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Lunar Park - Bret Easton Ellis Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Dahlia   
09-03-2008

lunar parkPendant très longtemps, je suis passée à côté de Bret Easton Ellis bien que tout le monde ait l’air de trouver ça génial. Justement parce que tout le monde avait l’air de trouver ça génial. Par pur esprit de contradiction, je refusais tout bonnement de lire ses livres. Une vraie petite conne accrochée à ses principes comme une moule à son rocher. On ne lutte pas contre le destin, il fallait bien que Bret finisse par venir à moi. [Notez, c’est bien Bret qui est venu à moi] Ca a commencé bien sûr avec American Psycho il y a quelques semaines. Et puis Moins que zéro. Avec moins de plaisir, mais prenant tout de même. J’aurai pu enchaîner sur Glamorama, mais le vendeur de Gibert m’a soudoyé avec Lunar park en affirmant que j’avais lu les deux romans essentiels d’Ellis pour me permettre de lire celui-ci avant de passer au reste.

Lunar park commence en autobiographie distanciée où Bret Easton Ellis revient sur ses études, ses débuts littéraires et la carrière qui en a découlé, et tous les excès de sexe, de drogues et d’argent qu’il a vécu. Difficile d’imaginer que ce type qui occupe une telle place dans la littérature contemporaine, a connu une gloire immense et toujours ascendante dès son premier roman, puisse parler de lui avec un tel recul tout en continuant à dire « je ». On loue souvent et à raison l’humour d’Ellis, il en use avec une finesse qui laisse bouche bée dans ces fameuses premières pages. La complicité qu’il engage avec son lecteur laisse à penser qu’il est sans doute le premier à respecter à ce point le pacte autobiographique. Non seulement c’est brillantissime, mais à aucun on n’a l’impression qu’il se fout de notre gueule, qu’il exagère ou minimise quoi que ce soit dans ce qui lui est arrivé. L’autobiographie donc pendant une cinquantaine de pages où Bret laisse entrevoir sur un ton très passe-moi-le-sel des blessures d’enfance et d’adolescence assez violentes par rapport à son père, dont on comprend à demi-mots qu’il a inspiré le personnage de Patrick Bateman. Il y a de quoi avoir peur. Bret raconte aussi une vie sentimentale assez désastreuse, il couche avec des filles, des garçons, a un fils avec l’actrice Jayne Dennis qu’il désavoue pendant de longues années. C’est quand Jayne lui tend à nouveau la main plus de dix ans après leur liaison que le livre démarre pour de bon. 


Bret l’écrivain mondain, Bret l’accro aux drogues, au sexe et l’alcool se retrouve parachuté dans un beau pavillon de la banlieue new-yorkaise. Avec le chien, la bonne à tout faire et la grosse berline. Son fils Robby qui va sur ses douze ans l’appelle obstinément Bret. Ce qui n’est pas le cas de Sarah, la gamine de six ans que Jayne a eu lors d’un second mariage. Une vie plus ou moins réglée, ponctuée de cours de creative writing donnés dans la fac la plus proche, de tentatives de bosser sur son manuscrit (l’histoire d’un obsédé sexuel qui ferait passer Casanova pour un chaste communiant) et de repas en famille ou avec les voisins. Rangé, Bret ? Pas vraiment, il a une liaison avec une de ses étudiantes, il boit plus de raison et contacte son dealer en douce pour quelques lignes de coke. Jusqu’au jour où débarque dans son bureau de la fac le jeune Clayton « comme celui de votre roman Moins que zéro, monsieur Ellis », étudiant qui l’intrigue.

Et là le roman bascule doucement, très doucement. « Cet homme ne le sait pas encore, mais il vient de pénétrer dans la quatrième dimension » pourrait-on entendre murmurer. A noter que le titre original de La quatrième dimension est en fait The twilight zone ce qui signifie en gros « la zone crépusculaire ». Bret entre carrément dans la zone crépusculaire. La maison où il vit devient un environnement hostile : la peluche préférée de Sarah un oiseau de proie rouge et noir s’anime d’une vie propre et griffe meubles et murs, il reçoit des mails d’une banque dont il n’a jamais été client tous les jours à 2h40 du matin, et il aperçoit Aimee Light – l’étudiante avec qui il entretient une liaison dans la voiture de Clayton, une mercedes de couleur crème qui s’obstine à apparaître et disparaître comme un fantôme.

A chaque fois que j’ai rouvert Lunar park pour avancer dans ma lecture, j’avais des frémissements d’excitation mais aussi d’angoisse. Je ne parle pas d’angoisse calculée comme quand on prend n’importe quel roman fantastique ou d’horreur et qu’on va jouer à se faire peur. Je parle d’une vraie angoisse, une peur blanche, viscérale. Ca ne tient pas au fait de savoir si ce que raconte Bret Easton Ellis sur sa vie avec sa femme, son fils et sa belle-fille est avéré, mais plutôt de la panique rampante qu’il retranscrit lui qui se retrouve soudain confronté à la pire des choses pour un créateur : être poursuivi par l’incarnation monstrueuse de son œuvre. Car dans Lunar park, Patrick Bateman, l’ignoble Patrick Bateman d’American psycho est vivant. Tout ce que Bret a imaginé se matérialise. Et par un curieux effet de miroir, le fantôme de son père Robert Ellis rôde dans les parages. Le tour de force de Bret Easton Ellis est de faire de Lunar park un roman total sur les névroses de l’écriture et de la création littéraire, violent, effrayant mais également une confession particulièrement touchante sur les relations père-fils, lui qui reproduit avec Robby ce qu’il a tellement reproché à son père… Robert. Une écriture du désespoir, de la douleur, de la peur, qui pourtant ne masque jamais la personnalité pince-sans-rire de Bret Easton Ellis. Le lecteur qui referme Lunar park peut à juste titre considérer qu’il tient entre les mains un grand roman vrai et sincère. Comme quoi, il faut laisser bien laisser Bret Easton Ellis venir à soi…

Lunar park, Bret Easton ellis, Editions Robert Laffont, 2005, 378 pages.


  Commentaires (57)
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 1 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-03-09 15:50:32
J'aime beaucoup BEE, mais je n'ai toujours pas lu LUNAR PARK... il va falloir que je m'y mette... en tout cas, je suis content qu'il soit venu à toi :-)
 2 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-03-09 16:45:26
Les 120 meilleures pages que j'ai pu lire en 2006. Dommage qu'Ellis ait laissé le Stephen King en lui écrire les 200 suivantes. 
Cela dit, je note que tu as de la chance : tu n'as tjs pas lu Les lois de l'attraction - le meilleur d'American Psycho y est déjà.
 3 Ecrit par garrincha, le 2008-03-10 10:30:14
Les lois de l'attraction, clairement au dessus des autres, effectivement ... 
 
Moi, Lunar Park, j'ai trouvé ça d'une complaisance dingue. Je préfère de loin les premiers, donc.
 4 Ecrit par yannick b, le 2008-03-10 10:44:01
on peut aimer Ellis et King ( bon, pas tout King, loin de là ), c'est pas incompatible. Et puisqu'on est dans le registre des préférences ellisienes, j'avoue un faible pour "Zombies", na. "American psycho" a ses grands moments, et des passages bien chiants aussi ( rattrapés par les digressions de Bateman sur ses musiciens préférés - à pisser de rire ).
 5 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 10:56:19
N'ai pas lu Lunar Park. 
Ai pas trouvé que les Lois de l'Attraction marquaient une réelle différence avec les autres, mais peux me tromper. 
En tout cas, l'adaptation cinéma des Lois est sans doute une des plus majestueuses catastrophes de ces dernières années (quoique ça commence à dater, cette merde). Dawson dans le rôle de "pour avoir l'air méchant, il faut baisser la tête de 45% et regarder fixement, par en bas", c'était d'un comique consommé (et lourd au ventre, à force.) 
 
(fais la grève du "je". Allez comprendre. Ca fait du bien, cela dit.)
 6 Ecrit par garrincha, le 2008-03-10 10:58:13
Ah, ben justement, l'adaptation ciné des "lois" me parait bien plus réussie que la chiure cinématographique qu'est American Psycho ... 
 
de toutes façons, t'as tort, t'as même plus de "je". 
 
Je suis curieux, Yannick, t'aimes quoi dans King ?
 7 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-03-10 11:04:16
J'crois bien n'avoir lu que Glamorama (et n'en avoir gardé en mémoire qu'une scène de cul plutôt bien écrite...ah non, et la couv :-))
 8 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 11:09:47
Euh... American Psycho, le film, ai même pas tenté. Donc rien à dire. Saug que Les Lois, c'était une bonne grosse daube. Mais peux pas faire la comparaison, évidemment. Mais enfin, pas très chaud pour un concours de catastrophes - te fais confiance.
 9 Ecrit par yannick b, le 2008-03-10 11:23:18
je ne suis pas un spécialiste de King, que j'ai lu il y a longtemps ( à une époque où je ne dévorais que de la SF et du fantastique, sans développer aucun sens critique ). Donc, essentiellement ses nouvelles, j'ai un excellent souvenir de son recueil " Danse macabre ". Te voilà bien avancé...
 10 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-03-10 12:14:06
Pas vu "American Psycho" (probabilité de grosse daube trop forte). 
J'avais vu le medley Lois de l'attraction / Dawson - assez rigolo au 2e degré, oui. 
Le début à l'envers était plutôt bien vu, ensuite... Quand on a lu le livre, voir des chambres d'étudiants bien rangées et des couloirs tout propres au milieu de la nuit, ça fait juste rire. 
 
(PS pour Franck - ne t'arrête pas à Glamorama ! remarque, ça fera peut-être un film correct vu la pauvreté du livre)
 11 Ecrit par garrincha, le 2008-03-10 12:28:40
Ah ben je recommande vivement le cycle de la tour sombre, de King. Une sorte de western fantastique assez bizarre, dont le personnage central s'appelle tout simplement "Roland le Pistolero" ... C'est quasi le seul truc de King que je trouve vraiment bon.
 12 Ecrit par Dahlia website, le 2008-03-10 12:46:00
La comparaison avec King me semble un peu trop facile, c'est pour ça que j'ai parlé de La quatrième dimension, ce qui me semble plus approprié. 
 
Contrairement à vous, j'ai beaucoup aimé Les lois de l'attraction, ne serait-ce que pour ce que ça représente en termes de défis purement filmique et cinématographique. 
 
Le film American Psycho est en effet atroce et rend à peine l'atmosphère du roman. Mais Christian Bale est miam miam ahum.
 13 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-03-10 13:08:51
Quelqu'un a t'il vu l'adaptation de "Less Than Zero" ? 
Paraît que c'est pas terrible.
 14 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-03-10 13:15:38
Comme toi, j'ai été enthousiasmé par la 1ère partie du livre puis par cette façon de perdre pied, de s'éloigner franchement d'une réalité pour taquiner les ombres... Une franche réussite. 
 
Pour un peu de pub, j'en disais ça : http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/lunar-park-de-bret-easton-ellis.html
 15 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 13:17:54
Ah tiens ? 
Ai entendu dire quelque chose de similaire à propos de Miami Vice (le film), de la part de quelqu'un de pourtant assez compétent en cinoche. 
Pourtant dieu sait que me suis presque pissé dessus de rire en visionnant cette pauvre chose. 
Dois être une tâche pour capter les défis filmiques, donc. Parce que là aussi, hein - question rire, ai été servi par Les Lois.
 16 Ecrit par yannick b, le 2008-03-10 14:05:01
je crois me souvenir qu'Ellis a revendiqué la filiation directe avec King, qu'il avait souhaité jouer sur ce terrain-là. 
Franswa, on sera d'accord sur l'absence de fond et d'âme dans "Miami Vice" ( le film ), mais, pardon, visuellement ( plastiquement ) et scéniquement ( mise en, et cadrage ), c'est du tout bon, le mec Mann sait faire du cinoche ( des images donc, et parfois on se fout un peu du reste; je reste assez primitif de ce côté là.)
 17 Ecrit par KMS, le 2008-03-10 14:22:23
La première moitié (un peu plus même) de Lunar Park m'a laissée sur le cul tout en me disant que celui qui découvrait BEE avec Lunar risquait de ne rien comprendre. Et puis j'ai l'impression qu'il a perdu le fil pour la fin (le dernier tiers on va dire), qu'il ne savait plus où aller. Ca doit être pour cela qu'on dit souvent qu'il commencer à écrire un livre par la fin. 
 
Et puis normalement cela devrait donner envie de lire Bright lights big city de Jay McInnerney ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi (enfin je trouve).
 18 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 14:32:52
C'est ce qu'on m'avait dit sur ce film. 
Ne suis donc décidément pas sensible à l'image cinématographique, c'est désormais une chose avérée.  
M'en remets à l'avis de ceux qui savent apprécier, donc (mais me dispense de visionner dix fois les trucs quand même, because ça me parle pas - mais alors pas du tout. L'hilarité ne tarde pas à poindre face à la nullité scénaristique, aux clichés à la pelle et au jeu d'acteurs misérable.))
 19 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 14:36:15
(et mets au défi quiconque de me rétorquer que Colin Farrell, l'homme au charisme de margarine, ou Dawson, aussi crédible qu'une courgette dans un drame psychologique, sont de bons acteurs, en l'occurrence.)
 20 Ecrit par half a christophe, le 2008-03-10 14:39:36
Poil à ma protubérance.
 21 Ecrit par yannick b, le 2008-03-10 14:40:31
défi relevé. A défaut de courgettes, j'ai vu dans un film ( des gens avaient mis de l'argent dans cette production, comme quoi des dingues sont bien en liberté ), "L'attaque des tomates géantes " ( le titre dit l'essentiel ), et les tomates étaient très bien. Il parait même qu'il y a eu une suite dans laquelle s'illustre le jeune George Clooney ( qui a donc fait n'importe quoi, lui aussi, pour exister en tant qu'acteur ).
 22 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-10 14:47:53
Demi-Christ, exactement. 
 
Yannick, tu m'as eu sur ce coup. Mais je crois que Clooney a joué dans l'attaque de la Mousaka géante - qui, en terme de titre, absurde est à mon humble avis totalement indépassable.  
... 
Ah non, Clooney, il a joué dans "le retour des tomates tueuses", en 1988. Et la série s'appelle bien "Attaque des Tomates tueuses", pas "géantes". 
C'est la moussaka qui est géante. Les tomates, elles, tuent.
 23 Ecrit par F.W. Jonas, le 2008-03-10 14:49:15
Là : 
 24 Ecrit par Mr Natural, le 2008-03-10 14:52:36
et sinon la famille, les gosses tout cela ?
 25 Ecrit par F.W. Jonas, le 2008-03-10 14:54:47
Et hop : 
 
 26 Mr Natural
Ecrit par F.W. Jonas, le 2008-03-10 15:03:51
Boarf, Natural, ils sont plus grands que le jardin du voisin mais plus petits que le chapeau de ma tante. 
(et je rappelle au passage qu'en joual, "gosses" signifie "testicules" - une bien belle métonymie, en somme.)
 27 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-03-10 15:47:48
De quels défis cinématographiques parles-tu, Dahlia ?  
(sans parler des défis filmiques ;-)) 
Quand j'ai lu "Les lois de l'attraction", je me souviens avoir pensé que c'était là le type même de livre inadaptable. la prouesse d'Ellis est de nous faire suivre jusqu'au bout (et j'en aurais bien repris) un personnage sans aucune consistance. Exactement ce qu'un scénario de cinéma ne peut pas montrer. 
Puis j'ai vu le film, et dans mon souvenir il n'était pas si raté qu'il aurait pu l'être. Pas réussi pour autant, non ? 
 
(Sinon, Yannick a raison, Ellis revendique la lui-même la filiation King. Ce qui me fait très peur pour ses travaux de scénariste en cours)
 28 Ecrit par Mr Natural, le 2008-03-10 16:52:40
c'est bien pour cette raison joualienne que j'aime bcp jouer sur ce double sens, comme tant d'autre, mais le petit peuple, tjs mesquin et acculturé en diable, ne se rend pas compte de mon inestimable valeur. 
 
snirf.
 29 Ecrit par Mr Natural, le 2008-03-10 16:53:36
peut-être aurons-nous la chance d'une rime en snirf ?
 30 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-10 17:17:09
Comme les chars Tigres, qui, je le répète, se prenaient par le cul au bazooka (cf. "De l'or pour les braves") je dégomme les robots en tirant droit dans leur calecirfs.
 31 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-10 17:25:17
[Pause terminée - bip - retour au turbin - bip - youpi - bip.] 8)
 32 Ecrit par sève, le 2008-03-10 18:16:57
J'ai un souvenir lointain mais marquant d'avoir lu " différentes saisons" de King, un receuil de nouvelles drôlement bien ficelé, terrorisant sans faire appel au fantastique.
 33 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-10 21:39:51
Ben moi aussi, j'aime bien Stephen King, j'ai lu pas mal de trucs bien, dont "Misery", par exemple. 
Et sinon, parfaitement d'accord avec Yannick sur le talent de Michaël Mann, cinéaste que j'adore (malgré le peu de fond de "Miami Vice", on est là aussi d'accord).
 34 Ecrit par garrincha, le 2008-03-11 11:09:11
Le film avec un chauffeur de taxi pris en otage par un tueur joué par Tom Cruise, c'est Mann aussi non ? C'est là encore assez affligeant en termes de fond, mais il y a des travelling sur LA la nuit de folie (avec Groove Armada en bande son)
 35 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-11 11:17:05
Collatéral, oui. Un fond effectivement plus que léger (même si à côté de Miami Vice, c'est d'une densité scénaristique époustouflante, hein).  
Mais de jolies images. Mann doit être un type d'images ciné. D'où mon rejet de greffe, en l'espèce.
 36 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 11:44:32
Ah, j'ai adoré "Collateral". Le seul film où j'ai un tant soit peu apprécié Cruise (que pourtant j'exècre). Mais il parle peu, dedans, faut dire.
 37 Ecrit par garrincha, le 2008-03-11 11:57:10
Dans Magnolia, il est incroyable le Cruise. Peut-être parce qu'il y joue une sorte de gourou flippant.
 38 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 12:01:53
Note, il a de bonnes sources, avec ses potes scientos...
 39 Ecrit par Grosse Fatigue, le 2008-03-11 13:01:52
- Lunar Park est mon préféré d'Ellis. 
- Notamment parce que je pense que c'est celui qui se kitscherisera le moins vite. 
- J'ai trouvé que Zombies était une bouse inachevée. 
- American Psycho comporte une scène à peu près aussi dure que la nouvelle Guts de Palahniuk. Respect. 
- Bret Easton Ellis jongle entre dénonciation et complaisance de ce qu'il décrit. Les adaptations de ses romans n'arrivent pas à retrouver cette finesse et sont donc tous mauvais. 
- Dawson est de toute façon un mauvais acteur. 
- Colin Farrell auss. 
- Ces gens ont été dessinés sous illustrator, c'est pour ça. 
- J'ai rien contre Stephen King, je crois que Shining est le premier livre "d'adulte" que j'ai lu. 
- Ceci dit, on s'en tape. 
- Dans l'Attaque des tomates tueuses il y a de très bonnes scènes avec des gens qui tirent au fusil à pompe sur des tomates cerises de 30 cm de diamètre, et apparemment assoiffées de sang. 
- George Clooney est excellent dans Le Retour des tomates tueuses. Toute sa carrière est comprise dans ce film. Même les trucs d'avocat foireux. 
- L'Attaque de la Moussaka géante est un must-have. Pour ne plus jamais regarder le surgelé de la même manière. Et pour apprendre que les astrophysiciens grecs sont 1) gay et 2) habillés en satin rose. Ceci étant probablement lié à cela. 
- Enfin pour parfaire tout ça, je vous conseille L'Attaque des cerveaux mutants. 
- La dialectique peut casser des briques. 
- Georges est un fasciste de merde. 
- Franswa, croisons-nous au salon de l'intelligence et du bon goût..
 40 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-11 13:08:42
Ah ah ah (ah ah ah (ah ah )). 
Céscar d'honneur pour Grosse Fatigue. Un résumé exhaustif, structuré et ramassé de deux siècles de culture et de critique de la culture. 
Sinon, je veux bien qu'on se croise dans un déluge de classe et de bon goût, mais le Salon de l'Agriculture c'est dans presque une année entière maintenant. C'est ballot quand même. 
 
Ou alors on joue la carte murge et grands prédateurs jeudi soir (hin hin hin).
 41 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-11 13:10:17
J'aurai un pantalon et des chaussures. 
Et si tu n'as pas de prédilection particulière pour le "regarder vers le bas pendant des heures", tu pourras me reconnaître instantanément au verre de rouge vide que je tiendrai à la main.
 42 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 13:11:16
:grin  
Grosse Fatigue, je te paye moi aussi un verre quand tu voudras.
 43 Ecrit par Dahlia website, le 2008-03-11 13:15:01
Et moi ça me fait drôlement plaisir d'avoir un commentaire de Grosse Fatigue sur mon article parce qu'habituellement, je ne le croise que chez Mad'moiselle Wrath 8)
 44 Ecrit par Grosse Fatigue, le 2008-03-11 14:52:25
Dahlia, Sophie, Franswa, on va tous se payer des verres, c'est décidé ! 
Pour me trouver jeudi soir, suivez le saucisson...
 45 Ecrit par 2nd Flore website, le 2008-03-11 14:59:38
L'an dernier, il y avait un fameux saucisson chez Hugo & Cie... Il y en aurait d'autres ?  
 
(Dahlia, tu continues donc à wrather ? faudra que tu nous racontes ;-)
 46 Ecrit par Grosse Fatigue, le 2008-03-11 15:07:58
Poster chez Wrath, c'est un peu comme tagger un arbre qui va tomber, ignoré, dans une forêt canadienne. Mais bon. 
 
2nd Flore : Apparemment oui, il y a un nouveau challenger dans le World Salon du Livre Saucisson Contest...
 47 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-03-11 15:19:32
Un autre challenger... La Musardine, peut-être ? Sinon, il y a un mot de passe? (suggestion : "Tiens! Du saucisson. Je me sens fatigué, tout d'un coup") 
 
(Joli, l'arbre canadien. Sauf que le sirop d'érable est un peu acide (et écoeurant à la longue). Et qu'en haut de l'arbre, en attendant de tomber, il y a un pic-vert qui chie sur les promeneurs.)
 48 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-11 15:26:39
(moi, à part une ou deux expéditions punitives et hasardeuses il y a quelques mois (dont je ne suis pas plus fier que ça, mais qui m'ont fait du bien quand même, et puis rigoler aussi - comme un âne, même), je ne peins plus grand chose sur ces troncs pourris là.) 
 
(du sauciflard ? avec ou sans vin rouge, ça passe sans problème.)
 49 Ecrit par Grosse Fatigue, le 2008-03-11 15:42:07
2nd Flore : Bien vu, la Musardine, mais non. 
Indice : Suis la voie humide jusqu'à Trouville (je suis pas très fier de moi sur ce coup..) 
 
Franswa : Le vin est prévu. Rouge ou blanc, je sais plus. Pastis aussi. Et un aimable rubicond en tablier pour servir le tout.
 50 Ecrit par 2nd Flore, le 2008-03-11 15:45:06
Tu Mandyra tant... 
(M. de Tourville sera là aussi ?)
 51 Ecrit par Grosse Fatigue, le 2008-03-11 15:52:47
J'espère bien qu'il sera là ! Même si avec lui on n'est jamais sûr de rien. Il est de ceux que la foudre frappe, que les extraterrestres enlèvent, que l'esprit saint éclaire, tout ça...
 52 Ecrit par Franswa P., le 2008-03-11 15:53:47
Collusion, moi j'dis. Collusion. 
Gare à ton rubicond, c'la dit.
 53 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 15:59:05
Faut toujours passer le rubicond pour atteindre l'ivresse de l'immortalité, c'est connu.
 54 Ecrit par F.W. Jonas, le 2008-03-11 16:08:36
On mélange tout, Sophiek :  
- dieu, c'est l'autre papier.  
- Ici, c'est Tourville et saucisson. 
 
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que je relève une confusion dans ton esprit, voire une démarche volontariste d'insérer de la confusion dans les notres.  
Alors à moins que tu ne disposes d'une preuve tangible de ta déicité (genre des stigmates purulents, ou alors un saumon de Lourdes qui chante "Love me tender"), je te remercierai de ne point jouer à brouiller les pistes.
 55 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 16:10:11
Peuh. 
Je fais c'que je veux.  
Et ici, je parlais pas de Dieu, mais d'immortalité, c'est pas pareil.  
(Et j'ai une boule à neige avec le pape dedans, je peux le prouver, même que je la secoue souvent pour qu'il soit enrhumé, ça aussi je peux le prouver.)
 56 Ecrit par Sophie K., le 2008-03-11 16:11:27
(Et ça ne marche pas, c'est prouvé.)
 57 Ecrit par granit, le 2008-04-17 11:03:29
Le jour ou j'ai terminé lunar park (hier), j'ai appris que jayne dennis n'existait pas. Et je lui en ai voulu quand même.

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