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Interview de Fabrice du Welz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Dahlia   
14-04-2008
« Les quêtes existentielles et jusqu’au-boutistes […] trouvent un écho particulier chez moi et orientent le cinéma que je creuse. »

Il y a le souvenir d’un choc. L’impression de se faire serrer les tripes à mains nues. Et puis un flot d’émotions viscérales, presque animales, une incapacité à détourner les yeux de l’écran, un chemin de croix, en somme un Calvaire. C’est avec ce film que Fabrice du Welz s’est fait connaître du grand public, après Quand on est amoureux c’est merveilleux. Un court-métrage grinçant où une femme s’offrait les services d’un strip-teaser et qui dépitée de le voir refuser ses fantasmes sexuels, le tuait et gardait le cadavre. Calvaire fut quant à lui souvent qualifié de survival qui balayait tout ce qui avait pu être fait précédemment sur le sujet, notamment l’indétrônable Délivrance de John Boorman. Difficile d’oublier le personnage de Marc Stevens incarné sous les traits de Laurent Lucas, se perdant sur les routes des Ardennes Belges avec sa camionnette d’artiste-chanteur de maison de retraite et qui vit l’enfer sur terre quand il doit faire une halte chez l’aubergiste Bartel, joué par Jackie Berroyer. Cela faisait donc trois ans qu’on attendait le nouveau film de Fabrice du Welz. Avec Vinyan il semble vouloir aller de nouveau au bout des émotions les plus vertigineuses de l’âme humaine en prenant le prisme du symbole universel de la douleur la plus extrême, la perte d’un enfant. Il a emmené Emmanuelle Béart et Rufus Sewell au cœur de la jungle thailandaise pour raconter cette histoire dans un long-métrage déjà qualifié de « film mental, histoire de fantômes et trip halluciné ». En suivant ce couple qui veut faire le deuil de leur enfant disparu durant le tsunami de 2004, Fabrice du Welz continue à explorer ses obsessions tournées vers la part animale de l’humain et la douleur viscérale du manque. Un artiste aussi discret qu’hyper-sensible.

Peu de gens le savent mais avant Calvaire, vous avez réalisé le court-métrage Quand on est amoureux c'est merveilleux où apparaissait déjà Jackie Berroyer et où le manque d'amour et la misère affective et sexuelle suintaient littéralement. Le sujet vous semblait-il trop vaste pour le cantonner au court et pour que vous l'ayez ensuite amplifié dans Calvaire ?

Je ne me suis pas posé la question comme ça. Après mon court-métrage, je me sentais prêt pour l’aventure du long. J’ai commencé l’écriture de Calvaire naturellement, avec le désir puissant d’aller au bout. Certains thèmes reviennent, parfois inconsciemment. Mon désir avec Calvaire était de faire un survival, d’inscrire mon histoire dans un contexte européen et de le transcender de manière poétique. Je voulais réaliser un survival surréaliste peuplé de personnages en quête désespérée d’amour…

Vous avouez volontiers être marqué par ce que vous appelez les artistes de la Haute Solitude qu'expriment le peintre Edward Hopper ou plus étrangement Tobe Hooper avec Massacre à la tronçonneuse. Qu'est-ce qui vous attire et vous touche à ce point dans cet aspect de la nature humaine?

Le concept de la haute solitude est profondément cinématographique, le cinéma américain des années 70 a vu naître beaucoup de grands personnages seuls ; je pense ici aux films de John Schlesinger, William Friedkin, Al Hashby, Scorsese ou encore Francis Ford Coppola avec  Conversation secrète, etc. Tous ces films m’ont profondément marqué et les quêtes existentielles et jusqu’au-boutistes de ces personnages trouvent un écho particulier chez moi et orientent le cinéma que je creuse.
 
Hopper
New York movie – Edward Hopper
 
Si l'on regarde avec un peu de recul, Calvaire a été plutôt bien accueilli par le public et la critique alors que sur le même type de film, Gaspar Noé par exemple se casse souvent les dents. C'est d'autant plus ironique que vous avez fait appel aux mêmes acteurs que lui [NDLR :Philippe Nahon et Jo Priesta]! Comment ressentez-vous le fait que le votre ait exercé un pouvoir de fascination et d'assentiment aussi immédia t ?

Je ne pense pas que Gaspar Noé se casse les dents. Gaspar est un grand cinéaste moderne. J’ai beaucoup de respect pour son travail et sa ligne de conduite. Par rapport à l’accueil de  Calvaire, tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un film viscéral, il est donc normal qu’il provoque soit le rejet, soit l’enthousiasme. Mais très honnêtement, Calvaire est aujourd’hui loin derrière moi. Le simple fait de l’évoquer m’est pénible. Désolé.


Plus le temps passe, plus le cinéma belge se démarque par une audace qui semble faire défaut au cinéma français. Ca me rappelle - sans doute parce que c'est très proche géographiquement de vous - une interview du photographe hollandais Erwin Olaf qui affirmait que les hollandais étaient par essence des gens qui osaient énormément et adoraient en mettre plein la gueule artistiquement parlant. Selon vous, à quoi est due la sensibilité belge par rapport à cette fameuse audace?

Je n’ai aucune certitude par rapport à l’audace des Belges, des Hollandais et au conservatisme des Français. Je ne crois qu’aux individualités et aux personnalités. Certes, de mon point de vue, le cinéma français propose majoritairement des films bavards, pénibles, affreux formellement et très souvent complaisants, mais il reste des exceptions et seule l’exception m’intéresse, qu’elle soit coréenne, congolaise, française, belge ou encore hollandaise…

Vous terminez actuellement Vinyan qui se déroule en Thailande juste après le Tsunami de décembre 2004 et où Rufus Sewell et Emmanuelle Béart tentent de faire le deuil de leur enfant disparu lors de la catastrophe dans un voyage qui va sombrer dans un vrai cauchemar. Après la sauvagerie glaciale des Ardennes Belges, qu'est-ce qui vous a poussé à aller raconter une histoire - qui, on le subodore va être un vrai chemin de croix pour les personnages - dans la moiteur de la jungle thaïlandaise et dans un contexte aussi marqué?

L’aventure bébé, l’aventure. Aujourd’hui, j’ai le désir de réaliser des films à l’autre bout du monde, de vivre intensément des aventures humaines exceptionnelles et d’expérimenter librement. J’ai eu cette chance avec Vinyan.

La sortie de Vinyan est annoncée pour le 20 août 2008, je suppose que vous avez achevé le montage et la post-production. Comment se passe ce dernier moment de flottement avant le grand saut face au public? Par ailleurs, est-ce l'impact de Calvaire qui vous a permis de faire un film aussi ambitieux (dans le sens ampleur du projet sur le plan technique, gros budget et acteurs internationaux) ?

Calvaire n’a pas été un succès en salles. Loin de là. Pourtant, le film est connu des professionnels et a une réputation. Je suppose que c’est ce qui m’a permis de faire Vinyan. Mais plus encore, ce qui m’a permis de faire Vinyan c’est la détermination de mon producteur Michaël Gentile de lancer la production alors que le financement du film était encore très fragile. Aujourd’hui, je termine le film. Une date de sortie est prévue, mais tout peut encore changer.

tournage 1

tournage 2

 Photos de tournage de Vynian par Marcel Hartmann

Bien que ça ne soit pas d'une immédiate actualité, je ne peux m'empêcher de vous demander si le projet d'adaptation de la série télévisée L'île aux Trente Cercueils (tirée d'un roman de Maurice Leblanc) va effectivement voir le jour comme vous l'annonciez en 2005. Travaillez-vous déjà dessus?

Je travaille toujours sur une adaptation de  L’île aux Trente Cercueils et il est très probable que ce soit mon prochain film.

« Le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison »  Cette phrase de l'écrivain Chesterton peut-elle être une clé pour appréhender vos films?

Je citerai plutôt Hunter S. Thompson [NDLR : auteur entre autres de Las Vegas parano] : « Celui qui devient une bête se libère de la douleur d’être un homme ».

(Propos recueillis par mail en avril 2008)

Pour suivre l’avancée de Vinyan jusqu’à la sortie en salles, rendez-vous sur le blog de Fabrice du Welz.

L’intégralité des photos du making-of de Vinyan par le photographe Marcel Hartmann sont disponibles ici.

Et bien sûr, Calvaire est toujours disponible à la vente chez tous vos revendeurs préférés.

Commentaires
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sophiek   |2008-04-14 10:17:49
avatar Intéressant, le concept de "haute solitude" (c'est une chose sur laquelle je travaille beaucoup, finalement). Intéressant aussi de voir enfin quelqu'un s'inspirer du Tsunami.
Les photos du tournage sont très belles, déjà.
N'ayant pas vu "Calvaire", je ne connaissais pas bien ce cinéaste, donc merci, Dahlia.
nicolas   |2008-04-14 11:35:51
merci Dahlia, interesting
Dahlia     |2008-04-14 13:13:50
Avec plaisir ^^

La base de données nous fait encore une farce en ajoutant "%20" à la fin des liens donc les revoici, version corrigée:

Le blog de Fabrice du Welz et les photos du making-of
Dahlia     |2008-04-14 13:48:35
(et roooh me suis trompée vers la fin c'est bien Vinyan avec le "i" avant le "y"...) igh
Franswa P.   |2008-04-14 13:54:55
Yops. Je corrige tout ça (ça va, y a plus méchant comme bugs).
Sinon, Calvaire m'était tombé dans les yeux (pas des yeux, je précise) un jour par hasard, et mon dieu que j'ai aimé ce film.
C'est une bonne chose, que ce type soit viendu parler ici.
Ramon     |2008-04-14 15:38:26
La haute solitude fait voir les choses de très haut, mais aussi de très loin...
Ainsi l'Autre est quasiment invisible à cœur nu.
ZaX   |2008-04-14 19:13:52
Et je trépigne déjà de voir ce vivyan qui risque encore une fois de nous retourner...

Merci à Dahlia pour cette belle interview
Thom     |2008-04-14 20:09:58
C'est très intéressant, cet interview.

Il n'y a que trois films où je me rappelle avoir vu des gens quitter la salle avant la fin : "Funny Games", "Irréversible"...et bien sûr "Calvaire". Or pour moi ces trois films sont réunis par une seule chose : leur violence est hyper crue, hyper réaliste, presque terre à terre. C'est toujours plus impressionnant de voir qu'un coup de fer à repasser c'est atrocement douloureux sinon mortel plutôt que d'assister à un massacre en série. C'est bien pourquoi, bizarrement, je n'associe pas du tout "Calvaire" au survival. Dans "Massacre à la tronçonneuse", "La Colline à des yeux", même "Délivrance"...on y croit pas une seconde. Ca fait un peu frémir, mais ça n'impressionne pas vraiment, c'est trop...comment dire ? C'est trop cinématographique, en fait, trop spectaculaire. Alors que "Calvaire", moi, j'avais un nœud à l'estomac quand je suis sorti. Ma nana de l'époque pleurait à
la fin. C'était plus qu'un film : une expérience limite.
Sinon, je suis d'accord avec lui quand il dit que Noé ne se casse pas les dents. "Carne" a été primé à Cannes, "Seul contre tous" a été très bien accueilli. C'est surtout "Irréversible" qui lui a valu des critiques très dures, à mon avis à cause du lancement marketing, ce buzz énorme qui fait que contrairement aux deux précédents les critiques qui ont écrit dessus n'étaient pas des mecs hyper pointus dans ce genre de cinéma mais des types plus généralistes...

Toujours est-il que cet interview a le triple mérite de :

- parler d'un artiste qui mériterait d'être dix fois exposé qu'il ne l'est

- être tout à fait intéressante

- me permettre pour la première fois de ma vie d'avoir l'air d'un cinéphile (et quand on me connait...merci, Dahlia :zzz )
Dahlia     |2008-04-14 20:59:37
C'est marrant que tu parles de La colline a des yeux, je veux dire celui d'Alexandre Aja puisque je n'ai pas vu celui de Wes Craven. Parce que ce film-là effectivement, j'ai bien vu une dizaine de personnes se tirer avant la fin (en même temps le premier massacre dans la caravane brrr).

Le côté visceral de Calvaire est indéniable et pourtant, j'ai l'impression qu'iln'a provoqué que peu de rejet... Au contraire, ça a marqué les gens et pas forcément en mal.

Ce qui fait que j'attend Vinyan vraiment de pied ferme. Les premières images sont hallucinantes en tout cas...
Thom     |2008-04-14 21:39:18
QUOI ? Tu n'as pas vu l'original de Craven...? Ah...c'est quelque chose, quand même. Aja aussi, remarque, il est bon. Mais je ne l'ai vu qu'en dvd donc j'ignore évidemment la réaction du spectateur (ma moitié de l'époque n'a cette fois pas pleuré, mais cela dit c'était plus même :p ). Tu trouves le premier massacre dans la caravane "brrr" ? C'est marrant ça. Je me rends compte que je ne suis pas du tout impressionnable, comme garçon. En fait Bon...c'est vrai aussi que comme je connais par coeur l'original, j'étais plutôt dans la contemplation du remake, dans l'analyse plutôt que dans l'émotion...

En effet, "Vinyan" a l'air...esthétique impressionnant, disons. J'attends le film (je me méfie toujours des premières images).
Christophe   |2008-04-14 22:24:02
Poil à sa bite que je tenais dans mon bec tel un fromage.
Florian   |2008-04-14 22:27:34
J'arrive toujours pas à croire que t'as pas vu l'original de Craven. :zzz :p
J'hallucine, en fait.
Daniel   |2008-04-15 08:02:25
Ah..... les Christophe's band... ça va bien que vous soyez deuzes:
l'une corbote, l'autre renarde!

C'est laquelle qui chante le mieux?

Ou qui siffle si vous préférez...
Daniel   |2008-04-15 08:03:53
Ouais... je sais...

C'est difficile de fifer la bouche pleine...
sophiek   |2008-04-15 10:47:51
avatar Honnêtement, je ne suis pas d'accord pour mettre "Délivrance", film formidable avec un vrai scénario, au même niveau (ou presque) que "Massacre à la tronçonneuse" ou autre.
Je ne suis pas fana de ce type de film, pas parce que je "pleurerais" ou "frémirais" à leur vision (Thom, je ne sais pas avec qui tu sors, mais tu devrais draguer ailleurs que devant les couvents, je pense ), mais parce que ça me casse les pieds et les oreilles, en général, les groupes de crétins patentés qui se font découper par des maniaques masqués dans les vapeurs d'essence.
Bref, ça m'ennuie.
sophiek   |2008-04-15 10:53:00
avatar (Echange 1 "Massacre à la tronçonneuse" contre 20 films de la Hammer, dont, SVP, "Le Masque de la Mort Rouge", splendeur absolue.)
yannick b   |2008-04-15 10:55:33
dans ce genre de genre ( survival et dérivés ), on est toujours sur un mince fil, les pulsions sadiques du spectateur sont titillées, et il est souvent difficile de savoir où se place le cinéaste ( ce qui ne semble pas être le cas de Welz - bien que je n'ai pas vu Calvaire ), l'ambiguité est de mise; c'est ce que je reproche à Gaspar Noe, dans Irréversible, la scène du viol pose la question de la jouissance du spectateur ( mâle, hétéro ), et sa façon d'y répondre laisse à penser qu'il y a derrière tout ça un nihilisme terrible.
Rangez vos notes: fin de la leçon de morale ( à combien déjà? )
Perso, ce cinéma ne m'intéresse plus ( "Salo" de Pasolini avait bouclé le dossier ).
yannick b   |2008-04-15 10:57:54
Salo n'appartient pas au survival bien sûr, mais les questions restent identiques ( la part d'animalité, de bestialité, quand on s'est affranchi de toutes les règles ).
sophiek   |2008-04-15 11:01:43
avatar Je n'ai de pulsion sadique que devant les bricoleurs du dimanche (je leur rangerais bien leurs perceuses là où je pense). Sinon, c'est tout. Pas de quoi en faire un scénar. (Sophiek, serial killeuse de bricoleurs).
sophiek   |2008-04-15 11:14:32
avatar (Et quitte à parler "Survival", parlons alors de "The Hitcher", de Robert Harmon, avec Rutger Hauer...)
Franswa P.   |2008-04-15 11:19:43
Je suis totalement Yannick sur ce coup. Autant, Calvaire j'ai trouvé ça très bon, la dimension troublante et glauque est parfaitement maîtrisée, autant Noé... je n'ai vu qu'Irréversible, mais enfin c'est franchement léger dans la lourdeur, hein. Et puis racoleur en diable, mais enfin tout le monde l'a déjà dit.
Et puis tout le monde le sait : ma cinéphilie s'arrête là où commence celle du voisin (c'est vous dire si elle s'arrête vite.)
Daniel   |2008-04-15 12:35:45
D'accord avec Sophie au n°15...

Faut être quasi crétin pour ranger Délivrance à côté de Massacre à la tronçonneuse...
Ça manque de "Sthil"
Florian   |2008-04-15 16:49:07
Ceci est pour rassurer Franswa (je sais que ça va vachement te rassurer companero), et pour dire un truc absolument essentiel : si on était voisin, tu serais un éminent cinéphile.
Je crois que mes connaissances/goûts s'arrêtent aux années 70, et encore, ce sont des souvenirs.
Pour dire, tout à l'heure je déconnais, je ne sais même pas qui c'est, Craven.
Par contre, je connais des endroits où je pourrais amener Thom, juste pour vérifier si le garçon n'est pas impressionnable pour un sou. Pour aider, quoi.
sophiek   |2008-04-15 17:08:59
avatar Tu connais quelques maisons vraiment hantées, Florian ? Ou quelques catacombes piquées par les vers ?
Florian   |2008-04-15 18:17:57
Non non, des endroits où il n'y a pas de maisons justement. Pas de villes, pas de cinémas, pas beaucoup de gens, le genre désert, peut-être hanté, remarque, mais c'est pas ça qui impressionne.
Franswa P.   |2008-04-15 18:23:14
Merci Florian, tu me sauves (ah bon ? ou, parfaitement.)
Christophe   |2008-04-15 18:43:15
Poil à mes couiles que tu lèches vaillamment;
Florian   |2008-04-15 18:57:29
Merci Christophe, tu réhabilites le désert. Y'a que nous deux apparemment qui savons que ces lieux peuvent être sexy. Gare juste à pas trop gaspiller ta salive n'importe comment et avec n'importe qui. Conseil éclairé aux plus vaillants d'entre vous.
Dahlia     |2008-04-15 19:10:52
@Sophie: en réponse au com' 15, je t'assure que pleurer à la vision de Calvaire ne veut pas spécialement dire qu'on sort du couvent... Moi-même j'étais vraiment pas loin de chialer de malaise pendant ce film. Pourtant... Je l'ai aimé, à la manière des trucs que tu sais que tu aimes, sans forcément être capable de mettre des mots dessus.
sophiek   |2008-04-15 19:38:52
avatar Moi, c'est les robots taggueurs qui me font pleurer, en ce moment j'dois dire...
sophiek   |2008-04-15 19:42:49
avatar La politique, le niveau culturel Français et la pub aussi... :cry :cry :cry
sophiek   |2008-04-15 19:49:20
avatar La France = 6% du marché mondial de l'art.
6%. Pas sûre que le cinoche soit compté dedans, en fait.
Florian   |2008-04-15 20:16:23
6%... c'est pas la part de handicapés dans un effectif, ça ?
Ta phrase "La France = 6% du marché mondial de l'art" m'éclaire tout à coup...
sophiek   |2008-04-15 21:05:53
avatar Moi, ça m'assombrit... :grin
Thom     |2008-04-15 21:52:16
Sophie >>> écoute...elle ne sortait pas du couvent, non. Mais je crois surtout qu'elle ne savait ce qu'elle allait voir, la pauvre (moi non plus, du reste).

Daniel >>> faut être un quasi crétin pour ranger "Délivrance" aux côtés de "Massacre à la tronçonneuse" ? Et pourquoi donc ? Le second est au premier ce que Sham 69 est à Richard Hell, c'est certain. Pour autant ils appartiennent au même sous-genre. Transcendé dans le cas de "Délivrance", aucun doute là-dessus, quand "Massacre..." se contente de l'exploiter dans les limites imposées. Il n'empêche que ça reste le même sous-genre...et qu'a priori "Délivrance" n'est ni une comédie romantique ni un film de vampire...
Daniel   |2008-04-16 08:12:27
Pas la peine d'en appeler à une sous culture élitiste et marginale qui m'est étrangère et dont je me fous comme de mon premier slip taché, j'ai vu de nombreuses fois "Délivrance" avec toujours autant de plaisir, je n'ai jamais terminé la première séance de "massacre"...
C'est tout...
Un monde les sépare.
Scénario, mise en scène, acteurs, réalisation,etc...


Sous-genre!
sophiek   |2008-04-16 10:48:39
avatar Ah, la bataille de banjos... :-)

(Thom, t'inquiète, je déconnais pour le couvent. Je sais bien qu'en fait, tu ne dragues que les filles de militaires !) :grin

Non, pour moi "Délivrance" n'est pas un film de sous-genre, je suis d'accord avec Daniel... Thom, ne me dis pas que tu classes "Shining", par exemple, dans un "sous-genre" ? Bien des cinéastes emploient les films de genre (comme "La Féline" de Jacques Tourneur) pour faire passer leur message.
Par contre (ça fait du bien d'écrire "par contre", de temps en temps, hahaha !) les séries comme "Massacre..." ou "Vendredi 13" (etc.) n'ont aucun autre but que de faire frémir à grands jets d'hémoglobine...
Pas d'accord ?
F.W. Jonas   |2008-04-16 11:22:04
(c'est rituel, ici - on cause genre et sous-genre et on s'étripe là-dessus tous les deux mois en moyenne.)
(la preuve que le sujet reste franchement sensible. Mais je me demande si parfois, dans les échanges, on ne mélange pas l'appellation "classique", qui ne se pose pas trop de questions (et déjà, c'est mal je sais), avec une appellation plus nettement teintée de mépris. Mais je me trompe peut-être (ou alors pas)).
Franswa P.   |2008-04-16 11:23:12
En bref, c'est un problème de définition, tout ça - c'est bien ce que tu es en train de raconter, Jonas, vieille outre à rhum ? C'est cette banalité-ci que tu nous imposes i-ci ?
Daniel   |2008-04-16 12:10:57
Marrant: quand Jonas boit, Franswa ci-rote aussitôt...
Frans.W. Pona.   |2008-04-16 12:26:05
Je suis parfaitement d'accord.
Là, par exemple, je ne suis pas parvenu à décider vraiment, donc je me suis vomi dessus en terme de pseudonyme.
thom     |2008-04-16 15:01:58
Sophie >>> j'avais bien compris pour le couvent
Pour "Shining"...ça dépend où, quand, comment et à qui je m'adresse. Quand j'étais jeune prof en lycée (je suis toujours jeune, du reste), je le présentais aux gosses en leur disant que c'était un film d'horreur dix fois mieux qu'un film d'horreur :-)
(ce qui était en fait complètement idiot parce que je me suis aperçu bien vite que pour eux, c'était vachement moins bien qu'un film d'horreur selon la définition qu'ils en faisaient :upset )
Bref : on essaie de trouver les raccourcis qu'on peut avec les exemples qui nous viennent, j'en ai peur. Ca ne me semblait pas aberrant de ranger "Massacre" et "Délivrance" dans la même case, du moment qu'on ne les mettait pas sur le même plan en terme de qualité. Je ne voyais pas quelle crétinerie il y aurait eu à cela, ce qui sera ma réponse à Daniel, lequel confirme par ailleurs ce que je me disais depuis quelques semaines - à savoir que je commente beaucoup
trop chez SC ces derniers temps.
Franswa P.  - thom   |2008-04-16 15:25:51
(oui, c'est dangereux, il faut bien le reconnaître. Un terrain miné, un peu. La preuve.)
sophiek   |2008-04-16 15:29:12
avatar Mais non, Thom. Daniel nous traite tous de crétins de temps en temps (c'est selon son humeur). Et on est toujours le crétin de quelqu'un d'autre, de même qu'on est toujours le voisin du dessus pénible de celui qui vit en dessous de chez nous...
sophiek   |2008-04-16 15:33:36
avatar Par exemple, ces dernières semaines, mon voisin du dessus, que je surnomme Zig, a trouvé sa Puce. C'est l'amour fou, à toute heure. C'est beau, c'est fun, c'est Broadway, tout ça. Juste, Zig et Puce ont un lit de grand-père qui fait terriblement SKROUIK SKROUIK dès que. Et ça, c'est pas tip-top du tout du tout.

SKROUIK SKROUIK SKROUIK SKROUIK...
:grin
Franswa P.   |2008-04-16 15:41:42
"Zig et Puce" ? Nom de dieu, Sophiek, tu ne fais rien pour draguer les ados dans les parages. Entre ça et Lucie qui nous fabrique des compositions Pieds Nickelés, comment veux tu qu'on gagne des parts de marché sur les teenagères de moins d'dix-sept ans ?
...
Allez, pour la peine - demain, chronique sexologie, ici même.
(par... euh... disons Aymeric Patricot (ça lui fera les pieds).)
sophiek   |2008-04-16 15:45:45
avatar Je drague jamais les ados. Même quand j'étais ado, il y a loooooooooooongtemps, je ne draguais pas les ados. Ceux de maintenant, de toute façon, tu ne peux te faire comprendre qu'en causant thunes ou Starac', alors bon.
(Kua, je suis sectaire anti-ados ? ... Ben aujourd'hui ouaip.)
sophiek   |2008-04-16 15:47:17
avatar (En fait, je trouve les ados d'aujourd'hui aussi chiants que les vieux shnocks d'hier.)
Thom     |2008-04-16 15:49:12
Sophie, ne m'insulte pas comme ça : je n'ai jamais été le voisin du dessus de personne :grin

(et en plus...c'est vrai !)
Franswa P.   |2008-04-16 15:59:23
Je détesterais habiter au rez-de-chaussée, moi, en tout cas.
J'ai bon ? Quoi... non... tu... t'as pas une maison à toi, quand même !?

(ces commentaires partent décidément en couilles. - j'aime.)
sophiek  - Thom   |2008-04-16 15:57:14
avatar La vache. Soit tu es un verni qui vit dans une maison, soit tu possèdes un immeuble ou un penthouse avec vue sur la Seine.
Moi, j'ai toujours eu des voisins du dessus.
L'avant dernier bricolait tous les jours même le dimanche (et le soir jusqu'à minuit), la dernière chantait du Piaf a tue-tête tout le temps, et celui que j'ai est un tombeur à lit en bois.
Le prochain sera probablement danseur de claquettes, ou amateur de pétanque en chambre, je pense.
sophiek   |2008-04-16 16:13:16
avatar (Tout ça n'a effectivement RIEN à voir avec le sujet du post, hum, pardon Dahlia.)
Kiki   |2008-04-16 17:30:05
Si, Soph', d'après ce que tu décris, tu vis bien un calvaire! Il y a donc un rapport (et même plus d'un si j'ai bien suivi la fréquence de ce qui se passe au-dessus!) :grin
sophiek   |2008-04-16 20:08:31
avatar (Bah, c'est plutôt cocasse, en fait. J'ai eu qq fous rires, je dois dire, et dans les trois cas.)
Daniel   |2008-04-16 20:12:51
Oh! Thom, je m'en voudrais de t'empêcher de venir commenter...
Pi j'ai insulté personne, quoi... J'ai juste dit les choses à moitié. J'ai dit que c'était quasi-c... de confondre les deux, pas que t'en étais un...

J'acariâtre avec l'âge, c'est tout.

J'ai même pas un voisin ou une voisine sur qui me défouler.

Juste un rez de chaussée en pleine cambrousse.

D'ailleurs je guette les visiteurs du soir quand je dors pas.
L'ennui avec ma putain de tronçonneuse c'est qu'elle veut jamais démarrer quand l'occasion se présente.

C'est pourtant d'la marque!
thom     |2008-04-19 16:46:30
Allons allons Daniel, ne nous fâchons pas

Mercredi a été une très mauvaise journée pour moi, je l'ai terminée en envoyant chier les propres commentateurs de mon blog - c'est te dire si j'étais de mauvais poil !

Sophie >>> en fait j'ai vécu durant cinq ans au premier étage d'un immeuble...et il n'y avait en-dessous qu'un appartement vide devenu le débarras de tous les locataires. Et aujourd'hui, effectivement, je vis dans une maison...enfin dans un morceau de maison (c'est assez compliqué, je ne vais pas m'étendre )
DeNieD   |2008-04-25 02:03:20
gaspar Noé ne se casse jamais les dents, ce sont les gens qui se cassent les yeux sur ses films...
sophiek   |2008-04-14 10:17:49
avatar Intéressant, le concept de "haute solitude" (c'est une chose sur laquelle je travaille beaucoup, finalement). Intéressant aussi de voir enfin quelqu'un s'inspirer du Tsunami.
Les photos du tournage sont très belles, déjà.
N'ayant pas vu "Calvaire", je ne connaissais pas bien ce cinéaste, donc merci, Dahlia.
nicolas   |2008-04-14 11:35:51
merci Dahlia, interesting
Dahlia     |2008-04-14 13:13:50
Avec plaisir ^^

La base de données nous fait encore une farce en ajoutant "%20" à la fin des liens donc les revoici, version corrigée:

Le blog de Fabrice du Welz et les photos du making-of
Dahlia     |2008-04-14 13:48:35
(et roooh me suis trompée vers la fin c'est bien Vinyan avec le "i" avant le "y"...) igh
Franswa P.   |2008-04-14 13:54:55
Yops. Je corrige tout ça (ça va, y a plus méchant comme bugs).
Sinon, Calvaire m'était tombé dans les yeux (pas des yeux, je précise) un jour par hasard, et mon dieu que j'ai aimé ce film.
C'est une bonne chose, que ce type soit viendu parler ici.
Ramon     |2008-04-14 15:38:26
La haute solitude fait voir les choses de très haut, mais aussi de très loin...
Ainsi l'Autre est quasiment invisible à cœur nu.
ZaX   |2008-04-14 19:13:52
Et je trépigne déjà de voir ce vivyan qui risque encore une fois de nous retourner...

Merci à Dahlia pour cette belle interview
Thom     |2008-04-14 20:09:58
C'est très intéressant, cet interview.

Il n'y a que trois films où je me rappelle avoir vu des gens quitter la salle avant la fin : "Funny Games", "Irréversible"...et bien sûr "Calvaire". Or pour moi ces trois films sont réunis par une seule chose : leur violence est hyper crue, hyper réaliste, presque terre à terre. C'est toujours plus impressionnant de voir qu'un coup de fer à repasser c'est atrocement douloureux sinon mortel plutôt que d'assister à un massacre en série. C'est bien pourquoi, bizarrement, je n'associe pas du tout "Calvaire" au survival. Dans "Massacre à la tronçonneuse", "La Colline à des yeux", même "Délivrance"...on y croit pas une seconde. Ca fait un peu frémir, mais ça n'impressionne pas vraiment, c'est trop...comment dire ? C'est trop cinématographique, en fait, trop spectaculaire. Alors que "Calvaire", moi, j'avais un nœud à l'estomac quand je suis sorti. Ma nana de l'époque pleurait à
la fin. C'était plus qu'un film : une expérience limite.
Sinon, je suis d'accord avec lui quand il dit que Noé ne se casse pas les dents. "Carne" a été primé à Cannes, "Seul contre tous" a été très bien accueilli. C'est surtout "Irréversible" qui lui a valu des critiques très dures, à mon avis à cause du lancement marketing, ce buzz énorme qui fait que contrairement aux deux précédents les critiques qui ont écrit dessus n'étaient pas des mecs hyper pointus dans ce genre de cinéma mais des types plus généralistes...

Toujours est-il que cet interview a le triple mérite de :

- parler d'un artiste qui mériterait d'être dix fois exposé qu'il ne l'est

- être tout à fait intéressante

- me permettre pour la première fois de ma vie d'avoir l'air d'un cinéphile (et quand on me connait...merci, Dahlia :zzz )
Dahlia     |2008-04-14 20:59:37
C'est marrant que tu parles de La colline a des yeux, je veux dire celui d'Alexandre Aja puisque je n'ai pas vu celui de Wes Craven. Parce que ce film-là effectivement, j'ai bien vu une dizaine de personnes se tirer avant la fin (en même temps le premier massacre dans la caravane brrr).

Le côté visceral de Calvaire est indéniable et pourtant, j'ai l'impression qu'iln'a provoqué que peu de rejet... Au contraire, ça a marqué les gens et pas forcément en mal.

Ce qui fait que j'attend Vinyan vraiment de pied ferme. Les premières images sont hallucinantes en tout cas...
Thom     |2008-04-14 21:39:18
QUOI ? Tu n'as pas vu l'original de Craven...? Ah...c'est quelque chose, quand même. Aja aussi, remarque, il est bon. Mais je ne l'ai vu qu'en dvd donc j'ignore évidemment la réaction du spectateur (ma moitié de l'époque n'a cette fois pas pleuré, mais cela dit c'était plus même :p ). Tu trouves le premier massacre dans la caravane "brrr" ? C'est marrant ça. Je me rends compte que je ne suis pas du tout impressionnable, comme garçon. En fait Bon...c'est vrai aussi que comme je connais par coeur l'original, j'étais plutôt dans la contemplation du remake, dans l'analyse plutôt que dans l'émotion...

En effet, "Vinyan" a l'air...esthétique impressionnant, disons. J'attends le film (je me méfie toujours des premières images).
Christophe   |2008-04-14 22:24:02
Poil à sa bite que je tenais dans mon bec tel un fromage.
Florian   |2008-04-14 22:27:34
J'arrive toujours pas à croire que t'as pas vu l'original de Craven. :zzz :p
J'hallucine, en fait.
Daniel   |2008-04-15 08:02:25
Ah..... les Christophe's band... ça va bien que vous soyez deuzes:
l'une corbote, l'autre renarde!

C'est laquelle qui chante le mieux?

Ou qui siffle si vous préférez...
Daniel   |2008-04-15 08:03:53
Ouais... je sais...

C'est difficile de fifer la bouche pleine...
sophiek   |2008-04-15 10:47:51
avatar Honnêtement, je ne suis pas d'accord pour mettre "Délivrance", film formidable avec un vrai scénario, au même niveau (ou presque) que "Massacre à la tronçonneuse" ou autre.
Je ne suis pas fana de ce type de film, pas parce que je "pleurerais" ou "frémirais" à leur vision (Thom, je ne sais pas avec qui tu sors, mais tu devrais draguer ailleurs que devant les couvents, je pense ), mais parce que ça me casse les pieds et les oreilles, en général, les groupes de crétins patentés qui se font découper par des maniaques masqués dans les vapeurs d'essence.
Bref, ça m'ennuie.
sophiek   |2008-04-15 10:53:00
avatar (Echange 1 "Massacre à la tronçonneuse" contre 20 films de la Hammer, dont, SVP, "Le Masque de la Mort Rouge", splendeur absolue.)
yannick b   |2008-04-15 10:55:33
dans ce genre de genre ( survival et dérivés ), on est toujours sur un mince fil, les pulsions sadiques du spectateur sont titillées, et il est souvent difficile de savoir où se place le cinéaste ( ce qui ne semble pas être le cas de Welz - bien que je n'ai pas vu Calvaire ), l'ambiguité est de mise; c'est ce que je reproche à Gaspar Noe, dans Irréversible, la scène du viol pose la question de la jouissance du spectateur ( mâle, hétéro ), et sa façon d'y répondre laisse à penser qu'il y a derrière tout ça un nihilisme terrible.
Rangez vos notes: fin de la leçon de morale ( à combien déjà? )
Perso, ce cinéma ne m'intéresse plus ( "Salo" de Pasolini avait bouclé le dossier ).
yannick b   |2008-04-15 10:57:54
Salo n'appartient pas au survival bien sûr, mais les questions restent identiques ( la part d'animalité, de bestialité, quand on s'est affranchi de toutes les règles ).
sophiek   |2008-04-15 11:01:43
avatar Je n'ai de pulsion sadique que devant les bricoleurs du dimanche (je leur rangerais bien leurs perceuses là où je pense). Sinon, c'est tout. Pas de quoi en faire un scénar. (Sophiek, serial killeuse de bricoleurs).
sophiek   |2008-04-15 11:14:32
avatar (Et quitte à parler "Survival", parlons alors de "The Hitcher", de Robert Harmon, avec Rutger Hauer...)
Franswa P.   |2008-04-15 11:19:43
Je suis totalement Yannick sur ce coup. Autant, Calvaire j'ai trouvé ça très bon, la dimension troublante et glauque est parfaitement maîtrisée, autant Noé... je n'ai vu qu'Irréversible, mais enfin c'est franchement léger dans la lourdeur, hein. Et puis racoleur en diable, mais enfin tout le monde l'a déjà dit.
Et puis tout le monde le sait : ma cinéphilie s'arrête là où commence celle du voisin (c'est vous dire si elle s'arrête vite.)
Daniel   |2008-04-15 12:35:45
D'accord avec Sophie au n°15...

Faut être quasi crétin pour ranger Délivrance à côté de Massacre à la tronçonneuse...
Ça manque de "Sthil"
Florian   |2008-04-15 16:49:07
Ceci est pour rassurer Franswa (je sais que ça va vachement te rassurer companero), et pour dire un truc absolument essentiel : si on était voisin, tu serais un éminent cinéphile.
Je crois que mes connaissances/goûts s'arrêtent aux années 70, et encore, ce sont des souvenirs.
Pour dire, tout à l'heure je déconnais, je ne sais même pas qui c'est, Craven.
Par contre, je connais des endroits où je pourrais amener Thom, juste pour vérifier si le garçon n'est pas impressionnable pour un sou. Pour aider, quoi.
sophiek   |2008-04-15 17:08:59
avatar Tu connais quelques maisons vraiment hantées, Florian ? Ou quelques catacombes piquées par les vers ?
Florian   |2008-04-15 18:17:57
Non non, des endroits où il n'y a pas de maisons justement. Pas de villes, pas de cinémas, pas beaucoup de gens, le genre désert, peut-être hanté, remarque, mais c'est pas ça qui impressionne.
Franswa P.   |2008-04-15 18:23:14
Merci Florian, tu me sauves (ah bon ? ou, parfaitement.)
Christophe   |2008-04-15 18:43:15
Poil à mes couiles que tu lèches vaillamment;
Florian   |2008-04-15 18:57:29
Merci Christophe, tu réhabilites le désert. Y'a que nous deux apparemment qui savons que ces lieux peuvent être sexy. Gare juste à pas trop gaspiller ta salive n'importe comment et avec n'importe qui. Conseil éclairé aux plus vaillants d'entre vous.
Dahlia     |2008-04-15 19:10:52
@Sophie: en réponse au com' 15, je t'assure que pleurer à la vision de Calvaire ne veut pas spécialement dire qu'on sort du couvent... Moi-même j'étais vraiment pas loin de chialer de malaise pendant ce film. Pourtant... Je l'ai aimé, à la manière des trucs que tu sais que tu aimes, sans forcément être capable de mettre des mots dessus.
sophiek   |2008-04-15 19:38:52
avatar Moi, c'est les robots taggueurs qui me font pleurer, en ce moment j'dois dire...
sophiek   |2008-04-15 19:42:49
avatar La politique, le niveau culturel Français et la pub aussi... :cry :cry :cry
sophiek   |2008-04-15 19:49:20
avatar La France = 6% du marché mondial de l'art.
6%. Pas sûre que le cinoche soit compté dedans, en fait.
Florian   |2008-04-15 20:16:23
6%... c'est pas la part de handicapés dans un effectif, ça ?
Ta phrase "La France = 6% du marché mondial de l'art" m'éclaire tout à coup...
sophiek   |2008-04-15 21:05:53
avatar Moi, ça m'assombrit... :grin
Thom     |2008-04-15 21:52:16
Sophie >>> écoute...elle ne sortait pas du couvent, non. Mais je crois surtout qu'elle ne savait ce qu'elle allait voir, la pauvre (moi non plus, du reste).

Daniel >>> faut être un quasi crétin pour ranger "Délivrance" aux côtés de "Massacre à la tronçonneuse" ? Et pourquoi donc ? Le second est au premier ce que Sham 69 est à Richard Hell, c'est certain. Pour autant ils appartiennent au même sous-genre. Transcendé dans le cas de "Délivrance", aucun doute là-dessus, quand "Massacre..." se contente de l'exploiter dans les limites imposées. Il n'empêche que ça reste le même sous-genre...et qu'a priori "Délivrance" n'est ni une comédie romantique ni un film de vampire...
Daniel   |2008-04-16 08:12:27
Pas la peine d'en appeler à une sous culture élitiste et marginale qui m'est étrangère et dont je me fous comme de mon premier slip taché, j'ai vu de nombreuses fois "Délivrance" avec toujours autant de plaisir, je n'ai jamais terminé la première séance de "massacre"...
C'est tout...
Un monde les sépare.
Scénario, mise en scène, acteurs, réalisation,etc...


Sous-genre!
sophiek   |2008-04-16 10:48:39
avatar Ah, la bataille de banjos... :-)

(Thom, t'inquiète, je déconnais pour le couvent. Je sais bien qu'en fait, tu ne dragues que les filles de militaires !) :grin

Non, pour moi "Délivrance" n'est pas un film de sous-genre, je suis d'accord avec Daniel... Thom, ne me dis pas que tu classes "Shining", par exemple, dans un "sous-genre" ? Bien des cinéastes emploient les films de genre (comme "La Féline" de Jacques Tourneur) pour faire passer leur message.
Par contre (ça fait du bien d'écrire "par contre", de temps en temps, hahaha !) les séries comme "Massacre..." ou "Vendredi 13" (etc.) n'ont aucun autre but que de faire frémir à grands jets d'hémoglobine...
Pas d'accord ?
F.W. Jonas   |2008-04-16 11:22:04
(c'est rituel, ici - on cause genre et sous-genre et on s'étripe là-dessus tous les deux mois en moyenne.)
(la preuve que le sujet reste franchement sensible. Mais je me demande si parfois, dans les échanges, on ne mélange pas l'appellation "classique", qui ne se pose pas trop de questions (et déjà, c'est mal je sais), avec une appellation plus nettement teintée de mépris. Mais je me trompe peut-être (ou alors pas)).
Franswa P.   |2008-04-16 11:23:12
En bref, c'est un problème de définition, tout ça - c'est bien ce que tu es en train de raconter, Jonas, vieille outre à rhum ? C'est cette banalité-ci que tu nous imposes i-ci ?
Daniel   |2008-04-16 12:10:57
Marrant: quand Jonas boit, Franswa ci-rote aussitôt...
Frans.W. Pona.   |2008-04-16 12:26:05
Je suis parfaitement d'accord.
Là, par exemple, je ne suis pas parvenu à décider vraiment, donc je me suis vomi dessus en terme de pseudonyme.
thom     |2008-04-16 15:01:58
Sophie >>> j'avais bien compris pour le couvent
Pour "Shining"...ça dépend où, quand, comment et à qui je m'adresse. Quand j'étais jeune prof en lycée (je suis toujours jeune, du reste), je le présentais aux gosses en leur disant que c'était un film d'horreur dix fois mieux qu'un film d'horreur :-)
(ce qui était en fait complètement idiot parce que je me suis aperçu bien vite que pour eux, c'était vachement moins bien qu'un film d'horreur selon la définition qu'ils en faisaient :upset )
Bref : on essaie de trouver les raccourcis qu'on peut avec les exemples qui nous viennent, j'en ai peur. Ca ne me semblait pas aberrant de ranger "Massacre" et "Délivrance" dans la même case, du moment qu'on ne les mettait pas sur le même plan en terme de qualité. Je ne voyais pas quelle crétinerie il y aurait eu à cela, ce qui sera ma réponse à Daniel, lequel confirme par ailleurs ce que je me disais depuis quelques semaines - à savoir que je commente beaucoup
trop chez SC ces derniers temps.
Franswa P.  - thom   |2008-04-16 15:25:51
(oui, c'est dangereux, il faut bien le reconnaître. Un terrain miné, un peu. La preuve.)
sophiek   |2008-04-16 15:29:12
avatar Mais non, Thom. Daniel nous traite tous de crétins de temps en temps (c'est selon son humeur). Et on est toujours le crétin de quelqu'un d'autre, de même qu'on est toujours le voisin du dessus pénible de celui qui vit en dessous de chez nous...
sophiek   |2008-04-16 15:33:36
avatar Par exemple, ces dernières semaines, mon voisin du dessus, que je surnomme Zig, a trouvé sa Puce. C'est l'amour fou, à toute heure. C'est beau, c'est fun, c'est Broadway, tout ça. Juste, Zig et Puce ont un lit de grand-père qui fait terriblement SKROUIK SKROUIK dès que. Et ça, c'est pas tip-top du tout du tout.

SKROUIK SKROUIK SKROUIK SKROUIK...
:grin
Franswa P.   |2008-04-16 15:41:42
"Zig et Puce" ? Nom de dieu, Sophiek, tu ne fais rien pour draguer les ados dans les parages. Entre ça et Lucie qui nous fabrique des compositions Pieds Nickelés, comment veux tu qu'on gagne des parts de marché sur les teenagères de moins d'dix-sept ans ?
...
Allez, pour la peine - demain, chronique sexologie, ici même.
(par... euh... disons Aymeric Patricot (ça lui fera les pieds).)
sophiek   |2008-04-16 15:45:45
avatar Je drague jamais les ados. Même quand j'étais ado, il y a loooooooooooongtemps, je ne draguais pas les ados. Ceux de maintenant, de toute façon, tu ne peux te faire comprendre qu'en causant thunes ou Starac', alors bon.
(Kua, je suis sectaire anti-ados ? ... Ben aujourd'hui ouaip.)
sophiek   |2008-04-16 15:47:17
avatar (En fait, je trouve les ados d'aujourd'hui aussi chiants que les vieux shnocks d'hier.)
Thom     |2008-04-16 15:49:12
Sophie, ne m'insulte pas comme ça : je n'ai jamais été le voisin du dessus de personne :grin

(et en plus...c'est vrai !)
Franswa P.   |2008-04-16 15:59:23
Je détesterais habiter au rez-de-chaussée, moi, en tout cas.
J'ai bon ? Quoi... non... tu... t'as pas une maison à toi, quand même !?

(ces commentaires partent décidément en couilles. - j'aime.)
sophiek  - Thom   |2008-04-16 15:57:14
avatar La vache. Soit tu es un verni qui vit dans une maison, soit tu possèdes un immeuble ou un penthouse avec vue sur la Seine.
Moi, j'ai toujours eu des voisins du dessus.
L'avant dernier bricolait tous les jours même le dimanche (et le soir jusqu'à minuit), la dernière chantait du Piaf a tue-tête tout le temps, et celui que j'ai est un tombeur à lit en bois.
Le prochain sera probablement danseur de claquettes, ou amateur de pétanque en chambre, je pense.
sophiek   |2008-04-16 16:13:16
avatar (Tout ça n'a effectivement RIEN à voir avec le sujet du post, hum, pardon Dahlia.)
Kiki   |2008-04-16 17:30:05
Si, Soph', d'après ce que tu décris, tu vis bien un calvaire! Il y a donc un rapport (et même plus d'un si j'ai bien suivi la fréquence de ce qui se passe au-dessus!) :grin
sophiek   |2008-04-16 20:08:31
avatar (Bah, c'est plutôt cocasse, en fait. J'ai eu qq fous rires, je dois dire, et dans les trois cas.)
Daniel   |2008-04-16 20:12:51
Oh! Thom, je m'en voudrais de t'empêcher de venir commenter...
Pi j'ai insulté personne, quoi... J'ai juste dit les choses à moitié. J'ai dit que c'était quasi-c... de confondre les deux, pas que t'en étais un...

J'acariâtre avec l'âge, c'est tout.

J'ai même pas un voisin ou une voisine sur qui me défouler.

Juste un rez de chaussée en pleine cambrousse.

D'ailleurs je guette les visiteurs du soir quand je dors pas.
L'ennui avec ma putain de tronçonneuse c'est qu'elle veut jamais démarrer quand l'occasion se présente.

C'est pourtant d'la marque!
thom     |2008-04-19 16:46:30
Allons allons Daniel, ne nous fâchons pas

Mercredi a été une très mauvaise journée pour moi, je l'ai terminée en envoyant chier les propres commentateurs de mon blog - c'est te dire si j'étais de mauvais poil !

Sophie >>> en fait j'ai vécu durant cinq ans au premier étage d'un immeuble...et il n'y avait en-dessous qu'un appartement vide devenu le débarras de tous les locataires. Et aujourd'hui, effectivement, je vis dans une maison...enfin dans un morceau de maison (c'est assez compliqué, je ne vais pas m'étendre )
DeNieD   |2008-04-25 02:03:20
gaspar Noé ne se casse jamais les dents, ce sont les gens qui se cassent les yeux sur ses films...
wow gold  - `WOW GOLD     |2009-05-21 05:10:37
We always wow power leveling and wow gold
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