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Texticule - J.P Henry Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Philippe Henry   
26-04-2008
 
 
Photographie: Henry Pribik - Tchécoslovaquie, 1960. Original 26x20 cm

  Commentaires (32)
Flux RSS des commentaires
 1 Ecrit par Daniel, le 2008-04-26 11:15:15
C'est rien qu'un truc de mec, ce texte... 
 
Je suis père de filles, et vois l'autre dans l'image.
 2 Ecrit par Florian, le 2008-04-26 12:43:40
Photographier le paradis perdu, c’est effectivement tenter de le retrouver. C’est aussi reconnaître qu’il est perdu. C’est le recréer par la technique, et recréer par la technique la nature c’est encore l’imaginer. C’est encore la perdre. 
L’enfance est le seul endroit du monde qui mérite voyage. Il ne faut rien préparer, il faut y aller nu, partir sans prévoir, revenir sur ses pas, saisir un coupe-coupe et trancher dans le vif, le chemin est recouvert de chienlit, de lianes, de mauvaises herbes qu’on a soi-même semées, puis reconnaître quelques éléments de ruines, une ancienne cité, un monde perdu, un Machu Picchu escarpé, mais surtout ne rien tenter, inutile de vouloir rebâtir, tout doit renaître seul, car seul le lieu doit admettre l’intrus. S’asseoir ou s’allonger. Puis des colonnes, des murs, des ardoises, des fenêtres apparaissent, des sentiers, des bosses, des creux, des cailloux, puis plus rien. Parce qu’on a tout oublié de l’ancien monde, on ne sait plus d’où l’on vient, l’ancien monde était le plus récent, le plus faux, faussement bâti, bâti par d’autres. L’enfance, c’est vivre dans son propre monde, le sien, l’unique et originel monde. C’est à ce moment-là qu’il faut courir. Courir sans raison, c’est le chemin vers la liberté. Le chemin de la liberté, c’est celui d’un enfant qui court.
 3 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-04-26 18:42:05
JP, merci de nous avoir confié ce beau texte. Beaucoup. :)
 4 Ecrit par Daniel, le 2008-04-27 08:21:40
Non, vraiment,je n'aime pas ce texte... 
Trop sûr de lui, trop empli de mots définitifs et non contestables, trop aveuglé de son analyse sur un pied(d'ailleurs il doit manquer des clichés),trop de... 
Trop de jargon en fait! 
 
Et hop! Je jette par dessus l'épaule! 
 
Par contre je remarque que Florian ne s'y attarde pas et préfère commenter la photo!
 5 Ecrit par garrincha, le 2008-04-27 22:38:23
C'est moi ou la photo est tronquée ? Si c'est le cas, c'est un peu dommage, de ne pas l'avoir mis en regard de ce texte dans son intégrité.
 6 Ecrit par Sophie K., le 2008-04-28 01:55:45
Ah non, moi j'aime aussi beaucoup ce texte.
 7 Ecrit par Daniel, le 2008-04-28 08:48:22
Pffff...... 
Moi ce que j'aime dans l'écriture c'est la sensibilité, la générosité... Pas comme ici, comme ce texte qui semble avoir été écrit comme une critique d'art contemporain. C'est à dire maniant les incongruités, les non sens lexicaux, les contradictions et très souvent le mauvais usage des mots. 
Comme en musique où je préfère les longueurs vibrantes d'un bluesman de qualité à la virtuosité fébrile et prétentieuse d'un banal jongleur de guitare solo. 
Je préfère celui qui donne à celui qui vole! 
 
Garrincha: à mon idée, non seulement la photo est tronquée, mais en plus elle doit faire partie d'une série...par nous invisible...Mais devinable si on prend soin d'étudier ce qui est écrit! 
 
Bon bref! Qu'est-ce qu'on peut se faire chier le Dimanche pour en être réduit à lire et relire un truc qui vous énerve... :sigh
 8 Ecrit par Franck-Olivier, le 2008-04-28 09:23:32
Il me semble que la phrase de Joyce en exergue n'est pas gratuite...et que la générosité peut se vêtir de l'exigence et du complexe aussi.
 9 Ecrit par lucie, le 2008-04-28 11:02:36
J'aime bien ce texte. Sa complexité que je ne comprends sans doute pas avec ma tête. J'essaye même pas. M'en fous, ça parle au coeur: à ce qui ne sera plus jamais.
 10 photos de (ses) enfants ?
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-04-28 12:05:55
On hésite toujours entre filmer et photographier les enfants. Il faut des deux, parce que seule la vidéo nous ramène à ce point à l\'instant précis de sa prise. Mais elle restera toujours intimiste. Alors que la photo a une capacité d\'impact et d\'universalité illimitée, pour peu que la magie de l\'instant T s\'en mêle.
 11 Ecrit par Christophe, le 2008-04-28 15:26:51
Poil à son cul de pucelle.
 12 Ecrit par Sophie K., le 2008-04-28 17:42:40
Ben non, Daniel. Plus je relis ce texte, plus je la ressens, cette générosité de plume et de coeur que tu sembles ne pas avoir perçue. 
Ce n'est pas une critique à ton égard, hein. Faut juste se dire qu'on n'éprouve pas tous la même chose à la lecture d'un texte, ou à la vue d'une photo ou d'une peinture (j'en avais parlé ici avec Van Gogh, par exemple). 
(Et puis ça dépend bien sûr de l'humeur dans laquelle on est.) 
 
Garrincha, non, la photo n'est pas tronquée, nous l'avons reçue telle quelle.
 13 Ecrit par Sophie K., le 2008-04-28 17:44:40
(ou alors, on l'a reçue tronquée, parce qu'on ne voit pas le contrôleur sur le quai, c'est vrai...)
 14 Enquetes et filatures en tout genre
Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2008-04-28 18:28:15
C'est quoi "26" ? Le numéro du wagon ?
 15 Ecrit par Sophie K., le 2008-04-28 18:42:33
Non, c'est le numéro de la page imprimée, qu'on n'a pas pu enlever, je pense - le texte et la photo nous ont été envoyés en pièce jointe photographiée, en fait. Complexe à mettre en ligne.
 16 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 2008-04-28 21:07:29
Juste quelques précisions... 
 
1/ La photo n'est pas tronquée et elle ne fait pas partie d'une série. Le contrôleur est un quart de silhouette avec casquette, à peine perceptible à cette échelle, mais très nettement sur le tirage d'origine (20x26). 
 
2/ Le numéro mystère ("26") est le numéro de la page car le texte en question a été imprimé dans le cadre d'un bouquin de critique photo (eh oui Daniel...) consacré à l'enfance. 
 
3/ Si la mise en page est un peu erratique c'est qu'en effet j'ai envoyé le texte sous forme de scan à Franck-O et Sophie-K, à la suite d'une soirée (très sympa) et comme simple clin d'oeil suite à nos échanges. Si j'avais pensé qu'ils le publieraient, j'aurais envoyé texte et photo dans la forme ad hoc et trouvé un titre plus... enfin un titre quoi... 
 
Cela dit c'est amusant d'avoir des réactions à ce texte déjà ancien...  
 
Pour Christophe, connais-tu les vers de Crevel : 
Picpus mes pucelles 
Mon prépuce a du sel 
Pour la celle qu'a pas de puces... 
 
Pour Daniel... euh... rien....
 17 Jean-Philippe
Ecrit par Sophie K., le 2008-04-28 23:20:47
Ben oui, on est allé vite, ça nous plaisait vraiment. Merci à toi. (Et pour le titre, je trouve ça plutôt rigolo, perso.)
 18 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-04-29 08:58:09
" [...] avec ce professionalisme exaspérant propre aux enfants. " 
 
Je pense à Kafka : 
 
" Les enfant deviennent inquiétants si l'on suppose qu'ils parlent et agissent en sachant ce que savent les adultes. "
 19 Ecrit par Daniel, le 2008-04-29 09:29:14
Donc ce texte était en fait une critique d'art! 
M'étais pas trompé! 
(je suis très habitué à décortiquer le style!) 
A preuve de ce que j'avance, la citation reprise par Laurent Morancé: eh bien je ne pense pas que la notion de professionalisme soit celle suggérée par kafka... C'est seulement un semblant ressemblant! Kafka était plus profond! 
 
Pareil pour "mère matricielle"! Faudra qu'on m'explique...
 20 Ecrit par Franswa P., le 2008-04-29 12:16:58
En tout cas, moi j'aime bien quand on tricote (aucune dimension péjorative sous/derrière/à l'intérieur de ce terme) sur une image. 
Et j'aime bien le produit fini. Le tricot, je veux dire.
 21 Ecrit par Daniel, le 2008-04-29 12:28:25
N'oubliez pas le caddie aussi... 
 
:sigh
 22 Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir website, le 2008-05-04 10:02:03
Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d'une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l'intelligence, on semble souhaiter qu'elles soient très difficiles) d'agir à la manière d'un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c'est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j'éprouve une sorte de répugnance. 
J'ajouterai que j'étudie des choses très difficiles mais que je ne me permets pas de libertés avec la grammaire. 
CLAUDE LÉVY - STRAUSS
 23 Ecrit par Sophie K., le 2008-05-04 10:47:42
Si j'en ai la possibilité, je remettrai en page texte et photo, afin que l'un et l'autre soient plus accessibles aux yeux. 
Mais, Ramon, je ne pige pas super-bien ta citation. Je ne vois aucun mysticisme dans ce texte, juste un reflet de sensations, un jeu, une mine de correspondances. Je ne vais pas utiliser ce mot-poncif qu'on voit partout, la "mise en abîme", pourtant, il me semble que suivre le chemin de pensée de celui qui parle de ce qu'il ressent devant une photo est aussi intéressant que la photo elle-même, non ?
 24 Ecrit par Sophie K., le 2008-05-04 10:49:30
(Voui voui, je sais, d'accord, poil à mon trognon.) 
:)
 25 Ecrit par Ramon website, le 2008-05-04 17:42:33
C'est de l'interprétation du mot mysticisme qu'il faut entendre dans la citation de Lévy-Strauss. 
En fait il dit qu'il existe chez certains intellectuels actuels, une facilité d'écriture peu respectueuse de la grammaire, qui transforme toute analyse ou description d'œuvre en une sorte de messe en latin avec pour conséquence d'exalter son auditeur-lecteur plutôt que de l'informer.
 26 Ecrit par Sophie K., le 2008-05-04 19:45:49
Ah bon d'accord. (Et c'est pas bien, de s'exalter, et de faire partager son exaltation ? Je veux dire : ça serait mieux de dire : "cette photo a été prise en juin 1960 avec un objectif machin-truc, dans le train de 16 h 22 qui reliait Varsovie à Pétaoushnock ; ce soir-là, il faisait plutôt beau bien qu'il ait plu la veille. L'enfant inconnu était le fils d'un fermier des environs, sa mère était assise en face de lui, et le photographe souffrant d'une laryngite carabinée, avala un cachet après avoir rangé son appareil" ?) 
... :) 
(Bon, j'exagère, je sais, pardon Ramon.)
 27 Ecrit par Sophie K., le 2008-05-04 19:52:47
(Et puis côté grammaire, je ne vois pas de problème, perso...) 
(C'est le terme "pantographe", qui vous gêne autant ?)
 28 Ecrit par Ramon, le 2008-05-05 08:05:23
Qui veut sauver un chien errant de la noyade, se soucie peu qu'il ait la rage. 
Dommage pour lui.
 29 Ecrit par Sophie K., le 2008-05-05 09:44:52
:grin  
Mais non. Je suis la première à haïr le verbiage, mais là, je n'en vois pas. 
(Obi Ramon Kenobi, tu me fais penser à un vieux sage assis sur son rocher, soudain.)
 30 Ecrit par Franswa P., le 2008-05-05 10:22:03
La position de Ramon-Strauss se tient assez - je veux dire, de manière générale.  
Cela dit, le fait de jouer avec la grammaire comme avec des bonsaïs (parce que cessons de nous mentir, aussi - élever des bonsaïs, c'est endiguer son sadisme en le ciblant sur un pauvre petit quelque chose (et ça n'a rien à voir, je sais)) ne me gêne pas forcément outre mesure. Je veux dire, à ce niveau-là, je suis personnellement plus cul-serré (aucun insulte là dessous, hein) sur l'orthographe, et déjà je me pose des questions sur ma légitimité. 
Disons que si ces torsions ne sont pas conçues comme vaines, comme un simple effet de manche, pourquoi pas ?
 31 Franswa
Ecrit par Daniel, le 2008-05-05 12:18:28
"Disons que si ces torsions ne sont pas conçues comme vaines," 
 
(veines: hémorroïdes?) 
 
" comme un simple effet de manche" 
 
C'est ce que j'appelle: tortiller du cul pour chier droit!
 32 Ecrit par Franswa P., le 2008-05-05 12:41:58
T'es malade, Daniel. J't'aime bien mais t'es quand même malade. 
Enchanté, ta place est juste ici.

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