finalement, tu es assez spécialisé dans la littérature Espagnole, Folassou ! C'est bien, c'est une culture littéraire que je connais très peu, hélas...
 6 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-09 23:31:26
Non, pas particulièrement, mais c'est vrai que ces dernières années je suis tombé sur quelques perles... Mes putains tristes de Gabriel Garcia Marquez est un autre excellent livre...  
mais bon, afin de rétablir l'équilibre les prochains articles porteront sur Millet et Bobin... :-)  
ça va sinon Soph ? tu es ensevelie sous des tonnes de boulot toi aussi ?
 7 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 00:49:34
Gloub ! 
Krâhâââ Kof Kof Kof ! Râak... ptoui !!! 
... 
Tu disais ? 
... 
Keuf keuf ! 
... 
Nan nan, ça va. Ca va. Super.
 8 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 00:51:31
(Disons que je suis comme Harpo. Si je lâche mon mur de trucs à faire, faudra des chiens pour me retrouver.) 
(Bien entraînés, les chiens, de préférence.)
 9 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-10 09:15:25
Ah oui je vois... bien même... la loi du "tout en même temps si possible, hein ? nan c'est vrai après tout, pourquoi étaler ce que l'on peut concentrer ? bon courage alors ma Soph! (suis solidaire depuis le dessous de mes décombres ;)
 10 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-10 13:20:34
C'est une impression, ou on est tous surchargés de boulot en ce moment ?  
Qu'est-ce que c'est que cette rentrée de merde ? 
Qu'est-ce que c'est que cette époque pourrave ? 
Qui a volé l'orange du marchand ?
 11 Franswa
Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 13:24:36
ah bon?! 
rentrée: formidable; époque: formidable; boulot: formidable; amour & crustacés: formidable; météo: formidable... j'ai l'impression de vivre dans une BD de Reiser
 12 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-10 13:30:48
Et orange du marchand : formaidable ?
 13 Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 13:34:54
j'ai envie de répondre " pressée ", mais c'est un peu facile... 
( euh, t'as voulu faire un jeu de mots polyglotte avec " formaidable ", avec " maid " ( serveuse ) à l'intérieur, ou je délire? )
 14 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-10 13:42:19
Ah ouais nan. Pas du tout en fait. Mais du coup, ça fait aussi un jeu de mots tiré par les cheveux (de la serveuse) avec Minute Maid, aussi. 
Je suis génial sans même m'en rendre compte.
 15 Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 14:00:50
FOL, tu fais pas dans la nouveauté ( 2004, tu te rends compte? ), mais, bon, dès qu'il y a " ange " quelque part, je suis preneur ( à l'exception toutefois du groupe franchouille tartignole ainsi dénommé qui m'est insupportable ). 
j'attends avec impatience et curiosité tes billets sur Bobin et Millet, que je n'ai jamais lus ( suite à une itw du second, et alors que je n'étais animé que de bonnes intentions, je lui ai envoyé une lettre, qui est restée sans réponse. J'en conclus donc, un peu hativement peut-être, que c'est un malpoli. )
 16 Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 14:03:55
en remplacement de " formidable ", je propose " formaldéhyde ".
 17 Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 14:37:10
conseil d'ami: allez faire un tour par là: 
htt://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosités. 
c'est tenu par le sieur Eric Poindron, un gentleman, écrivain, éditeur, journaliste, érudit, fouineur, amateur de fous littéraires ou de gens comme Edward Gorey et de bien d'autres choses encore. Vraiment, ça vaut le détour, et un mec qui reste vivre en Champagne/Ardennes mérite le respect. Je le sais, je m'en suis enfui à l'âge de 10 ans ( bon, je n'ai fait que suivre mes parents, et alors... )
 18 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 15:03:54
J'ai trouvé ce qu'ils veulent faire, au gouvernement : nous noyer, nous épuiser, nous appauvrir, nous laminer, nous écraser, nous culpabiliser, nous faire remplir de plus en plus de paperasses, vider nos comptes, violer nos mères, enlever nos enfants, nous ficher ADN sans jamais nous ficher la paix, nous envoyer ad patres sans passer par la case départ et sans toucher 20.000, nous obliger à jouer au loto, nous rendre fous, nous coller l'Alzheimer, nous couper les guiboles, nous débrancher, nous flanquer des puces informatiques sous la peau, et surtout nous donner envie de partir ailleurs. 
JE LES HAIS JE LES HAIS JE LES HAIS. 
... 
 
Ca va mieux, merci.
 19 PS
Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 15:06:25
(je vous préviens, de mon côté, ça va chier, je vais pas me laisser faire comme ça.)
 20 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 15:14:41
Parce que moi, je suis parmi la France qui se lève pas hyper tôt, mais qui se couche de plus en plus tard, qui ne prend plus de vacances depuis sept ans, et qui travaille de plus en plus en gagnant de moins en moins.  
Alors le prez et ses conneries, bras d'honneur. 
(Oui, je suis de mauvais poil.)
 21 Ecrit par Jonas, le 2007-10-10 15:20:57
Les présentations :  
 
"- Sophiek, les gens. Les gens, Sophiek. 
- Enchantés. 
- J'aime mieux ça."
 22 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 15:43:12
Ouaip, si on me dessinait aujourd'hui, j'aurais cette tronche-là. Quelqu'un a envie de me faire un câlin ? 
 
Répondez pas tous à la fois.
 23 PS
Ecrit par Sophie K., le 2007-10-10 15:48:25
(Qu'est-ce que vous pensez de ma nouvelle coupe, au fait ? Moi j'aime bien la couleur, c'est très naturel, je trouve.)
 24 Ecrit par Jonas, le 2007-10-10 16:02:03
Oh oui, c'est bucolique.
 25 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-10 16:30:02
Bon, moi qui ne fais pas partie "des gens" je prends le parti de Sophiek (en même temps maintenant que je connais son vrai visage de transformers quand on l'énerve...euh...mouhaha) (nan pis bon, j'n'ai aucune envie de finir comme un minute maid d'autant plus que je n'ai JAMAIS volé d'orange à quelque marchand que ce soit...et na) 
 
(Soph, on y va quand tu veux, pis j'en connais plus d'un qui te suivront sur ce coup-là...enfin moi j'dis ça j'dis rien) 
 
Yannick, la nouveauté n'est pas toujours là où l'on s'obstine à la chercher. Tiens, la preuve, qui connaissait Rosales ? (la première parution à Barcelone date de 87...20 ans c'est bien je trouve, c'est ce qui faut pour que ça commence à décanter quoi...) 
Bon, Millet sera le prochain alors, et peutêtre intercalerais-je Camille de Toledo entre lui et Bobin...pis Shozo Numa...et hop, voila l'programme du mois qui vient ! 
 
Franswa, je sais, c'est injuste, mais on est TOUJOURS génial sans s'en rendre compte... après ça on se demande bien pourquoi les enfants continuent d'écouter leurs parents ... enfin, comme d'hab, moi j'dis ça j'dis rien...
 26 FOL
Ecrit par yannick b, le 2007-10-10 16:52:15
sur la nouveauté, c'était ironique, je pensais que la parenthèse l'indiquerait, comme quoi...
 27 Mon Ange ...
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2007-10-10 18:36:17
Je le lirais surement Guillermo Rosales ... 
Et il ne faut pas oublier le livre dont tu a parlé - Reinaldo Arenas "Avant la nuit" et à voir absolument le film américain de Julian Schnabel avec Javier Bardem, Sean Penn, Jhonny Deep (en travesti rgnant dans les geoles cubaines). Viva Cuba libre ! Mais elle est quand même assez noire leur liberté à cubains ...
 28 Ecrit par Florian, le 2007-10-10 23:18:02
Je les hais aussi, Sophie. 
Je les hais depuis mille ans. Mais je ne t'apprends rien.
 29 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-11 00:23:07
Mille ans, déjà... ;-)
 30 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-11 00:24:23
(Elzbieta, c'est vraiment un joli nom, tiens.) :)
 31 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-11 00:30:12
Tu as raison Elzbieta, Reinaldo Arenas est un grand écrivain et ce filme excellent. "Adieu Cuba" est également un très beau film... 
 
Soph, tu vois, je sens que nous allons être nombreux sur ce coup-là ;)  
 
Yannick, t'inquiète, ça m'a permis de donner sa première date de parution que j'avais oublié :)
 32 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-11 00:32:26
:) (Le tout, c'est de trouver quoi faire, maintenant.) Biz, Fol.
 33 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-11 00:32:44
Ah, pendant que j'y suis, si certains voulaient aller voir Good Canary, la critique est par ICI
 34 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-11 00:35:22
Oh mais pour ça je ne m'inquiète pas...ça n'est pas l'imagination ni les plumes qui manquent par ici il me semble !!
 35 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-11 00:41:54
(T'as vu, on est huit sur le site... s'il n'était pas si tard, je proposerais bien un petit poker en faisant péter les cahuètes et le 'sky, là...) :grin 
(Bon, allez, @+ !)
 36 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-11 00:47:33
Tiens, ça me fait penser, manière de relancer le débat, que maintenant les super-conseillers-de-mes, et les portes-parole disent tout haut "mais on s'en fout de la Philosophie, c'est le vraie vie des vrais gens qui nous interesse..." Et c'est là qu'on peut se féliciter de l'existence de Stricto...heureusement, il reste des îlots de Résistance :) (non merci pour les cacahuètes et le sky, j'tourne qu'au kawa pour au moins dix jours encore...arf)
 37 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-11 01:08:50
Moi, je suis chaud pour les cahuètes et le sky. 
En revanche, le poker, je... on peut faire la mise à un centime d'euro ? 
... 
Avec un plafond à cinq ?
 38 pokeyeurs..
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-11 12:04:56
A la lecture des coms.. je vois qu'on s'est couhés bien tard...  
pas trop mal aux neurones avec le sky ? 
Un autre auteur hispanique à découvrir Manuel Rivas ( journaliste galicien) mais dont ses nouvelles " la langue des papillons" m'ont transportée cet été qd sur les flots j'avais un instant de calme.. Etant galicienne , j'ai eu cette impression d'y retrouver bien des senteurs oubliées de l'enfance.. 
bonjour tout le monde ;-) 
bonne journée à vous..
 39 Ecrit par Franck-Olivier, le 2007-10-11 17:38:54
'Jour mzelle Thea :)  
je note, je note (un galicien, un!) 
Dans un autre genre il y a Arturo Pérez-Reverte. Sa" Reine du Sud "par exemple illustre formidablement bien la note de Steph K sur la biographie comme genre du XXIème siècle... son "Cimetière des bateaux sans nom" ou son "maître d'escrime" sont très plaisant à lire...
 40 Ecrit par Sophie K., le 2007-10-11 20:17:56
Bonsoir Théa ! Contente de te lire ! :)
 41 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-10-12 23:05:19
Rien à voir avec ce billet, mais je ne peux pas laisser de commentaire sur celui qui m'a fait mourir de rire: Franswa P. Il est excellent! 
Je vais prendre ça "Ses problèmes sont toujours un peu les mêmes : ses phrases sont trop longues, son souffle trop court et ses idées trop bordéliques pour être honnêtes. 
 
 
... Au fil des années, il s'est également spécialisé dans les idées débiles et les concepts-vraiment-révolutionnaires qu'il n'arrive jamais à faire tenir sur pied très longtemps." et me la coller sur le frigo. Mon mari sera enfin rassuré: je ne suis pas la seule! 
à bientôt,
 42 Ecaterina
Ecrit par Franswa P., le 2007-10-13 03:05:02
Oh ben merci, Ecaterina - tu m'en vois touché. 
Vraiment. 
(mais là je viens de fermer un bar (je veux dire pas en tant que pochtron, hein, n'allez pas croire - en tant que "professionnel de la limonade" (TM)(pochtron, c'est les autres jours, pas le week-end)), et je suis complètement éclaté. 
Mais je vais m'endormir avec le sourire, du coup. J'ai servi du champagne en buvant du sirop d'orgeat - dur pour le système nerveux.)
 43 Ecrit par Franswa P., le 2007-10-13 04:09:52
(Jaenada sort de ce corps - je parle des parenthèses bien entendu - mais diantre que voilà un beau plagiat. Si j'avais sorti un bouquin, je pense que Philippe aurait pu me laurens-darrieussecquiser (et cette dernière formule, c'est à Tsquaron que je l'ai piquée (je suis un rapace (la preuve (je ne sais plus à combien de parenthèses j'en suis (mieux vaut fermer tout ça par un crochet (c'est plus sûr]
 44 Boarding home
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2007-10-17 13:21:50
Poète maudit paria de la vie 
exilé banni plus rien que le gris 
Régime carcéral pour un idéal 
parqué comme une bête  
le vide dans ma tête 
Ni parvenu ni triomphateur  
les grilles se referment j’ai pas peur 
 
Mon ange quand j’y pense c’est pour abréger nos souffrances 
Mon ange quand j’y pense c’est l’éternelle danse 
 
Horreur tous les jours ça devient si flou 
pilule de l’oubli celle qui abrutit 
rouge pour le sang bleue pour l’évasion 
et tous mes poètes à l’unisson 
Miami la folie personne n’a compris 
qu’mon eldorado c’était tous mes mots 
 
Mon ange quand j’y pense c’est pour abréger nos souffrances 
Mon ange quand j’y pense c’est l’éternelle danse 
 
Bave aux commissures l’écume de chien 
c’est juste l’usure j’ai plus rien d’humain  
je deviens comme eux brutal malheureux 
Lueur d’espoir quand tu apparais 
j’veux encore y croire mon ange 
L’issue sera fatale sans aucune larme 
Fidèle tes poètes n’ont plus d’âme 
 
Mon ange quand j’y pense c’est pour abréger nos souffrances 
Mon ange quand j’y pense c’est ma dernière danse 
 
à Guillermo Rosales 
1946-1993
 45 statin
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2007-12-17 21:42:08
Ce qui me plaît de Monsieur Fleurant, mon apothicaire, c'est que ses parties sont toujours fort civiles :"les entrailles de Monsieur, trente sols". 
 
Argan, in "Le malade imaginaire", Molière.
 46 Ecrit par sève, le 2008-02-23 14:57:58
j'avais lu ce texte en diagonale la première fois, j'y reviens, c'est tentant. merci FOL.
 47 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-02-26 15:36:58
Ben j'avais pÔ vu ton com Sèv...(nan c'est que je ne voudrais pas que tu crois que je ne veux pas te répondre comme Franswa (ah ah ah);-)).

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