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Interview Poppy Z. Brite - Alcool Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Franswa P.   
11-09-2008
AlcoolMandaté par le magazine Standard, l'une de mes nouvelles maisons de squat, pour balayer d'un geste ample et noble la cuvée 2008 de la Rentrée Littéraire (TM), je dénichai presque par hasard (ouais, bon) le roman numéro 479 environ d'une dénommée Poppy Z. Brite, écrivaine prolifique et classée punk ou gothique selon les cas (c'est à dire classée un peu n'importe comment). Publié en France par le Diable Vauvert, cet Alcool marque le premier temps d'une série estampillée "Liquor Books" par la dame, et qui fournit, pour synthétiser rapidement, aux thèmes de la picole et des restaurants le statut envié de personnage principal.
 
En quelques lignes, Alcool décrit l'aventure (terme que je me refuse une bonne fois pour toute d'abandonner aux scénaristes surpayés d'Endemol et consorts) de Rickey et G-man, un couple de galériens de la Nouvelle-Orléans rompus aux arts de la trime en cuisine de restaurant. Rickey élabore un soir de beuverie poétique ce qui deviendra rapidement LE concept du moment, l'ouverture d'un restaurant spécialisé dans l'assaisonnement aux spiritueux de tous les plats et sauces élaborés en cuisine. Prescription idéale pour une ville à la fois meurtrie et sublimée par la marginalité ambiante, ayant élevé le têtage de goulot au rang de discipline olympique. Un livre à la fois simple et lumineux, entraînant et profondément inspiré.

Mandaté par Standard, donc, je lançai sans trop y croire, galvanisé pourtant par mon obtention à la session précédente d'un entretien par messagerie (ouais, bon) avec un Nick Hornby plus en forme que jamais, une petite fusée de détresse à l'attention de l'écrivaine de Louisiane. Peu apte depuis ma naissance à bien connecter ce que j'entends aux infos et le vrai monde dans lequel je vis, je versais tour à tour ma larme de frayeur à l'approche d'une nouvelle saloperie climatique aux abords d'une Nouvelle-Orléans pourtant déjà bien saignée la fois précédente, et ma larme de frustration à la découverte quotidienne d'une boîte mail désespérément vide de toute réponse PoppyZBritienne.

La date du bouclage approchant, et disposant fort heureusement d'une autre interview réjouissante, celle du suédois Jonas Hassen Khemiri, je fis mon deuil de Poppy, et poursuivis tranquillement, depuis ma chambre de douleur, mon chemin de croix éditorial. Hier, fort heureusement, la Poppy fondit sur ma boîte, s'excusant d'avoir perdu tout contact avec l'électricité depuis dix jours (comme si je pouvais lui en vouloir), et me balançant mine de rien un entretien différé tout à fait circonstancié. Ni une, ni deux, je décidai de vous livrer la came, tant il est vrai qu'une bonne chose mérite peu qu'on l'écrase dans la poussière d'une torsion de talon.

Voici donc, livrée à vos yeux ébahis, l'interview d'une dame classe effectué par un parasite en convalescence, au sujet d'un ouvrage de génie. Pour vous la faire courte - rassurez-vous je me retire bientôt -, l'interview en question repose sur un deux-temps. Premier temps : "questionnaire à la Bergson", visant, à force de questions générales sur la littérature de plus en plus centrées sur un auteur, à piéger ce dernier fil de toile après fil de toile. Second temps, plus classique, tenter de cibler deux questions permettant le mieux possible à l'écrivain de se remettre sur pied, et de parler de son travail.

Ca parle de Nouvelle-Orléans, d'édition, de marginalité ordinaire, de chef cuistot et de remise en question. Et ça multiplie encore par trois mon respect pour la dame.

Bien cordialement, bonne lecture, et bonne découverte.

Comment vous représentez-vous l'avenir de la littérature ?

Poppy Z. Brite : Honnêtement, je suis un peu inquiète à ce sujet. Il me semble que les gens lisent moins que jamais, et parmi ceux qui le font encore, un grand nombre affirme n'être pas intéressé par la fiction. Beaucoup de très bons écrivains sont pourtant toujours en activité, et je me demande combien d'entre eux (d'entre nous ?) gagneront encore leur vie en écrivant des romans d'ici vingt ou trente ans.

Je pense (espère, prie) qu'il restera toujours des amoureux de la fiction, mais peut-être que cet amour confinera alors à un simple intérêt de boutique, avec des auteurs publiés par de toutes petites maisons visant toutes une tranche très particulière de lecteurs.
 
A votre avis, ce futur est-il en train de se réaliser, ou est-ce juste une hypothèse parmi d'autres ?
 
PZB : Aujourd'hui, on publie encore un grand nombre de romans, mais il est très difficile même pour un auteur de best-sellers de vendre un recueil de nouvelles à une grande maison d'édition. J'ai entendu dire que les éditeurs rognent sur le nombre de romans, en achètent et en publient de moins en moins. Les jours de la fiction en prose en tant que forme artistique sont peut-être comptés, laissant la place libre à des nouvelles choses magnifiques. Mais dans la mesure où c'est cette forme moribonde d'écriture à laquelle j'ai consacré ma vie, mon horizon prend une tournure assez lugubre.
 
Selon vous, quel sera votre situation en tant qu'auteur, au sein de cette possible littérature à venir ?
 
PZB : Je me situe à un moment de ma vie que vous pourrez qualifier de profonde remise en question. Tout a changé depuis l'effondrement des digues après le passage de l'ouragan Katrina [à la Nouvelle Orléans, ndlr] en 2005. Je suis en train de me demander où je me situe dans ma propre vie, alors je ne vous parle même pas de ma place dans l'avenir de la littérature. Pourtant, si je reste capable de continuer à écrire, j'espère que je pourrai représenter une petite fraction de ce futur.
 
Mais alors, si vous êtes capable de vous représenter le chef d'oeuvre de demain, pourquoi ne pas le produire vous-même ?
 
PZB : J'espère bien le faire. Je me dis que des fictions traitant de nourriture, de restauration, constitueraient une bonne piste de travail, et me retrouve bien dépitée en constatant que mon éditeur américain ne l'entend pas de cette oreille : il pensait que mes "Liquor books" [Liquor, Prime, Soul Kitchen] étaient des romans à suspense ! Mais que puis-je y faire ? L'Amérique, en terme d'appréciation de la nourriture, n'en est qu'à la petite enfance, et on dirait parfois que le monde de l'édition est régi par des gamines de 23 ans anorexiques. Qu'espérer, dans ces conditions ? Si je pouvais me le permettre, je ne travaillerais qu'avec de toutes petites maisons d'édition. Malheureusement, ça rendrait la plupart de mes livres prohibitifs au niveau du prix, tant les petites presses apprécient les conceptions limitées, splendides, exclusives, mais aussi hors de prix.
 
Qu'est-ce qu'il y a de si spécifique, à la Nouvelle-Orléans, pour que des écrivains comme vous en donnent une image aussi particulière ?

PZB : Plus que tout le reste, il y a d'abord les gens. Les voix et propos de tous les jours que vous pouvez entendre dans les bars, sur les champs de courses, dans les files d'attente des pharmacies (où nous passons beaucoup de temps depuis la rupture des digues.) J'ai un jour entendu un type américain décrire ainsi les personnages de l'excellent roman 100% "New Orleans" de Kennedy O. Toole, La conjuration des imbéciles : "grotesques." J'ai été choquée, parce qu'ils n'ont rien de grotesque aux yeux des lecteurs du coin. Ce sont des personnages que nous voyons, que nous entendons... et que nous sommes.

Et le genre de restaurant que montent Rickey et G-Man, dans Alcool, incluant de la picole dans tous les plats et dans toutes les sauces servis, ça existe sur place ? Dans le cas contraire, quand est-ce que vous en ouvrez un, de préférence ailleurs que dans un entrepôt hanté par des fantomes mafiosi ?

PZB : J'ai pensé à ce concept de menu centré sur l'alcool il y a pas mal de temps, et il me semblait qu'elle s'accommodait tout particulièrement aux us et coutumes de la Nouvelle-Orléans. Je n'ai pas eu l'idée d'en faire un roman avant l'an 2000, mais je me souviens m'être fait la remarque dès 1993 qu'il pourrait être amusant de consacrer un livre à la scène gastronomique de ma ville. J'espère rencontrer quelques cuisiniers français et traquer les différences et similitudes de nos deux passionnantes cultures culinaires.

Le restaurant du livre n'a donc pas encore été mis sur pied, mais si je trouve un Lenny Duveteaux [le magnat local dans Alcool] par ici, disposé à financer notre projet, j'enfilerai avec plaisir le costume de consultante,et Chris, mon mari depuis 20 ans, chef primé de profession, en sera le chef exécutif !

Poppy Z. Brite, Alcool, le Diable Vauvert. Traduction : Morgane Saysana.

Le site de Poppy est ici.

Son blog ici.

Commentaires
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Beau-beau   |2008-09-12 08:36:45
Au Diable Voverre
Dahlia     |2008-09-12 10:50:07
C'est cool, elle en a enfin terminé avec ses histoires de vampires pédés écrites pour des loli-goths en mal de sensations fortes... Sérieux Ames perdues (e presque tout le reste de sa bibliographie) est à lire au moins au second degré voire au troisième degré pour apprécier ce genre de littérature mal dégrossie!

Celui-ci je le lirai peut-être, il semble qu'elle soit en partie passée à autre chose.
Franswa P.   |2008-09-12 10:54:10
Beau-Beau (?), bien le bonjour.

Dahlia, je t'attendais un peu là-dessus. Je ne connais pas le reste, donc ne pourrai me prononcer. Mais enfin celui-là, franchement, c'est du bon.
sophiek   |2008-09-12 11:52:50
avatar Sympa comme tout, la dame. Je ne connaissais pas du tout.
La question que je me pose est celle-ci : si les gens ne lisent plus de romans, que lisent-ils ? La vie des marionnettes de la télé ? Les modes d'emploi de leur télé (tu me diras, ça prend du temps, c'est vrai) ? Les réflexions des hommes politiques qui les gouvernent (et qui sont de plus en plus incultes)? De la philo (j'ai de gros doutes) ?
Bref bref. Je ne pourrais pas concevoir la vie sans la lecture de bons romans, perso...
sophiek   |2008-09-12 11:58:48
avatar En fait, l'impression que j'ai, c'est plutôt que les gens (nous, en fait) commencent à manquer du temps indispensable à des lectures de qualité. La société faisant de nous des fourmis débordées qui galopent dans tous les sens pour survivre, et la télé nous bouffant le reste, le gros livre devient un objet redouté...
Comme disait Franck, faudrait péter télés et portables, au fond. C'est pas demain.
Kiki   |2008-09-12 15:35:53
Lu en VO à sa sortie y'a quelques années, je me souviens que j'avais un sourire de grand contentement en le refermant, ultra...Brite, comme après...voyons voir...tiens, oui, ça, ce petit apéritif aux fraises d'Italie où l'on met dans un shaker 4 grosses fraises bien mûres, du vinaigre balsamique, de la vodka, du sucre, des glaçons, shake it et servir avec une petite giclée de seltz et une feuille de menthe... Tout ça pour dire, d'accord avec toi, Franswa, c'est un livre à consommer sans modération!
Franswa P.   |2008-09-12 16:16:04
(Kiki, on lit les mêmes trucs, c'est incroyable.)

Sophiek, autre possibilité : il n'y a pas eu de produit de remplacement à la fiction. Le temps de lecture est occupé autrement. C'est une piste de réflexion, hein.
sophiek   |2008-09-12 16:29:27
avatar Heu... C'est pas la même piste de réflexion que la mienne ? (Si c'est le cas, je t'attends au prochain croisement, celui qui a un troquet sympa avec terrasse couverte et chauffée ?)
Ou alors je ne pige plus rien à rien. Possible, aussi, ça.
Krichaor   |2008-09-12 16:31:41
Perso, je me shoote à la musique, laissez moi 48 heures sans rien à écouter et je tue tout le monde.

La fiction, j'ai l'impression d'y être tout les jours.
:? :grin :eek igh :p :upset
Krichaor   |2008-09-12 16:32:38
mais je suis un homme raisonnable, et je vais m'empresser de commander ce livre.
Franck-olivier   |2008-09-12 16:41:17
Bel entretien Franswa !

Par contre je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'idée qu'il n'y a pas eu de produit de remplacement proposé... Sauf que pour le moment, cette littérature-là, que je défend souvent, où "l'aventure" est toute entière dans la langue, reste élitiste... et qu'en parallèle,ce qui a été, si ce n'est remplacé, tout au moins confronté à la concurrence, c'est le support de la fiction, désormais (et moi le premier) je la cherche ou la découvre plus facilement au travers de la télé ou du cinéma...

On ne peut que compter sur l'épuisement d'un lectorat à se heurter à l'impuissance de la fiction post-seconde guerre mondiale pour que cette littérature-là prenne son envol...
sophiek   |2008-09-12 16:45:32
avatar (Bon. Pour résumer, je suis comme Franck, je trouve plus de richesse créative dans des séries (comme "Boston Justice" en ce moment, par exemple) que dans un paquet de livres auto-centrés d'écrivains en manque d'idées.)
Krichaor   |2008-09-12 17:05:38
Il y a des choses qui me gênent dans ces séries télé (bien que je rejoigne ta remarque) mais on retrouve trop souvent l'architecture "série" derrière.

Certains jeux vidéos sont de pures merveilles de création, certes assez peu enrichissant du point de vue relationnel, mais vraiment beaux.

Au final, on multiplie les possibilités de fiction (aussi bien les supports que les formats), mais nos journées ne font toujours que 24 heures...
sophiek   |2008-09-12 17:27:13
avatar En fait (je devrais bosser, au lieu de bavasser, moi), en fait - c'est pas nouveau ce que je vais dire, pardon - l'irruption de l'image animée a complètement chamboulé nos perceptions. Autrefois, l'écrit développait l'imaginaire, on faisait travailler sa cervelle, on se représentait Jean Valjean, Arsène Lupin ou Monte-Christo sous les traits qu'on leur créait nous-mêmes, dans des lieux qu'une phrase faisait naître dans nos esprits.
Le prob de l'image, c'est qu'elle mâche le travail, et qu'elle finit par formater les esprits, jusqu'à les rendre, peut-être, plus paresseux; elle commande désormais en maîtresse, au point que je lisais chais plus où que le cinoche faisait vendre les livres d'où on avait tiré les scénars (tant mieux, ceci dit). Je crois qu'en prévision de la sortie du film "La possibilité d'une île", l'éditeur a programmé un retirage conséquent du livre, par exemple.
sophiek  - Franck   |2008-09-12 17:39:25
avatar Cela dit, ce que tu disais sur le fait que ce prob se pose depuis la fin de la deuxième guerre est tout à fait juste, or c'est aussi à cette époque que le ciné en technicolor a explosé dans le monde, illustrant notamment les plus grandes réussites littéraires. Qui imagine, désormais, le Rhett Butler d'"Autant en emporte le vent" avec un autre visage que celui de Gable ?
VINOSSE   |2008-09-12 17:52:32
GABBLE! NON? OUI? TWO B OR NOT TWO B?
sophiek   |2008-09-12 17:53:36
avatar Tu m'aides pas, là. Mais ça ne m'étonne pas de toi, chien velu.
Bon, je vais me noyer, puisque c'est comme ça.
Adieu, monde cruel.
sophiek   |2008-09-12 17:53:57
avatar (gloub.)
half a christophe   |2008-09-12 17:57:54
Poil aux couilles de ma grand-mère en vacances en train de mourir dans le doub.
Nimportnaouak     |2008-09-12 17:59:02
"Autrefois, l'écrit développait l'imaginaire, on faisait travailler sa cervelle, on se représentait Jean Valjean, Arsène Lupin ou Monte-Christo sous les traits qu'on leur créait nous-mêmes"...(SophieK)
C'est pour ça que le virtuel c'est trop bien,lire des chefs d'oeuvres "non publiés" sur le oueb par exemple... au lieu d'imaginer des Jean Valjean etc, on imagine Trucmuch96 ou Bitengold ou féedéélicieuse_danlaprairie...
Et puis on avait peu de chances de rencontrer un jour le comte de Monte Christo...quoique finalement c'était mieux avant
En fait
Finalement
(je sais que seule SophieK a le droit de dire n'importe quoi sur ce site, mais bon...)(c'est assez agréable)(donc j'ose)
Nimportnaouak     |2008-09-12 18:01:00
D'ailleurs Valjean je ne le vois que sous les traits de Jean Gable ...à cause du film...alors ton raisonnement tient pas debout Sophie
Le mien tient debout à mort
MOUHAHAHAHAHAHAHA
sophiek   |2008-09-12 18:01:18
avatar Non non, j'autorise TOUT LE MONDE à dire n'importe quoi avec moi. Ca me fait du bien, ça me décomplexe à mort.
Merci, donc.
sophiek   |2008-09-12 18:13:55
avatar (Jean Gable ?
Tu voulais dire Clark Gabin, non ?)

...
(désolée, percuteur en rade.)
2nd Flore   |2008-09-12 18:21:28
Il est fort ce Bergson.
(merci Franswa)

(et merci bis pour le conseil Jordis - j'en causerai ici, tiens)
PibiNaouak     |2008-09-12 18:32:26
J'ai eu peur que tu demandes de te servir de main gauche ma SophieK...
Merci pour cette pause récréative à l'heure de ma barre chocolatée.
Merci...
Et cette chronique de Franswa a eu pour conséquence sans compter la recette cocktailienne de Kiki de me donner l'envie d'avoir envie, et je trouve ça formidable, envie de boire des fraises et de manger des noix de cajun, bref...là aussi : MERCI!
(envie de lire aussi, mais si mais si)
Franswa P.   |2008-09-12 18:38:51
Wouw, grosse forme, les gens. Ca fait plaisir.

Je retiens aussi les savoureuses recettes de Kiki, les contradictions auto-désignées de Sophiek, la puissance de tout le monde et... et... et il me faut bien prévenir que l'interview croisée de Jordis et Garcia, dans le prochain Standard (àparaitrele1eroctobreprochain (cheztouslesbonsmarchandesdejournaux)) est bien mortelle. Les deux déchirent bien comme il faut, et avec politesse même.
pbe   |2008-09-12 18:44:25
j'aime le livre de Garcia comme si c'était le mien.
Franswa P.   |2008-09-12 18:55:16
Ah, tu l'as lu ? Bon, hein ?
pbeKritikLitéRèreuh   |2008-09-12 19:11:26
Oui
Je suis sur le cul..(Tu vois SophieK, je t'avais promis une chronique , ben tu l'as, ayé)
half a christophe   |2008-09-12 19:11:46
poil au cul d'Attila, du côté de l'anus et du périnée vers chez le roi des Huns.
half a christophe   |2008-09-12 19:16:02
Ordure de pbeKritikLitéRèreuh.

Poil à l'haleine et à la glotte d'Attila qui était certes, en y réfléchissant bien, légèrement aillée.
sophiek   |2008-09-12 19:26:33
avatar Half, ne me dis pas que tu bosses sur une bio d'Attila, ça me trouerait le... heu... la... enfin ça me stupéfierait, quoi.

Pibi, elle est super ta chronique. (En plus, tu partais avec plein d'appréhension, au départ, non ?)

Franswa, t'as vu, je pédale bien dans la semoule, hein ?

(Half, je le replace ici ton :
"poil au cul d'Attila, du côté de l'anus et du périnée vers chez le roi des Huns."
pbe   |2008-09-12 19:29:38
C'est vrai aussi Sophie, je partais la gorge serrée (poil au périnée droit)mais une fois lancée je n'ai pas pu contenir le flot, le flow, les mots,pour exprimer la jouissance genre quand tu manges un yaourth straciatella et que ça te croque sous la canine procurée que dis-je offerte ,par ce livre.
half a christophe   |2008-09-12 19:35:21
poil au prépuce de Houellebecq, je vous laisse, avec Christophe on file voir la possibilité d'une île, mais je m'en fous, j'ai picolé depuis ce midi, jsuis déjà ivre.
sophiek   |2008-09-12 19:36:44
avatar Half n'aime pas qu'on nique ses rimes, kesstuveux, ma Pibiche. Ca le fout en rogne grave. (Du coup, c'est hyper jouissif de réussir à s'intercaler, yerk yerk yerk !)

Bon, alors si tu dis ça toi itou, je m'en vas l'acheter moi itou, le bouquin en question...
(Foil au pion.)
sophiek   |2008-09-12 19:38:29
avatar (J'en connais un qui va roupiller durant deux heures et qui aura mal au dos en sortant du cinoche.)
:grin
sophiek   |2008-09-12 19:53:00
avatar (Christophe, réveille-le toutes les dix minutes à coups de coude.)
(Sinon, il frimera dans les salons alors qu'il n'aura vu que le début et la fin du film.)
Christophe   |2008-09-12 22:11:54
Nous voilà de retour. Même pas dormi. Et contraiment aux spectateurs qui nous entouraient, nous sommes restés jusqu'au bout du film et même du générique.
Poil à mon cul en slip du soir très chic.
sophiek   |2008-09-12 22:29:10
avatar Bon, alors vous avez aimé (je suis la reine de la déduction, véritable réincarnation de Sherlock Holmes).
Heu... Vous n'étiez pas que deux dans la salle, à la fin, quand même ?
Franswa P.   |2008-09-13 00:14:07
Pardon, je reviens à la charge deux secondes. Dans la mesure où Poppy Z. Brite a reproduit sur son blog des extraits de la réponse qu'elle m'avait faite par mail (par rapport à ma gêne de l'avoir quelque peu harcelée alors qu'elle craignait un Katrina bis dans son jardin et par rapport à ce que je lui ai dit sur son bouquin (ça tiendra lieu de réaction, en partie, à l'opinion de Dahlia)), je me permets à mon tour de reproduire uniquement les phrases qu'elle a mises en ligne, pour vous donner une idée complémentaire du personnage (et cette phrase n'est pas du tout trop longue) :

PZB : "Don't feel bad, please! Compared to the events of 2005, Gustav was only an inconvenience -- one that we probably needed, in order to prove that we could get through it. We had no personal damage except part of a fence blown down and the loss of a few things in the freezer. When hurricanes aren't tragic, their aftermaths are actually kind of fun -- you're so busy just keeping yourself alive and defending your property that you get to temporarily abdicate from all your other responsibilities. (...)
Also, I appreciate your kind words about Alcool! I don't read French terribly well, but from what I can make out, your review seems to see a stronger and more obvious connection between my older novels and Liquor than the American reviews that claim I've done a 180-degree turn and stunned my poor faithful gothy readers. This doesn't surprise me; my French readers in particular have always seemed to have a gift for seeing the bigger
picture, rather than needing things to be all about the horror or all about the goth."


Et pour info, pour le blog de poppy, vous n'avez qu'à cliquer ici.
sophiek   |2008-09-13 00:29:55
avatar Poppy is a Lady.
pbe   |2008-09-13 05:16:31
...and the lady is trAmpée .(ouragan=pluie=mouillée=jeu de mot de naze de quand tu te réveilles à l'aube et que tu rêves que tu es une star hollywoodienne droguée(genre Rita quoi)
Kiki   |2008-09-13 06:46:03
@pbe: je vois que je ne suis pas la seule à errer dans les couloirs de Strictos à l'aube, cool! Tiens, je te laisse un petit kawa sur le bord de Windows. Pis, être une ordure jetée, ça peut être l'occaz de belles rencontres, tsé: dans les poubelles il traîne toujours quelques anarchats, vrais aristos du coeur sous leur pelage un peu rêche, et aussi des artistes de la récup' qui font des trucs du tonnerre avec débris, rebus et chiffons, si, si, si!
pboenobiolanticernes   |2008-09-13 07:49:44
Tu veux dire que j'ai une chance d'être restaurée?(en ma qualité d'oeuvre d'art)(car je suis...mouhahahahahaha...)(folle?)(nan)
Merci pour le café,j'ai éradiquée lacause de mes réveils aubinaux en clouant le chien juste sous le chat fraichement empaillé, ça devrait aller maintenant.(le sort du hamster ayant été réglé Mercredi)(RIP)
Kiki   |2008-09-13 07:59:25
Restaurée? Ouaip, ché pas, pas génial la bouffe des poubelles en général. Sauf si ce sont celles du resto de Poppy Z., y'a sûrement de beaux restes là-dedans! :p Et voilà, ça me donne faim, l'heure des croissants a sonné!
pbe   |2008-09-13 08:03:37
Si tu passes par la boulange, rapporte moi donc un anarchat aristo à poil dur, c'est pour une amie.
pbe   |2008-09-13 08:11:36
SophieK=feignasse
Kiki   |2008-09-13 08:14:57
Ah, pbe, j'voudrais bien, mais ces machins-là, ça se consomme sur place et dans le sens du poil, steuplé! (Maintenant que j'y pense, je me demande si les poils à Half en ont un, de sens, faudra demander à soft Soph K.) Et puis Solange (ma boulange), elle a pas de sachet assez grand, je crois. Mais bon, comme je suis bonne fille, je vais m'en croquer un pour toi au passage!
pbe   |2008-09-13 08:16:41
M'en fiche je suis au régime sans poils.
pbe   |2008-09-13 08:18:01
(et je vais aller faire un stage de commentaires intelligents chez Assouline, je tiens à préserver la tendre amitié qui me lie à certains membres de Strictosse)
Vinosse  - Un avant-goût:   |2008-09-13 08:25:37
Amstrong a dit: je repars pour un tour!
Disant cela il pensait au tour de suisse et de france réunis: battre à vélo tous ces petits cons de neutrons dans le nouveau cyclotron!
Moi le boson de Higgs, je lui troue le cul à 1km du sommet!

(Kassim Hadodane)
pbe   |2008-09-13 08:28:31
Ca donne faim Vinosse ton extrait, ta mise en bouche ...
Kiki   |2008-09-13 08:46:32
@Vinosse: mal dormi, Vinosse? Non, parce que t'as l'air d'avoir des CERN, c'mat...

@pbe: faut que j'aille bosser maintenant mais je penserai à toi un poil, promis! Hasta plus! :zzz
half a christophe   |2008-09-13 08:47:19
"La possibilité d'une île" est très inégal comme film, mais il y a de beaux moments, des trucs drôles, et finalement de grandes naïvetés.
Au début on était 8, à la fin on était 2.
La fin est une sacrée queue de poisson. Enfin, oui et non. Sacré Michel, il est drôle. En plus, dans le générique, il remercie son Samuelson (l'agent) qui l'a enrichi, c'est mignon, ou pas.
pbe   |2008-09-13 08:58:10
SophieK: triple feignasse de luxe.
Samuelson a du s'enrichir aussi , car l'agent ne fait pas que le bonheur de l'artiste, mais le sien aussi.(ce commentaire se mange sans faim)
sophiek   |2008-09-13 10:48:18
avatar (Voilà.)
(Et après on dit que c'est moi la bavarde.)
Et non, je suis pas feignasse.
(Enfin si, en fait.)
...
Mais ça fait seulement trois WE (en vingt ans) que je commence à m'accorder des WE, DES VRAIS, des qui ne servent à rien, des qui font du bien, avec un ou deux journaux que je n'ai pas eu le temps de lire la semaine, un bol de kawa, un rayon de soleil et de la musique.
Honnêtement, c'est un truc extra.
sophiek   |2008-09-13 10:53:03
avatar Half, merci. 8 spectateurs, c'est pas beaucoup, quand même... Je suis pas sûre que Samuelson va beaucoup s'enrichir sur ce coup, malheureusement.
Ils auraient dû appeler le film "bienvenue sur la possibilité d'une île Koh-Lanta ch'ti".
sophiek   |2008-09-13 10:59:46
avatar Sinon, le Siné-Hebdo est très très "bête et méchant", c'est à dire exactement ce qu'on espérait. Parti comme des petits pains de par chez moi (la libraire en est à la troisième commande).
sève   |2008-09-16 15:50:00
Poppy fait partie des auteurs qui ont crée en moi une idolatrerie de la nouvelle-orléans
Franswa P.   |2008-09-17 10:59:39
(c'est parfaitement résumé, Sève.)
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