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Le rasoir d'Ockham - Henri Loevenbruck Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Dahlia   
25-01-2008
OckhamMême si le thriller n’est pas forcément le genre que je préfère en littérature, je ne dédaigne pas à l’occase ce cousin bien saignant du policier. Et pourquoi je n’aime pas forcément ce genre, me dites-vous ? Parce que je trouve que trop souvent les auteurs confondent scenario et roman, écriture cinématographique et écriture « littéraire », bref qu’ils en font un peu trop dans le visuel et délaissent comment dire... le style ? Merde c’est pas parce qu’on parle de tueurs psychopathes qu’on est justement obligé de prendre la psychologie et les finesses de l’écriture par-dessus la jambe, merde ! Quand j’ai découvert Henri Loevenbruck, il m’avait un peu fait réviser ces jugements sur le genre. Ce monsieur qui a commencé par des trilogies de fantasy éditées chez Bragelonne fait depuis quelques années un détour par le thriller, amorcé par Le testament des siècles - même sujet que le Da Vinci Code mais mille fois mieux écrit et vachement moins neuneu aussi - et Le syndrome Copernic qui suivait le parcours d’un schizophrène à tendance paranoiaque qui découvre qu’il peut entendre les pensées des autres et se retrouve au centre d’une affaire qui le dépasse complètement. Le second était sans conteste son meilleur. Sa façon d’enchâsser les intrigues, les énigmes et les mystères dans lesquels on tâtonne y est d’une maîtrise proprement hypnotique. Pourtant, cet auteur de thrillers a une qualité rare, il ne bâcle jamais l’écriture au profit de l’intrigue, et excelle dans l’art de décrire avec minutie les tourments intérieurs de ses personnages. Lâcher un thriller d’Henri Loevenbruck sans avaler un énorme quota de pages d’un coup devient un exercice digne du Supplice de Tantale. Aussi c’est un doux euphémisme que d’affirmer que j’attendais de pied ferme Le rasoir d’Ockham, prête à m’enfermer chez moi avec des boules quiès sur les oreilles pour n’être perturbée par rien d’autre.

Le rasoir d’Ockham, est ce principe que l’on doit à Guillaume D’Ockham qui dit en substance que l’hypothèse la plus simple est souvent la meilleure. C’est ce principe est celui qui guide Ari Mackenzie, analyste aux Renseignements généraux et spécialisé dans les dossiers épineux mettant en cause des sectes. Ombrageux, éternel célibataire de 36 ans qui aime toujours Lola libraire et de dix ans sa cadette, Mackenzie est du genre controversé dans son travail et n’est pas aidé par le fait de devoir veiller sur un père qui n’a plus toute sa tête. Un matin, on le dépêche pour une affaire qui implique un des meilleurs amis de son père : Ari Mackenzie quitte temporairement pour Reims où il découvre Paul Cazo tué chez lui… Le crâne perforé à la perceuse et vidé de son cerveau. Dès lors, il se retrouve au cœur d’un complot mêlant une étrange secte qui découle de la Franc-Maçonnerie et qui est prête à tout pour mettre la main sur les pages manquantes de l’étrange carnet de Villard de Honnecourt, à commencer par l’étrange Mona Safran qui se trouve dans les parages d’Ari dès qu’on lui apprend le meurtre de Paul…

Et ? Hé bien c’est raté. Enfin disons plutôt qu’après Le Syndrome Copernic c’est peu dire que Le rasoir d’Ockham est décevant. L’auteur précise d’ailleurs dans les remerciements avoir écrit ce roman en un an à peine et franchement… ça se voit. Peut-être parce qu’Henri Loevenbruck a commis ce péché de paresse qui consiste à sauter à pieds joints dans la plupart des clichés du genre qu’il avait réussi à éviter soigneusement jusqu’à présent : un héros qui a un nom de détective privé à la Humphrey Bogart et un physique de George Clooney, les scènes à la Basic instinct avec la femme fatale du roman toujours vêtue de noir, la jeune femme qui aime toujours en secret le héros et se morfond chez elle en réécoutant les chansons sur lesquelles ils ont fait l’amour – dont l’inévitable Glory box de Portishead bien sûr – l’intrigue qui n’est pas sans rappeler le film La neuvième porte de Roman Polanski, lui-même adapté du Club Dumas d’Arturo Perez-Reverte… Tout le roman est tellement balisé qu’on en vient à pouvoir prédire à l’avance les réactions et presque les répliques du personnage qui deviennent presque des stéréotypes. L’écriture d’habitude si travaillée d’Henri Loevenbruck en pâtit sérieusement et même l’intrigue peine à retenir le lecteur… Un comble ! « Le nouveau maitre du thriller français (Le Nouvel Observateur) » annonce fièrement le bandeau qui ceinture le livre. Hé oui, car à l’époque où le magazine affirmait cela, c’est Le Syndrome Copernic qu’ils avaient eu entre les mains et on a bien envie de dire aux lecteurs de se diriger plutôt sur celui-ci. Car Le rasoir d’Ockham n’est pas un très bon Loevenbruck. Tout au plus est-il une œuvre transitoire pour l’auteur qui a annoncé qu’Ari Mackenzie est le héros d’une trilogie dont ce livre est le premier volume. On ne peut que conseiller à Henri Loevenbruck de ne plus céder aux suppliques de ses lecteurs qui le pressent à chaque fois de finir au plus vite ses romans et de prendre son temps pour les développer comme il se doit… Même si on peut trouver un certain charme de série B au Rasoir d’Ockham quand on le lit au second degré.

Le rasoir d’Ockham, Henri Loevenbruck, Editions Flammarion, 2008, 446 pages.

Site officiel d’Henri Loevenbruck .

  Commentaires (242)
Flux RSS des commentaires
 1 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-26 10:14:49
Existe-t-il une seule raison valable de vider un crâne de sa cervelle ? Surtout que pour le faire passer par le trou d'une perceuse, ça doit prendre des plombes... 
Ca me fait penser au film "Le Magnifique", avec la description de la façon dont le Méchant (qui veut devenir Maître du monde) veut tuer le Héros, soit une parodie des mauvais films de genre. En gros, ça donne un truc du genre : "la flamme de la bougie va brûler cette corde, qui en cédant, ouvrira cette cage pleine de rats affamés qui se rueront sur vous, et vous mourrez dans d'atroces souffrances !"
 2 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-26 10:21:58
tout ça pour dire que j'ai remarqué, depuis une dizaine d'années à peu près, cette mode de créer des mises en scènes de crimes assez ahurissantes dans les thrillers historiques. Faut toujours que le corps soit mutilé, couvert de gribouillis, placé au milieu d'un pentacle ou autre, avec un message ultra-complexe glissé au fond de la gorge dans une boîte datant de la Xème dynastie,etc. 
Ca lasse (et c'est pas cohérent, vu les progrès de la police scientifique).
 3 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-01-26 10:25:56
Tenez-vous bien, je vais faire une révélation : je ne fréquente absolument pas cette littérature. (exception faite des quelques Poulpes et d'un Izzo lu par hasard.) Non par dédain ou désintérêt mais seulement parce que j'ai tendance à n'aborder ces deux genres que par le biais du cinéma ou des séries...Donc, Dahlia, je te remercie de m'aider à combler quelque peu mes lacunes en la matière; désormais je sais qu'il existe un nouveau "maître du trhiller français" estampillé Nouvel Obs ;)
 4 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 10:27:27
En fait le criminel utilise un produit dont je ne rappelle pas le nom pour liquéfier le cerveau et donc, hophop on fait couler tout ça du crâne... A noter que les victimes du bouquin sont toujours consciente car empoisonnées au curare me semble-t'il... Punaise faudrait que je relise les pages concernées.
 5 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-26 10:57:33
Conscientes, mais avec le cerveau progressivement dissous, donc. Super. 
Si Thomas Harris ("Le silence des agneaux") n'avait pas inventé le concept... :)
 6 Ecrit par KMS, le 2008-01-26 11:52:57
Le bandeau fait un peu peur (le nouveau maitre...).
 7 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-26 11:55:48
Content de lire ton billet, Dahlia, je suis bien d'accord: la littérature "horrifique" est maleureusement bien souvent décevante. Je ne sais pas si Laurent Botti est également considéré par quelque Nouvel ou Ancien Obs comme un maître du thriller français, en tout cas il vend beaucoup... et je reconnais tout ce que tu dis dans son dernier opus "Un jour, des choses terribles": il mise tout sur l'intrigue et le frisson visuel (y a de la brume glacée partout, brrr), son style est "facile" (alors qu'on lui sent des capacités) et il accumule joyeusement les thèmes vus 20 fois ailleurs. Comme si le but des "thrillers" (pas tous, hein, mais beaucoup) était de ne surtout pas changer les habitudes de lecteurs supposés être avant tout des télespectateurs incurables. C'est un peu triste. Effectivement, du coup pour s'en sortir, le lecteur doit passer en mode 2° degré...
 8 Ecrit par yannick b, le 2008-01-26 14:17:38
le problème ( qui n'en est pas un ), c'est que les thrillers ( qu'on peut ranger dans la case " roman noir " ) reposent sur une écriture comportementale, issue de l'écriture " réaliste " de Flaubert et de Maupassant, aux antipodes de l'écriture " psychologique ". Une écriture " cinématographique " donc. C'est le style du roman noir: ce qu'on découvre des personnages doit découler de leur comportement et de leurs dialogues, la psychologie est cachée mais bien présente, comme dans la vie où nous n'explicitons ni nos actes ni ne dévoilons nos pensées ( en général ) au moment où nous les vivons ( et là je radote, en paraphrasant les écrivains sus-cités et leurs émules " noirs ": Hammett, Chandler, Manchette... ).  
C'est une écriture qui fait confiance à l'intelligence du lecteur, mais encore faut-il savoir la maitriser.
 9 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 14:55:14
@Sophie K: voilà la faute à Thomas Harris qui a traumatisé des générations entières d'écrivains en herbe. 
 
@KMS: sérieux ce bandeau-là par exemple, ça te fout pas encore plus les jetons? 
 
 
 
@Marco: je me permet de mettre ici le post où tu en parles parce que c'est très bien je trouve haha.
 10 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-26 16:41:13
Mais faut pas lire les bandeaux, ils sont écrits par des neuneus pour des neuneus. C'est pas demain qu'un prix ou qu'un bandeau va me faire acheter (ou non) un livre, tiens.
 11 Ecrit par KMS, le 2008-01-26 16:46:29
Si si il fait peur aussi.
 12 Ecrit par p. website, le 2008-01-26 17:59:33
quel est l'intérêt d'un texte sans style ? C'est à dire, surtout, insensé - sans aucun sens - qui accumule actions et suspense ? Le frisson ? Le lecteur ramené à sa fonction instinctive ? 
 
Techniques de marqueetinje. Aucun intérêt. Hitchcock, au moins, soignait la mise en scène et le montage. Il avait donc du style.
 13 Ecrit par Mr Natural, le 2008-01-26 18:03:49
Et quel est l'intérêt de parler de textes qui n'ont aucun intérêt ?
 14 Ecrit par Generation Rose website, le 2008-01-26 18:59:08
Du marketing, des clonages de clichés, le tout sans le sens ni le style. 
Il ne faut pas avoir de telles lectures, jeune fille. 
Cela ne sert a rien ou a pas grand chose.
 15 Ecrit par Mr Natural website, le 2008-01-26 19:36:57
Mieux vaut prendre une hache et y aller franchement dans une soirée de veaux qui se racontent leur bide, leurs humeurs et autres sucs intestinaux. Cela maintient le corps en exercice, pomponne le cœur, poupoune les sens et exacerbe l'orientation. rien de tel en effet que de se promener un cadavre sus le bras dans l'obscurité d'un bois à la recherche de l'emplacement adéquat pour le découplage final.
 16 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 19:43:35
Nan mais ce qui me chagrine, c'est que - je le répète - Le syndrome Copernic de ce même auteur est très très très bon. C'est ptet pour ça que ça m'a encore plus déçu qu'il se laisse aller à la facilité sur celui-là.
 17 Ecrit par p. website, le 2008-01-26 20:25:15
Chère Dahlia, as-tu déjà envisagé le fait que, peut-être, de dire que qq chose, en l'occurrence un livre, est bon ou mauvais, beau ou lais, bien ou pas, coupe toute possibilité d'en dire davantage ? 
 
bn tu vas me dire que je suis le premier à (faire semblant de) gueuler en bavant que c'est une grosse merde. Et je te dis, oui, enfin, bon, mais d'accord. N'empêche: étant donné le nombre de livre qui sortent chaque année, étant donné celui des siècles passés, étant donné celui des textes édités rien qu'au vingtième, étant donné le dix-neuvième (tout de même, et arrêtons-nous, arbitrairement, là), ne penses-tu pas sincèrement qu'il serait plus convaincant de rechercher des perles et de passer du temps à analyser, , critiquer, faire connaitre celles-ci, plutôt que ces daubes de super-marché ? 
 
je pose juste une question, hein.
 18 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 20:47:27
Ouais heu, j'y réfléchirai après, là j'essaie de plancher sur une critique correcte de No country for old men sur mon blog, ce qui est difficile car je me suis endormie endant dix minutes ou un quart d'heure de film.
 19 Ecrit par Daniel website, le 2008-01-26 21:12:10
J'avais jamais entendu parler d'Henri Loevenbruck avant d'avoir lu ce post plutôt négatif sur le dernier ouvrage ce petit homme décoloré et j'avoue qu'en découvrant son propre site, cela n'est pas tout à fait inintéressant. J'ai regardé ses vidéos, ses photos avec machin ou machine et j'ai trouvé qu'il y avait un p'tit quelquechose de poignant, d'indéfinissable, sur un monde qui se cherche tout en ayant l'air de savoir où ils se trouve... 
 
Quelleque part sur un quai de gare...la "valise" à la main... 
 
Je n'ai pas trouvé cet article inutile: il m'a permis de voir... d'entendre... de m'imaginer...
 20 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 21:13:59
Ah, j'ai réussi, je suis joie! 
 
Bah Piotr, en toute honnêteté, je n'ai pas de réponse à ta question. :)
 21 Ecrit par Daniel, le 2008-01-26 21:14:55
Planches bien sur cette critique de film, Dahlia, je te lirai avec intérêt! 
J'ai comme envie d'aller le voir le petit dernier des frères Coen...
 22 Ecrit par inventif, le 2008-01-26 21:16:10
Je me souviens d'un belge qui se montrait odieux, débile audacieux persuadé de trouver dans l'argutie et la cruauté des raisons d'échapper à sa frustration et à sa merde; qui trahissait l'envergure et la poésie des auteurs qu'il prétendait affectionner; et qui s'essayant au genre ne trouvait rien de plus pitoyable que de gloser sur le club d'Anderlecht... Je me souviens d'un Bruxellois qui employait les mots de sa propre merde et croyait que d'un adjectif injurieux il s'en pourrait rejoindre de grands noms ... Je me souviens d'un sac à merde qui ne mérite pas toute l'attention qu'on lui porte.
 23 Ecrit par p., le 2008-01-26 21:24:37
et qui était-ce ?
 24 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-26 21:44:37
@ p.: pour ta question 17, j'ai peut être un élément de réponse (même si la question ne m'était pas adressée). Je comprends bien ton point de vue: parler des "perles" plutôt que des "daubes de supermarché". Pourtant, je crois que parler d'un livre que l'on juge mauvais (ce qui ne signifie pas que c'est une daube en soi) est utile, ne serait-ce que pour savoir ce que l'on attend de la littérature. Détour du négatif pour mieux appréhender le positif. Sinon, on risque de tomber assez vite dans le jugement impressionniste (et pour le coup indiscutable), du style: l'art, c'est de l'élan vital, un regard singulier, un souffle unique etc. :?  
A force de ne parler que d'originalité et jamais de clichés, les gens finissent par ne plus savoir ce qu'est un cliché. Par ailleurs, on vit dans une époque sacrément brouillée: entre les perles et les daubes de super-marché, il y a de la marge pour des daubes qui font envie ou des perles de super-marché... Là, c'est pas mal de s'expliquer (ou alors on joue aux aristocrates et on envoie chier les lecteurs d'Anna Gavalda sans se poser de questions), encore une fois pas pour donner des bons ou des mauvais points, juste pour se "situer" un peu, et savoir ce que les autres aiment ou pas, et pourquoi. Ne parler que de chefs d'oeuvre en permanence conduit trop souvent à une connivence molle et imprécise entre "bons" lecteurs. 
Bon bref, je ne suis peut être pas très clair, je sais que tu sais tout ça et j'espère donc que tu ne penses pas que je fais la leçon. Au contraire. Ta question me paraissait sacrément intéressante, voilà ce que j'en dirais (dans l'instant).
 25 Ecrit par p., le 2008-01-26 21:54:55
"les gens finissent par ne plus savoir ce qu'est un cliché" 
 
ah bon ? fais-tu assez confiance au jugement des autres ? 
 
mon seul point de vue est celui-ci: la vie est courte et l'on a pas tellement le temps, au vu du nombre important de belles oeuvres, de s'intéresser aux moins bonnes. Si l'on fait oeuvre de critique, ce que je suppose au sujet de ceux qui livrent ici leurs textes, en tant que lecteur, j'attends d'eux qu'ils m'aiguillent sur ce que je ne connais pas, et de qualité si possible, même si nos gouts diffèrent. 
 
 
(a mon daniel / inventif, ton QI de mouche ne mérite même pas que je te dise que le "je me souviens de bruxelles" est une liste enrichie (suite à un livre paru) de souvenirs de bruxellois glanés par moi au fil de mes balades et rencontres. Thermos est le surnom du gars qui se souviens de sa jeunesse à travers le club anderlechtois. Lis mes livres et on en reparlera pas, de ma poésie, ton avis m'indiffère.)
 26 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 21:58:42
@Marco: je suis très bien ce que tu veux dire. D'ailleurs je viens de remettre la main sur cet extrait de La littérature sans estomac où Pierre Jourde dit ceci: 
 
On estime en général qu'une critique négative est du temps perdu. Il conviendrait de ne parler que des textes qui en valent la peine. Cette idée, indéfiniment ressassée, tout en donnant bonne conscience, masque souvent deux comportements : soit, tout bonnement, l'ordinaire lâcheté d'un monde intellectuel où l'on préfère éviter les ennuis, où l'on ne prend de risque que si l'on en attend un quelconque bénéfice, où dire du bien peut rapporter beaucoup, et dire du mal, guère ; soit le refus de toute attaque portée à une œuvre littéraire, comme si, quelle que soit sa qualité, elle était à protéger en tant qu'objet culturel ; le fait qu'on ne puisse pas toucher à un livre illustre la pensée gélatineuse contemporaine : tout est sympathique. Le consentement mou se substitue à la passion. Ne parler que des bonnes choses ? Cela ressemble à une attitude noble, généreuse, raisonnable. Mais quelle crédibilité, quelle valeur peut avoir une critique qui se confond avec un dithyrambe universel ? Si tout est positif, plus rien ne l'est. Les opinions se résorbent dans une neutralité grisâtre. Toute passion a ses fureurs. Faut-il parler de littérature en se gardant de la fureur ? Si on l'admet, il faut alors aussi admettre qu'il ne s'agit plus d'amour, mais plutôt de l'affection qu'on porte au souvenir d'une vieille parente 
 
Et je trouve ça assez juste. :)
 27 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-26 22:04:58
@ p.: "les gens finissent par ne plus savoir ce qu'est un cliché". Ben oui. Et je me place dans "les gens", bien évidemment. Et je confirme: je ne fais pas confiance au jugement des gens, le mien inclus. D'où l'importance de détailler les impressions de lecture, bonnes ou mauvaises. Car excuse moi, mais quand tu dis "belles oeuvres", je ne vois pas comment tu peux être sûr que "les autres" voient la même beauté que toi. Petit témoignage pour finir: il y a des auteurs que j'ai découverts après les avoir vus trainés dans la boue; ça m'intriguait, de tels rejets catégoriques; des auteurs que j'adore maintenant. Merci les critiques négatives, donc. :)
 28 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:10:01
"soit, tout bonnement, l'ordinaire lâcheté d'un monde intellectuel où l'on préfère éviter les ennuis, où l'on ne prend de risque que si l'on en attend un quelconque bénéfice, où dire du bien peut rapporter beaucoup, et dire du mal, guère" 
 
qu'est-ce que cela dit sinon le mépris de celui qui parle à l'encontre de celui qui cite. 
 
(je dis entre parenthèse que je ne fais pas partie de ce monde) 
 
de plus c'est totalement inexact puisque l'air du temps est justement aux joies du tir au pigeon, il suffit d'écouter n'importe quelle émission de radio mais surtout de télé où l'on invite les auteurs, souvent, pour le seul plaisir de les descendre et par là se faire valoir. Donc, argument rejeté. 
 
"le fait qu'on ne puisse pas toucher à un livre illustre la pensée gélatineuse contemporaine : tout est sympathique. Le consentement mou se substitue à la passion. Ne parler que des bonnes choses ?" 
 
ici, l'auteur dit tout et son contraire, et démontre son gout certan pour la coulure et la glu... donc, bof. 
 
"Si tout est positif, plus rien ne l'est." 
 
sophisme. 
 
le reste de l'article, je l'avoue, m'échappe. 
 
Et je ne vois pas bien le rapport entre la littérature (personnellement, je parle de texte; la littérature est un terme trop abstrait pour mon esprit de mouche.) 
 
Je pesne plutôt que tu as reçu ou acheté ce livre, enfin tu l'as lu, et qu'il faut bien rentabiliser (ce n'est pas le terme exact, au sens strict, d'accord) ce temps perdu. Alors, hop, un pti avis, ça mange pas de pain. 
 
Et bien, je te dis, chère dahlia que je pourrais te citer à la volée quinze bouquins dont tu n'as jamais entendu parler et dont tu n'entendras manifestement jamais parler (au vu de ce que tu achètes / choisis de chroniquer) et qu'il serait, et pour les auteurs et pour les lecteurs, bien plus intéressant, tjs à mon petit sens de lézard urbain, de faire connaître, avec ou sans glu.
 29 @ marco
Ecrit par p., le 2008-01-26 22:13:05
c'est pour cela que je dis à la fin que sans doute nos gout diffèrent, les belles pour moi ne le sont pas pour toi? mais là n'est pas le sujet: si Dahlia n'a pas aimé ce livre, pourquoi nous le dit-elle. Pourquoi n'attend-t-elle pas d'en lire un beau (à son gout évidement) pour nous le faire connaître. 
 
critiques négatives, mais oui, mais de bons bouquins. 
 
je ne parle pas du fait de ne pas faire de critiques négatives, je dois mal m'exprimer, je parle de celui de chroniquer des livres de merde. C'est différent, non ?
 30 Ecrit par ogrur, le 2008-01-26 22:15:11
"Petit déjeuner chez Tyrannie" et "Le crétinisme alpin". Ces deux textes sont un florilège, pertinent et irrévocable, des manières et des méthodes des gardes chiourmes de la République des Lettres que j'en ai trouvé la lecture à la limite du soutenable. Il me prenait l'envie d'envoyer des messages sentis à Douin, Jo S. et sa clique. J'avais pour ma part abandonné la partie depuis lurette, à la lecture de deux articles parus dans Le Figaro et Le Monde des livres, sur le sujet viscéral et universel des amours d'Angot et de Rozynès. 
En quelques années on est passé de la sociologie littéreuse à la littéraclure people. Les journaux n'avaient pas tôt fait de m'être tombés dans les mains, par la grâce d'un éditeur, mien employeur d'alors, coquin sans talents pour se faire copain des clans, que le Fig et le Mdl me tombaient des mains, le patron coulait la maison à force de détournements et j'étais en chômage. Aujourd'hui je m'adonne à la cueillette de fruits et préserve ainsi mon amour des livres.   
 
Il m'arrive de me dire, si les lecteurs se prévalaient des grands anciens parmi les plus contemporains Vaneigem, Malaquais, Orwell, Huxley etc…, peut-être n’y aurait-il pas lieu de chercher à être édité sans cependant cesser de créer. Mais qu’à bien des égards l’édition devienne si manifestement une excroissance ou un condylome du pouvoir voilà qui incline à la résistance. 
« Dieu de la littérature, épargnez-moi de donner dans la putasserie des littérateurs ». Un grand écrivain Jean Malaquais. A faire passer pour foutriquets et béjaunes une ribambelle de plumitifs, d’écrivaillons et de rimailleurs de la notre époque.
 31 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:15:15
"soit, tout bonnement, l'ordinaire lâcheté d'un monde intellectuel" 
 
qu'est-ce que cela veut dire. Qu'est-ce que cela dit sinon le mépris de l'auteur pour l'idée qu'il se fait du "monde intellectuel" ... 
 
(j'écris trop vite tout en écrivant d'autres choses, pardon, pardon, pour le manque de clarté.)
 32 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-26 22:16:40
@ Dahlia: sacré méchant Pierre Jourde! il peut pas s'empêcher d'être agressif en prêtant de mauvaises intentions aux critiques positifs. Mais sur le fond, c'est bien vu. Merci pour l'extrait (miss Encarta, c'est ça?)
 33 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 22:17:56
Je crois surtout que tu as envie de couper les cheveux en quatre ce soir Piotr :) Mais ne t'en fais pas, je suis certaine que mes collègues sauront te combler dans la semaine à venir avec plein de chroniques qui plairont sans doute plus que celle-là. Et sinon tu peux toujours aller dégommer ce que j'écris sur mon blog, c'est un autre espace tout à fait convenable ;)
 34 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 22:19:25
@Marco: ouaip, Encarta is my nickname... Ou L'Oeil de Moscou selon les infos 8)
 35 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:20:35
mais non, cela fait longtemps, dahlia que j'ai envie de dire cela ici. Et comme l'on se parle par ailleurs et que tu es là, je le dis. 
 
Y a-t-il une ligne éditoriale, pour le site ? Genre littérature contemporaine, dernières sorties, grosses ventes, que sais-je ?
 36 Ecrit par flo, le 2008-01-26 22:24:04
Est-ce que Daniel est inventif ? 
Si c'est le cas, je trouve cela très ennuyeux. 
Si ce n'est pas le cas... ouf, tout rentrera dans l'ordre.
 37 Ecrit par Daniel, le 2008-01-26 22:24:54
Je me souviens d'un crobard de Crumb, dans un très vieux 'Actuel" du début(imprimé sur papier tue-mouche justement) au sujet d'une mouche qui pétait en plein ciel... avec pour seul but d'enculer d'autres mouches... 
 
Punaise, qu'est-ce qu'il était prémonitoire!
 38 Ecrit par Dahlia website, le 2008-01-26 22:25:04
"mais non, cela fait longtemps, dahlia que j'ai envie de dire cela ici." 
 
De ME dire cela ou tu t'adresses à tous les rédacteurs du site? :)
 39 Ecrit par Marco website, le 2008-01-26 22:26:38
@ p: "chroniquer des livres de merde" _ mais encore faut-il prouver que ce sont des livres de merde!!(bon courage). Tu parlais des chefs d'oeuvre classiques tout à l'heure: à force de ne parler que de chefs d'oeuvre, tout ça paraît aller de soi, et on tourne autour des textes sans savoir ce qu'ils ont d'unique (Stendhal est un cas typique: tout le monde aime Stendhal, par habitude pour ainsi dire, sans même savoir ce qui distingue Stendhal des romanciers de son époque). 
Bon, bref. On commence à se répéter, on se comprend à moitié, ce n'est pas grave. Bonne nuit.
 40 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:28:42
(ah ben ça je le trouve drôle daniel ! on a au moins crumb en commun.) 
 
euh, dahlia, à ceux qui chroniquent des bouquins un peu pipole, comme on dit.
 41 @ marco
Ecrit par p., le 2008-01-26 22:33:28
je ne parle jamais de chefs d'oeuvre, ou alors je pète sans voir, je ne sais pas ce qu'est un chef d'oeuvre. Disons que des bouquins me paraissent, disons "honnêtes", "sincères" (je ne toruve pas mieux ce soir) et d'autres me semblent fabriqués en fonction soit de l'air du temps, soit de je ne sais quoi... 
 
je n'aime pas tellement la littérature française et j'ai lu stendhal avant 15 ans, ou je ne sais plus, je me rappelle seulement que l'écriture m'avait porté jusqu'à la fin presque d'un trait. 
 
en fait, je me fous un peu de l'exégèse en général. Les gens qui alignent les références sur les auteurs m'emmerdent un peu? Cela doit être mon côté bourrin. 
 
moi aussi faut que je vais, bonne nuit les filles, salut les gars.
 42 Ecrit par Florian, le 2008-01-26 22:33:58
Nietzsche aimait Stendhal. 
Par habitude, sûrement. Pour faire comme tout le monde. 
moi j'aime Stendhal. Pour faire comme Nietzsche.
 43 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:35:26
nicéphore nietzsche ? l'inventeur de la pillule ?
 44 Ecrit par Flo, le 2008-01-26 22:37:05
Tu veux dire le potau à Daguerre?
 45 flo
Ecrit par Daniel, le 2008-01-26 22:37:45
Est-ce que Daniel est inventif ?  
 
Pas le moins du monde... 
 
je laisse l'invention aux plumitifs du genre qui t'intéresse, vu que ce qui t'intéresse est très loin de mes préoccupations.
 46 Ecrit par Flo, le 2008-01-26 22:40:56
Je parlais pas d'invention, grand. 
Mais d'inventif, le beau gars du 22.
 47 Ecrit par florian, le 2008-01-26 22:48:24
Sinon, la nature m'intéresse. 
Pas celle du grenelle, celle des hommes, et des autres petites bêtes. Mais bon si c'est loin, je comprends.
 48 Ecrit par Daniel, le 2008-01-26 22:53:12
@: "(a mon daniel / inventif, ton QI de mouche ne mérite même pas que je te dise que le "je me souviens de bruxelles" est une liste enrichie (suite à un livre paru) de souvenirs de bruxellois glanés par moi au fil de mes balades et rencontres. Thermos est le surnom du gars qui se souviens de sa jeunesse à travers le club anderlechtois. Lis mes livres et on en reparlera pas, de ma poésie, ton avis m'indiffère.)" 
 
Je ne suis pas insensible à la sournoiserie de tes commentaires, bien au contraire, je sais les lire comme tu les entends, sauf que je les prends pour argent comptant et qu'ainsi qu'il gèle ou qu'il fasse tempête, j'essaie de me garder de ces foutus changements de temps...
 49 Ecrit par p., le 2008-01-26 22:57:51
je suis un sycophante archipatelin qui n'a rien à faire d'être aimé ou pas. Ce qui laisse une certaine marge.
 50 Ecrit par Mr Natural, le 2008-01-26 23:00:24
Il est surtout un avatar qui parle dans ta tête. Et toi tu lui réponds.
 51 Ecrit par p., le 2008-01-26 23:01:59
ô défouloir virtutinathanaël surréaliste !
 52 Ecrit par p., le 2008-01-26 23:02:22
la colère est le plus noble des sentiments !
 53 Ecrit par Mr Natural, le 2008-01-26 23:03:05
Robert à raison. je soutiens Robert.
 54 Ecrit par p., le 2008-01-26 23:04:29
tiens, c'est drôle, je soutiens, c'est systématique, qui se plante grave ! Ca doit être mon côté jurrassien !
 55 Ecrit par Mr Natural loves Daniel, le 2008-01-26 23:05:12
maurassien ! imbécile !
 56 Ecrit par p., le 2008-01-26 23:10:02
rien de ce qu'affirme cet avatar sur le réseau ne correspond à ce que celui qui le manipule pense. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'il efface les traces de son existence. En vue du grand complot qu'il prépare.
 57 Ecrit par ogur, le 2008-01-26 23:41:07
De toutes manières des gens ne peuvent s'écouter, les uns ne peuvent écouter quelqu'un , c'est là la seule égalité de celui qui parle et de ceux qui écoutent, les gens ne peuvent s'écouter les uns les autres, que si ils ont un minimum d'entente implicite, c'est à dire une manière commune de poser les problèmes 
Si on ne pose pas les problèmes de la même manière, ce n'est pas la peine de s'écouter, c'est comme si l'un parlait chinois et l'autre anglais, sans savoir les langues 
Seulement comme on ne peut jamais dire le problème qu'on pose, je ne peux pas à la fois résoudre quelque chose, et dire le problème que je suis en train de résoudre. C'est deux activités différentes 
Donc le problème c'est toujours l'implicite. J'aurais beau dire, en gros, voilà quel est le problème, il faudra toujours que vous sentiez quelque chose au-delà, et ce sentir quelque chose au-delà c'est ça qui fait que des gens s'entendent ou ne s'entendent pas. Donc si on n'a pas une manière un peu commune de poser les problèmes, alors rien. 
 
Gilles Deleuze
 58 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-26 23:41:11
Juste pour répondre à deux questions : 
Ben non, cher Piotrasse, ce site n'a pas de vraie ligne éditoriale (mais on n'est pas non plus des vrais journalistes. Par contre, on est de vrais bordéliques (c'est marqué à côté du titre en haut)... :) 
 
Et sinon, Daniel n'est pas la personne qui a signé "Inventif" en comm' 22.
 59 Ecrit par ogur, le 2008-01-26 23:59:24
Daniel n'est pas le responsable. J'en suis l'auteur. C'était une sorte de test dont je ne suis pas coutumier. Jamais je n'avais jusqu'alors pratiqué ainsi. Je préfère honorer le principes de loyautés, de droitures et de bienveillances. Mais devant un déchaînement de cruautés et de malveillances, je n'avais plus d'autres choix que d'effectuer ce petit test.  
Je demande à daniel de bien vouloir m'en excuser.
 60 Ecrit par Daniel website, le 2008-01-27 08:58:44
Avec sa manie de l'intervention ubiquiteuse, j'ai cru qu'au n°22 c'était "p" qui soudain faisait comme une sorte d'autocritique... 
Ahahahahahahahahahahahahah... suis-je con....moi.... 
Et naïf... Comme partisan du: y'a toujours kékechose de bien chez kékun... 
Bon: c'est dimanche, y fait soleil, l'herbe est toute blanche comme la gelée, mon café est prêt, j'ai des pompes au chocolat pour tremper dedans, je fais couler mon bain, et c'est parfait... 
 
J'ai bien rigolé!!!!!!
 61 Ecrit par Daniel, le 2008-01-27 09:03:03
De toutes façons j'écris pas comme ça(au22) et puis je mets des 3 points partout... tiens! 
Suis pas bon pour la littérature...
 62 Ecrit par Daniel, le 2008-01-27 09:23:44
Ça me chiffone quand même: toujours aux prises avec un sentiment de culpabilité quasi originel et surtout qu'on puisse systématiquement me mettre sur le dos une attaque sous pseudo! D'abord c'est pas mon genre, je gueule pas masqué, ensuite quand je veux tromper l'assistance j'essaie de le faire aussi à l'aide du pseudo qui fait partie du scénario... mais c'est pour le plaisir et non par méchanceté. 
Tiens, revoilà les indésirables! Les robots!!!! Et y'en a qui se sont sentis visés!!! 
 
 
Allez hop! balles neuves!!! Tonga!!!! :) :) :) :) :) :) :) :) :)
 63 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-01-27 10:26:21
L'an dernier j'ai rencontré par hasard un "agent littéraire". Elle me disait qu'elle était à la recherche de thrillers, "parce qu'il y a de la demande, pour le thriller". 
Ensuite elle m'a expliqué qu'un thriller, c'était au moins 500 pages avec trois rebondissements. Une fois qu'on sait ça, ben on préfère les voir en film, les thrillers (ou alors pas du tout). 
 
(Daniel, tripointons à notre guise. Jeu Tsonga)
 64 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-27 10:50:59
6 - 4, premier set, Tsonga. 
J'adore Djoko, mais bon, là... :)
 65 Ecrit par Florian, le 2008-01-27 13:04:16
Un 5ème set aurait été intéressant... 
Plus au filet, peut-être. En fond de cours, c'était un peu plus pour le Djoke, cette histoire.
 66 Ecrit par p., le 2008-01-27 13:12:49
l'emploi du terme "indésirable" sonne bizarrement à nos oreilles de frite, outre son emploi durant les sombres années du reich, il est employé par le parti national-populiste à l'encontre des personnes incarcérées faute de documents administratifs, femmes et enfants compris.
 67 Ecrit par p., le 2008-01-27 13:15:43
sophie: je m'en doutais ! :p
 68 Ecrit par florian, le 2008-01-27 13:29:00
Tu en donnes d'ailleurs, dans les Dauphins ivres, une sorte de définition ré-actualisée.
 69 Ecrit par p., le 2008-01-27 13:33:05
merci mon pote
 70 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 14:58:55
La guerre des mots. Mais ceux-là qui en font un jeu de guerre et de destruction sont encore depuis tout ce temps les fascistes
 71 Ecrit par p., le 2008-01-27 15:24:07
pensée simpliste, réductrice. l'océan, la glace et le nuage sont des états différents de la même matière. L'on se pare de mots comme de masques. Les frontières entre les mots et ce qu'ils recouvrent ne sont pas si évidentes que les assertions lapidaires que d'aucun profère. Délimiter le monde entre facho et non facho est une erreur.
 72 Ecrit par Sophie K., le 2008-01-27 16:07:54
Là, je viens de délimiter le monde vivant au sourire de Kiki, de passage à Paris, et c'était bien. Elle vous salue, d'ailleurs. 
:)
 73 Ecrit par p., le 2008-01-27 16:32:31
Qui Qui ?
 74 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 17:29:34
Je parlais du parti national populiste... On en revient à l'implicite de Deleuze. On s'y accorde ou on n'y accorde et manifestement vous n'y arrivez pas avec moi.
 75 Ecrit par p. website, le 2008-01-27 17:37:19
Le fascisme est une doctrine politique claire. Et, clairement, ce parti n'est pas un parti fasciste. MAis national-populiste, comme je l'ai écrit. C'est bien de cela que je parle. On ne revient nulle part. Aligner des références ne fait que parler du référentiel de celui qui s'exprime. Tu lis à travers ton filtre. Ta grille de perception. Dois-je aligner le nom de LAborit ? Toi, tu n'y arrives pas. Tu es pré-programmé à découvrir les preuves de ce que tu as déjà délimité. Tu ne cherches pas, tu trouves. Pour ma part, c'est une erreur. Alors, oui, j'ai du mal à lire la prose de gens qui écrivent ce que tu écris. Et j'ai du mal avec leur pose de sauveur du monde, et d'éveilleur de portes ouvertes.
 76 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 18:27:25
Le fascisme est une doctrine politique point. On croirait à un telex. Et c'est vous qui me parlez de délimitations et de grilles. C'est à hurler de rire. Tout dans on message repose sur des grilles et des délimitations que tu crois plus ouvertes parce que tu renfermes le fascisme à une simple doctrine politique, alors que de mon avis nous en avons en nous des tas de petits fascismes contre lesquels soit on lutte, soit on laisse faire. Ton ouverture n'est qu'un accommodement aux temps que tu vis. Quand à l'éveilleur des consciences et le sauveur du monde, on connaît ces lieux communs on sait d'où ils viennent. L'implicite ce n'est justement pas une grille de lecture, c'est une convenance. ça ne te convient pas et bien passe ton chemin. Rien ne t'oblige pas me lire, si ce n'est peut-être, ce petit tas de fumier, qui te fait aimer la guerre. ça ça relève de ton histoire personnelle et j'ai dans l'idée qu'il y a certainement beaucoup de désamour de soi pour se payer sur la bête.
 77 Ecrit par p., le 2008-01-27 19:34:44
Mais oui, mon chéri, t'as tout compris. Elegante défense, celle qui consiste au fameux "c'est pas moi c'est toi qui l'est", en finissant par de la voyance extralucide et attaque ad hominem. Tout est dit. 
 
Tout un tas de petit fascismes... hihihi 
 
et cette prose coco, magnifique ! 
 
 
pour ta gouverne de grands résistant virtuel, le fascisme est une doctrine politique précise, voir ici
 78 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 21:18:02
Vous voyez des communistes partout, un vrai paranoïaque.  
 
Une doctrine politique précise parsemée de "clair", "clairement", "c'est clair". Ce n'est pas en affirmant et en invoquant la clarté qu'elle se fait. Que tu ais peur des incertitudes du monde c'est une chose, j'en conviens, qui est touchante, tu es fragile, mais que tu ne t'en sortes qu'avec des "mon chéri" et c'est le desprogien "c'est çui qui dit qui est", c'est risible.  
Toi qui en d'autres lieux, sur d'autres forums évoque les progrès de l'humanité, si gentillement, comme un doux naïf bêta, "c'est t'il pas beau je peux voyager partout et même sans passeports". Sais-tu seulement qu'il fut un temps où il y avait moins de restrictions. Et ça ne t'empêche pas d'assoir ton gros cul de frites et parti national populiste sur des planètes sans visas, des multitudes d'hommes qui courrent après ce bout de papier. Tu es un beau blanc :)
 79 Ecrit par p. le chat, le 2008-01-27 21:37:01
et voilà, encore démasquée l'andouille ! Plus besoin de ne rien écrire, elle se ridiculise seule. 
 
A la prochaine, mon souriceau préféré.
 80 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 21:52:26
Très pertinent. Accorder si peu de valeurs aux mots et se revendiquer de Scutenaire et de Vaneigem. Rien n'est sacré tout peut se dire. Mais vous aimez particulièrement le mot merde.
 81 Ecrit par p., le 2008-01-27 22:24:58
Ah ! il nous fait le refrain, lèvres frétillantes et larmes aux bord, de la grande, de la haute littérature, du respect et des grands hommes ! Franchement ? C'est beau. 
 
Cher ami, je ne me revendique de personne, ni d'aucune idéologie, contrairement à toi, et de quelle façon... Ce qui me donne l'envie de jouer un peu. 
 
Ta prose pré-mâchée qui s'autojustifie auprès de penseurs en vue, un bonheur. 
 
Je vois sur maille spéce que tu vibres pour les défilés ? Au pas. Criant "Vive l'anarchie !" 
Non ? Ou bien les regardes-tu à l'écran, ces beaux anar au pas ? 
 
Au pas sous les ordres des chefs de rangs du cortège, de ceux du syndicat. De bien beaux anarchistes. Au pas. J'en suis toute mouillée tiens ! 
 
Quel homme sérieux tu fais ! Serais-tu nouveau dans le vaste monde du réseau ? A prêcher. 
 
Tu n'aimes pas les blancs ? 
ouh le vilain raciste ! hihihi 
En plus c'est tellement mode ! 
 
Je parie que tu cries "A Babouche !" aussi. Quel courage ! D'attaquer le président de l'Empire ! Depuis son salon. 
 
Et sinon, le surf, ça boume ? 
 
Et ta femme, Robert, elle boit aussi ? 
 
Et ce réflex d'ordure de stal de pister l'infâme. Brrrrr, j'en frissonne de joie. 
 
Malheur, il y a plusieurs piotrevski ! lequel est le bon ? 
 
-------- 
 
extraits: 
 
Je n'arrive pas à imaginer que piotrevski soit le même homme que celui qui écrit ici. Piotrevski est trop brut pour l'hypersensibilité... J'en suis la première désolée. 
 
Ecrit par : Marie B | 11.07.2007 
 
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"piotrevski est trop brut pour l'hypersensibilité" 
 
Kess ça veut bien dire ça ? Piotrevski serait la brute et vous l'hypersensibilité ? Piotrevski, une brute ? Non, mais vous rêvez, B.! 
 
Piotrevski serait-il, à l'instar de pas mal de couillons, multiple ? Serait-il une manière d'avatar ? Explore-t-il différentes palettes de la sensibilité du couillon qui l'endosse ? Pouvez-vous dire qui est piotrevski ? Connaissez-vous piotrevski, mam'zelle B. ? Dans l'affirmative faites-moi signe, moi-même j'y perds mes truies. Piotrevski est hilare et (hyper)sensible, piotrevski a eut le temps, et l'audace, parmi ses multiples voyages transcendantaux, autour des mondes calcinés, de se parer les miches et de se fendre la pomme en douze. Des vapeurs multiples honorent son plafond. 
 
--------- 
 
Mon ogur, 
 
On en rediscutera quand tu auras le courage d'écrire sous ton nom, ou du moins de te rendre plus transparent. En attendant, les branleurs derrière leur écran qui alignent des platitudes de pseudo résistants, je me les farcis pour la détente. 
 
Et le jour ou tu décideras de vraiment entrer en résistance, tu m'appelles, je te conseillerai peut-être. Mais va falloir se laver la cervelle, vieux. 
 
Au dodo mon ogur, ya boulot demain, ton chef t'attend. Ou bien vas-tu quémander ton pain à l'Etat? 
 
ouh le bel anarchiste !
 82 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 22:36:06
Imaginer un homme s'exciter derrière son écran, avec un tel déferlement de haines et d'imprécations, je dois reconnaître que c'est la première fois que j'en ris si volontiers.
 83 Ecrit par p., le 2008-01-27 22:39:59
Je suppose que tu parles de cette prose magnifique: 
 
"c'est risible.  
Toi qui en d'autres lieux, sur d'autres forums évoque les progrès de l'humanité, si gentillement, comme un doux naïf bêta, "c'est t'il pas beau je peux voyager partout et même sans passeports". Sais-tu seulement qu'il fut un temps où il y avait moins de restrictions. Et ça ne t'empêche pas d'assoir ton gros cul de frites et parti national populiste sur des planètes sans visas, des multitudes d'hommes qui courrent après ce bout de papier. Tu es un beau blanc" 
 
 
je suis bien d'accord avec toi. 
 
Mon gros cul de sale belge t'embrasse sur la babouche. Dors bien, bel anarchiste... au pas.
 84 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 22:47:21
je suis éreinté par ce nihilisme puéril et stratégique qui s'accommode trop d'être bien né. Fatigué de vos gesticulations.
 85 Ecrit par p., le 2008-01-27 22:53:30
ouh que c'est bien dit, et pas emprunté du tout du tout. 
 
Il est éreinté, l'enfant. 
 
 
bien né ! mais qu'il est drôôôôle! 
 
on peut dire que t'y vas à la truelle, toi, dis donc dis donc mon bel anar. 
 
Les sales blancs sont les oppresseurs et les nègres les victimes, dans ton monde de crevure, non ? 
 
C'est quoi le nihilisme ? 
 
Sûr qu'il a une citation en réserve tiens !
 86 Ecrit par ogur, le 2008-01-27 22:59:29
Vous vous trompez sur tout, sur moi en particulier. C'est désolant mais je n'y peux rien. Je ne suis pas même en colère, c'est tellement ridicule...
 87 Ecrit par p., le 2008-01-27 23:05:59
Mais je m'en tape de toi, mon vieux. Que ce soit ridicule, pour une fois nous sommes d'accord. Et ne croies pas que je sois fâché ou que je défende quoi que ce soit, ou même que je me torche de quelques frustrations mal apaisée. je suis trop vieux pour cela. 
 
Tu m'es sympatoche, tu penses bien que je ne passerais pas de temps, dans le cas contraire. 
 
Y'en a qui se papouillent sur les bancs publiques, d'autres on l'amitié plus virile. 
 
Je pense que tu n'imagine pas ma face hilare. Je t'enverrai une photo, quand on sera copain copain. 
 
oui, bon, piotrevski le sait, piotrevski brouille l'écoute. 
 
Sais-tu qu'il a usé très bcp de planches sur le théâtre ? Imagines-tu qu'il utilise le réseau comme un outil ? Ira-t-il jusqu'à te dévoiler ses secrets ? Voudras-tu les entendre ? Mais comment peut-il bien se servir des deux heures qu'il vient de passer à ironiser sur un pauvre ogur en short qui se prend pour le bakounine du surf ? Hein, piotrevski pose la question... 
 
 
alleï peï, comme disent les sales belges, baunne nouit hein !
 88 Ecrit par Daniel, le 2008-01-28 09:04:43
Hen-riiiiiiiiiiiiiii
 89 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-29 03:03:20
Putain, le moins qu'on puisse dire c'est que mon livre fait couler de l'encre ici... Enfin, euh, couler des bits, plutôt, puisque nous sommes dans le monde virtuel... 
Tu vois, Dahlia, que ton article fasse dire, quelques comments plus bas, par quelqu'un qui ne l'a sans doute pas lu, que mon livre est "une daube de supermarché", sachant qu'il représente pour moi un an de boulot, d'implication, un an de ma vie, quoi, en somme, alors que ton article doit représenter au grand maximum deux ou trois heures de boulot, j'espère que tu comprends à quel point ça me fait mal au cul... Que quelqu'un n'aime pas mes bouquins, c'est tout à fait normal, mais putain, qu'on m'accuse de faire de la daube de supermarché, tu vois, euh... Non, rien. 
Ah, oui, et puis : "L’auteur précise d’ailleurs dans les remerciements avoir écrit ce roman en un an à peine et franchement… ça se voit" Euh... hahahahaha. En à peine combien de temps tu l'as écrit, toi, ton article, ma chère ? 
Et enfin : "On ne peut que conseiller à Henri Loevenbruck de ne plus céder aux suppliques de ses lecteurs qui le pressent à chaque fois de finir au plus vite ses romans" Euh, tu sais quoi ? Je préfère répondre aux suppliques de mes lecteurs, qui visiblement en redemandent, plutôt qu'aux conseils des journaleux... Vieille habitude d'ancien journaleux. Les lecteurs, en plus, eux, les livres, ils les achètent, je leur dois infiniment plus de respect. Je dis juste ça parce que tu m'as demandé de t'envoyer le livre quelques semaines avant qu'il paraisse, ce que j'ai fait avec diligence, mais je pensais pas que c'était pour me pourrir la gueule en ligne… C’est ton droit le plus intime, comme c’est le miens de te dire ici ce que j’en pense également.  
Au fait, tu m’envoies toujours ton manuscrit pour que je te dise ce que j’en pense ?
 90 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-29 03:34:03
Ah oui, j'oubliais : je cite ton article, en copier-coller : "C’est ce principe est celui qui guide Ari Mackenzie". Euh ? Hein ? Quoi ? Moi pas comprendre. Tu l'as écrit en combien de temps, ton article, toi ? Tu l'as relu ?
 91 Ecrit par Florian, le 2008-01-29 08:44:34
Cela répond au moins à une question qui taraudait mr Natural: quel est l'intérêt de parler de textes qui n'ont aucun intérêt. 
D'avoir le droit d'en dire ce qu'on veut, même lorsqu'il est offert. Surtout lorsqu'il est offert. 
(réponse qui ne se préoccupe pas du degré d'intérêt, mais du degré de liberté).
 92 Ecrit par Franswa P., le 2008-01-29 09:10:53
Quelques réactions à mon tour (je suis resté discret sur ce débat, notamment parce que je n'ai pas encore lu le livre, et que je ne connaissais pas l'auteur il y a une semaine - donc bon.) 
 
D'abord, oui, on peut dire ce qu'on veut d'un livre, pour peu qu'on puisse soutenir l'argumentation proposée. Or je ne soupçonne pas Dahlia d'être de mauvaise foi en général, donc c'est "à suivre" à mon avis. Mais bon, je ne campe dans la tête de personne. 
 
Ensuite, non, je ne suis jamais très chaud sur l'idée de parler de quelque chose qu'on n'a pas lu. D'où mon silence pour le moment - j'en dirais plus le cas échéant après lecture (du livre dont, il se trouve, j'ai pu aussi bénéficier gratuitement la semaine dernière, des mains même de l'auteur et à l'occasion d'une séance de lancement/dédicace.) 
 
Enfin, le droit de réponse me paraît constituer un principe assez fondamental (n'ayons pas peur des mots), donc voilà - je n'ai pas apporté grand chose au débat (toujours pour les mêmes raisons), mais ces trois points me paraissent importants quand même, de manière générale. 
 
La suite se déroulera ici ou non, entre les protagonistes principaux ou en cercle élargi, mais je suis sûr qu'elle se déroulera quelque part. Enfin je l'espère.
 93 Ecrit par Tadek, le 2008-01-29 09:09:45
Juste pour noter le truc con du "t'as mis combien de temps pour écrire ton article". Faut rester un minimum sérieux bondiou. Le reste, je m'en tape le coquillard. Pas lu pas pris. Une chose est sûre: je n'écrierai jamais une critique sur un livre que je n'ai pas aimé. Une bonne raison: lorsqu'au bout de 10, 20 ou 123 pages, cela me casse les bonbons, je taille ma route et ne finis pas le livre. Etes-vous fou de vous imposer des lectures pénibles? Et d'écrire dessus ensuite?
 94 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-01-29 09:31:11
Ah mais je suis hyper sérieux, Tadek. Après dix ans de carrière, se faire dire par un journaliste débutant (qui soit dit en passant vous demande de lire son manuscrit pour que vous lui donniez votre avis...) qu'on a écrit son livre "trop vite" (un an de boulot à plen temps, pour moi, c'est pourtant raisonnable, m'enfin bon...) alors que l'article en question contient des fautes de syntaxe grosses comme la Tour Eiffel, comprends que ça puisse à la fois m'amuser et m'agacer un peu... Je ne suis pas sûr d'être, des deux, celui qui a écrit un peu trop vite ;-) 
 
Quant à la "suite", Francwa, elle se tiendra sûrement, en effet, car la liberté d'expression est bien plus ipmportante que la blessure d'un écrivain de passage, certes, mais sans moi, car mon coup de colère est passé et que ça va mieux en le disant... Ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'un journaliste me fait un papier dans ce genre, en général je ne réponds pas car ça fait partie du métier, mais là, il se trouve que, oh surprise, je découvre en lisant la bête que l'auteur dudit papier me connaît un peu et que de lire sous sa plume le mot "paresse" quand il sait combien ce livre m'a demandé de travail et d'investissement émotionnel, ça me fait perdre ma réserve habituelle (sans dec, Dahlia, paresse ??? merde... pas ça !) 
 
Mais promis, je serai le premier à venir t'offrir un verre pour te consoler le jour où tu te mangeras un article comme ça dans la gueule, quand tu sortiras ton premier roman, ce que je te souhaite de tout coeur (le roman, hein, pas l'article...) 
 
Bisous
 95 Ecrit par Florian, le 2008-01-29 09:51:41
Un peu que l'agacement est compréhensible, légitime, naturel. 
Le sentiment de perfidie génère les plus belles émotions; très utile dans un roman... 
Sinon, un an à temps plein, ce n'est pas peu, j'en témoigne. Pendant ce temps, on ne vit plus, on sacrifie beaucoup de choses qu'on aime. Sacrifice violent pendant, qui s'adoucit après. Puis, au mot "paresse", tout te revient à la gueule.
 96 Ecrit par yannick b, le 2008-01-29 10:16:04
de toutes façons, en littérature comme dans les autres arts, le temps passé sur son ouvrage ne garantit en rien sa qualité ( j'en sais quelque chose ). Simenon torchait ses romans en une dizaine de jours, PK Dick en quelques semaines, et ils ont écrit quelques chefs-d'œuvre, d'autres mettent des mois ou des années et font des merdes et vice-versa.  
L'implication personnelle et totale, oui, le temps, non.
 97 Ecrit par Franswa P., le 2008-01-29 10:20:19
Cette thématique du temps passé et de "l'oubli" dans l'écriture (dans le sens sacrificiel de l'oubli - s'oublier, tout ça, être à deux cents pour cent tut en s'oubliant - ), tiens, un autre auteur (Julien Blanc Gras, pour ne pas le citer (mais qu'est ce que c'est que cette expression à la con, là, "pour ne pas le citer" ? )) m'en parlait il n'y a pas plus de dix jours. Et je pense très sincèrement à la fois qu'elle est passionnante, et que FOL sera d'accord avec moi sur ce point. 
 
Mais bon, c'est vrai, je m'égare. J'imagine bien que des papiers violemment critiques, ça doit exister dans tous les cas. Et que quand on connaît la personne qui en a produit un, le positionnement doit être assez compliqué. 
Enfin, pour ta promesse, c'est noté - il ne me reste plus qu'à produire quelque chose d'un minimum valable (d'ici un ou deux millénaire(s)), et je te contacte pour que tu viennes me récupérer avachi dans un caniveau, tétanisé au sol et noyé dans ma honte. C'est sympa de proposer. 
... 
Et tu auras même le droit de m'envoyer chierà ce moment là (encore heureux).
 98 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-01-29 10:23:44
Je sens qu'il devient urgent de pondre un texte sur "le bien fondé de la critique comme acte Politique majeur" (ben oui, rien que ça :-).) 
 
Voui, Franswa, je te suis (comme ton ombre, fais gaffe ;-)
 99 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-01-29 10:25:27
Question con du matin : y-a-t-il un missile engagé pour la journée ?
 100 Ecrit par F.W. Jonas, le 2008-01-29 10:34:11
(pardon pour l'aparte - oui, un texte de Garrincha normalement, mais j'attends un ou deux éléments pour lancer l'assaut.)


 
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