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Aux journalistes qui s'excitent sur une poignée de groupes anglais et ricains tout frais (Foals, Vampire Weekend, Yeasayer - je plaide coupable , je n'ai écouté qu'un morceau des Foals, "Mathletics", et mon cœur n'a pas fait BOUM) qui découvriraient les joies de la musique noire (vraiment noire, africaine, quoi, pour ne pas dire nègre car ça pourrait être mal interprété), et, plus précisément du hi-life, qui aurait été dans les années 20 le premier métissage entre l'Occident et l'Afrique ( après tout, j'en sais rien, je suis pas musicologue ), je leur conseillerais de jeter une oreille sur "Kulanjan", un album réalisé en 1999 qui unit les talents de Toumani Diabate et de Taj Mahal. Je ne vais pas vous faire l'article sur ces deux maîtres exceptionnels (les maîtres se doivent de l'être), mais sur ce disque vous trouverez la symbiose parfaite de la musique des chasseurs et des griots du Mali (qui sont deux traditions complètement différentes) avec le blues (qui peut se chanter en français cajun comme le prouve Taj Mahal dans "Fanta Sako", un hommage à la femme de Toumani Diabate). "Queen Be" est ce qu'on appelle un classique, un blues pas triste, joyeux, amoureux, qui se marie bien avec les images colorées du dernier film de Wes Anderson, "The Darjeeling Limited".
A ceux qui ne seraient pas convaincus de la richesse, de l'originalité, de la créativité, et de la puissance de la musique africaine, à ceux-là je conseillerais la vision du DVD "Jupiter's Dance". Tintin au Congo est loin, on suit le guide Jupiter Bokondji, musicien et fédérateur de la scène musicale de Kinshasa et on se prend en pleine tête des sons et des êtres dont on ignorait tout. Ainsi Roger Landu, gosse des rues, qui a inventé son instrument, le satongué (un fil de fer tendu sur un bout de bois rattaché à une boîte de conserve), et qui en tire des merveilles. Roger qu'on retrouve, un peu plus âgé, avec le Staff Banda Bilili, grande formation regroupant des handicapés et des gosses des rues,. Je suis sûr que James Brown aurait été fier de leur "Sex Machine".
Après ces leçons, c'est plus difficile de revenir au rock'n'roll, à moins de tomber sur le "surreal folk blues trash" que promet le label suisse Voodoo Rythm Records, emmené par le Reverend Beat-Man. Une mine d'or que je commence à peine à explorer. Deux noms avaient attiré mon attention (qui ne diront pas grand-chose, voire rien, à la plupart d'entre vous): DM Bob (avec ses Deficits, il faisait une musique plus primitive que celle des premiers White Tripes), et surtout Alain C. (ou K. puisqu'il est d'origine arménienne). Dans les 90's, Alain s'agitait au chant et à la guitare avec les Maniacs, et sur scène ils cassaient la baraque, un "Live at Budokan" (enregistré à Genève, j'y étais) est là pour le prouver de toute éternité (sur disque, c'était bien aussi, d'autant plus qu'ils étaient sur Stop It Baby Rds, le label fondé par mon poteau DD). Puis j'avais perdu sa trace, que je suis très, très heureux d'avoir retrouvée alors qu'il devrait bientôt mener les Dead Brothers Sweet String Quartet après avoir fondé les drôles de Dead Brothers, capables de transfigurer "Human Fly" des Cramps, comme "Plaisir d'amour" ou "La paloma"(en allemand), mais leurs originaux valent aussi leur pesant de raclette (déjantée, je dirais, si l'adjectif n'était pas si galvaudé et impropre à la consommation immédiate).
Je ne sais pas (encore) grand-chose sur Possessed by Paul James. Mais de ce que j'ai entendu et vu, je n'en resterai pas là...
Queen Be - Taj Mahal/Toumani Diabate The Satongue - Roger Landu Sex Machine - Staff Benda Bilili Trust In Me - The Dead Brothers Men, Men Men - Possessed by Paul James
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Rhô, me dis pas que t'aimes pas Nick Cave...
Rhô, me dis pas que t'aimes pas Nick Cave....
Nick Cave...
(De Nick Charles à Nick Cave, je me demand...
Bon, j'ai pas d'idée de post, en ce moment...