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Écrit par Franswa P.   
22-07-2008
[Absolument, ce titre se la raconte tout seul.]
 
premier romanJe gambadais ce matin en pleine rue, porteur à la main droite d'une couette sale (car nous avions pique-niqué lundi midi aux Buttes-Chaumont (je peux me le permettre, je suis chômeur)), de quatre morceaux de sucre (car je n'en avais plus chez moi (je peux me le permettre, je suis pauvre)) et à la main gauche de deux livres à paraître (car je suis critique littéraire (je peux me permettre de le dire, j'écris dans un journal - et c'est sinon une condition suffisante, sinon même une condition nécessaire, au moins un état de fait que tout le monde prendra peut-être pour argent comptant, on ne sait jamais, c'est l'été et les gens ont l'âme clémente tant qu'il ne leur pleut pas trop dessus, ce qui n'est pas arrivé depuis trois ou quatre jours d'affilée, reconnaissons-le)).
 
Parmi ces deux livres, une tuerie (car j'utilise des mots jeunes qui ne veulent rien dire, comme tout le monde, mais j'en parlerai bientôt ici-même donc je veux préserver l'insoutenable suspense qui vient de se faire jour en vos caboches) et un premier roman qui avait frôlé la veille au soir l'expulsion définitive du terrain (avec radiation de la ligue) sur la base d'un carton rouge bien mérité, mais un premier roman néanmoins que j'avais décidé dans ma grande magnanimité de vermine de garder sous le coude tant il me semblait qu'il portait tout de même en son sein quelque chose d'éventuellement sauvable. Et puis je n'en étais qu'à la page 37 - un peu rapide à mon avis pour sabrer quoi que ce fût, une tête ou une bouteille de champagne, au choix.
 
Disons que si un roman quelconque devait être jugé à l'aune de plusieurs critères - et il le doit, me semble-t-il, la question de savoir si sa victoire sur l'un d'entre eux motive réellement qu'on fasse une croix sur celles des portes qu'il a loupées ne se posant à mon goût qu'en deuxième ressort, un ressort plus métaphysique et donc plus pénible qu'il nous faudra bien, pourtant, aborder de front un jour ou l'autre, ici ou ailleurs -, si un roman quelconque devait être jugé à l'aune de plusieurs critères, donc, ma réaction épidermique à un défaut que ce roman exhibait au monde sans coup férir (la pédanterie dans l'enfilage de mots savants comme des perles sur un boulier) ne devait pas troubler mon jugement quant aux autres réalités suivantes : l'auteur savait écrire, certains passages taquinaient en toute honnêteté un souffle talentueux, l'intrigue et surtout sa diffraction faisaient mouche. Mon dieu, comme je reste influencé par ce que je lis, en toute circonstance. Après du Jestaire, j'ékris loggorhéeux et long et souffreteux et avek des "k" partout, après trois dizaines de pages de ce roman-ci, j'en arrive à mon tour à pédantiser en alignant les mots classés "Académie Française - langage soutenu" de mon dictionnaire interne. Enfin, dans tous les cas, rendre un jugement définitif sur un roman après la lecture de seulement quelques dizaines de ses pages ne fourniraient rien d'autre qu'un signe alarmant quant à ma faculté de sombrer plus vite que la musique dans toutes les dérives maintes fois décriées d'une critique à la va-vite et à l'emporte-pièce, donc je n'en dirai pas plus, laissant ainsi à tout un chacun le loisir de pister l'auteur et le nom du roman à la trace, si ça l'amuse, et à moi-même la liberté de m'enfoncer plus avant dans la lecture de cet objet avant d'émettre une quelconque critique à son égard.
 
Sans compter que je conserve, vierge pour l'instant de toute remise en cause sérieuse et justifiée, mon point de vue bien enraciné quant à l'utilité de la publication d'une descente en flèche, en bonne et due forme, d'un objet artistique commis, qui plus est, par quelqu'un que personne ne connait encore. Canarder Lévy ou Angot ou Zeller sur la base de la lecture de l'un de leurs livres, pourquoi pas, ces gens n'ont plus besoin de personne pour caracoler en tête des charts - dénoncer une imposture réelle ou personnellement ressentie comme telle, en l'espèce, ne me pose pas de problème majeur. Mais tirer à vue, sinon sur une ambulance, du moins sur une petite entreprise de quartier pendant sa phase de mise sur pied, là, j'estime qu'une telle démarche ne peut servir qu'à celui qui s'y embourbe, tant la critique assassine est un art consommé dans notre beau pays - tellement consommé pour tout dire qu'il s'apparente de plus en plus à la regurgitation d'une jolie pelote de réjection par son coupable auteur, coupable notamment de n'espérer par son acte rien de plus que d'exhiber à son tour à la face du monde comme il est caustique et comme il a de l'esprit et comme il est assassin et comme il est vrai que lui, au moins, on ne lui en compte pas. C'est un peu comme si d'un côté, on ne trouvait que des zélateurs prodigues de termes non moins digérés et presque éculés, tels le "décalé" et le "déjanté" auxquels je ne m'accommode toujours pas sans un rictus de douleur, et de l'autre qu'une bande de charognards haineux qui auraient compris mieux que personne que c'est en abattant, dans le dos et à grands renforts de formules interchangeables, des victimes faiblardes et moribondes qu'on parvenait, à terme, à se faire une place au soleil.
 
Les deux familles sont composées de parasites plus ou moins talentueux. Je les laisse barboter dans leurs boues organiques, sans me poser, au demeurant, la question du sens de cette dernière formule, nous valons mieux que ça, vous et moi. Du moins je l'espère. Après avoir clamé haut et fort que je n'étais pas un journaliste, puis que je n'étais pas un écrivain, puis que je n'étais pas un parasite, il me faut bien conserver un minimum de légitimité tout de même.
 
Et voilà, c'est trop long. Ce que je voulais dire au départ (à l'avenir, sautez-donc les six ou huit ou dix premiers paragraphes, vous gagnerez du temps - tiens, à l'avenir également, je devrais insérer un de ces jours une ancre au moment de mon propos qui colle enfin avec le fond de ma pensée), c'est que je ne m'explique pas vraiment bien trois éléments de notre réalité actuelle, en toute simplicité. D'une part, cette progressive et aujourd'hui bien ancrée transformation de la réalité d'un "premier roman" (dans le sens où il est le premier objet publié d'un auteur X) en concept marketing en soi, traqué même par les plus grands éditeurs, couronné par un beau bandeau en une exhibant ce seul argument de vente, et pourchassé à son tour par des lecteurs avides (1). Ensuite, le positionnement propre à l'auto-proclamé ou défini par le contexte "critique littéraire" (2). Enfin, la marge de manoeuvre dont peut jouir un "critique littéraire" vis-à-vis d'un "premier roman", deux concepts dénués de sens qui rejoignent dès lors, dans mon cerveau malade de logique et de digressions, d'autres termes contemporains tels "chargé de mission", "chef de projet" ou "planning stratégique" (3). Et ce sont donc ces trois points que je vais vous exposer ici, en essayant de faire bref tout de même, parce que tout de même, hein, tout de même bon, quoi.
 
1) Le "premier roman". Mon camarade de chambrée (numériquement parlant, s'entend) Stéphane Koechlin s'était attiré les foudres, ici même et il y a un peu plus d'un an , de quelques esprits avisés et même de quelques auteurs de tels premiers romans, en constatant avec l'esprit polémique qui le caractérise (et qui l'entraina également à déclarer quelque chose comme "le rap, c'est pas de la musique", ses yeux flegmatiques dans les yeux exorbités d'un autre camarade de chambrée, Yannick Bourg, pour lequel ce genre de propos relevait plutôt d'une hérésie dépassée), que les romans français récents pesaient au mieux deux cents pages en gros caractères quand les sagas américaines continuaient à en viser un bon millier. Bien entendu, les contre-exemples étaient nombreux, parmi lesquels le même Tourville de Jestaire dont il fut question toujours ici-même un peu plus tard . Mais peu importe, après tout. Ce dont je ne me remets pas, c'est de l'état de fait actuel : tous les éditeurs, je dis bien tous, ou presque, et en tout cas les plus gros, chassent au harpon le premier roman, l'auteur-pépite, le premier opus d'un ou d'une jeune écrivain(e) qui fera date dans les annales de l'histoire. Pourquoi pas après tout, c'est aussi leur boulot, quand on y pense. Ce que je m'explique moins, en revanche, c'est que dans un système marketing où le livre est posé par certains comme un produit en soi, un bandeau rouge "premier roman" puisse ceinturer tranquillement un nouveau livre posé sur les rayons... et entraîner, de facto, une augmentation drastique de ses ventes. Ce qui implique que les lecteurs cherchent aussi la pépite. Et que ce qui aurait pu décemment quoique de manière non absolue être considéré comme la simple preuve d'un art en devenir, non encore totalement abouti, une première ébauche d'une oeuvre majeure à venir - le bandeau "premier roman", donc, un peu comme un bandeau "premières gammes" qui cernerait le CD d'un pianiste émergent - se soit transformé, comme par magie, en un argument en soi.
Comprenons-nous, un premier roman n'est pas forcément raté, loin de là, et peut même s'avérer au fil du temps, sinon aussi le dernier roman d'un auteur donné, le meilleur d'entre tous ceux qu'il aura produits - il n'y a pas de raison. Mais enfin tout fonctionne si l'éditeur, puis le lecteur ayant déniché un auteur inconnu et ayant eu sa prose entre les mains détenait un pouvoir similaire à celui d'un cancanier détenteur d'une rumeur quelconque avant tout le monde. A ce titre, l'étude du phénomène de la rumeur (ou du bouche-à-oreille) s'avère franchement utile lorsqu'il s'agit de réfléchir sur cette question, à mon humble avis. Le lecteur averti souhaite ardemment pouvoir épater la galerie, dans les diners ou au téléphone, et exige donc des éditeurs, qui s'y soumettent en partie parce que c'est leur boulot, qu'ils leur livrent de la chair fraiche et immaculée. Les poussant, au besoin et par voie de conséquence, à l'afficher en gros caractères sur les posters et les bandeaux, afin que l'on ne puisse s'y tromper. Pourquoi pas. Mais voilà qui est tout de même assez révélateur, à mon avis, du narcissisme ambiant, puisque l'objet-livre devient alors plus un instrument de prestige social pour son lecteur que réel objet d'élévation personnelle ou collective (oui, bon).
Je n'en sais rien, à vrai dire, mais ça m'interroge, comme l'a certainement dit ma mère un jour (ainsi que ma grand-mère, et aussi que tous les gens que je connais, parce que c'est assez courant comme expression, après tout.)
 
2) Le "critique littéraire". Le critique littéraire, dans un sens, est celui qui s'arroge ou à qui l'on confie, à la fois un permis de tuer symbolique et un droit à être prescripteur. Deux autorisations officielles, délivrées grâce à un blog ou un rédac'chef, peu importe, mais qui s'imposent sans que la question d'une quelconque légitimité ne se pose à un quelconque moment du parcours de "devenir critique" de celui qui s'y soumet. Un bon critique doit-il avoir lui-même publié ? Je ne vois pas pourquoi. Doit-il caresser secrètement ce doux rêve ? Non, ça risque même d'être contre-productif, mais enfin il n'y a pas de raison non plus qu'il se l'interdise. Doit-il avoir tiré un trait définitif sur toute ambition d'écriture, ou alors même ne s'être jamais posé la question ? Pourquoi pas, mais enfin on l'a vu, ce critère-ci ne me semble pas viable. Doit-il écrire dans un journal disposant d'un dépôt légal à la Bibliothèque Nationale, alors ? Pas plus. Chacun d'entre nous pourra citer trois blogueurs compétents en terme de critique dont le métier n'a rien à voir avec le livre, et trois journalistes professionnels dont les critiques sont aussi utiles, avisées et pertinentes qu'une bulle de gaz dans un jacuzzi - c'est à dire indéniablement présentes, mais peu susceptibles de chaloir beaucoup à qui que ce soit (j'aime bien "chaloir", ça vient de "peu me chaut" et j'aime bien - et puis je vous avais prévenu, il m'arrive de sombrer même dans les défauts les plus flagrants de ce que je suis en train de lire - en l'occurrence, la pédanterie sémantique). Très bien.
J'en déduis donc qu'il n'y a pas de bonne définition contextuelle - écrivain ou pas, journaliste ou pas -, donc passons à autre chose. Dans ce cas, un "critique littéraire" peut-il être évalué à l'aune de son utilité ? Peut-être bien, on tient là une piste. Mais alors, que doit-il faire ? N'encenser que des romans qu'il aime, pour donner le goût du bon-lire sans forcer la main à personne, et sans attribuer à son goût personnel une valeur universelle et indiscutable ? Personnellement, j'aime assez cette définition - ce qu'on concevra aisément vu ce que j'ai déjà révélé plus haut. Cela dit, un critique qui dézinguerait les idoles à bon escient et sur la base d'une réelle connaissance de son sujet disposerait également, selon moi, d'une légitimité tout à fait acceptable. Celui, en revanche, qui n'aura de cesse que de faire son cabot en peaufinant ses petit billets assassins aigris sur de petits livres qui n'en valent pas la chandelle, ne récoltera de ma part (et s'en contrefoutra d'ailleurs sans l'ombre d'un doute) qu'un mépris égal à celui que je réserverai aux critiques qui se contenteront quant à eux d'encenser sans trop réfléchir tout et n'importe quoi pourvu que les petits copains l'aient consacré avant eux. Ces derniers me faisant d'ailleurs l'effet de ces types qui tous les jours plaquent des filles très bien pour des pantins grotesques simplement parce que leurs entourages respectifs estiment qu'une blonde à gros seins vaut mieux, dans l'absolu, qu'une brune à grosses cuisses ou qu'une rousse à gros biceps - question métaphysique éminemment esclave de l'air du temps, la chose fut déjà prouvée mille et une fois.
 
3) Match au sommet : "premier roman" contre "critique littéraire". Le poncif régnant en maître dans tout ce qui se dit et dans tout ce qui s'écrit depuis l'aube des temps (ne jamais hésiter à entamer son propos par une assertion intemporelle de type "interdite en introduction d'une rédaction en première littéraire", jamais), le mauvais critique littéraire livrant son opinion au sujet d'un premier roman annoncera la gueule enfarinée que ce dernier est "une révélation" s'il aime et que son auteur est "incapable de se départir des maladresses d'une première fois" (trop subversif, le champ lexical du sexe) s'il n'aime pas. Et dans un cas comme dans l'autre, il ne pourrait justifier son propos que parce que ce dont il parle est un premier opus, par définition. Ce qui est assez grotesque. Si l'on considére un premier roman non plus comme défini simplement par cette primauté mais comme un roman avant tout, le sentiment étrange qui poussera l'un ou l'autre à excuser les "erreurs de jeunesse" ou à encenser la "maturité littéraire" d'un texte mauvais ou bon, selon, simplement parce qu'il est le premier d'une série dont nul ne sait si elle sera longue, ni même s'il s'agira d'un one-shot ou de la sempiternelle bulle de jacuzzi, m'apparaît proprement grotesque. Un premier roman peut être écrit avec les pieds, comme il peut être aussi excellent que le vingt-cinquième roman d'un autre auteur, sans qu'il ne soit particulièrement besoin ni de justifier ses faiblesses dans le premier cas ni de s'extasier outre mesure de sa perfection dans le second. Pourquoi ? Simplement parce que dans le cas contraire, on fait pénétrer dans le champ critique un élément qui n'y a pas vraiment sa place, ou n'y tient certainement pas le première, et ce même si, je le répète, le concept de "premier roman" est désormais devenu un argument marketing en soi. Car en l'occurrence, peu me chaud, précisément : je laisse le marketing aux marketeurs, et propose la critique à ceux qui veulent bien essayer de la faire proprement. Il sera bien temps, ensuite et si l'auteur en question publie à nouveau, de constater s'il écrit de mieux en mieux ou s'il sombre dans la fange.
 
Mais pourquoi avoir imposé ce titre à ce billet, alors, me direz-vous ? Simplement parce que, pour le prochain numéro de Standard (le magazine pour lequel je bosse, donc), je me suis lancé sans trop savoir pourquoi (mais pourquoi pas après tout) dans une chasse aux premiers romans de la rentrée et que, pour être franc, j'avais besoin de poser ces questions avant de partir, la fleur au fusil, chasser en des terres dont je ne parviens pas très bien à estimer la rigueur.
Veuillez accepter mes sincères excuses à ce sujet. Mais enfin si vous avez quelque chose à en dire, je vous en serai fort gré.
Commentaires
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sophiek   |2008-07-22 12:00:51

En fait, le seul truc que je vais dire, c'est que je suis d'accord avec toi. Evidemment, tu ne vas pas t'en étonner outre mesure, c'est un poncif de ma part de te dire que je suis d'accord avec toi, et ce même si c'est la vérité.
Quand on te lit, nos cervelles fonctionnent mieux et on s'amuse beaucoup plus que quand on lit des chroniques littéraires classiques, où tout le monde écrit les mêmes choses de la même manière, chacun essayant pourtant d'être différent des autres (c'est ça qui finit par être drôle, aussi : ce désir de se démarquer en utilisant les mêmes ficelles). J'ai trouvé ce qui fait ton originalité : tu n'essayes pas d'être différent à tous prix, tu dis simplement ce que tu penses. Tu es toi-même, quoi, sans triche, et ça fait d'autant plus ressortir la vacuité de ceux qui tentent d'être autre chose qu'eux mêmes (peut-être parce qu'ils ne se sont pas trouvés, ou parce qu'ils se cherchent dans la différence, alors qu'on se trouve plutôt dans nos similitudes,
finalement)(philo à deux balles)(je m'amuse d'un rien)(pardon).
Merci Franswa, donc.
sophiek   |2008-07-22 12:04:58
(En fait, ça y est, j'ai mis le doigt sur ce qui me gêne vraiment le plus dans notre époque : nous sommes entrés depuis une bonne vingtaine d'années (sinon plus) dans une ère de tricheurs. C'est ça qui me fait ch*er : la triche qui gagne, et ce partout.)
sophiek   |2008-07-22 12:08:00
(Je m'excuse, je fais le lien entre mon post d'hier et le tien.)
garrincha   |2008-07-22 14:19:28
Tu t'en doutes vieux, je suis bien d'accord, en particulier sur l'artefact du "premier roman" et de la "révélation".

Le seul élément supplémentaire que j'apporterais à ce débat, ce sont les possibilités de dialogue qui s'ouvrent/doivent s'ouvrir/devraient s'ouvrir/s'ouvriront peut-être entre le porteur de la critique (ou diseur de bonne aventure) et ses lecteurs. On peut toujours dire que c'est une grosse tarte à la crème du web 2.0 mais je crois que ce qui se passe ici le montre bien : l'heure est à l'interaction entre le critique (ou plus largement le journaliste) et ses publics.
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-22 19:09:19
Dans quelques temps, le bandeau "premier roman" risque d'être catégorisé en deux sous-ensembles : le premier roman "simple", potentiellement séduisant parce que bon c'est le premier, c'est du frais, tout ça ; et le premier roman "pure Poste A.O.C", tenant compte du fait que 95% des premiers romans proviennent du réseau relationnel (renvois d'ascenseurs, passe-droits, fesseries, etc.) et que seul un petit 5% (et encore, je compte large) émane réellement de l'océan postal, sans aide aucune. (The real fucking pure first book, man !) Roman Postal, donc, qui aura réussi à braver tout les obstacles (méduses, requins, baïnes assassines...) à la seule force de ses petits bras. Dominer la tempête. Le gros temps. Ça, ça devient de plus en plus compliqué... Mais en terme de label alors là, ce devrait être extrêmement vendeur, pour qui connaît un peu les arcanes de la "décision de publication"... Pour ma part, je nage, je nage. Qu'on m'apporte un rivage !
Marco     |2008-07-22 22:53:58
@ Nicolaï: pour compléter ton beau tableau, je propose un sous-sous ensemble dans le sous-ensemble "pure Poste" de 5%: le "pure Poste" petit éditeur (4,8%) et le "pure Poste" grandiose éditeur (0,2% _ et encore, je compte large, moi aussi). Le deuxième sous-sous ensemble serait évidemment hyper-vendeur.
Franswa P.   |2008-07-22 23:11:10
Nicolaï, Marco, Garrincha (par définition) et Sophie (mais nous sommes ressortissants de la même fratrie symbolique, c'est différent), dans mes bras.
Nous sommes d'accord.
Et nous sommes cinq, désormais. Attendons poliment les détracteurs, maintenant.
Franswa P.   |2008-07-22 23:12:50
En plus, Nicolaï, c'est la Brosse Gherta. Je suis content, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point.
sophiek   |2008-07-22 23:27:16
Si.

:-)
Vinosse     |2008-07-23 06:51:37
Moi je verrais bien le bandeau:

"REFUSÉ 20 FOIS!"


"REFUSÉ 35 FOIS!"


"REFUSÉ 50 FOIS!"


"POUR LA PREMIÈRE FOIS UN ROMAN REFUSÉ DANS TOUTES LES GRANDES MAISONS D'ÉDITION"

"PLUS DE 100 FOIS RETOURNÉ À SON AUTEUR ET POUR LA 1ÈRE FOIS ÉDITÉ!"

"SAUVÉ DE LA DESTRUCTION APRÈS UN MILLIER DE REFUS!"

"SON AUTEUR AYANT DÉCIDÉ DE SE JETTER SOUS LE MÉTRO ST PLACIDE, UN ÉDITEUR LE SAUVE AU DERNIER MOMENT!"

ETC....


:upset
Tadek   |2008-07-23 08:36:08
Spéciale dédicace à gallimard qui a refusé avec panache LF Céline et M Proust mais pas...
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-23 08:50:40
Refusé Refusé Refusé ! Preuve en est, sinistre à souhait, le bouquin de Toole, La conjuration des couillons (le traducteur aurait pu faire un effort, ça sonne mieux, là), épais chef d'oeuvre tout de peste et de bubons, best long seller tueur de thrillers, a connu gloire et célébrité non seulement parce qu'il est (plutôt) bon – quoique parfois longuet, on peut en discuter –, mais surtout grâce à l'histoire qui l'entoure. Editeurs impénétrables, non non non on en veut pas, suicide de l'auteur, mère éplorée qui se defend pour l'unique livre de son fils, persévérance d'icelle, signature ENFIN ! Nom d'un croissant au cumin !

ÇA C'EST DE LA PUBLICITE !

Faudrait une grosse vague de suicides en fait. Collectif. Jim Jones (souvenez-vous), révérend du Diable, qui débarquerait chez les écrivants. Par la petite porte, viens-là mon lapin. Petit petit petit... Tu vois bien t'arrives à rien, Tiens, écris-moi plutôt une nouvelle jolie, on va faire un livre ensemble, hein, COLLECTIF
! Viens mon écureuil, on va niquer Gallimard, empaler Grasset le Gras, cramer le Groupe au lance-Flammarion, tous ces cons qui s'empapaoutent leur fion malade ! Qui s'renvoient les ascenseurs ! 1er, 8e, rez-de-chaussée- 5e, viouuuuuuuu 12e ! iouuuuuuwww sous-sol ! Et nous? Et nous alors? Avec nos sacs de courses on attend, la porte ne s'ouvre pas ! ça monte, ça descend, on appelle, rien qui vient !
Alors alors alors ? Frères de misère?

On va sortir le recueil ! le RECOUILLE !

Et après on boira le liquide rose de l'Eternité.

Tiens, je vais peut-être reprendre ce com en post chez moi. L'étoffer. Ça fera une bonne suite à ça.Ça
Franswa P.   |2008-07-23 09:17:52
Ouais, j'avais lu, Nicolaï. Ton papier sur on-ne-voit-pas-du-tout quelle maison, tu as brouillé les cartes avec brio. Et c'est consternant de perfection. Ou parfaitement consternant, un peu des deux.
Cela dit, et je suis Vinosse sur ce coup, imaginer de tels bandeaux pourrait ne servir à rien, certes, mais en tout cas dire quelque chose (qui ne sert à rien, certes encore, mais quand même).
Quant à Kennedy O'Toole, je signe à tes côtés, sur le principe (même si l'histoire est trop incroyable pour être réelle, je le sais, Marion Cotillard me l'a dit (et les Ricains ne sont pas allés sur la lune - la preuve : les traces de crash sur le Pentagone de la Nasa PROUVENT plus que n'importe quoi d'autre que Roger Rabbit était un personnage de dessin animé qui n'avait même pas existé avant la sortie du film en plus)). Cela dit, la Conjuration des tanches (ça marche aussi) m'a moins marqué que toi - c'est un bon livre, rien à dire, mais je freine toujours un peu quand on l'apparente à un chef
d'oeuvre (d'autant plus qu'il n'y avait pas d'Anthrax dans les fioles puisque la terre est plate). en revanche, le Seigneur des Porcheries, de Tristan Egolf, est un chef d'oeuvre (j'aime le côté "j'ai raison de manière absolue, je détiens la Vérité".
D'ailleurs, Egolf a raconté une belle histoire aussi, puisqu'il n'a pas été publié aux States malgré ses efforts, a été repéré en tant que chanteur-du-pont-des-Arts par la fille Modiano si j'ai bien compris (elle a du le trouver beau gosse, bon, il y a plus littéraire comme argument, je le confesse bien volontiers (quoique, il faut voir l'importance aussi que la bogossité a prise dans le champ éditorial)), et du coup Gallimard (on y revient, Tadek) a racheté (non, "acheté" en fait) les droits sur le bouquin et c'est très bien parce que c'est une bonne chose.
Seulement, Egolf, il a été con, puisqu'il s'est tiré une balle ou pendu (je ne sais plus, peu importe en tout cas il était mort à la fin) peu APRES la sortie de ce
magnifique chef d'oeuvre, et peu APRES, aussi, en avoir fait paraître un second qui déchirait nettement moins.
C'est moins glamour que l'histoire de Toole, c'est vrai.
...
quant à toi, Jestaire, sors de mon clavier s'il te plaît, on dirait que je tourne à la coke depuis douze heures, alors qu'en fait non, j'ai dormi (la preuve, je termine mes phrases par des points.)
Franswa P.   |2008-07-23 09:10:16
Ah non, pardon, tu modères aussi ton propos sur la Conjuration, je retire mon relatif désaccord avec toi.
half a person   |2008-07-23 09:20:40
Franswa P, fais un peu gaffe quand même. Evite de dire partout que t'es le fils spirituel de Jaenada, the universe is a small world, ça craint putain.
Franswa P.   |2008-07-23 09:27:23
Ben non, j'ai écrit Jestaire. Et puis j'ai pas dit que j'étais son fils spirituel, au Jestaire. Je suis le fils spirituel de mon père et déjà c'est un sacré truc.
half a person   |2008-07-23 09:33:35
tss tsss tssss. Je suis bien informé. C'est risky comme démarche. Je dis ça pour ton bien. J'aurais d'ailleurs du te proposer de m'envoyer ton mail pour te le dire plus discrètement mais comme je suis une ordure, je n'ai pas pris cette peine. La flemme aussi, l'urgence. Toutes ces choses qui font qu'on se retrouve face à des mecs qui enfoncent leur chemise dans leur pantalon qui te regardent de travers avec des yeux vides et affamés. Merde mouette.
Franswa P.   |2008-07-23 09:35:52
Tiens tiens. Alors tu as piqué ma curiosité, half a Christique.
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-23 09:39:15
@Franswa. Whaaa tu connais ***Marion Cotillions*** perso?!!! Je sui tro fan, man ! G son poster dans ma piol depuis des zannées ! Depuis Noël 1970 !

Je connais pas Egolf, pourtant tout ce qui est sports de balles – balistique –, j'adore ça. Je vé ouar.

Caisse qu'y devient Jaenada? Il est dead lui aussi? (Merde, quand même, j'l'aimais bien) G pas de niouz de lui, j'lui é envoyé des mails, des trucs, ben rien. Le mec m'ignore. Doit me craindre. C'est vrai, je fais peur, je me rends compte.
half a person   |2008-07-23 09:40:51
Ta bouche parle trop, tu fricotes trop. En même temps, tout dépend où tu places ton orgueil et ton ambition. Je dis ça, mais on s'en branle de mon avis. C'est juste que ça fait marrer un peu les gens. Ah les fameux gens, les innombrables, indénombrables. Et comme je sais que t'es malin, c'est con que tu passes pour un con. Moi perso ça ne me dérange pas, j'aime bien passer pour un con, mais j'ai l'impression que toi t'aimes moyen.
Franswa P.   |2008-07-23 09:51:44
Half, c'est vrai que je parle trop. Tout le temps. C'en est même pénible pour mon entourage. D'autant plus que je raconte pas mal de conneries, en général. C'est sympa, cela dit, de me faire "dring dring" même si en l'espèce, je n'ai sans doute pas tous les éléments en main pour bien comprendre mais peu importe, on est bien d'accord.

Nicolaï, ouais. Je suis le fils spirituel de Marion Cotillard, aussi. Faudrait que je prévienne mes parents, d'ailleurs - ils vont finir par se formaliser, à force.
garrincha   |2008-07-23 10:03:15
Je lis les bandeaux imaginaires, mon cerveau crie "Elgoff ! Elgoff ! Elgoff !" et puis je vois que Franswa en a parlé avant moi, et ça a quelque chose de tellement normal, de tellement rassurant, que ça me remonte un peu le moral, tiens.

Et la Conjuration, j'ai jamais réussi à aller jusqu'au bout. C'est quand même très très indigeste, non ?
Franswa P.   |2008-07-23 10:04:44
Oh oh... Je sens qu'on est parti pour des heures, là, Garrincha.
half a person   |2008-07-23 10:07:30
Bon allez, t'inquiète, on n'en parle plus. Mais ce qui serait intéressant, c'est de savoir si ça flatte Jaenada que tu dises ça, ou si ça lui fait honte. Je pense qu'il aimerait moyen. Pas par rapport à toi et ta personnalité, juste parce que sous ses airs vaguement égocentriques et embaumés, l'animal est plutôt humble au fond, discret comme un ours gracile qui vient renifler tes chaussettes du bout de la truffe pendant que tu dors dans ta tente igloo, sous les séquoias de Californie.
sophiek  - Franswa :)   |2008-07-23 10:13:26
Et comme tu est mon frère spirituel, ça veut dire que tu est le fils spirituel de mon père (donc un peu orphelin spirituel quelque part) et que Stéphane est ton frangin spirituel. Donc, Stéphane et moi, on est aussi par conséquent les demi-enfants spirituels de Janenada.
(C'est comme ça qu'on se découvre une grande famille et qu'on est content content (surtout quand une partie de cette grande famille, moi, pour ne citer que moi) raconte autant de conneries sur le oueb.) La spiritualité peut finir assez vite dans les spiritueux, du coup.
sophiek   |2008-07-23 10:15:37
(Ceci dit, Half, je vois très mal Franswa s'intituler de lui-même fils spirituel de Jaenada. Qui c'est qui t'a dit c'te bêtise ?)
Franswa P.   |2008-07-23 10:20:11
Hap, j'imagine qu'en toute logique, ça devrait les lui briser menu - ce qui serait quand même la moindre des choses, d'autant plus que je n'ai jamais rien écrit de lisible et de publiable. Cela dit, je pense qu'il y a méprise, même si ça ne m'étonne pas trop. Pour la faire brève, parce que ça n'est pas très intéressant au fond, il arrive que l'animal en question m'appelle "fiston", mais c'est plutôt pour se foutre gentiment de ma trogne qu'autre chose, et puis c'est né d'un délire improbable autour d'un verre de pif, un soir (et c'est à ce moment là que l'histoire devient réellement inintéressante pour un lecteur). Qu'on en déduise une réelle filiation spirituelle, ou une sorte de pacte planqué, c'est étrange. Pas plus surprenant que ça, mais étrange.

Nicolaï, aux dernières nouvelles, il écrivait, ce qui est assez logique après tout.

Sophiek, oui. Nous sommes une grande famille improbable qui raconterait des conneries sur le ouèbe. Ca me va.
half a person   |2008-07-23 10:26:39
les gars (je peux t'appeler aussi "les gars" Sophiek ?), je ne vais pas révéler mes sources, mais l'auditoire (ça se dit ça ?) en est resté pantois. Bon dieu de merde, on n'en parle plus. Cut. J'aurais du t'en parler par mail privé, mais je l'ai pas ton mail bordel.
sophiek   |2008-07-23 10:26:48
(J'arrive même pas à écrire correctement le nom de notre père spirituel, si c'est pas la honte, tsss.)
(Qu'il nous pardonne nos offenses, c'est tout ce qu'on lui demande, car on aime bien sa truffe.)
(Half, arrête d'écouter les ragots des Parigots, bon sang de bois.)
Franswa P.   |2008-07-23 10:27:53
Tiens, tu l'as maintenant, mon mail, si tu veux. Et oui, l'auditoire, ça se dit.
sophiek   |2008-07-23 10:28:18
(Voui, j'en vaux 5, donc tu peux, ô Half.)
Pour le reste, c'est pas grave, tu sais ? ;-)
half a person   |2008-07-23 10:35:54
Sophiek, ça n'avait rien à voir avec le monde littéraire (que j'évite), mais c'est quelqu'un de proche qui gravite dans d'autres trucs qui m'a dit ça et du coup ça m'a foutu les boules pour Franswa P. Je me suis dit merde, c'est presque aussi débile que quand Eric Reinhardt se compare à Houellebecq. Mais pas autant quand même. T'inquiète Franswa, maintenant tu feras un peu gaffe (pendant deux ou trois jours).
sophiek   |2008-07-23 10:36:57
(Sinon, j'adore aussi tes bandeaux, Vinosse.)
Tadek   |2008-07-23 10:37:19
Je sais rien de cette histoire mais y a un truc que je sais depuis quelque temps et qui se confirme : faut vraiment fuir ce milieu de gars qui grattent l’écran. Je vois personne, je fuis tout et c’est très bien. Ca se confirme apparemment. Pas connu pareil nid de vipères et nulle part. Ca cause, ça cause, c’est vilain. Par contre et c’est là que je veux en venir parce que tout dans le fond y a un intérêt minime à parloter punaises, Half, c’est pas classe vraiment de balancer ça en public. Là je pige pas. Passer pour un con et parmi tous, et dans un cercle, ouais, mais faire savoir qu’on te prend pour un con dans un autre, c’est salement moche. T’es une belle vache sur ce coup-là mon salop. Mais tu le sais.
sophiek   |2008-07-23 10:39:22
Half, ne te bile pas, c'est un oui dire (comme on dit dans les séries américaines de procès, "objection, Votre Honneur" et le toutim)...
Franswa P.   |2008-07-23 10:40:03
Ben non. Au sens clinique ce serait même encore plus débile puisque je n'ai jamais rien écrit. Si on y pense.
Bref.
Tadek   |2008-07-23 10:44:31
Je suis le fils spirituel de Marc Lévy et je vous emmerde! ca vous en bouche à coin ça!
Tadek   |2008-07-23 10:45:17
ma mère c'est jacques Prévert, y a pas pire pour une poésie! Prévert, la vache!
sophiek   |2008-07-23 10:49:54
:grin
Tadek est mon fils spirituel, et chtoc ! (Mais je ne suis pas Marc Lévy, hein ?)

Bon allez, pas de blème, c'est rigolo, tout ça, et puis c'est tout.
half a person   |2008-07-23 10:51:14
Tadek, j'avais prévenu, je suis une ordure. Mais pas seulement, je crois que cette claque microscopique a ses avantages. Franswa se dit merde, j'ai merdé, et moi on ne vient plus me faire chier à me dire, dis donc tes potes c'est des gros nazes. Parce que je ne connais pas bien Franswa, mais je le prends pour un mec subtil drôle et intelligent. Et c'est injuste comme truc. Alors je suis injuste avec lui pour qu'ensuite les autres le soient moins après envers lui. Eh oh, c'est rien, on va pas se branler toute la journée sur cette histoire, surtout qu'on oublie un facteur important, c'est que l'animal picole un peu je crois, ce qui lui enlève, d'un coup, une bonne dose de connerie. Comme aux tueurs avinés. Eh eh.
half a person   |2008-07-23 10:54:49
je suis le fils légitime de Tadek et Francis Heaulme.
sophiek   |2008-07-23 10:54:53
Bon. Sinon, moi je cherche toujours un amant spirituel qui ne serait pas un papa ni un fiston.
(J'en profite pour passer des messages persos, le ouèb ça sert à ça aussi, merde kua.)
sophiek   |2008-07-23 10:55:47
Half, je ne VEUX PAS être ta grand-mère ! :grin
half a person   |2008-07-23 11:04:57
Francis Heaulme raconte très bien dans ses carnets (d'une précision incroyable) où il cachait le sperme de Tadek quand celui-ci lui éjaculait dans la bouche. Il lui aurait même subtilisé quelques touffes de poils pubiens pour les enfouir dans les sous-bois de la région des Ardennes, il serait encore capable, aujourd'hui, de retrouver ces sachets plastiques destinés à l'emballage frigorifique. Papa 1 m'en a beaucoup parlé (avec encore plus de précisions) dans notre correspondance depuis qu'il est en prison, alors que papa 2 s'y refuse encore.
sophiek   |2008-07-23 11:07:31
...
Half, reste calme et essaye de te souvenir : ou étais-tu hier soir, et avec qui ? T'a-t-on fait prendre des petites pilules bleues ou roses ?
Concentre-toi, ça va aller, on est là.
half a person   |2008-07-23 11:27:37
j'étais avec Christophe et on a descendu un Lalande de Pommerol de 1986 que m'avait offert mon filleul (un sportif qui ne boit rien), il l'avait gagnée dans un concours. On a bouffé indien autour de la bouteille, et c'est vrai que le bon vin ne fait pas mal au crâne. Donc pas de cachets hier soir, ni pour les maux de tête ni pour l'humeur.

Et toi hier soir ? Raconte un peu.
ROBERTE TAPETTE   |2008-07-23 11:30:30
IL FAUT FLINGUER BERNARD TAPIE !
Mr Natural   |2008-07-23 11:31:48
boire ça et bouffer ça, demi portions, faut vraiment être des putains de barbares merde, les enculés !
sophiek   |2008-07-23 11:35:37
Je finis par me dire que le métier d'écrivain est loin d'être facile, finalement. Entre les débuts hasardeux via la poste, les premiers contacts avec des assistantes qui changent tout le temps de noms, les bandeaux qui maltraitent vos couv's par la suite et des dîners ultra-dangereux auxquels on est obligé d'aller...
Mr Natural loves funkadelic   |2008-07-23 11:37:34
"le métier d'écrivain" !

mais quelle biesse celle là alors !
sophiek   |2008-07-23 11:38:26
Moi, hier ? J'vais te dire, mon Half, je revenais d'un rendez-vous ultra glamour avec un osthéopathe. Depuis, je me sens mieux, je n'ai plus que 75 piges au lieu de 98. (Un gars qui vous prend dans ses bras pour vous faire craquer, y'a que ça de vrai.)
:grin
Tadek   |2008-07-23 11:39:32
Je te renie half, pas la peine de m'emmerder pour que je te file une pension mon p'tit pote. j'ai toujours un de tes poils sur un livre, bien collé par tes soins, je te le rappelle. Je suis prêt à aller jusqu'au test ADN
sophiek   |2008-07-23 11:39:51
(Natural, la biesse te fait des bulles !) :p
Mr Natural   |2008-07-23 11:40:06
wé wé, ca est ça, fait semblant que t'entends pas on a rien vu tiens !
sophiek   |2008-07-23 11:43:25
(Natural, viens pas m'embêter, chuis encore faible, je peux pas me défendre correctement, c'est à dire avec les pieds.)
half a person   |2008-07-23 11:46:46
j'avais bien conscience en envoyant mes poils de bite à la moitié des journalistes littéraires du coin que je prenais des risque pour mon avenir. Je les imagine bien ces ordures, délaissant un corps violé et éventré dans un deux-pièces mal décoré, en prenant le soin d'y déposer un de mes poils au coin de la chatte encore humide de sperme de la victime, pour me confondre, me niquer avec mon propre ADN. Je suis bien conscient de cela, mais je suis ravi d'avoir pris le risque mon Tadek.
Mr Natural   |2008-07-23 11:48:00
pourquoi ? tu peins !

AAAAhahhahahahaha ! Mr NAtural est drol !
sophiek   |2008-07-23 11:50:44
Half, si la chatte de la victime est encore humide du sperme du tueur, les ADN poils/sperme ne correspondront pas, voyons.
sophiek   |2008-07-23 12:01:24
(Ca s'encadre, un poil, au fait ?)
half a person   |2008-07-23 13:18:57
les enquêteurs sont assez cons pour se dire qu'on était deux à la violer, et quand j'ai sorti la mienne, ce gros con de pote dont la devise est "quand y en a pour deux, y en a pour moi" il m'a foutu une grande baffe (dans à moi, dans le gueule du "moi" supposé" puisque j'étais pas là) et il m'a arraché avant que j'aie terminé de limer. D'où leurs conclusions, y a un gros con qui a tué et tringlé une fille et un petit con qui l'a aidé à s'introduire dans l'appart, mais qui n'a pu aller jusqu'à éjaculation. Bref, les deux seront quand même inculpés. Et je vais prendre pour ma gueule, à cause d'un mec. Mon seul salut, c'est si y a 2 journalistes qui décident de jouer au con, et que pour le deuxième je suis déjà en taule. Là on me croira dans mon explication de la dédicace en poil de bite.

Oui Sofiek, mais pour bien le voir, faut un grand cadre, un poli seul au milieu d'une grande unité blanche. (bon fait chier jme relis pas)
Vinosse   |2008-07-23 13:34:17
Un poil de cul dans un plat de nouilles, ça se voit pas trop, mais un spaghetto dans une chatte douillette, ça fait intrus!

"C'est quoi ténia là?"
sophiek  - HaP   |2008-07-23 13:38:10
(Excuse, j'ai un fou rire devant cette suite de comm's sans queue ni tête.)

Bon. Moi j'vais t'dire, j'vais t'dire, mon p'tit gars (tu permets que je t'appelle mon p'tit gars ? Tu veux une bière et un sandwich ? La fumée de ma pipe ne te dérange pas ? La lampe dans la gueule non plus ? Bon.)
D'abord, tu pourras toujours montrer ton engin aux enquêteurs, ils verront bien que t'as plus un poil end'ssus ni autour, vu que t'as envoyé le principal aux journaleux, et que Christophe a soigneusement éparpillé ce qui restait ici et ailleurs.
Ensuite, personne ne fera croire à personne qu'une tête comme toi ne soit que le complice et pas le chef d'un duo de malfaiteurs.
Enfin, la victime s'avérant, au moment de l'autopsie, avoir fait "pshhhhiouiiiit" et s'être collée au plafond avant de s'enrouler autour du ventilo juste après que le scalpel du légiste l'ait entamée, les flics ont vu qu'il s'agissait d'une poupée gonflable appelée "Trudi" et ont donc conclu à un non
lieu.
Donc arrête d'essayer de piquer ses menottes au planton et rentre à la maison.
half a person   |2008-07-23 13:59:52
Si en plus d'essayer de se faire passer pour moi, les journalistes violent des poupées gonflables, je risque de prendre un procès de la marque de poupées gonflables BarBour (les poupées Barby qu'on bourre). J'ai quand même autre chose à foutre. Bosser par exemple.
sophiek   |2008-07-23 14:59:43
:grin
(Je me disais pareil, en fait. Pas à propos des poupées, mais du boulot. C'est d'ta faute encore, tiens.)
sophiek   |2008-07-23 15:06:25
(Et les poupées BarBour m'ayant valu dix bonnes minutes d'hilarité (on voit que tu bosses dans la pub, le sens de la formule et tout et tout), tu me dois un verre un de ces, si Christophe veut bien.)
half a person   |2008-07-23 15:15:43
Christophe m'autorise les trucs les plus dingues, comme prendre un verre avec une fille qui les fume, les pipes.
sophiek   |2008-07-23 15:23:50
C'est vrai que je suis un peu enfumée, comme gonze, surtout quand je me prends pour Maigret. C'est pas toujours très engageant, j'avoue, et un peu à contre-sens. Tant pis. Appelle-moi Jules et topons-là, tu es un frère.
(Et arrête de répondre à mes conneries, ça me relance à chaque fois, hahahahahaha !)
half a christophe   |2008-07-23 16:27:27
Poil au cul de ton frère, ce grand échalas.
sophiek   |2008-07-23 16:32:43
:grin
(Ah quand même ! Où t'étais passée, bon sang !)
half a person   |2008-07-23 16:35:40
Bon ben on dirait que je l'ai fait fuir le Franswa P. C'est moche.
sophiek   |2008-07-23 16:39:33
Non, non, il bosse, je viens de lui causer par mail. (Et il attend le tien, de mail, au fait.)
half a person   |2008-07-23 16:47:59
ah non, pas de mail, je ne dévoile pas mes sources. Ça lui apprendra à dire des conneries. La prochaine fois il attendra que ceux à qui il les dit soient ivres morts eux aussi.
Franswa P.   |2008-07-23 16:53:36
Ah non, je suis dans le coin par intermittence. Mais comme on n'en saura pas plus sur cette étrange histoire, visiblement, j'insiste pas là-dessus. Comme tu le disais bien tout à l'heure, on va pas se branler là-dessus pendant des heures. J'ai pas trop capté mais c'est pas bien grave.
En plus, comme le disait justement Sophiek, je bosse dans ma petite chambre de douleur, comme tout le monde. Eh. Et il fait une chaleur à se crever dessus.
sophiek   |2008-07-23 18:58:16
(Half, et ceci dit strictement entre nous, à mon avis, c'est tes sources qui boivent, surtout !) :grin
Pas la moitié d'une conne   |2008-07-23 20:25:10
Poil à ton routoutou!
sophiek   |2008-07-23 22:05:01
(Ah, cette fois, c'est bien Christophe.)
Dahlia     |2008-07-25 09:38:52
J'aime assez l\'idée du bandeau de Vinosse avec \"refusé par 50 éditeurs!\" (d\'ailleurs ça sera celui de LMJ, ça parait évident)...

Mais le premier roman, c\'est de toutes façons un truc à double tranchant. Si vous faites un chef-d'oeuvre ou du moins un livre très très très très bon, on va énormément attendre de vous pour ceux qui suivent. Si vous faites un premier roman encore un peu vert, mais qui a du potentiel, on va dire ouais, pas mal, bon début, mais attendons quand même de voir les prochains...

La prise de tête à la con, quoi.
sophiek   |2008-07-22 12:00:51

En fait, le seul truc que je vais dire, c'est que je suis d'accord avec toi. Evidemment, tu ne vas pas t'en étonner outre mesure, c'est un poncif de ma part de te dire que je suis d'accord avec toi, et ce même si c'est la vérité.
Quand on te lit, nos cervelles fonctionnent mieux et on s'amuse beaucoup plus que quand on lit des chroniques littéraires classiques, où tout le monde écrit les mêmes choses de la même manière, chacun essayant pourtant d'être différent des autres (c'est ça qui finit par être drôle, aussi : ce désir de se démarquer en utilisant les mêmes ficelles). J'ai trouvé ce qui fait ton originalité : tu n'essayes pas d'être différent à tous prix, tu dis simplement ce que tu penses. Tu es toi-même, quoi, sans triche, et ça fait d'autant plus ressortir la vacuité de ceux qui tentent d'être autre chose qu'eux mêmes (peut-être parce qu'ils ne se sont pas trouvés, ou parce qu'ils se cherchent dans la différence, alors qu'on se trouve plutôt dans nos similitudes,
finalement)(philo à deux balles)(je m'amuse d'un rien)(pardon).
Merci Franswa, donc.
sophiek   |2008-07-22 12:04:58
(En fait, ça y est, j'ai mis le doigt sur ce qui me gêne vraiment le plus dans notre époque : nous sommes entrés depuis une bonne vingtaine d'années (sinon plus) dans une ère de tricheurs. C'est ça qui me fait ch*er : la triche qui gagne, et ce partout.)
sophiek   |2008-07-22 12:08:00
(Je m'excuse, je fais le lien entre mon post d'hier et le tien.)
garrincha   |2008-07-22 14:19:28
Tu t'en doutes vieux, je suis bien d'accord, en particulier sur l'artefact du "premier roman" et de la "révélation".

Le seul élément supplémentaire que j'apporterais à ce débat, ce sont les possibilités de dialogue qui s'ouvrent/doivent s'ouvrir/devraient s'ouvrir/s'ouvriront peut-être entre le porteur de la critique (ou diseur de bonne aventure) et ses lecteurs. On peut toujours dire que c'est une grosse tarte à la crème du web 2.0 mais je crois que ce qui se passe ici le montre bien : l'heure est à l'interaction entre le critique (ou plus largement le journaliste) et ses publics.
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-22 19:09:19
Dans quelques temps, le bandeau "premier roman" risque d'être catégorisé en deux sous-ensembles : le premier roman "simple", potentiellement séduisant parce que bon c'est le premier, c'est du frais, tout ça ; et le premier roman "pure Poste A.O.C", tenant compte du fait que 95% des premiers romans proviennent du réseau relationnel (renvois d'ascenseurs, passe-droits, fesseries, etc.) et que seul un petit 5% (et encore, je compte large) émane réellement de l'océan postal, sans aide aucune. (The real fucking pure first book, man !) Roman Postal, donc, qui aura réussi à braver tout les obstacles (méduses, requins, baïnes assassines...) à la seule force de ses petits bras. Dominer la tempête. Le gros temps. Ça, ça devient de plus en plus compliqué... Mais en terme de label alors là, ce devrait être extrêmement vendeur, pour qui connaît un peu les arcanes de la "décision de publication"... Pour ma part, je nage, je nage. Qu'on m'apporte un rivage !
Marco     |2008-07-22 22:53:58
@ Nicolaï: pour compléter ton beau tableau, je propose un sous-sous ensemble dans le sous-ensemble "pure Poste" de 5%: le "pure Poste" petit éditeur (4,8%) et le "pure Poste" grandiose éditeur (0,2% _ et encore, je compte large, moi aussi). Le deuxième sous-sous ensemble serait évidemment hyper-vendeur.
Franswa P.   |2008-07-22 23:11:10
Nicolaï, Marco, Garrincha (par définition) et Sophie (mais nous sommes ressortissants de la même fratrie symbolique, c'est différent), dans mes bras.
Nous sommes d'accord.
Et nous sommes cinq, désormais. Attendons poliment les détracteurs, maintenant.
Franswa P.   |2008-07-22 23:12:50
En plus, Nicolaï, c'est la Brosse Gherta. Je suis content, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point.
sophiek   |2008-07-22 23:27:16
Si.

:-)
Vinosse     |2008-07-23 06:51:37
Moi je verrais bien le bandeau:

"REFUSÉ 20 FOIS!"


"REFUSÉ 35 FOIS!"


"REFUSÉ 50 FOIS!"


"POUR LA PREMIÈRE FOIS UN ROMAN REFUSÉ DANS TOUTES LES GRANDES MAISONS D'ÉDITION"

"PLUS DE 100 FOIS RETOURNÉ À SON AUTEUR ET POUR LA 1ÈRE FOIS ÉDITÉ!"

"SAUVÉ DE LA DESTRUCTION APRÈS UN MILLIER DE REFUS!"

"SON AUTEUR AYANT DÉCIDÉ DE SE JETTER SOUS LE MÉTRO ST PLACIDE, UN ÉDITEUR LE SAUVE AU DERNIER MOMENT!"

ETC....


:upset
Tadek   |2008-07-23 08:36:08
Spéciale dédicace à gallimard qui a refusé avec panache LF Céline et M Proust mais pas...
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-23 08:50:40
Refusé Refusé Refusé ! Preuve en est, sinistre à souhait, le bouquin de Toole, La conjuration des couillons (le traducteur aurait pu faire un effort, ça sonne mieux, là), épais chef d'oeuvre tout de peste et de bubons, best long seller tueur de thrillers, a connu gloire et célébrité non seulement parce qu'il est (plutôt) bon – quoique parfois longuet, on peut en discuter –, mais surtout grâce à l'histoire qui l'entoure. Editeurs impénétrables, non non non on en veut pas, suicide de l'auteur, mère éplorée qui se defend pour l'unique livre de son fils, persévérance d'icelle, signature ENFIN ! Nom d'un croissant au cumin !

ÇA C'EST DE LA PUBLICITE !

Faudrait une grosse vague de suicides en fait. Collectif. Jim Jones (souvenez-vous), révérend du Diable, qui débarquerait chez les écrivants. Par la petite porte, viens-là mon lapin. Petit petit petit... Tu vois bien t'arrives à rien, Tiens, écris-moi plutôt une nouvelle jolie, on va faire un livre ensemble, hein, COLLECTIF
! Viens mon écureuil, on va niquer Gallimard, empaler Grasset le Gras, cramer le Groupe au lance-Flammarion, tous ces cons qui s'empapaoutent leur fion malade ! Qui s'renvoient les ascenseurs ! 1er, 8e, rez-de-chaussée- 5e, viouuuuuuuu 12e ! iouuuuuuwww sous-sol ! Et nous? Et nous alors? Avec nos sacs de courses on attend, la porte ne s'ouvre pas ! ça monte, ça descend, on appelle, rien qui vient !
Alors alors alors ? Frères de misère?

On va sortir le recueil ! le RECOUILLE !

Et après on boira le liquide rose de l'Eternité.

Tiens, je vais peut-être reprendre ce com en post chez moi. L'étoffer. Ça fera une bonne suite à ça.Ça
Franswa P.   |2008-07-23 09:17:52
Ouais, j'avais lu, Nicolaï. Ton papier sur on-ne-voit-pas-du-tout quelle maison, tu as brouillé les cartes avec brio. Et c'est consternant de perfection. Ou parfaitement consternant, un peu des deux.
Cela dit, et je suis Vinosse sur ce coup, imaginer de tels bandeaux pourrait ne servir à rien, certes, mais en tout cas dire quelque chose (qui ne sert à rien, certes encore, mais quand même).
Quant à Kennedy O'Toole, je signe à tes côtés, sur le principe (même si l'histoire est trop incroyable pour être réelle, je le sais, Marion Cotillard me l'a dit (et les Ricains ne sont pas allés sur la lune - la preuve : les traces de crash sur le Pentagone de la Nasa PROUVENT plus que n'importe quoi d'autre que Roger Rabbit était un personnage de dessin animé qui n'avait même pas existé avant la sortie du film en plus)). Cela dit, la Conjuration des tanches (ça marche aussi) m'a moins marqué que toi - c'est un bon livre, rien à dire, mais je freine toujours un peu quand on l'apparente à un chef
d'oeuvre (d'autant plus qu'il n'y avait pas d'Anthrax dans les fioles puisque la terre est plate). en revanche, le Seigneur des Porcheries, de Tristan Egolf, est un chef d'oeuvre (j'aime le côté "j'ai raison de manière absolue, je détiens la Vérité".
D'ailleurs, Egolf a raconté une belle histoire aussi, puisqu'il n'a pas été publié aux States malgré ses efforts, a été repéré en tant que chanteur-du-pont-des-Arts par la fille Modiano si j'ai bien compris (elle a du le trouver beau gosse, bon, il y a plus littéraire comme argument, je le confesse bien volontiers (quoique, il faut voir l'importance aussi que la bogossité a prise dans le champ éditorial)), et du coup Gallimard (on y revient, Tadek) a racheté (non, "acheté" en fait) les droits sur le bouquin et c'est très bien parce que c'est une bonne chose.
Seulement, Egolf, il a été con, puisqu'il s'est tiré une balle ou pendu (je ne sais plus, peu importe en tout cas il était mort à la fin) peu APRES la sortie de ce
magnifique chef d'oeuvre, et peu APRES, aussi, en avoir fait paraître un second qui déchirait nettement moins.
C'est moins glamour que l'histoire de Toole, c'est vrai.
...
quant à toi, Jestaire, sors de mon clavier s'il te plaît, on dirait que je tourne à la coke depuis douze heures, alors qu'en fait non, j'ai dormi (la preuve, je termine mes phrases par des points.)
Franswa P.   |2008-07-23 09:10:16
Ah non, pardon, tu modères aussi ton propos sur la Conjuration, je retire mon relatif désaccord avec toi.
half a person   |2008-07-23 09:20:40
Franswa P, fais un peu gaffe quand même. Evite de dire partout que t'es le fils spirituel de Jaenada, the universe is a small world, ça craint putain.
Franswa P.   |2008-07-23 09:27:23
Ben non, j'ai écrit Jestaire. Et puis j'ai pas dit que j'étais son fils spirituel, au Jestaire. Je suis le fils spirituel de mon père et déjà c'est un sacré truc.
half a person   |2008-07-23 09:33:35
tss tsss tssss. Je suis bien informé. C'est risky comme démarche. Je dis ça pour ton bien. J'aurais d'ailleurs du te proposer de m'envoyer ton mail pour te le dire plus discrètement mais comme je suis une ordure, je n'ai pas pris cette peine. La flemme aussi, l'urgence. Toutes ces choses qui font qu'on se retrouve face à des mecs qui enfoncent leur chemise dans leur pantalon qui te regardent de travers avec des yeux vides et affamés. Merde mouette.
Franswa P.   |2008-07-23 09:35:52
Tiens tiens. Alors tu as piqué ma curiosité, half a Christique.
Nicolaï Lo Russo     |2008-07-23 09:39:15
@Franswa. Whaaa tu connais ***Marion Cotillions*** perso?!!! Je sui tro fan, man ! G son poster dans ma piol depuis des zannées ! Depuis Noël 1970 !

Je connais pas Egolf, pourtant tout ce qui est sports de balles – balistique –, j'adore ça. Je vé ouar.

Caisse qu'y devient Jaenada? Il est dead lui aussi? (Merde, quand même, j'l'aimais bien) G pas de niouz de lui, j'lui é envoyé des mails, des trucs, ben rien. Le mec m'ignore. Doit me craindre. C'est vrai, je fais peur, je me rends compte.
half a person   |2008-07-23 09:40:51
Ta bouche parle trop, tu fricotes trop. En même temps, tout dépend où tu places ton orgueil et ton ambition. Je dis ça, mais on s'en branle de mon avis. C'est juste que ça fait marrer un peu les gens. Ah les fameux gens, les innombrables, indénombrables. Et comme je sais que t'es malin, c'est con que tu passes pour un con. Moi perso ça ne me dérange pas, j'aime bien passer pour un con, mais j'ai l'impression que toi t'aimes moyen.
Franswa P.   |2008-07-23 09:51:44
Half, c'est vrai que je parle trop. Tout le temps. C'en est même pénible pour mon entourage. D'autant plus que je raconte pas mal de conneries, en général. C'est sympa, cela dit, de me faire "dring dring" même si en l'espèce, je n'ai sans doute pas tous les éléments en main pour bien comprendre mais peu importe, on est bien d'accord.

Nicolaï, ouais. Je suis le fils spirituel de Marion Cotillard, aussi. Faudrait que je prévienne mes parents, d'ailleurs - ils vont finir par se formaliser, à force.
garrincha   |2008-07-23 10:03:15
Je lis les bandeaux imaginaires, mon cerveau crie "Elgoff ! Elgoff ! Elgoff !" et puis je vois que Franswa en a parlé avant moi, et ça a quelque chose de tellement normal, de tellement rassurant, que ça me remonte un peu le moral, tiens.

Et la Conjuration, j'ai jamais réussi à aller jusqu'au bout. C'est quand même très très indigeste, non ?
Franswa P.   |2008-07-23 10:04:44
Oh oh... Je sens qu'on est parti pour des heures, là, Garrincha.
half a person   |2008-07-23 10:07:30
Bon allez, t'inquiète, on n'en parle plus. Mais ce qui serait intéressant, c'est de savoir si ça flatte Jaenada que tu dises ça, ou si ça lui fait honte. Je pense qu'il aimerait moyen. Pas par rapport à toi et ta personnalité, juste parce que sous ses airs vaguement égocentriques et embaumés, l'animal est plutôt humble au fond, discret comme un ours gracile qui vient renifler tes chaussettes du bout de la truffe pendant que tu dors dans ta tente igloo, sous les séquoias de Californie.
sophiek  - Franswa :)   |2008-07-23 10:13:26
Et comme tu est mon frère spirituel, ça veut dire que tu est le fils spirituel de mon père (donc un peu orphelin spirituel quelque part) et que Stéphane est ton frangin spirituel. Donc, Stéphane et moi, on est aussi par conséquent les demi-enfants spirituels de Janenada.
(C'est comme ça qu'on se découvre une grande famille et qu'on est content content (surtout quand une partie de cette grande famille, moi, pour ne citer que moi) raconte autant de conneries sur le oueb.) La spiritualité peut finir assez vite dans les spiritueux, du coup.
sophiek   |2008-07-23 10:15:37
(Ceci dit, Half, je vois très mal Franswa s'intituler de lui-même fils spirituel de Jaenada. Qui c'est qui t'a dit c'te bêtise ?)
Franswa P.   |2008-07-23 10:20:11
Hap, j'imagine qu'en toute logique, ça devrait les lui briser menu - ce qui serait quand même la moindre des choses, d'autant plus que je n'ai jamais rien écrit de lisible et de publiable. Cela dit, je pense qu'il y a méprise, même si ça ne m'étonne pas trop. Pour la faire brève, parce que ça n'est pas très intéressant au fond, il arrive que l'animal en question m'appelle "fiston", mais c'est plutôt pour se foutre gentiment de ma trogne qu'autre chose, et puis c'est né d'un délire improbable autour d'un verre de pif, un soir (et c'est à ce moment là que l'histoire devient réellement inintéressante pour un lecteur). Qu'on en déduise une réelle filiation spirituelle, ou une sorte de pacte planqué, c'est étrange. Pas plus surprenant que ça, mais étrange.

Nicolaï, aux dernières nouvelles, il écrivait, ce qui est assez logique après tout.

Sophiek, oui. Nous sommes une grande famille improbable qui raconterait des conneries sur le ouèbe. Ca me va.
half a person   |2008-07-23 10:26:39
les gars (je peux t'appeler aussi "les gars" Sophiek ?), je ne vais pas révéler mes sources, mais l'auditoire (ça se dit ça ?) en est resté pantois. Bon dieu de merde, on n'en parle plus. Cut. J'aurais du t'en parler par mail privé, mais je l'ai pas ton mail bordel.
sophiek   |2008-07-23 10:26:48
(J'arrive même pas à écrire correctement le nom de notre père spirituel, si c'est pas la honte, tsss.)
(Qu'il nous pardonne nos offenses, c'est tout ce qu'on lui demande, car on aime bien sa truffe.)
(Half, arrête d'écouter les ragots des Parigots, bon sang de bois.)
Franswa P.   |2008-07-23 10:27:53
Tiens, tu l'as maintenant, mon mail, si tu veux. Et oui, l'auditoire, ça se dit.
sophiek   |2008-07-23 10:28:18
(Voui, j'en vaux 5, donc tu peux, ô Half.)
Pour le reste, c'est pas grave, tu sais ? ;-)
half a person   |2008-07-23 10:35:54
Sophiek, ça n'avait rien à voir avec le monde littéraire (que j'évite), mais c'est quelqu'un de proche qui gravite dans d'autres trucs qui m'a dit ça et du coup ça m'a foutu les boules pour Franswa P. Je me suis dit merde, c'est presque aussi débile que quand Eric Reinhardt se compare à Houellebecq. Mais pas autant quand même. T'inquiète Franswa, maintenant tu feras un peu gaffe (pendant deux ou trois jours).
sophiek   |2008-07-23 10:36:57
(Sinon, j'adore aussi tes bandeaux, Vinosse.)
Tadek   |2008-07-23 10:37:19
Je sais rien de cette histoire mais y a un truc que je sais depuis quelque temps et qui se confirme : faut vraiment fuir ce milieu de gars qui grattent l’écran. Je vois personne, je fuis tout et c’est très bien. Ca se confirme apparemment. Pas connu pareil nid de vipères et nulle part. Ca cause, ça cause, c’est vilain. Par contre et c’est là que je veux en venir parce que tout dans le fond y a un intérêt minime à parloter punaises, Half, c’est pas classe vraiment de balancer ça en public. Là je pige pas. Passer pour un con et parmi tous, et dans un cercle, ouais, mais faire savoir qu’on te prend pour un con dans un autre, c’est salement moche. T’es une belle vache sur ce coup-là mon salop. Mais tu le sais.
sophiek   |2008-07-23 10:39:22
Half, ne te bile pas, c'est un oui dire (comme on dit dans les séries américaines de procès, "objection, Votre Honneur" et le toutim)...
Franswa P.   |2008-07-23 10:40:03
Ben non. Au sens clinique ce serait même encore plus débile puisque je n'ai jamais rien écrit. Si on y pense.
Bref.
Tadek   |2008-07-23 10:44:31
Je suis le fils spirituel de Marc Lévy et je vous emmerde! ca vous en bouche à coin ça!
Tadek   |2008-07-23 10:45:17
ma mère c'est jacques Prévert, y a pas pire pour une poésie! Prévert, la vache!
sophiek   |2008-07-23 10:49:54
:grin
Tadek est mon fils spirituel, et chtoc ! (Mais je ne suis pas Marc Lévy, hein ?)

Bon allez, pas de blème, c'est rigolo, tout ça, et puis c'est tout.
half a person   |2008-07-23 10:51:14
Tadek, j'avais prévenu, je suis une ordure. Mais pas seulement, je crois que cette claque microscopique a ses avantages. Franswa se dit merde, j'ai merdé, et moi on ne vient plus me faire chier à me dire, dis donc tes potes c'est des gros nazes. Parce que je ne connais pas bien Franswa, mais je le prends pour un mec subtil drôle et intelligent. Et c'est injuste comme truc. Alors je suis injuste avec lui pour qu'ensuite les autres le soient moins après envers lui. Eh oh, c'est rien, on va pas se branler toute la journée sur cette histoire, surtout qu'on oublie un facteur important, c'est que l'animal picole un peu je crois, ce qui lui enlève, d'un coup, une bonne dose de connerie. Comme aux tueurs avinés. Eh eh.
half a person   |2008-07-23 10:54:49
je suis le fils légitime de Tadek et Francis Heaulme.
sophiek   |2008-07-23 10:54:53
Bon. Sinon, moi je cherche toujours un amant spirituel qui ne serait pas un papa ni un fiston.
(J'en profite pour passer des messages persos, le ouèb ça sert à ça aussi, merde kua.)
sophiek   |2008-07-23 10:55:47
Half, je ne VEUX PAS être ta grand-mère ! :grin
half a person   |2008-07-23 11:04:57
Francis Heaulme raconte très bien dans ses carnets (d'une précision incroyable) où il cachait le sperme de Tadek quand celui-ci lui éjaculait dans la bouche. Il lui aurait même subtilisé quelques touffes de poils pubiens pour les enfouir dans les sous-bois de la région des Ardennes, il serait encore capable, aujourd'hui, de retrouver ces sachets plastiques destinés à l'emballage frigorifique. Papa 1 m'en a beaucoup parlé (avec encore plus de précisions) dans notre correspondance depuis qu'il est en prison, alors que papa 2 s'y refuse encore.
sophiek   |2008-07-23 11:07:31
...
Half, reste calme et essaye de te souvenir : ou étais-tu hier soir, et avec qui ? T'a-t-on fait prendre des petites pilules bleues ou roses ?
Concentre-toi, ça va aller, on est là.
half a person   |2008-07-23 11:27:37
j'étais avec Christophe et on a descendu un Lalande de Pommerol de 1986 que m'avait offert mon filleul (un sportif qui ne boit rien), il l'avait gagnée dans un concours. On a bouffé indien autour de la bouteille, et c'est vrai que le bon vin ne fait pas mal au crâne. Donc pas de cachets hier soir, ni pour les maux de tête ni pour l'humeur.

Et toi hier soir ? Raconte un peu.
ROBERTE TAPETTE   |2008-07-23 11:30:30
IL FAUT FLINGUER BERNARD TAPIE !
Mr Natural   |2008-07-23 11:31:48
boire ça et bouffer ça, demi portions, faut vraiment être des putains de barbares merde, les enculés !
sophiek   |2008-07-23 11:35:37
Je finis par me dire que le métier d'écrivain est loin d'être facile, finalement. Entre les débuts hasardeux via la poste, les premiers contacts avec des assistantes qui changent tout le temps de noms, les bandeaux qui maltraitent vos couv's par la suite et des dîners ultra-dangereux auxquels on est obligé d'aller...
Mr Natural loves funkadelic   |2008-07-23 11:37:34
"le métier d'écrivain" !

mais quelle biesse celle là alors !
sophiek   |2008-07-23 11:38:26
Moi, hier ? J'vais te dire, mon Half, je revenais d'un rendez-vous ultra glamour avec un osthéopathe. Depuis, je me sens mieux, je n'ai plus que 75 piges au lieu de 98. (Un gars qui vous prend dans ses bras pour vous faire craquer, y'a que ça de vrai.)
:grin
Tadek   |2008-07-23 11:39:32
Je te renie half, pas la peine de m'emmerder pour que je te file une pension mon p'tit pote. j'ai toujours un de tes poils sur un livre, bien collé par tes soins, je te le rappelle. Je suis prêt à aller jusqu'au test ADN
sophiek   |2008-07-23 11:39:51
(Natural, la biesse te fait des bulles !) :p
Mr Natural   |2008-07-23 11:40:06
wé wé, ca est ça, fait semblant que t'entends pas on a rien vu tiens !
sophiek   |2008-07-23 11:43:25
(Natural, viens pas m'embêter, chuis encore faible, je peux pas me défendre correctement, c'est à dire avec les pieds.)
half a person   |2008-07-23 11:46:46
j'avais bien conscience en envoyant mes poils de bite à la moitié des journalistes littéraires du coin que je prenais des risque pour mon avenir. Je les imagine bien ces ordures, délaissant un corps violé et éventré dans un deux-pièces mal décoré, en prenant le soin d'y déposer un de mes poils au coin de la chatte encore humide de sperme de la victime, pour me confondre, me niquer avec mon propre ADN. Je suis bien conscient de cela, mais je suis ravi d'avoir pris le risque mon Tadek.
Mr Natural   |2008-07-23 11:48:00
pourquoi ? tu peins !

AAAAhahhahahahaha ! Mr NAtural est drol !
sophiek   |2008-07-23 11:50:44
Half, si la chatte de la victime est encore humide du sperme du tueur, les ADN poils/sperme ne correspondront pas, voyons.
sophiek   |2008-07-23 12:01:24
(Ca s'encadre, un poil, au fait ?)
half a person   |2008-07-23 13:18:57
les enquêteurs sont assez cons pour se dire qu'on était deux à la violer, et quand j'ai sorti la mienne, ce gros con de pote dont la devise est "quand y en a pour deux, y en a pour moi" il m'a foutu une grande baffe (dans à moi, dans le gueule du "moi" supposé" puisque j'étais pas là) et il m'a arraché avant que j'aie terminé de limer. D'où leurs conclusions, y a un gros con qui a tué et tringlé une fille et un petit con qui l'a aidé à s'introduire dans l'appart, mais qui n'a pu aller jusqu'à éjaculation. Bref, les deux seront quand même inculpés. Et je vais prendre pour ma gueule, à cause d'un mec. Mon seul salut, c'est si y a 2 journalistes qui décident de jouer au con, et que pour le deuxième je suis déjà en taule. Là on me croira dans mon explication de la dédicace en poil de bite.

Oui Sofiek, mais pour bien le voir, faut un grand cadre, un poli seul au milieu d'une grande unité blanche. (bon fait chier jme relis pas)
Vinosse   |2008-07-23 13:34:17
Un poil de cul dans un plat de nouilles, ça se voit pas trop, mais un spaghetto dans une chatte douillette, ça fait intrus!

"C'est quoi ténia là?"
sophiek  - HaP   |2008-07-23 13:38:10
(Excuse, j'ai un fou rire devant cette suite de comm's sans queue ni tête.)

Bon. Moi j'vais t'dire, j'vais t'dire, mon p'tit gars (tu permets que je t'appelle mon p'tit gars ? Tu veux une bière et un sandwich ? La fumée de ma pipe ne te dérange pas ? La lampe dans la gueule non plus ? Bon.)
D'abord, tu pourras toujours montrer ton engin aux enquêteurs, ils verront bien que t'as plus un poil end'ssus ni autour, vu que t'as envoyé le principal aux journaleux, et que Christophe a soigneusement éparpillé ce qui restait ici et ailleurs.
Ensuite, personne ne fera croire à personne qu'une tête comme toi ne soit que le complice et pas le chef d'un duo de malfaiteurs.
Enfin, la victime s'avérant, au moment de l'autopsie, avoir fait "pshhhhiouiiiit" et s'être collée au plafond avant de s'enrouler autour du ventilo juste après que le scalpel du légiste l'ait entamée, les flics ont vu qu'il s'agissait d'une poupée gonflable appelée "Trudi" et ont donc conclu à un non
lieu.
Donc arrête d'essayer de piquer ses menottes au planton et rentre à la maison.
half a person   |2008-07-23 13:59:52
Si en plus d'essayer de se faire passer pour moi, les journalistes violent des poupées gonflables, je risque de prendre un procès de la marque de poupées gonflables BarBour (les poupées Barby qu'on bourre). J'ai quand même autre chose à foutre. Bosser par exemple.
sophiek   |2008-07-23 14:59:43
:grin
(Je me disais pareil, en fait. Pas à propos des poupées, mais du boulot. C'est d'ta faute encore, tiens.)
sophiek   |2008-07-23 15:06:25
(Et les poupées BarBour m'ayant valu dix bonnes minutes d'hilarité (on voit que tu bosses dans la pub, le sens de la formule et tout et tout), tu me dois un verre un de ces, si Christophe veut bien.)
half a person   |2008-07-23 15:15:43
Christophe m'autorise les trucs les plus dingues, comme prendre un verre avec une fille qui les fume, les pipes.
sophiek   |2008-07-23 15:23:50
C'est vrai que je suis un peu enfumée, comme gonze, surtout quand je me prends pour Maigret. C'est pas toujours très engageant, j'avoue, et un peu à contre-sens. Tant pis. Appelle-moi Jules et topons-là, tu es un frère.
(Et arrête de répondre à mes conneries, ça me relance à chaque fois, hahahahahaha !)
half a christophe   |2008-07-23 16:27:27
Poil au cul de ton frère, ce grand échalas.
sophiek   |2008-07-23 16:32:43
:grin
(Ah quand même ! Où t'étais passée, bon sang !)
half a person   |2008-07-23 16:35:40
Bon ben on dirait que je l'ai fait fuir le Franswa P. C'est moche.
sophiek   |2008-07-23 16:39:33
Non, non, il bosse, je viens de lui causer par mail. (Et il attend le tien, de mail, au fait.)
half a person   |2008-07-23 16:47:59
ah non, pas de mail, je ne dévoile pas mes sources. Ça lui apprendra à dire des conneries. La prochaine fois il attendra que ceux à qui il les dit soient ivres morts eux aussi.
Franswa P.   |2008-07-23 16:53:36
Ah non, je suis dans le coin par intermittence. Mais comme on n'en saura pas plus sur cette étrange histoire, visiblement, j'insiste pas là-dessus. Comme tu le disais bien tout à l'heure, on va pas se branler là-dessus pendant des heures. J'ai pas trop capté mais c'est pas bien grave.
En plus, comme le disait justement Sophiek, je bosse dans ma petite chambre de douleur, comme tout le monde. Eh. Et il fait une chaleur à se crever dessus.
sophiek   |2008-07-23 18:58:16
(Half, et ceci dit strictement entre nous, à mon avis, c'est tes sources qui boivent, surtout !) :grin
Pas la moitié d'une conne   |2008-07-23 20:25:10
Poil à ton routoutou!
sophiek   |2008-07-23 22:05:01
(Ah, cette fois, c'est bien Christophe.)
Dahlia     |2008-07-25 09:38:52
J'aime assez l\'idée du bandeau de Vinosse avec \"refusé par 50 éditeurs!\" (d\'ailleurs ça sera celui de LMJ, ça parait évident)...

Mais le premier roman, c\'est de toutes façons un truc à double tranchant. Si vous faites un chef-d'oeuvre ou du moins un livre très très très très bon, on va énormément attendre de vous pour ceux qui suivent. Si vous faites un premier roman encore un peu vert, mais qui a du potentiel, on va dire ouais, pas mal, bon début, mais attendons quand même de voir les prochains...

La prise de tête à la con, quoi.
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