Né en 1908, Ian Fleming, le créateur du plus célèbre espion de la planète, aurait eu 100 ans le 28 mai prochain. Décédé d’une crise cardiaque en 1964, Fleming avait eu, comme son personnage, une vie mouvementée, notamment durant la seconde guerre mondiale (il travailla comme agent au sein de la Royal Navy, et termina la guerre au grade de commandant, comme son héros). Bond est né sous sa plume en 1952, et « James Bond contre le Docteur No », la première adaptation cinématographique de l'oeuvre de Fleming (12 romans et 9 nouvelles en tout), sortira dans les salles dix ans plus tard. Saviez-vous que John Kennedy était un fan de James Bond ? Saviez-vous que « Goldeneye », le nom de la maison de Fleming en Jamaïque et l’un des titres des aventures de 007, était en fait un véritable nom de code utilisé par les Alliés lors d’une opération contre les Allemands à Gibraltar ?
Vous le saviez, je n’en doutais pas.
«For Your Eyes Only, Ian Fleming and James Bond», jusqu'au 1er mars 2009 à l’Imperial WarMuseum à Londres.
Lambeth Road, London SE1 6HZ. Horaires d'ouverture: de 10 heures à 18 heures. Informations : 00442074165320. site Internet: www.iwm.org.uk
De James B. à Jason B.
A noter au passage la récente sortie en DVD du troisième volet des aventures de Jason Bourne, « La vengeance dans la peau » de Paul Greengrass, peut-être un peu moins bien que les deux précédents films question réalisation, mais bon, quand on aime…
« By Jove ! »
Après l’avoir repéré dans la vitrine d’un magasin de BD de Bruxelles, je me suis ruée dès mon retour ici sur le dernier tome des aventures de Blake et Mortimer, « Le Sanctuaire du Gondwana ». Malgré leur complexité (ou peut-être à cause d’elle), j’avoue bien aimer les scénarii d’Yves Sente, et je reste une admiratrice inconditionnelle du graphisme souple et soigné d’André Juillard, qui est définitivement, outre son superbe travail personnel, le dessinateur plus capable de succéder à Jacobs pour insuffler vie à ses immortels héros anglais.
Je vous laisse, comme je l’ai fait, vous plonger dans l’histoire sans vous en dévoiler les mystères (ni le superbe retournement final), en soulignant, pour le plaisir, le clin d’œil graphique de la page 46, hommage direct à Moebius.
Dans la lune...
Méliès n’est pas anglais du tout, je sais, je sais, mais je voulais juste rappeler l’exposition ouverte depuis le 16 avril à la Cinémathèque Française autour de son univers. Accessoires, dessin, costumes, affiches, parcours virtuel, ateliers, conférences et projections, de quoi rêver.
Grâce au Musée d’Orsay, on peut enfin découvrir en France l'oeuvre de Lovis Corinth, l’un des plus grands peintres allemands de la fin du 19ème/début du 20ème siècle, et admirer ses toiles pour la plupart d’une très grande vigueur, à mi-chemin entre l’impressionnisme et l’expressionnisme.