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Les Tontons Flingueurs, scène de la cuisine – Michel Audiard. (Lefèvre et Blier pénètrent dans la maison de Lino. La suprise-partie donnée par "Patricia" bat son plein.) Lefèvre : T’es sûr que tu t’es pas gouré de crèche ? Blier : J’me goure jamais ! En rien ! Jeune fille : Scotch ou jus de fruit ? Blier : Rien ! Si c’est not’pognon qu’ils sont en train d’arroser, les p’tits comiques, ça va saigner ! Dites donc, mon brave... Dalban : Monsieur ? Blier : Il est là, votre patron ? Dalban : Qui demandez-vous ? Lefèvre : Monsieur Fernand Naudin…
Blier : Monsieur Fernand ! Fernand l’emmerdeur, Fernand le malhonnête ! C’est comme ça que j’l’appelle, moi ! Dalban : Si ces messieurs veulent bien me suivre… Blier : Et comment ! (à Lefèvre) Alors tu viens, dis ? Dalban, ouvrant la porte de la cuisine : Si vous voulez vous donner la peine d’entrer… Blier, dégainant : Bougez pas ! Les mains sur la table ! J’vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours ! Dalban, les mettant en joue : Si ces messieurs veulent bien me les confier… (…) Allons vite, messieurs. Quelqu’un pourrait venir, on pourrait se méprendre et on jaserait. Nous venons déjà de frôler l’incident. (Dalban prend les flingues et sort.) Lino, à Blier : Tu sais ce que je devrais faire, rien que pour le principe ? Blier, se rappelant son dernier bourre-pif : Tu trouves pas que c’est un peu rapproché ? Lefèvre, à Blier : Je te disais que cette démarche ne s’imposait pas. (A Lino) Au fond, maintenant, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d’action… L’époque serait aux tables rondes et à la détente, hein ? Qu’est-ce que t’en penses ? Lino : J’dis pas non… Blier : Mais dis donc, on est quand même pas venus pour beurrer des sandwichs ! Lefèvre, guignant le magot posé sur la table : Et pourquoi pas ? Au contraire, les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse ! Surtout lorsqu’elles constituent un premier pas vers des négociations fructueuses… Lino, désignant le magot : Maître Follasse, vous devriez planquer les motifs de fâcheries ! Lefèvre : Oh, Monsieur Fernand ! Lino : J’connais la vie, Monsieur Paul ! Pour en revenir au travail manuel, là, c’est finement observé. Et puis ça reste une base. Blier : Ca, c’est bien vrai. Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises… Jeune fille ivre, surgissant brusquement : Jean ? Ben il est où, Jean ? Y’a plus de glace, et y’a plus de scotch ! Lino : Maître Follasse, donnez-lui du jus de fruit. Allez. Jeune fille : Non, du scotch ! Ton jus de fruit, tu peux te le mettre au… Blanche : Mademoiselle ! L’oncle de Patricia vous dit qu’il n’y a plus de scotch, un point c’est tout ! Jeune fille, désignant le sac plein de billets : Y’a qu’à en acheter avec ça ! Blanche : TOUCHE PAS AU GRISBI, SALOPE ! (La fille s’éclipse, tétanisée.) Lefèvre : De l’alcool, à cet âge-là ! Lino : Non mais c’est un scandale ! Blier : Nous, par contre, on est des adultes… On pourrait p’têt s’en faire un p’tit ? Lino : Ca, le fait est… Maître Follasse ? Blanche : Seulement le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu’est-ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ? Hé… Ca va rajeunir personne ! Blier : Ha, nous v’là sauvés ! Blanche, humant la bouteille : Sauvés, sauvés... Faut voir ! (Il sert tout le monde. Dalban revient dans la cuisine.) Dalban : Tiens, vous avez sorti le vitriol ? Lefèvre : Ben pourquoi vous dites ça ? Il a pourtant l’air honnête ! Lino, reniflant son verre : Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça, il a l’air assez curieux… Blanche : Il date du Mexicain, du temps des grandes heures. Seulement on a dû arrêter la fabrication : y’a des clients qui devenaient aveugles, ça faisait des histoires… Blier : A la vôtre ! (Il boit) Ha ! Faut r’connaître, c’est du brutal ! Lefèvre, les larmes aux yeux : Vous avez raison… Il est curieux, hein ! Lino : Bof, j’ai connu une Polonaise qu’en prenait au petit déjeuner, alors… (Il boit) Faut quand même admettre que c’est plutôt une boisson d’hommes ! Blier : Tu sais pas c’qu’y m’rappelle ? C’t’espèce de drôlerie qu’on buvait dans une petite taule de Bien Hao, pas loin de Saïgon… Les volets rouges… Et la taulière, une blonde comac ! Comment qu’elle s’appelait, nom de Dieu ? Lino : Lulu la Nantaise ! Blier : T’as connu ? Lefèvre, à part : J’y trouve un goût de pomme ! Blanche, à part : Y’en a. Blier : C’est devant chez elle que Lucien le Cheval s’est fait dessouder ! Lino : Et par qui ?
Blier : …? Ben v’là que j’ai plus ma tête ! Lino : Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu’à la dynamite ! Blier, souriant : Toute une époque !
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Chez Zoë, y a bagarre !!!
Je reviens sur cognée: son tableau presqu...
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pour entretenir la polémic à Zoe: image:...